République démocratique du Congo

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Appels à manifester (11/08/2021)

Des appels à manifester ont été lancés depuis le début du mois d’août 2021 dans le contexte de la préparation des prochaines élections, et sont amenés à se reproduire.
Ces regroupements centrés sur le palais du Peuple (siège du parlement) à Kinshasa peuvent générer des perturbations, et des débordements ne sont jamais à exclure.

En conséquence, il est recommandé de rester informé de la situation, d’éviter ce secteur et sa périphérie, de se tenir éloigné de tout rassemblement et de suivre les consignes des autorités locales.

Infection pulmonaire - Coronavirus Covid-19 (17/07/2021)

Du fait de la circulation du virus de COVID-19 et de ses variants qui demeure active (les chiffres de la pandémie peuvent être consultés sur le site du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies), toute entrée en France et toute sortie de notre territoire est encadrée. Dès lors, il convient de s’informer soigneusement et impérativement de la réglementation en vigueur en se référant notamment à l’alerte COVID-19 des conseils aux voyageurs pour d’une part, vérifier si le déplacement à destination ou en provenance du pays envisagé est soumis au régime des motifs impérieux, d’autre part, respecter les mesures sanitaires mises en place à l’entrée sur le territoire français.

Dans ce contexte, il est fortement recommandé de ne pas voyager vers la RDC.

Dispositions applicables pour les déplacements à destination du territoire français depuis la RDC

En raison de la circulation particulièrement active de l’épidémie ou de la propagation de certains variants, des mesures renforcées sont mises en place pour les déplacements vers la France depuis plusieurs pays, dont la RDC.

Tous les voyageurs non vaccinés en provenance de ces pays :

  • sont soumis au régime des motifs impérieux, dont la liste est précisée dans l’attestation de déplacement et de voyage établie par le ministère de l’Intérieur. En vertu de cette liste, peuvent notamment entrer en France : les Français, leurs conjoints et enfants, les ressortissants de l’espace européen ainsi que leurs conjoints et enfants ayant leur résidence principale en France ou qui rejoignent, en transit par la France, leur résidence principale dans un pays de l’espace européen ou le pays dont ils ont la nationalité.
  • doivent présenter à l’embarquement, le résultat négatif d’un test PCR ou d’un test antigénique (TAG) réalisé moins de 48h avant le vol.
  • feront l’objet d’un test antigénique obligatoire à l’arrivée.
  • seront soumis à une quarantaine obligatoire de 10 jours, contrôlée par les forces de sécurité.

Dispositions en vigueur sur le territoire congolais :

Au retour d’un pays à forte circulation du virus, les médecins recommandent d’observer soit une quarantaine de 7 jours avec test Covid négatif a l’issue de cette période, soit une quarantaine de 14 jours avant de reprendre une vie sociale, toujours dans le respect des gestes barrières et de la distanciation physique. Si des symptômes apparaissent pendant la période de quarantaine, il convient de consulter impérativement un médecin. Il n’y a pas de quarantaine réglementairement imposée par les autorités congolaises.

Ces recommandations ne s’appliquent pas exclusivement aux voyageurs. Le virus n’a jamais cessé de circuler en RDC même si les chiffres des contaminations restent faibles. Il est donc recommandé de rester vigilants, d’éviter les lieux où les gestes barrières sont difficiles à respecter, en particulier dans les lieux de regroupements clos, et de limiter le nombre de participants lors de réunions amicales et professionnelles, afin de respecter la distanciation physique.

Modalités d’entrée sur le territoire congolais :

Pour tout accès au territoire national, l’obligation est faite au voyageur de présenter, à la frontière, une attestation médicale confirmant le résultat d’un test PCR Covid-19 négatif réalisé dans le pays de provenance, 72 heures au plus avant l’entrée sur le territoire, et/ou une preuve de vaccination à la COVID-19.

De plus, l’Autorité de l’Aviation Civile congolaise a annoncé que tout passager, même vacciné, sera soumis, à un test PCR COVID-19 à l’aéroport d’entrée sur le territoire.
Les passagers sont donc invités, avant l’embarquement dans le pays de départ, à s’enregistrer en ligne sur le site www.inrbcovid.com pour avoir un code QR à présenter à l’arrivée au centre de prélèvement à l’aéroport de Kinshasa. Il est nécessaire de téléverser une photo de votre passeport et une copie de votre billet. Le prix du test est de 45 USD, payables en ligne, ou à l’arrivée, en espèces (cette seconde option, difficile à activer sur le site, requiert de la persévérance).

Le contrôle des passagers en provenance -ou en transit- des pays où sévissent les nouveaux variants (Afrique du Sud, Brésil, lnde, Royaume-Uni,) est renforcé par leur identification exacte, notamment s’agissant de leur adresse et cas contacts.
S’ils ne remplissent pas les conditions d’accès au territoire congolais, les passagers étrangers en provenance de ces pays seront renvoyés à destination, les passagers congolais étant soumis à une quarantaine obligatoire à leurs frais.

Déplacements à l’intérieur du pays :

Pour tout déplacement à l’intérieur du pays, les voyageurs doivent être en possession d’une attestation médicale confirmant le résultat d’un test PCR Covid-19 négatif datant de sept jours au plus avant le départ, établi par l’Institut National de Recherche Biologique (INRB) ou par un autre centre médical agréé par le Ministère de la Santé (l’INRB a accrédité des laboratoires provinciaux à Goma, Bukavu, Lubumbashi, Kisangani, Mbandaka).

Modalités de départ du territoire congolais :

Pour un voyage international au départ de Kinshasa, le test PCR doit également être effectué 72 heures au plus avant le départ, muni du titre de voyage, à l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) :

  • site principal (5345 avenue de la Démocratie, anciennement avenue des huileries, Kinshasa-Gombe) ;
  • site de l’hôpital du cinquantenaire (Avenue de la Libération, Kinshasa- Kasavubu).

Il s’agit d’un test payant dont le résultat est disponible en 24 heures.
Un autre site est également accessible avenue Batetela (mitoyen de la pharmacie du 30 juin, sans signalisation particulière). Joignable au +243 (0)8 21 73 07 85, il accueille sans rendez-vous les passagers en matinée l’avant-veille de leur voyage, et délivre le résultat le lendemain à partir de 13h30 au voyageur ou à un tiers mandaté.

Pour le reste du pays, il convient de se rapprocher du centre de test agréé le plus proche de son lieu de séjour, sur présentation du reçu.
Dans tous les cas, il est vivement recommandé de conserver le reçu de paiement avec le résultat du test.

Un couvre-feu est en vigueur de 22h à 4h du matin dans certaines provinces dont Kinshasa. Toutefois, les personnes se trouvant en situation d’urgence sanitaire, et les passagers empruntant les vols de nuit et leurs accompagnateurs limités à trois seront autorisés à circuler pendant les heures du couvre-feu.

Le Gouvernement a en outre rappelé les mesures barrières obligatoires sur tout le territoire national, à savoir :

  • port correct des masques (couvrant le nez et la bouche) dans les espaces publics,
  • respect des dispositifs de prévention et de contrôle à chaque entrée de lieu public,
  • respect de la distanciation physique en tout lieu.
  • interdiction des marches publiques, des productions artistiques et des kermesses,

En raison de l’évidente recrudescence des cas, l’autorité provinciale à Kinshasa a pris par arrêté en date du 21 juin les mesures suivantes :

  • les rassemblements de plus de 20 personnes aussi bien sur les lieux publics que privés et clos sont interdits.
  • L’organisation des deuils et veillées mortuaires dans les salles, funérariums ou en famille : le nombre d’accompagnateurs des dépouilles mortelles vers le cimetière ne doit pas dépasser 50 personnes.
  • Les restaurants peuvent fonctionner jusqu’à 21h00 avec une capacité d’accueil ne dépassant pas 50%. Ces mêmes restrictions s’appliquent pour les églises qui doivent réduire le nombre des participants aux cultes et messes à 50%.

L’Autorité urbaine de Kinshasa précise les amendes opposables à tout contrevenant aux mesures annoncées :
• Pour défaut de port du masque : 10 000 CDF ;
• Violation du couvre-feu : 50 000 CDF
• Taxi-moto avec plus d’un passager : 20 000 CDF
• Transports publics dépassant 50% de capacité d’accueil et avec passagers débout : 100 000 CDF
• Restaurants dépassant 50% de capacité d’accueil : de 100 000 CDF à 1 000 000 CDF
• Ouverture terrasses, bars et lounge bars : 10 000 CDF pour le client et de 100 000 CDF à 1 000 000 CDF pour le propriétaire ;
• Ouverture boîte de nuit : 10 000 CDF pour le client, et de 200 000 CDF à 2 000 000 CDF pour le propriétaire ;
• Organisation des deuils et veillées mortuaires : 500 000 CDF.

Instauration de l’état de siège en Ituri et Nord Kivu (10/06/2021)

L’état de siège a été proclamé dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu, renouvelable par quinzaine.
Le déplacement vers ces provinces demeure formellement déconseillé, comme précisé dans l’onglet Sécurité de la fiche conseil aux voyageurs. Toutefois, pour les personnes qui s’y trouveraient, il est recommandé de faire preuve de vigilance et de se conformer à toute mesure prise par les autorités locales.

Épidémie de maladie à virus Ebola (07/05/2021)

La RDC est régulièrement confrontée à des épidémies localisées de maladie à virus Ebola et la vigilance reste de mise face aux résurgences.

Il est recommandé de suivre les consignes de prévention suivantes :

En cas d’apparition de symptômes évocateurs de la maladie jusqu’à trois semaines après votre retour en France, cessez toute activité, isolez-vous et contactez immédiatement le SAMU-Centre 15 en signalant votre séjour et vos activités en RDC.

Pour plus d’informations, se reporter à la rubrique Santé de cette fiche.

Appel à la vigilance maximale – risque d’attentat (29/03/2021)

Pour rappel, comme indiqué dans l’alerte générale, publiée le 29 octobre 2020, le risque d’attentat étant élevé, les Français résidents ou de passage à l’étranger sont appelés à faire preuve de vigilance maximale.

Il convient en particulier de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. Il est également recommandé de se tenir informé de la situation et des risques, en consultant les recommandations des Conseils aux voyageurs.

Les Français de passage sont invités à s’enregistrer sur le fil d’Ariane, afin de recevoir les alertes concernant le pays où ils se trouvent.

Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Risques liés au contexte politique

Après une crise politique qui s’est étalée entre 2016 et 2019, la situation tend à s’apaiser depuis l’accession à la présidence de Félix Tshisekedi le 24 janvier 2019. Toutefois, les tensions entre formations politiques sont toujours palpables à Kinshasa, comme dans les autres villes du pays.

Des manifestations peuvent avoir lieu, en amont des journées de commémoration, de fêtes nationales ou à la suite d’appels à la mobilisation populaire.
Il est recommandé de limiter ses déplacements, d’éviter les rassemblements et de se renseigner sur les lieux visités.

Risques liés aux groupes armés

L’est du pays, en particulier les provinces des Kivu et de l’Ituri, reste marqué par la présence de nombreux groupes armés, notamment le groupe islamique des Forces démocratiques alliées (ADF), présent dans la province du Nord-Kivu, dont les dernières attaques ont été revendiquées par l’« État islamique ». Les Forces armées de RDC (FARDC) ont lancé le 30 octobre 2019 contre ce groupe une offensive qui se poursuit toujours et qui a eu pour conséquence de diffuser la menace sur l’ensemble du territoire de Beni, celui du Rwenzori et jusqu’au sud Irumu.

Criminalité

Le niveau d’insécurité déjà élevé dans la capitale tend à se dégrader avec la situation économique. Il augmente en province, notamment dans les villes de Goma, Bukavu, Kisangani, Matadi et Lubumbashi. L’attaque du 22 février 2021 au cours de laquelle l’Ambassadeur italien, son garde du corps et le chauffeur du Programme alimentaire mondial ont été tués témoigne du niveau d’insécurité important dès la sortie de la ville de Goma.

Des agressions violentes sont régulièrement rapportées (vols à main armée, vols avec effraction, enlèvements, exactions, agressions sexuelles, etc.). Les cambriolages de domicile, les vols à la roulotte (vol commis dans un véhicule) et les « car-jackings » (vol de voiture avec violence) constituent les menaces les plus courantes. De faux contrôles, commis par des individus se faisant passer pour des policiers qui embarquent parfois de force leur victime dans un véhicule, sont également signalés régulièrement.

Les étrangers de passage se déplaçant seuls à pied sont particulièrement ciblés par les délinquants. Il est donc fortement déconseillé de se déplacer seul.

Des chantages sur la base de fausses accusations ont été également signalés. Les étrangers fréquentant seuls les lieux de nuit constituent à cet égard des cibles privilégiées.

En cas d’agression, il est recommandé de ne pas résister, de se signaler aussitôt aux services de l’ambassade de France et aux services de la police nationale congolaise, et de consulter un médecin si la situation l’exige.

À son domicile, il est fortement conseillé de disposer d’un gardiennage permanent (privé ou société de sécurité).

Risques liés aux transports

Lors de déplacements, il est conseillé :

  • d’éviter les trajets de nuit ;
  • de varier ses trajets et ses horaires afin d’éviter le repérage des véhicules ;
  • de prévenir des personnes de confiance des dates, trajets et horaires de déplacement dans les zones risquées et/ou isolées ;
  • de ne pas montrer de signe ostentatoire de richesse et de laisser ses objets de valeur dans des lieux sécurisés.

Le parc automobile est très vétuste, le réseau routier est en mauvais état et peu de routes sont asphaltées, ce qui rend les déplacements à l’intérieur du pays difficiles voire dangereux. Il importe d’être attentif aux véhicules qui se déportent inopinément ainsi qu’aux véhicules en panne dans des zones à risque (sorties de virage, montées ou descentes, etc.).

Le niveau de formation des forces de sécurité étant disparate, une grande prudence est à observer lors des contrôles. Des points de contrôle illégaux sont fréquents sur l’ensemble du territoire.

Il est fortement recommandé de verrouiller systématiquement les portes du véhicule et de circuler vitres fermées.

En raison du risque élevé d’accidents, il est fortement déconseillé d’employer les transports en commun. Les transports ferroviaires sont également peu sûrs et très aléatoires.

Lors des déplacements en taxi, il est recommandé de se déplacer de jour et à bord de véhicules dont les conducteurs sont connus et si possibles privatisés, pour éviter la présence d’autres passagers pouvant être complices. Les agressions de passagers, et plus particulièrement de jeunes femmes avec des taxis inconnus et de nuit, sont récurrentes.

À Kinshasa, l’état de la circulation s’est considérablement dégradé suite aux travaux d’aménagement d’infrastructures inachevés et à l’afflux de taxis (« ketch ») dans les artères de la capitale. Les embouteillages quotidiens font des automobilistes une cible captive pour les délinquants. En conséquence, plus encore que dans le reste du pays, il est indispensable de bien verrouiller les portières, de ne pas sortir des véhicules et de vérifier les fixations des miroirs de rétroviseurs extérieurs, qui font l’objet de trafics.
Le quartier résidentiel de La Gombe, où vit l’essentiel de la communauté étrangère et où sont regroupées les principales institutions du pays, est également concerné.

Compte tenu des difficultés de circulation et du comportement de certains policiers, il est recommandé de recourir à des conducteurs congolais, et de ne laisser personne pénétrer à bord du véhicule. Les permis de conduire français ou internationaux ne sont pas valables (cf. rubrique « Infos utiles »).

Les conducteurs de taxis « ketch » et autres véhicules de transport en commun adoptent souvent une conduite agressive pour forcer le passage au mépris des règles élémentaires de circulation, exposant davantage les usagers au risque d’accident.

La circulation à deux roues est fortement déconseillée compte tenu de l’exposition accrue des usagers motocyclistes dans un flot de circulation dense et parfois anarchique.

En cas d’accident, même matériel, le risque de regroupement, avec prise à partie par les badauds, est élevé. En cas de menace directe et immédiate, il est recommandé de ne pas rester sur les lieux et d’appeler immédiatement le poste de sécurité de l’ambassade.

Les déplacements en véhicule de Goma vers Rutshuru/Butembo/Béni sont à proscrire car le risque d’attaques armées est important.
Il est également fortement déconseillé d’emprunter l’axe Goma-Bukavu ; il convient de privilégier un trajet passant par le Rwanda ou d’emprunter la navette sur le lac Kivu.

Risques naturels

Risque sismique

Le risque sismique est élevé dans l’est du pays, qui subit régulièrement des secousses d’intensité moyenne (4 à 6 sur l’échelle de Richter).
Plusieurs séismes ont été recensés au sud du lac Kivu ces dernières années.

Pour plus d’informations sur les comportements à adopter en cas de tremblement de terre, consulter la fiche dédiée au risque sismique.

Risque volcanique

La région du Nord-Kivu est particulièrement exposée au risque volcanique. Le volcan Nyiragongo, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma, est un des plus actifs et dangereux d’Afrique. Lors de son éruption en 2002, ses coulées de lave ont détruit près de 20 % de la ville. Son éruption soudaine le 22 mai 2021, accompagnée de secousses, a causé de nombreux dégâts matériels et provoqué l’évacuation de dix quartiers de Goma. Le Nyamulagira, situé dans le parc national des Virunga et à quelques dizaines de kilomètres du lac Kivu, est également très actif (dernière éruption datant de 2010). Les randonnées sur les pentes du volcan ne sont pas sécurisées. Plusieurs groupes armés sont installés à proximité et les enlèvements sont fréquents.

Pour plus d’informations sur les comportements à adopter, consulter la page dédiée au risque volcanique en RDC.

Zones de vigilance

Les voyages touristiques sont déconseillés sur l’ensemble du territoire. Bien que le pays compte plusieurs parcs nationaux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, les conditions de sécurité ne sont pas réunies, a fortiori dans l’est de la RDC.

Zones formellement déconseillées (en rouge)

Est du pays

Il est formellement déconseillé de se rendre dans toute la partie est du pays, où de nombreux mouvements de population sont observés du fait de la présence de différents groupes armés. Les Forces armées de RDC (FARDC) y mènent également des opérations militaires, en particulier en Ituri, dans le Haut-Uélé, au Sud-Kivu et au Nord-Kivu.

Les voyageurs dans cette région qui connaît un regain de violence depuis fin 2016 sont exposés à des barrages routiers, des agressions violentes, des enlèvements et des exactions.

Il est formellement déconseillé de se rendre dans le parc national des Virunga, le parc de Kahuzi-Biega et le parc de la Garamba, des enlèvements étant régulièrement signalés. Le risque d’enlèvement contre rançon existe dans tout l’est du pays.

Compte tenu de la présence de groupes armés (Maï-Maï) et d’affrontements avec les FARDC, la province du Tanganyika, est formellement déconseillée.

Centre du pays

Il est formellement déconseillé de se rendre dans les trois provinces du Kasaï, Kasaï central et Kasaï oriental, où les affrontements armés font régulièrement des victimes. Les milices Kamuina Nsapu sont encore présentes dans ces provinces.

Les villes de Kananga, Bunkonde, Tshimbulu et Tshikapa peuvent être le lieu d’attaques visant les représentants de l’autorité centrale congolaise.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange)

En raison de l’instabilité politique et de l’insécurité générale, le reste du pays est placé en zone déconseillée sauf raison impérative.

Goma et Bukavu

Du fait du contexte régional et du niveau de criminalité, il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre ou de séjourner dans les villes de Goma et Bukavu. Il est formellement déconseillé de sortir des villes de Goma et Bukavu, notamment pour l’ascension du volcan Nyiragongo à proximité de Goma, toujours actif (dernière éruption le 22 mai 2021).

Recommandations générales

De manière générale, il est recommandé de :

  • limiter ses déplacements et se tenir informé de la situation dans les différentes villes du pays ;
  • privilégier les déplacements en voiture, portes verrouillées et vitres fermées, avec des conducteurs locaux (qui sont plus habitués aux conditions de circulation, et capables de parler la langue locale en cas d’incident) ;
  • ne pas se déplacer seul ou de nuit ;
  • ne montrer aucun signe ostentatoire de richesse et laisser tout objet de valeur dans un lieu sécurisé (ex : coffre des hôtels) ;
  • laisser ses documents de voyage et d’identité en lieu sûr et se munir de photocopies lors de déplacements dans le périmètre du lieu de séjour ;
  • se tenir à l’écart des manifestations et autres rassemblements ;
  • ne pas opposer de résistance en cas d’agression.

Les Français de passage en RDC sont vivement invités à signaler leur présence au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères par l’intermédiaire de la plateforme Ariane.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée et de séjour

Visas

Les ressortissants français souhaitant se rendre en RDC sont soumis à une obligation de visa. Il est possible d’obtenir un visa de tourisme pour tout séjour de moins de 6 mois. Les demandeurs doivent disposer d’un passeport valide au moins six mois à compter de la date d’entrée sur le territoire et d’un carnet de vaccination attestant du vaccin contre la fièvre jaune (voir également rubrique Santé de cette fiche).

Les demandes de visa peuvent être effectuées en ligne ou auprès de l’ambassade de RDC à Paris. Les délais de traitement pouvant être longs, il est recommandé de formuler sa demande suffisamment longtemps avant le départ.

Pour tout séjour supérieur à six mois, il est nécessaire de faire une demande de titre de séjour. Les demandes doivent être formulées en RDC, auprès de la direction générale de migration ou du ministère des Affaires étrangères.

Pour plus d’informations, prendre l’attache de l’ambassade de RDC à Paris ou consulter le site de la direction générale de Migration.

Entrée sur le territoire

Les principaux points d’entrée sur le territoire de la RDC sont l’aéroport de Kinshasa N’Djili, l’aéroport de Lubumbashi et le port fluvial de Kinshasa (dit Beach Ngobila) face à Brazzaville.

Les voyageurs ne disposant pas des documents requis à l’arrivée en RDC peuvent se voir refouler, sans intervention possible de l’ambassade de France.

Les services sanitaires contrôlent les carnets de vaccinations internationales à l’arrivée de chaque vol, notamment pour la fièvre jaune.

Sortie du territoire

Tout déplacement aérien est soumis à taxation. À la sortie du territoire, les justificatifs de paiement des taxes suivantes sont exigés :

  • Pour les vols internationaux : 50 USD de « Go Pass » et 5 USD de « taxe statistiques d’embarquement ».
  • Pour les vols domestiques : 10 USD de « Go Pass » et 5 USD de « taxe statistiques d’embarquement ».

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Elles ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins.

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation, etc.) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Les hôpitaux publics, en province comme dans la capitale, sont très délabrés, aux équipements obsolètes, en général dépourvus de tout médicament, et sont rarement à même de dispenser des soins de qualité.
Cependant, des praticiens généralistes et spécialistes de bon niveau, regroupés pour la plupart à Kinshasa ou Lubumbashi, exercent aussi dans le secteur privé, au sein de cliniques dont quelques-unes se rapprochent des standards européens. Pour plus d’informations, voir rubrique Contacts utiles (colonne de droite). On peut en outre avoir recours, du moins à Kinshasa, à des laboratoires d’analyses médicales, des cabinets dentaires et des pharmacies fiables. Toutes les prestations sont payables d’avance.

Recommandations pour la santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations.

Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.

Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter que les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons).
Pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Vaccinations

  • La vaccination contre la fièvre jaune (à pratiquer dans un centre de vaccinations agréé) est obligatoire pour entrer sur le territoire de la République démocratique du Congo. Les voyageurs n’ayant pas le carnet de vaccination antiamarile ne sont pas autorisés à rester sur son territoire et sont immédiatement renvoyés vers leur pays d’origine.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, ainsi que la vaccination rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour. Demander conseil à son médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Risques sanitaires

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) constitue la première cause de mortalité par maladie en RDC.
Cette maladie parasitaire (potentiellement grave) est transmise par les piqûres de moustiques.
Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (voir ci-après).
S’agissant du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
Pendant le séjour, et dans les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya

Le chikungunya est présent en RDC, notamment dans le Kongo Central et Kinshasa.
La transmission s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés.
Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni de vaccin. La prévention individuelle repose également sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (voir ci-après).

Plus d’informations sur les maladies transmises par les moustiques

Dengue

La transmission de la dengue est possible et s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe. La prévention individuelle repose également sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (voir ci-après).
Plus d’informations sur le ministère des Solidarités et de la Santé

Fièvre jaune

La fièvre jaune est causée par un virus, transmis par un moustique. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo grippal à la forme mortelle ; le traitement est alors symptomatique. Il n’existe pas de médicament préventif qui protège contre la fièvre jaune. La prévention repose essentiellement sur la prévention des piqûres d’insectes et sur la vaccination, par ailleurs obligatoire pour rentrer en RDC.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :
  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés (PDF - 62,8 Ko) ;
  • Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).

Autres maladies

Rougeole

Une épidémie de rougeole sévit dans de nombreuses provinces de la RDC, tout particulièrement celles du Kasaï, du Katanga et du Nord Kivu.

Plus d’informations sur la résurgence de la rougeole.

Ebola

La RDC est régulièrement confrontée à des épidémies de maladie à virus Ebola (MVE).

Le risque de réémergence de la MVE persiste en RDC du fait de la présence du virus Ebola dans le réservoir animal et de rares, mais possibles transmissions secondaires, par des survivants de la maladie (notamment par voie sexuelle).

La maladie à virus Ebola peut être mortelle. Elle se transmet à l’humain à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.

La durée d’incubation varie de 2 à 21 jours. Tant qu’ils ne présentent pas de symptômes, les sujets humains ne sont pas contagieux. Les premiers symptômes peuvent apparaitre brutalement et sont notamment les suivants : fièvre, fatigue fébrile, douleurs musculaires, céphalées et mal de gorge. Ils sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, de symptômes d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes (saignement des gencives, sang dans les selles, etc). En cas d’apparition brutale de fièvre, il convient de consulter immédiatement un médecin.

Il est recommandé de suivre les consignes de prévention ci-dessous :

  • ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse ;
  • se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage hydro-alcooliques ;
  • éviter les contacts directs avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles ;
  • éviter les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille ;
  • se tenir régulièrement informé de l’évolution de l’épidémie en consultant :
Variole du singe

La variole dite du singe est une maladie virale d’origine animale (rongeurs, marsupiaux et primates notamment) assez rare, rencontrée principalement en Afrique centrale et occidentale. Elle est endémique en RDC. Les provinces les plus touchées sont le Sankuru, le Mai-Ndombe et l’Équateur.

La transmission à l’humain est très rare mais possible, par voie cutanée, respiratoire ou par les muqueuses. La transmission se fait par des contacts très étroits avec des matériaux ou des animaux infectés (habituellement rongeurs, marsupiaux et primates). La majorité des caractéristiques cliniques de la maladie associent chez l’humain un syndrome pseudo-grippal avec des symptômes dermatologiques variés et sévères (papules, vésicules).

La suspicion de cette maladie nécessite une consultation médicale urgente afin de confirmer le diagnostic par des tests spécialisés et des mesures spécifiques de prise en charge (isolement des sujets). La prévention de la transmission de cette maladie repose essentiellement sur :

  • l’évitement de contact avec des animaux malades, morts ou vivants, susceptibles d’abriter le virus de l’orthopoxvirose (rongeurs, marsupiaux et primates) ou avec du matériel potentiellement infectés, et s’abstenir de manger ou de manipuler du gibier de brousse. ;
  • l’hygiène des mains, par un lavage soigneux avec du savon ou des solutions hydro-alcooliques ;
  • le diagnostic précoce, l’isolement des sujets infectés et le port de gants et de matériels de protection spécifiques lors de la prise en charge des sujets.

Plus d’informations sur le site de l’OMS

Méningite

La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. Il est vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination contre le méningocoque (A,C,Y,W).

Pour plus d’informations, consultez le site Internet du ministère des Solidarités et de la Santé

Choléra

Le choléra est endémique dans les régions du Katanga, de Kasaï et du Nord Kivu. Il peut toucher l’ensemble du pays. Il s’agit d’une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Fièvre typhoïde

Incidence non négligeable de la fièvre typhoïde dans la banlieue de Kinshasa (vaccination indispensable). La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination, qui est recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Peste

Des foyers reconnus de peste ont été localisés en Ituri (nord-est du pays), dans le secteur de l’axe Bunia/Lotho. La peste est une maladie des rongeurs, principalement véhiculée par le rat, et transmise à l’humain par piqûres de puces de rongeurs infectés.
Plus d’informations sur le site Internet de l’Institut Pasteur

Infection par le virus HIV – IST

Concernant les infections sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Quelques règles simples

  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à sa sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux-roues).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

-* Éviter de s’étendre à même le sol en raison de la présence du ver de Cayor pouvant se déposer dans les vêtements ; repasser au fer chaud le linge séché à l’extérieur ou confié au pressing, afin de tuer les œufs qui pourraient s’y déposer.

Se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou, à défaut, produit désinfectant adapté en respectant les recommandations d’usage) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.

Infos utiles

Transport

Transport routier

Seule une très faible partie du réseau routier est asphaltée :

  • Kinshasa - Matadi (Congo central),
  • Kinshasa - Kikwit (Bandundu),
  • Lubumbashi (Katanga) - Likasi (Katanga),
  • Kisangani (Province orientale) - Lubutu (Maniema).

Les permis de conduire français ou internationaux ne sont pas valables. Les ressortissants étrangers doivent obtenir un permis de conduire en RDC. Il convient de formuler une demande auprès de la CONADEP (Commission nationale de délivrance des permis) joignable au +243 816 233 271. Les bureaux sont situés près de la Régie des voies aériennes (RVA) près de l’aéroport de Ndolo.

Transport aérien

Liaisons internationales et régionales :

  • Des compagnies aériennes assurent plusieurs vols hebdomadaires entre Paris-CDG et Kinshasa-N’Djili. Bien que les formalités d’immigration soient multipliées par une traversée fluviale de Kinshasa à Brazzaville, la liaison Paris-Brazzaville peut constituer une alternative ;
  • Certaines compagnies aériennes assurent des vols depuis et vers Bruxelles ;
  • D’autres compagnies assurent également des vols avec escale vers la France.

Il est déconseillé de voyager sur des vols intérieurs, la plupart des compagnies opérant ces vols étant interdites par l’Union européenne.
Plus d’informations sur les compagnies aériennes interdites dans l’UE.

Pour se rendre dans l’est du pays, une alternative consiste à emprunter la ligne régulière entre Kinshasa et Kigali.

Transport fluvial et lacustre

Sur le fleuve Congo, des navettes assurent la liaison entre Kinshasa et Brazzaville tous les jours (fermeture en fin d’après-midi), sauf le dimanche. Les déplacements en barge sur le fleuve Congo sont formellement déconseillés.

Sur le Lac Kivu, des navettes relient chaque jour Goma à Bukavu et réciproquement (durée de 2 à 7 heures selon les compagnies). Toutes ne présentent pas les mêmes garanties de sécurité et des accidents sont parfois à déplorer. Il est recommandé de recourir uniquement aux « Ihusi Express », compagnie présentant les embarcations les plus sûres.

Législation locale

Photographies

La mesure interdisant de prendre des photos dans tous les espaces publics a été levée pour les lieux non sensibles. Il reste interdit de photographier des bâtiments officiels et les personnels policiers et militaires notamment. Néanmoins, l’application récente de cette mesure et le caractère aléatoire de l’appréciation de la sensibilité des lieux ou des personnels obligent à rester prudent. Il est, en tout état de cause, conseillé de recueillir le consentement des personnes avant de les prendre en photo.

Divers

Règlement des dépenses

En règle générale, les paiements par carte bancaire ne sont acceptés que dans les grands hôtels et quelques rares restaurants de Kinshasa.

Les distributeurs de billets sont assez rares dans la capitale. Le dollar américain est couramment utilisé pour effectuer des paiements dans les hôtels, restaurants et supermarchés, ou pour acheter des francs congolais, réservés aux plus petits achats. Les coupures de dollars américains doivent être en bon état, sous peine d’être refusées ou minorées au change (notamment les billets de cent dollars, qui, par ailleurs, ne doivent pas être de facture trop ancienne).

Voyages d’affaires

Visas d’affaires

Pour une période d’une semaine seulement, un visa touristique, qui devra être accompagné d’une lettre de mission, est suffisant pour travailler en RDC.

Au-delà de cette période, les ressortissants français souhaitant se rendre en RDC à des fins professionnelles doivent solliciter un Visa d’établissement de travail (VET) auprès du ministère de l’Emploi, du travail et de la prévoyance sociale (METPS). En parallèle, l’employeur doit solliciter un Visa d’établissement systématique (VETS) auprès de la direction générale de Migration (DGM).

Le visa de courtoisie n’est pas destiné à exercer une activité professionnelle en RDC, même si cette activité est de courte durée. Il est recommandé de refuser l’apposition de ce type de visa sur votre passeport si vous devez avoir une activité professionnelle dans le pays.

Journalistes

Les journalistes étrangers qui souhaitent réaliser un reportage doivent obtenir au préalable une accréditation (payante) délivrée par le ministère congolais de la Communication et des médias. Une lettre explicative fournissant l’identité des journalistes et présentant le sujet de leur reportage est exigée. Cette autorisation, valable sur une zone géographique délimitée, peut être sollicitée auprès de l’ambassade de RDC à Paris, en même temps que le visa.
En cas de difficultés, contacter le service de presse de l’ambassade de France à Kinshasa.

Personnels des ONG et des organisations internationales (OI)

En raison des procédures administratives locales, les personnels des ONG et des OI déployés en zone rouge (est et centre de la RDC) sont souvent privés de leur titre de voyage pour une durée de plusieurs mois.

Compte tenu du risque inhérent à la zone dans laquelle ils séjournent, il est vivement conseillé à ces personnels de se munir d’un second passeport avant leur entrée en RDC (en présentant une attestation de leur employeur justifiant de leur emploi en RDC), de façon à pouvoir être évacué en urgence si nécessaire.

Plus d’information sur le site du forum international des ONG en RDC

Réseaux de communication

Il n’existe pas de réseau téléphonique filaire. Les opérateurs de téléphonie mobile sont Airtel, Africell, Vodacom et Orange. Le taux de couverture de la population est de 51 % et les réseaux sont interconnectés. L’indicatif de la RDC est le +243.

En règle générale, les liaisons téléphoniques avec la France fonctionnent, ainsi que les liaisons Internet. Il est désormais possible de se procurer des cartes SIM « 4G » à Kinshasa.

Données économiques

Consulter la fiche repères économiques République démocratique du Congo.

Contacts utiles

Service économique

Les services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises, et la promotion de l’attractivité du territoire national.

Service économique de Kinshasa
République démocratique du Congo
Adresse : 1, avenue du Colonel Mondjiba, Kinshasa
Tél. : +243 81 555 9930
Site Internet

Business France Afrique centrale

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Bureau Business France de Douala
Ambassade de France au Cameroun
Adresse : Immeuble Indigo - Bonapriso - BP 513 Douala
Tél. : +242 23 342 90 62 / +242 23 342 90 65
Courriel : douala chez businessfrance.fr
Site Internet

CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience à disposition pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Jean-Yves Parant - courriel : jparant chez kpmg.cd.
Site internet du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France

Chambre de commerce et d’industrie de la RDC

407, avenue Roi Baudouin 1er
Kinshasa-Gombe
R.D.C. Réf. Cobil, près de la Cour suprême de justice,
Tél. +243 (0) 84 42 78 703 | +243 (0) 89 64 55 429 |+243 (0) 856 477 606
Site Internet
Directrice générale : Sophie Olivier | +243(0)855 242 784 | direction chez ccife-rdcongo.org

AFD

L’Agence française de développement (AFD) met en œuvre la politique de développement définie par le gouvernement français.
Page AFD de la RDC

Agence de Kinshasa
17, avenue du Comité urbain
Kinshasa Gombe - RDC
Kinshasa
Tél : (243) 998 682 598

CDAA

La RDC est membre de la Communauté de développement d’Afrique australe (CDAA).
Page RDC

BAD

La RDC est membre de la Banque africaine de développement (BAD).
Page de la RDC

FMI

PNUD (Programme des Nations unies pour le développement)

Site Internet

Délégation de l’Union européenne en RDC

Site Internet

Banque mondiale