République démocratique du Congo

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Maladie Ebola

Les autorités congolaises ont rapporté des cas de maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. La capitale du pays, Kinshasa, n’est pas concernée.

Il est recommandé de suivre les consignes de prévention suivantes :

• se tenir régulièrement informé de l’évolution de l’épidémie en consultant le compte twitter du ministère de la Santé de RDC (@MinSanteRDC), le site internet de l’ambassade de France et de l’OMS (http://www.who.int/csr/disease/ebola/fr/ et http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/ebola-virus-disease)

• respecter systématiquement les règles d’hygiène suivantes : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/ebola/article/maladie-a-virus-ebola

• éviter les lieux et les événements à forte densité de population (marchés, stades, etc.)

Pour plus d’informations, se reporter à la rubrique Santé de cette fiche.

Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Risques liés à l’instabilité politique

Depuis le report des élections fin 2016, la RDC vit une période de crise politique et institutionnelle.

Des manifestations peuvent avoir lieu, aussi bien à Kinshasa qu’en province. En amont des journées de commémoration, de fête nationale ou d’appels à manifestations, il est recommandé de limiter ses déplacements, d’éviter les rassemblements et de se renseigner sur les lieux visités.

Criminalité

Le niveau d’insécurité est élevé dans la capitale et augmente en province. Des agressions violentes sont régulièrement rapportées (vols à main armée, vols avec effraction, enlèvements, exactions, etc.) A Kinshasa, le quartier résidentiel de La Gombe, où vit l’essentiel de la communauté étrangère et sont regroupées les principales institutions du pays, est également concerné. Les villes de Lubumbashi, Goma, Bukavu et Kisangani sont particulièrement touchées par la hausse de la criminalité.

Les cambriolages de domiciles, les vols à la roulotte et les "car-jackings" constituent les menaces les plus courantes. Des faux contrôles commis par des individus se faisant passer pour des policiers, qui embarquent parfois de force leur victime dans un véhicule, ont également été signalés. Les étrangers de passage isolés et se déplaçant à pied sont particulièrement ciblés par les délinquants. En cas d’agression, il convient de ne pas tenter de résister et de se signaler aussitôt aux services de l’ambassade et aux services de la police nationale congolaise. Consulter un médecin si nécessaire.

Dans la rue, il convient de maintenir une vigilance élevée à tout moment et de limiter au maximum les déplacements, particulièrement de nuit. A pied, il est déconseillé de se déplacer seul. Une prudence particulière est recommandée aux femmes. Il est recommandé de ne pas montrer de signe ostentatoire de richesse et de laisser ses objets de valeur dans des lieux sécurisés.

Au domicile, il est souhaitable de disposer d’un gardiennage permanent (privé ou société de sécurité).

Lors de déplacements, il est recommandé de varier ses trajets et ses horaires, afin d’éviter le repérage des véhicules. Il convient de prévenir des personnes de confiance des dates, trajets et horaires de déplacement dans les zones risquées et/ou isolées.

Risques liés aux transports

Le parc automobile est vétuste, le réseau routier est en mauvais état et peu de routes sont asphaltées, ce qui rend les déplacements à l’intérieur du pays difficiles et peu sûrs (y compris l’axe Kinshasa - Matadi). Le niveau de formation des forces de sécurité étant disparate, une grande prudence est à observer lors des contrôles, qui peuvent être abusifs. Des points de contrôles illégaux ont également été signalés sur l’ensemble du territoire.

Il est déconseillé de circuler de nuit. Il est recommandé de verrouiller systématiquement les portes du véhicule et de circuler vitres fermées.

En raison du risque élevé d’accidents, il est déconseillé d’employer les transports en commun. Les transports ferroviaires sont également peu sûrs et très aléatoires.

Risques naturels

  • Risque sismique

Le risque sismique est élevé dans l’est du pays qui subit régulièrement des secousses d’intensité moyenne (4 à 6 sur l’échelle de Richter). Plusieurs séismes ont été recensés au sud du lac Kivu ces dernières années.

Pour plus d’informations sur les comportements à adopter en cas de tremblement de terre, consulter la fiche dédiée au risque sismique.

  • Risque volcanique

La région du Nord-Kivu est particulièrement exposée au risque volcanique. Le volcan Nyiragongo, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma, est un des plus actifs et dangereux d’Afrique. Lors de sa dernière éruption en 2002, ses coulées de lave ont détruit près de 20% de la ville. Le Nyamulagira, situé dans le parc national des Virunga et à quelques dizaines de kilomètres du lac Kivu, est également très actif (dernière éruption datant de 2010).

Pour plus d’informations sur les comportements à adopter, consulter la fiche dédiée au risque volcanique en RDC.

Zones de vigilance

Les voyages touristiques sont déconseillés sur l’ensemble du territoire. Bien que le pays compte plusieurs parcs nationaux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, les conditions de sécurité ne sont pas réunies, a fortiori dans l’est de la RDC.

Zones formellement déconseillées (en rouge)

  • Est du pays

Il est formellement déconseillé de se rendre dans toute la partie est du pays, où de nombreux mouvements de population sont observés du fait de la présence de différents groupes armés. Les Forces armées de RDC (FARDC) y mènent également des opérations militaires, en particulier en Ituri, dans le Haut-Uélé, au Sud-Kivu et au Nord-Kivu.

Les voyageurs dans cette région, qui connait un regain de violence depuis fin 2016, sont exposés à des barrages routiers, des agressions violentes et des exactions.

Il est formellement déconseillé de se rendre dans le parc national des Virunga, le parc de Kahuzi-Biega et le parc de la Garamba, des enlèvements étant régulièrement signalés.

  • Centre du pays

Il est formellement déconseillé de se rendre dans les trois provinces du Kasaï, du Kasaï central et du Kasaï oriental où les affrontements armés font régulièrement des victimes.

Les villes de Kananga, Bunkonde, Tshimbulu et Tshikapa peuvent être le lieu d’attaques visant les représentants de l’autorité centrale congolaise.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange)

En raison de l’instabilité politique et de l’insécurité générale, le reste du pays est placé en zone déconseillée sauf raison impérative.

  • Goma et Bukavu

Du fait du contexte régional et du niveau de criminalité, il est déconseillé sauf raison impérative de se rendre ou de séjourner dans les villes de Goma et Bukavu. Il est formellement déconseillé de sortir des villes de Goma et Bukavu, notamment pour l’ascension du volcan Nyiragongo à proximité de Goma. Toutefois, les déplacements vers l’île de Tcheguera (située sur le lac Kivu à 15mn de bateau de Goma) restent possibles, uniquement de jour, par canot rapide « Ihusi Express » et en limitant la durée du séjour sur place.

Recommandations générales

De manière générale, il est recommandé de :

• Limiter ses déplacements.
• Privilégier les déplacements en voiture, portes verrouillées et vitres fermées.
• Ne pas se déplacer seul ou de nuit.
• Ne montrer aucun signe ostentatoire de richesse et laisser tout objet de valeur dans un lieu sécurisé (ex : coffre des hôtels).
• Laisser les documents de voyage et d’identité en lieu sûr et se munir de photocopies lors de déplacements dans le périmètre du lieu de séjour.
• Se tenir à l’écart des manifestations et autres rassemblements.
• Ne pas opposer de résistance en cas d’agression.

Les Français de passage en RDC sont vivement invités à signaler leur présence au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères par l’intermédiaire de la plateforme Ariane.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée et de séjour

Visas

Les ressortissants français souhaitant se rendre en RDC sont soumis à une obligation de visa. Il est possible d’obtenir un visa de tourisme pour tout séjour de moins de 6 mois. Les demandeurs doivent disposer d’un passeport valide au moins six mois à compter de la date d’entrée sur le territoire et d’un carnet de vaccination attestant du vaccin contre la fièvre jaune.

Les demandes de visa peuvent être effectuées en ligne ou auprès de l’ambassade de RDC à Paris. Les délais de traitement pouvant être longs, il est recommandé de formuler sa demande suffisamment longtemps avant le départ.

Pour tout séjour supérieur à six mois, il est nécessaire de faire une demande de titre de séjour. Les demandes doivent être formulées en RDC, auprès de la Direction générale de Migration ou du ministère des Affaires étrangères.

Pour plus d’informations, prendre l’attache de l’ambassade de RDC à Paris ou consulter le site de la Direction générale de Migration.

Entrée sur le territoire

Les principaux points d’entrée sur le territoire de la RDC sont l’aéroport de Kinshasa N’Djili, l’aéroport de Lubumbashi et le port fluvial de Kinshasa (dit Beach Ngobila) face à Brazzaville.

Les voyageurs ne disposant pas des documents requis à l’arrivée en RDC peuvent se voir refouler, sans intervention possible de l’ambassade.

Sortie du territoire

Tout déplacement aérien est soumis à taxation. A la sortie du territoire, les justificatifs de paiement des taxes suivantes sont exigés :

• Pour les vols internationaux : 50 USD de « Go Pass » et 5 USD de « taxe statistiques d’embarquement ».
• Pour les vols domestiques : 10 USD de « Go Pass » et 5 USD de « taxe statistiques d’embarquement ».

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation…) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.
Les hôpitaux publics en province comme dans la capitale, très délabrés et aux équipements obsolètes, en général dépourvus de tout médicament, sont rarement à même de dispenser des soins de qualité.
Cependant des praticiens généralistes et spécialistes de bon niveau, regroupés pour la plupart à Kinshasa ou Lubumbashi, exercent aussi dans le secteur privé, au sein de cliniques dont quelques-unes se rapprochent des standards européens (CMK ; CPU ; Clinique du Dr Lelo ; centre médical de Monkolele ; pour plus d’informations, cf. rubrique "Contacts utiles"). Enfin, on peut avoir recours, du moins à Kinshasa, à des laboratoires d’analyses médicales, des cabinets dentaires et des pharmacies fiables. Toutes les prestations sont payables d’avance.

• Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche "Infos pratiques".

• Vaccinations

  • La vaccination contre la fièvre jaune (à pratiquer dans un centre de vaccinations agréé) est obligatoire pour entrer sur le territoire de la République démocratique du Congo. Les voyageurs n’ayant pas le carnet de vaccination antiamarile ne sont pas autorisés à rester sur son territoire et sont immédiatement renvoyés vers leur pays d’origine.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant rubéole, oreillons et rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

• Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).
Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
Pendant votre séjour, et dans les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya - dengue
La transmission du chikungunya ou de la dengue est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Fièvre jaune
La fièvre jaune est causée par un virus, transmis par un moustique. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo grippal à la forme mortelle ; le traitement est alors symptomatique. Il n’existe pas de médicament préventif qui protège contre la fièvre jaune. La prévention repose essentiellement sur la prévention des piqûres d’insectes et sur la vaccination par ailleurs obligatoire pour rentrer au Congo.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Ebola
La maladie à virus Ebola (autrefois appelée aussi fièvre hémorragique à virus Ebola) est une maladie grave, souvent mortelle chez l’homme. Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine. Il est probable que la maladie puisse également se transmettre par voie sexuelle.

La durée d’incubation, c’est-à-dire le temps écoulé entre l’infection par le virus et l’apparition des premiers symptômes, varie de 2 à 21 jours. Tant qu’ils ne présentent pas de symptômes, les sujets humains ne sont pas contagieux. Les premiers symptômes sont une fatigue fébrile à début brutal, des douleurs musculaires, des céphalées et un mal de gorge. Ils sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, de symptômes d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes (par exemple, saignement des gencives, sang dans les selles).

Aucun traitement homologué n’a pour l’instant démontré sa capacité à neutraliser le virus, mais plusieurs traitements (dérivés du sang, immunologiques ou médicamenteux) sont à l’étude. Par ailleurs, les soins de soutien précoces axés sur la réhydratation et le traitement symptomatique améliorent les taux de survie. Un vaccin expérimental anti-Ebola s’est avéré très protecteur contre ce virus mortel dans le cadre d’un essai majeur en Guinée.

Il est recommandé de suivre les consignes de prévention ci-dessous :

• se tenir régulièrement informé de l’évolution de l’épidémie en consultant le compte twitter du ministère de la santé (@MinSanteRDC), le site internet de l’ambassade de France (cd.ambafrance.org) et de l’OMS (http://www.who.int/csr/disease/ebola/fr/ et http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/ebola-virus-disease)
• respecter systématiquement les règles d’hygiène exposées dans le lien suivant : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/ebola/article/maladie-a-virus-ebola
• éviter les lieux et les événements à forte densité de population (marchés, stades, etc…)
• ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse
• se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage des mains hydro-alcoolique
• éviter les contacts directs avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, ou des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles
• en cas d’apparition brutale de fièvre, consulter immédiatement un médecin.

Méningite
La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination contre le méningocoque (A,C,Y,W). Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html.

Choléra
Le choléra dans la région du Nord du Katanga est endémique et peut toucher l’ensemble du pays. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Fièvre typhoïde
Incidence non négligeable de la fièvre typhoïde dans la banlieue de Kinshasa (vaccination indispensable). La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination, qui est recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Peste
Des foyers reconnus de peste ont été localisés en Ituri (nord-est du pays), dans le secteur de l’axe Bunia/Lotho. La peste est une maladie des rongeurs, principalement véhiculée par le rat, et transmise à l’homme par piqûres de puces de rongeurs infectés. Pour plus d’informations : http://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/presse/fiches-info/peste.

Infection par le virus HIV – IST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque en deux-roues).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.
  • Éviter de s’étendre à même le sol en raison de la présence du ver de Cayor pouvant se déposer dans les vêtements ; repasser au fer chaud le linge séché à l’extérieur ou confié au pressing, afin de tuer les œufs qui pourraient s’y déposer.

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation mondiale de la Santé

Hôpitaux
A Kinshasa, 4 centres hospitaliers, dirigés par des ressortissants européens, sont plus particulièrement fréquentés par la communauté expatriée (cf. "Contacts utiles" pour les numéros de téléphone) :
• CMK (Centre médical de Kinshasa), 168 avenue Wagenia et rue du Commerce.
• CPU (Centre privé d’urgence), dans les locaux du CMK rue du Commerce, qui dispose du meilleur plateau technique d’urgence de la ville. Ce centre fonctionnant uniquement sur abonnement, il est recommandé aux Français résidant à Kinshasa d’y adhérer. Les membres de passage des familles abonnées peuvent le faire pour la durée de leur séjour. Cette mesure facilite les démarches en cas de soins d’urgence voire d’évacuation sanitaire.
• Clinique du Dr Lelo, gérée par un médecin français expatrié : Dr Chantal Lelo Di Yanika, 15 avenue Kasaï Barumbu.
• Centre médical de Monkole, dirigé par le Dr Yannick Vincendeau, 4804 avenue Ngafani, Kinshasa - Mont Ngafula. Ce centre, animé par une ONG française, a bénéficié de l’appui de la coopération française, et offre des prestations de qualité au regard des critères locaux.

Infos utiles

Transport

Transport routier

Seule une très faible partie du réseau routier est asphaltée :

• Kinshasa - Matadi (Congo central),
• Kinshasa - Kikwit (Bandundu),
• Lubumbashi (Katanga) - Likasi (Katanga),
• Kisangani (Province Orientale) - Lubutu (Maniema).

Les permis de conduire français ou internationaux ne sont pas valables. Les ressortissants étrangers doivent obtenir un permis de conduire en RDC. Il convient de formuler une demande auprès de la CONADEP (Commission Nationale de Délivrance des Permis) joignable au +243 816233271. Les bureaux sont situés près de la Régie des Voies Aériennes (RVA) près de l’aéroport de Ndolo).

Transport aérien

Liaisons internationales et régionales :
• Air France assure plusieurs vols hebdomadaires entre Paris-CDG et Kinshasa-N’Djili. Bien que les formalités d’immigration soient multipliées par une traversée fluviale de Kinshasa à Brazzaville, la liaison Paris-Brazzaville peut constituer une alternative.
• Brussels Airlines (SN) assure des vols depuis et vers Bruxelles.
D’autres compagnies assurent également des vols avec escale vers la France (RAM, Turkish Airlines, Ethiopian Airlines, etc.).

Il est déconseillé de voyager sur des vols intérieurs, la plupart des compagnies opérant ces vols étant interdites par l’union européenne. Pour plus d’informations : https://ec.europa.eu/transport/modes/air/safety/air-ban_fr .

Transport fluvial et lacustre

Sur le fleuve Congo, des navettes assurent la liaison entre Kinshasa et Brazzaville tous les jours (fermeture en fin d’après-midi), sauf le dimanche. Les déplacements en barges sur le fleuve Congo sont formellement déconseillés.

Sur le Lac Kivu, des navettes relient chaque jour Goma à Bukavu et réciproquement (durée de 2 à 7 heures selon les compagnies). Toutes ne présentent pas les mêmes garanties de sécurité et des accidents sont parfois à déplorer. Il est recommandé de recourir uniquement aux « Ihusi Express », compagnie présentant les embarcations les plus sûres.

Législation locale

Photographies

La mesure interdisant de prendre des photos dans tous les espaces publics a été levée pour les lieux non sensibles. Il reste interdit de photographier des bâtiments officiels et les personnels policiers et militaires notamment. Néanmoins, l’application récente de cette mesure et le caractère aléatoire de l’appréciation de la sensibilité des lieux ou des personnels obligent à demeurer prudent. Il est, en tout état de cause, conseillé de recueillir le consentement des personnes avant de les prendre en photo.

Divers

Règlement des dépenses

En règle générale, les paiements par carte bancaire ne sont acceptés que dans les grands hôtels et quelques rares restaurants de la capitale.

Les distributeurs de billets sont assez rares dans la capitale. Le dollar américain est couramment utilisé pour effectuer des paiements dans les hôtels, restaurants et supermarchés ou pour acheter des francs congolais, réservés aux plus petits achats. Les coupures de dollars américains doivent être en bon état, sous peine d’être refusées ou minorées au change (notamment les billets de cent dollars, qui, par ailleurs, ne doivent pas être de facture trop ancienne).

Voyages d’affaires

Visas d’affaires

Pour une période d’une semaine seulement, un visa touristique, qui devra être accompagné d’une lettre de mission, est suffisant pour travailler en RDC.

Au-delà de cette période, les ressortissants français souhaitant se rendre en RDC à des fins professionnelles doivent solliciter un visa d’établissement de travail (VET) auprès du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale (METPS). En parallèle, son employeur doit solliciter un visa d’établissement systématique (VETS) auprès de la Direction générale de migration (DGM).

Le visa de courtoisie n’est pas destiné à exercer une activité professionnelle en RDC, même si cette activité est de courte durée. Il est recommandé de refuser l’apposition de ce type de visa sur son passeport si vous devez avoir une activité professionnelle dans le pays.

Journalistes

Les journalistes étrangers qui souhaitent réaliser un reportage doivent obtenir au préalable une accréditation (payante) délivrée par le ministère congolais de la Communication et des médias. Une lettre explicative fournissant l’identité des journalistes et présentant le sujet de leur reportage est exigée. Cette autorisation, valable sur une zone géographique délimitée, peut être sollicitée auprès de l’ambassade de RDC à Paris, en même temps que le visa. En cas de difficultés, contacter le service de presse de l’ambassade de France à Kinshasa.

Personnels des ONG et des organisations internationales (OI)

En raison des procédures administratives locales, les personnels des ONG et des OI déployés en zone rouge (est et centre de la RDC) sont souvent privés de leur titre de voyage pour une durée de plusieurs mois.

Compte tenu du risque inhérent à la zone dans laquelle ils séjournent, il est vivement conseillé à ces personnels de se munir d’un second passeport avant leur entrée en RDC (en présentant une attestation de leur employeur justifiant de leur emploi en RDC), de façon à pouvoir être évacué en urgence si nécessaire.

Réseaux de communication

Il n’existe pas de réseau téléphonique filaire. Les opérateurs de téléphonie mobile sont Airtel, Africell, Vodacom et Orange. Le taux de couverture de la population est de 51 % et les réseaux sont interconnectés. L’indicatif de la RDC est le +243.

En règle générale, les liaisons téléphoniques avec la France fonctionnent, ainsi que les liaisons Internet.

Données économiques

La Direction des entreprises, de l’économie internationale et de la promotion du tourisme du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques de la République Démocratique du Congo.

Contacts utiles
  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises, et la promotion de l’attractivité du territoire national.

Service économique de Kinshasa
République démocratique du Congo
Adresse : 1, avenue du Colonel Mondjiba, Kinshasa
Tél. : +243 81 555 9930
Site Internet : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/republique-democratique-du-congo

  • Business France Afrique centrale

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Bureau Business France de Douala
Ambassade de France au Cameroun
Adresse : Immeuble Indigo - Bonapriso - BP 513 DOUALA
Tél. : +242 23 342 90 62 / +242 23 342 90 65
Courriel : douala chez businessfrance.fr
Site Internet : http://export.businessfrance.fr/cameroun/bureau-cameroun-a-votre-service-a-l-export.html

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience à disposition pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Jean-Yves PARANT : jparant chez kpmg.cd.

Annuaire pour le Congo.

  • Chambre de Commerce et d’Industrie de la RDC

407, avenue Roi Baudouin 1er |
Kinshasa-Gombe |
R.D.C. Réf. Cobil, près de la cour suprême de justice,
Tél. +243 (0) 84 42 78 703 | +243 (0) 89 64 55 429 |+243 (0) 856 477 606
Site internet : http://www.ccife-rdcongo.org/
Directrice générale : Sophie OLIVIER | +243(0)855 242 784 | direction chez ccife-rdcongo.org

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Kinshasa
17, avenue du Comité urbain
Kinshasa Gombe - RDC
KINSHASA
Tél : (243) 998682598

  • CDAA

La RDC est membre de la communauté de développement d’farique australe (CDAA) dont le site internet est consultable à l’adresse suivante : http://www.sadc.int/.

La page de la RDC est consultable à l’adresse suivante : http://www.sadc.int/member-states/dr-congo/.

  • BAD

Le Congo est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site Internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page de la RDC est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/central-africa/democratic-republic-of-congo/.

  • FMI

Bureau du représentant résident du FMI au Congo.

Le Congo et le FMI.

  • PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement)

Site Internet : http://www.cd.undp.org/content/rdc/fr/home.html.

  • UNION EUROPÉENNE - Délégation en République du Congo

Site Internet : https://eeas.europa.eu/delegations/dr-congo-kinshasa_fr.

  • Banque Mondiale

Le site de la Banque Mondiale est consultable à l’adresse suivante : http://www.banquemondiale.org/

La page dédiée à la RDC peut être consultée à l’adresse suivante : http://www.banquemondiale.org/fr/country/drc

  • Le Magazine Impact

Le Magazine Impact est une revue francophone publié par l’Institut français de Kinshasa, en collaboration avec France Expertise Internationale et avec le soutien de tous les services de l’ambassade de France. Il a pour objectif de mettre en lumière, au-delà de l’action de l’ambassade, les nombreux partenaires nationaux et multilatéraux de la RDC. Il porte sur toutes les formes de coopération avec la RDC : institutionnelle, publique, privée, associative, humanitaire.

Son site est consultable à l’adresse suivante : https://www.impactmag.info/.

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