Mozambique

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Situation dans le Cabo Delgado (16/07/2021)

Après l’attaque terroriste de grande ampleur qui avait été menée contre la ville de Palma, dans le nord de la province du Cabo Delgado, le 24 mars dernier, des combats sporadiques ont encore lieu dans la ville et ses environs.

La situation sécuritaire demeure très dégradée. Il est strictement recommandé d’éviter cette zone et plus largement toute la province du Cabo Delgado (« formellement déconseillée » sur la carte des niveaux de vigilance). Les personnes susceptibles de se trouver dans cette région sont invitées à se signaler sans délai auprès de l’ambassade de France à Maputo.

Appel à la vigilance maximale – risque d’attentat (29/03/2021)

Pour rappel, comme indiqué dans l’alerte générale, publiée le 29 octobre 2020, le risque d’attentat étant élevé, les Français résidents ou de passage à l’étranger sont appelés à faire preuve de vigilance maximale.

Il convient en particulier de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. Il est également recommandé de se tenir informé de la situation et des risques, en consultant les recommandations des Conseils aux voyageurs.

Les Français de passage sont invités à s’enregistrer sur le fil d’Ariane, afin de recevoir les alertes concernant le pays où ils se trouvent.

Infection pulmonaire - Coronavirus Covid-19 (17/07/2021)

Du fait de la circulation du virus de COVID-19 et de ses variants qui demeure active (les chiffres de la pandémie peuvent être consultés sur le site du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies), toute entrée en France et toute sortie de notre territoire est encadrée. Dès lors, il convient de s’informer soigneusement et impérativement de la réglementation en vigueur en se référant notamment à l’alerte COVID-19 des conseils aux voyageurs pour d’une part, vérifier si le déplacement à destination ou en provenance du pays envisagé est soumis au régime des motifs impérieux, d’autre part, respecter les mesures sanitaires mises en place à l’entrée sur le territoire français.

Dans ce contexte, il est fortement recommandé de ne pas voyager vers le Mozambique.

Dispositions applicables pour les déplacements à destination du territoire français depuis le Mozambique :

En raison de la circulation particulièrement active de l’épidémie ou de la propagation de certains variants, des mesures renforcées sont mises en place pour les déplacements vers la France depuis plusieurs pays, dont le Mozambique.

Tous les voyageurs non vaccinés en provenance de ces pays :

  • sont soumis au régime des motifs impérieux, dont la liste est précisée dans l’attestation de déplacement et de voyage établie par le ministère de l’Intérieur. En vertu de cette liste, peuvent notamment entrer en France : les Français, leurs conjoints et enfants, les ressortissants de l’espace européen ainsi que leurs conjoints et enfants ayant leur résidence principale en France ou qui rejoignent, en transit par la France, leur résidence principale dans un pays de l’espace européen ou le pays dont ils ont la nationalité.
  • doivent présenter à l’embarquement, le résultat négatif d’un test PCR ou d’un test antigénique (TAG) réalisé moins de 48h avant le vol.
  • feront l’objet d’un test antigénique obligatoire à l’arrivée.
  • seront soumis à une quarantaine obligatoire de 10 jours, contrôlée par les forces de sécurité.

Dispositions applicables au Mozambique :

Depuis le 4 septembre 2020, les autorités locales ont décrété l’état de calamité publique. Il s’accompagne d’un certain nombre de mesures de restriction qui varient en fonction des taux de contamination constatés régulièrement dans le pays, dont :

  • Couvre-feu obligatoire dans la capitale, la zone métropolitaine du Grand Maputo, l’ensemble des capitales provinciales et des chefs-lieux des municipalités du pays de 21 heures à 4 heures ;
  • Fermeture des restaurants à 18 heures ; Ouverture des centres commerciaux entre 9 heures et 16 heures du lundi au samedi et jusqu’à 13 heures le dimanche ;
  • Horaires réduits de 8 heures à 14 heures pour les institutions publiques à l’exception des services essentiels ;
  • Visas de tourisme accordés ainsi que les visas d’affaires et de travail ; les documents périmés (à l’exception des passeports) voient leur validité étendue jusqu’au 30 août 2021 ;
  • Port du masque obligatoire dans les espaces publics et les transports ; renforcement des contrôles ;
  • Fermeture des théâtres, cinémas, casinos et plage ; interdiction des spectacles et conférences ; Suspension des services religieux ;
  • Interdiction de tous évènements sociaux privés à l’exception des mariages (avec une jauge de 20 participants maximum) : les réunions dans les institutions publiques peuvent réunir 15 personnes.

Par ailleurs, les règles sanitaires suivantes s’appliquent désormais à tous les passagers entrant au Mozambique :

  • présentation à l’arrivée d’un test PCR négatif effectué dans le pays de départ dans les 72 heures précédant le départ ;
  • pour les voyageurs nécessitant franchir les frontières terrestres à plusieurs reprises (vers l’Afrique du Sud et l’Eswatini), ou qui doivent effectuer un court séjour dans l’un de ces deux pays voisins, le test PCR demeure valable 7 jours à compter de la date du prélèvement. Les voyageurs en question qui ne pourraient pas présenter le test PCR négatif de moins de 7 jours devront se mettre en quarantaine (à leur domicile ou à l’hôtel) ou effectuer un nouveau test de dépistage à leur charge ;
  • les enfants de 0 à 5 ans sont exemptés de test ;
  • quarantaine obligatoire à domicile (ou à l’hôtel) pour une durée de 14 jours pour les passagers ayant été en contact direct avec des cas confirmés de Covid-19 et pour ceux dépistés positifs à leur arrivée.

Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Terrorisme

Le risque terroriste au Mozambique est élevé dans le nord-est du pays et s’est amplifié. Depuis octobre 2017, de nombreuses attaques de nature terroriste, menées par un mouvement armé se réclamant d’inspiration islamiste, ont eu lieu à Mocimboa da Praia et dans le nord de la province de Cabo Delgado. Des opérations des forces de sécurité mozambicaine sont menées dans la zone. La situation sécuritaire tend à s’aggraver. Dans ce contexte, le risque d’enlèvement doit également être pris en compte.

Délinquance de droit commun

Les agressions et les vols à main armée (objets personnels, véhicules, cambriolages de logements), de jour comme de nuit, sont occasionnels à Maputo et dans les principaux centres urbains. Toutefois, la fréquence de ces actes malveillants augmente à l’approche des fêtes de fin d’année. De plus, la crise économique liée à la gestion de l’épidémie de Covid-19 provoque une augmentation sensible du nombre des vols.

La pratique du car-jacking est devenue plutôt rare.

La pratique des enlèvements contre rançons est récurrente à Maputo et dans les principaux centres urbains (notamment à Beira). À ce stade, les étrangers résidant au Mozambique et les touristes ne sont pas visés, mais le risque d’être victime de ce type de crime ne peut pas être écarté. Il est recommandé aux Français de signaler à l’ambassade de France tout incident ou toute menace dont eux ou leurs proches pourraient faire l’objet au Mozambique (appels anonymes, SMS, courriels). Des mesures de précaution (variation des itinéraires, renforcement de la protection personnelle, communication des déplacements à des proches) sont recommandées.

Risque routier

Les accidents graves de la circulation, dus au mauvais état du réseau routier, à l’imprudence des conducteurs, au manque d’entretien de certains véhicules ou à la traversée d’animaux domestiques ou sauvages, sont nombreux. Les dépassements sont souvent dangereux, en raison du non-respect de la distance de sécurité, d’un usage rare des clignotants et des risques inconsidérés pris par les automobilistes (dépassements malgré la présence de véhicules en face, forçant les autres automobilistes à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence). Pour rappel, la conduite est à gauche au Mozambique.

La conduite de nuit est à éviter absolument en dehors des agglomérations (nombreux piétons et animaux traversant la route). Pour voyager en toute sécurité, il est recommandé de ne pas envisager d’étapes de plus de 500 km en une seule journée, de manière à arriver à destination avant la tombée de la nuit. De juin à août, la nuit tombe vers 17h30. Il est également conseillé d’éviter d’emprunter les « chapas », transports collectifs privés, tant pour le mauvais état des véhicules que pour la conduite dangereuse de leurs chauffeurs.

La présence de nombreux camions non bâchés transportant des matériaux de construction entraîne un risque important d’impact ou de fissure sur le pare-brise des véhicules. Il est conseillé de garder ses distances par rapport aux poids lourds et autres véhicules, en particulier sur les routes jonchées de petites pierres ou en travaux.

La pratique du vélo sur les routes du Mozambique, hors agglomérations, est fortement déconseillée sur tout type de route.

Piraterie maritime

Les attaques de pirates sont un phénomène rare dans le canal du Mozambique. Plusieurs cas ont toutefois été recensés à l’encontre de voiliers. Il est recommandé à tous les bateaux de se conformer aux « Best Management Practices » et de s’enregistrer auprès du centre pour la sécurité maritime (corne de l’Afrique) d’EUNAVFOR.
Voir également la fiche thématique Piraterie maritime de ce site.

Par ailleurs, les archipels de Quirimba (Ibo) et au large de Palma (province du Cabo Delgado) ont fait l’objet de plusieurs attaques meurtrières et provoqué la fuite de dizaines de milliers d’habitants (cf. risque terroriste).

Risques naturels

La saison cyclonique court généralement du mois de décembre à mars au Mozambique et concerne toute la côte. Pendant cette période, les inondations sont fréquentes dans les vallées des principaux fleuves, le Zambèze, le Save et le Limpopo notamment. Il convient de se tenir informé de la situation et de suivre les recommandations de la fiche risque climatique. Il est également conseillé de s’informer des conditions météorologiques sur l’ensemble du territoire auprès de l’Agence nationale de météorologie (en portugais).

Zones de vigilance

Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte)

L’extrême nord du pays connait, depuis octobre 2017, un grand nombre d’attaques de nature terroriste, d’inspiration islamiste. En dépit des offensives des forces de l’ordre, les groupes restent actifs, changeant régulièrement de mode opératoire.

Ces attaques visent autant les symboles de l’État (bâtiments publics, forces de sécurité) que les populations civiles (massacres, kidnapping) et les expatriés (attaques sur l’axe routier entre Palma et Pemba).

Elles touchent également les axes principaux de jour comme de nuit, et la zone de cabotage maritime.

Plusieurs attaques ont été revendiquées par l’ « État islamique en Afrique centrale » en 2020 (Mocimboa da Praia, Bilibiza, Quissanga en mars, Xitaxi en avril, et Muidumbe en octobre).

Une attaque terroriste de grande ampleur a été menée contre la ville de Palma, dans le nord de la province du Cabo Delgado, le 24 mars 2021 et les jours suivants.

Par conséquent, il est formellement déconseillé de se rendre dans l’ensemble de la province du Cabo Delgado, y compris son chef-lieu Pemba.

Il est également formellement déconseillé de séjourner dans les îles au large de ces districts (Ibo et Quirimbas), des attaques y ayant eu lieu récemment.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)

Les attaques récentes dans l’extrême nord du pays résultent de l’implantation d’un ou plusieurs groupes dans certaines localités de la province de Cabo Delgado. Des incursions de ces groupes ont eu lieu dans la province limitrophe de Niassa.

La partie est de la province de Niassa est déconseillée sauf raison impérative.

En cas de déplacement pour raison impérative, il convient de prendre des mesures de sécurité adaptées et de ne pas se rendre au Cabo Delgado.

Une attention particulière est également requise dans la province de Sofala, au croisement de la N1 et de la N6 et en amont, où des attaques à l’arme à feu, parfois mortelles, sont régulièrement perpétrées contre des véhicules (en majorité des camions et des autobus). Ces attaques sont attribuées à un mouvement de dissidence de la RENAMO (junte militaire autoproclamée) localisé dans le maquis (parc naturel de la Gorongosa).

Zone de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)

En dehors des zones mentionnées ci-dessus, le reste du pays est en vigilance renforcée.

Dans les parcs et réserves naturelles, des accidents peuvent survenir en raison de la présence d’animaux dangereux. Les risques routiers (comportements imprudents de certains automobilistes, état du réseau routier dégradé en dehors des grandes villes) sont d’autant plus importants que les services de secours ne sont pas en capacité d’intervenir rapidement. Les services de santé, insuffisamment présents sur l’ensemble du territoire et peu développés, ont une capacité de prise en charge limitée.

Recommandations générales

Il est recommandé de :

  • limiter les déplacements en ville à pied la nuit, y compris dans les quartiers résidentiels ;
  • de se déplacer avec une copie authentifiée de son passeport ou de son document mozambicain (DIRE). Des amendes peuvent être dressées pour défaut de papier d’identité ;
  • redoubler de prudence lors des déplacements à pied dans toutes les zones de la capitale, en particulier : Avenida Marginal (front de mer en centre-ville), Avenida Friedrich Engels (parallèle à l’avenue Nyerere) et quartier portuaire de la Baixa (notamment les abords du Jardim Tunduru) ;
  • ne pas porter d’objets de valeur (appareils photos, caméras, etc.), en particulier dans les lieux publics (marchés, plages, restaurants, etc.) ;
  • circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées ;
  • éviter les déplacements en véhicule la nuit en dehors des agglomérations ou dans des lieux isolés en ville ;
  • ne pas se promener seul la nuit sur les plages.

Activités sportives à risque

Baignade en mer

La baignade n’est en général pas surveillée au Mozambique, alors qu’elle est souvent dangereuse (courants forts, vagues en rouleaux). Il est conseillé aux baigneurs de rester le plus près possible des côtes. Des attaques de requins peuvent se produire exceptionnellement.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée

Passeport

Le passeport doit être valide 6 mois au-delà de la date de fin de séjour.

Afin d’éviter des difficultés aux frontières lors de l’apposition des visas d’entrée et de sortie, il est recommandé que le passeport dispose d’au moins 2 pages vierges.

Visa

Le visa est obligatoire pour tout type de passeport (même diplomatique ou de service) et doit être demandé auprès de la représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine compétente pour votre pays de résidence. En France, il convient de s’adresser à l’ambassade du Mozambique à Paris (82, rue Laugier - 75017 Paris - Tél. : +33 1 47 64 91 32).

L’obtention d’un visa à la frontière mozambicaine (y compris dans l’un des aéroports internationaux du pays) reste toutefois possible, mais réservée aux ressortissants de pays sur le territoire duquel il n’existe pas de représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine. Le visa est alors limité à une seule entrée pour une période de 30 jours maximum. Son coût est de 2 085 meticais (environ 60 euros).

Si le visa doit expirer pendant le séjour, il conviendra de le faire proroger dans le consulat mozambicain le plus proche (Mbabane en Eswatini ou Nelspruit en Afrique du Sud), sous peine d’une amende de 50 dollars américains par jour de séjour irrégulier.

L’obtention de visas aux frontières nord (Tanzanie et Malawi) et ouest (Zambie et Zimbabwe) du pays étant souvent très problématique, il est recommandé de se munir d’un visa auprès des représentations mozambicaines dans les pays concernés avant de se présenter à ces frontières.

Les postes frontières terrestres sont en général ouverts de 6h à 18h. Celui de Ressano Garcia (frontière avec l’Afrique du Sud) est ouvert de 6h à 24h. Ceux de Namaacha et Goba (frontière avec l’Eswatini) le sont de 6h à 20h. Le poste de Ressano Garcia connaît à certaines périodes de l’année (Noël et Nouvel An notamment) des pics d’affluence qu’il est préférable d’éviter.

Les Français résidant à La Réunion et à Mayotte peuvent demander un visa à la frontière, mais à condition de fournir les documents suivants : preuve de résidence à La Réunion ou à Mayotte (avec traduction le cas échéant en portugais), billet aller-retour et lettre d’invitation ou réservation d’hôtel.

Réglementation douanière

Les voyageurs peuvent entrer librement sur le territoire mozambicain avec les biens suivants :

  • tabac : 400 cigarettes ou 100 petits cigares ou 50 cigares ou 250 g de tabac ;
  • 2,25 litres de vin et 1 litre d’autres boissons alcoolisées ;
  • 50 ml de parfum ;
  • tout article dont la valeur n’excède pas 50 dollars.

Les autres articles et biens doivent être déclarés. Les narcotiques et le matériel pornographique sont interdits. Le transport d’armes nécessite une licence spéciale.
Les voyageurs se rendant au Mozambique doivent obtenir à la frontière une licence d’importation temporaire de leur véhicule, à conserver tout au long de leur séjour.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Elles ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (ceci suffisamment longtemps avant le départ pour permettre, le cas échéant, les rappels de vaccins).

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation, etc.) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

Les infrastructures de santé du pays sont très pauvres, surtout en province, et les médecins sont peu nombreux. Toute intervention médicale sérieuse doit, si possible, être réalisée à l’étranger (l’Afrique du Sud est la destination conseillée la plus proche).

À Maputo, les principales structures hospitalières sont :

  • ICOR, 1111 avenida Kenneth Kaunda. Téléphone 21.41.63.47 / 21.41.60.72, 74, 75
  • Hospital Privado rua do Rio Inhamiara, Sommerschield II. Téléphone 21.24.29.00 / 21.49.36.80 / 21.48.39.05
  • Clinica de Sommerschield / policlinicas de Moçambique, rua Pereira do Lago. Téléphone 21.49.39.24/5/6

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque élevé de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche Infos pratiques.

Vaccinations

  • Voyagez avec votre carnet de vaccinations, qui peut être demandé et contrôlé lors du passage de la frontière à l’aéroport.
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire uniquement pour les personnes ayant transité ou séjourné dans l’un des 42 pays suivants : Angola, Bénin, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Colombie, Côte d’Ivoire, Équateur, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guyana, Guinée Conakry, Guinée-Bissao, Guinée équatoriale, Kenya, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Ouganda, Panama, Pérou, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suriname, Tanzanie, Tchad, Togo, Trinité-et-Tobago et Vénézuéla.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, ainsi que la vaccination rubéole oreillons rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B (contamination lors de soins médicaux, dentaires ou par voie sexuelle) peuvent être recommandées.
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour, en raison de la présence de nombreux animaux sauvages dans le pays (y compris les chauves-souris), surtout pour les voyageurs souhaitant visiter les réserves naturelles. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Risques sanitaires

Maladies transmises par le moustique

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).
S’agissant du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
Pendant votre séjour, et dans les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue

La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Chikungunya

La transmission du Chikungunya est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques
  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés (PDF - 62,8 Ko) ;
  • Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).

Autres maladies

Poliomyélite

Il est fortement recommandé d’être à jour de sa vaccination et de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccination internationale avant le départ. L’Organisation mondiale de la Santé recommande aux voyageurs souhaitant se rendre dans ce pays de disposer d’un certificat de vaccination contre la poliomyélite datant de moins de 12 mois (à inscrire sur un certificat de vaccination internationale).

Choléra

Il existe un risque de contamination dans les banlieues et les régions les plus défavorisées et isolées, avec des poussées cycliques en particulier dans la province de Sofala (Beira), de Maputo et à Nampula. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Rage

La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide ; il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive (en pré-exposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable.

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs. Ils imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination, recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Infection par le virus HIV

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque. En cas d’exposition accidentelle, certaines structures permettent de recevoir des soins et d’effectuer rapidement un dépistage (voir liste des numéros utiles).

Mesures d’hygiène alimentaire

  • Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :
  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits et légumes, ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau et des boissons encapsulées, ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou, à défaut, produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.

Quelques règles simples

  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable (lacs et rivières) et les sols humides ;
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Secouer les habits, draps et sacs de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux-roues).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Infos utiles

Transport

Transport routier

Circulation et infrastructure routière

Comme dans l’ensemble de l’Afrique australe, la conduite est à gauche au Mozambique.
Les conducteurs doivent respecter scrupuleusement les limites de vitesse (60 km/h en agglomération, 120 km/h au maximum sur les routes nationales, mais de nombreux tronçons sont limités à 100 km/h). Les radars et les contrôles de police sont nombreux.

La route nationale 1 (Nord-Sud) est le principal axe de circulation du pays. Elle est, dans l’ensemble, en état satisfaisant.
La route nationale 6 entre Beira et la frontière avec le Zimbabwe est en mauvais état entre Beira et Inchope (croisement avec la route nationale 1).
Les liaisons sont assez bonnes avec l’Afrique du Sud (Nationale 4, poste frontière de Ressano Garcia) et le royaume d’Eswatini (postes frontières de Namaacha et Goba). Le poste frontière de Kosi Bay (frontière avec l’Afrique du Sud / Kwazulu Natal) est à environ une heure et demie depuis Maputo, grâce au franchissement du nouveau pont de Catembe (péage - paiement seulement en numéraire, en méticais) et à la réfection de la route (section à péage également) désormais en parfait état jusqu’à la frontière. Il est également possible d’entrer en Afrique du Sud (parc Kruger) par le poste de Giriyondo, situé dans le parc national du Limpopo (accès en 4x4 uniquement).

Il existe deux péages sur la route nationale 4 (à Matola et à Moamba), qui acceptent les paiements (en numéraire seulement en méticais, rands ou dollars).

Des trous importants sont susceptibles de se former sur l’asphalte des routes après de fortes pluies.
Le reste du réseau routier est surtout constitué de pistes praticables seulement en véhicules 4x4 à la saison des pluies (décembre-mars). Les stations essence peuvent être parfois très espacées et il est recommandé de toujours rouler avec au moins 50 % du plein. La signalisation routière est pratiquement inexistante en dehors des agglomérations.

Les postes frontières terrestres sont en général ouverts de 6h à 18h. Celui de Ressano Garcia (frontière principale avec l’Afrique du Sud) est ouvert de 6h à 24h. Ceux de Namaacha et Goba (frontière avec le royaume d’Eswatini) le sont de 6h à 20h. Le poste de Ressano Garcia connaît à certaines périodes de l’année (Noël et Nouvel An notamment) des pics d’affluence qu’il est préférable d’éviter.

Permis de conduire et assurance

Les automobilistes doivent disposer d’un permis de conduire international en cours de validité et, pour ceux qui s’établissent dans le pays pour un long séjour, d’un permis mozambicain (qui s’obtient en laissant en dépôt le permis national). Chaque véhicule doit disposer de 2 triangles de signalisation et d’un gilet fluorescent (la police en contrôle régulièrement la présence et verbalise les infractions). L’usage de la ceinture de sécurité est obligatoire.
Les étrangers doivent avoir sur eux les originaux de leurs documents d’identité (passeport ou titre de séjour, permis de conduire). Des copies ne suffisent généralement pas si elles ne sont pas authentifiées et l’absence de documents originaux lors d’un contrôle d’identité peut avoir pour conséquence une incarcération.
Une assurance au tiers est obligatoire. Elle peut être contractée aux frontières pour la durée du séjour.

Réseau ferroviaire

Les déplacements en train sont très lents et inconfortables, y compris sur la ligne Johannesburg–Maputo (600 km en 14 heures). L’état du réseau ferroviaire donne lieu à de fréquents accidents. Il est déconseillé d’utiliser ce moyen de transport.

Transport aérien

Liaisons intérieures : depuis mai 2017, la LAM (Linhas Aéreas de Moçambique) n’est plus inscrite sur la liste noire européenne. Les vols nationaux sont principalement opérés par cette compagnie.

Liaisons internationales : il n’y a pas de vols directs entre la France et le Mozambique, y compris depuis la Réunion. La compagnie Air France assure des vols entre Paris et Johannesburg et la compagnie South African Airways des vols entre Johannesburg et Maputo. D’autres compagnies assurent des vols indirects entre Paris et Maputo, via notamment Addis Abeba, Doha, Lisbonne ou Nairobi.

Législation locale

L’usage et la vente de stupéfiants, drogues « douces » incluses, sont interdits et sévèrement punis par la loi.
La vente de boissons alcoolisées est interdite aux mineurs de moins de 18 ans.

Us et coutumes

Une tenue correcte est de rigueur en toute circonstance, et notamment sur les plages fréquentées où les mini-tenues de bain sont à proscrire. La visite de lieux de culte doit se faire avec des vêtements appropriés (pas de shorts ou vêtements trop courts, ni de vêtements découvrant les épaules).

Divers

Électricité / eau

Le courant électrique est à 220V.
Il n’est pas conseillé de boire de l’eau du robinet.

Monnaie et paiements

La monnaie nationale est le métical, que les voyageurs peuvent retirer sans difficulté dans les nombreux distributeurs du pays à l’aide de leurs cartes internationales (carte VISA de préférence, le réseau Mastercard étant limité ici). Par prudence, il est préférable de retirer de l’argent en semaine et dans les grandes villes (l’approvisionnement en billets peut parfois poser problème). De nombreux commerces acceptent les cartes internationales, du moins à Maputo. Les euros, dollars et rands sont acceptés en de nombreux endroits mais il est préférable de les changer sur place en méticais.

Téléphone et Internet

Code international du Mozambique : +258.
Il existe trois opérateurs de téléphonie mobile au Mozambique (Mcel, Vodacom et Movitel). Le réseau n’est pas toujours bon, notamment en province et en dehors des villes.
Le Mozambique est couvert par le réseau 3G.
Les connexions Internet locales sont lentes et chères. Les cybercafés sont peu nombreux, même à Maputo.
Heure locale : GMT+2 heures.

Jours fériés nationaux

1er janvier, 3 février, 7 avril, 1er mai, 25 juin, 7 septembre, 25 septembre, 4 octobre et 25 décembre. Certaines villes ont des jours fériés spécifiques (10 novembre pour Maputo).

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Le visa est obligatoire pour les Français souhaitant se rendre au Mozambique. Il doit être demandé auprès de l’ambassade du Mozambique à Paris, située au 82, rue Laugier, 75017 (Tél : +33 1 47 64 91 32).

Aucun visa ne sera délivré à l’arrivée à Maputo pour les résidents en France métropolitaine.

Pour les visas d’affaires, une assistance peut-être apportée par le Service économique (maputo chez dgtresor.gouv.fr) aux entreprises ne disposant pas de correspondants locaux. Il conviendra de lui transmettre une copie de la première page du passeport, des dates de séjour, du nom de l’entreprise et de la position de la personne sollicitant un visa au sein de l’entreprise.

L’ambassade de France à Maputo émettra une note verbale qu’il faudra présenter à l’ambassade du Mozambique en France avec la demande de visa.

Cas particulier pour les résidents de La Réunion et de Mayotte

Compte tenu de leur situation géographique, les Mahorais et Réunionnais sont éligibles à l’obtention de visas à l’entrée au Mozambique et les services migratoires des aéroports du pays en sont informés.

Certains documents justificatifs sont toutefois exigés pour la délivrance de visas de frontière, à savoir :

  • une preuve de résidence à Mayotte ou à La Réunion (passeport ou CNI si elle comporte une adresse dans l’un des deux territoires, ou toute attestation de résidence délivrée par une mairie par exemple) accompagnée d’une traduction en portugais certifiée ;
  • un billet aller-retour ;
  • une réservation d’hôtel ou une lettre d’invitation d’une entité mozambicaine.

Comme pour les ressortissants métropolitains, le Service économique (maputo chez dgtresor.gouv.fr) peut apporter son assistance aux entreprises ne disposant pas de correspondants locaux (cf. supra pour les documents à fournir).

Délais d’obtention :

En cas d’urgence, les visas peuvent être délivrés en 48 heures. Il convient toutefois de prévoir, pour les cas normaux, un délai de deux semaines.

Données économiques

Consulter la fiche Repères économiques Mozambique.

Contacts utiles

Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, et le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Maputo
Av. Julius Nyerere, 2 361 - CP 4 781 - MAPUTO, Mozambique
Tél. : +258 21 48 46 78
Télécopie : +258 21 48 46 30
Site Internet

CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Site internet : Comité national des Conseillers du commerce extérieur de la France

AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Maputo
Avenida 24 de Julho, n°1500
BP 2647
Maputo, Mozambique
Tél. : +258 21 30 43 00 / +258 21 30 43 01 / +258 21 30 43 02
Télécopie : +258 21 30 37 47
Courriel : afdmaputo chez afd.fr

BAD

Le Mozambique est membre de la Banque africaine de développement (BAD).
Page du Mozambique

FMI