Mozambique

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Attaques terroristes dans la province de Cabo Delgado (nord du Mozambique)

Depuis la fin du mois de mai, des attaques d’un groupe terroriste d’inspiration islamiste sont recensées dans de nouveaux districts de la province de Cabo Delgado. Les cibles visées sont des postes administratifs ou de police ainsi que des villages isolés. Il est déconseillé de s’y rendre, sauf raison impérative (voir onglet Sécurité de cette fiche pour plus de détails).

Sécurité

RISQUES ENCOURUS ET RECOMMANDATIONS ASSOCIÉES

Terrorisme
Le risque terroriste au Mozambique est récent. Depuis octobre 2017, plusieurs attaques terroristes, attribuées à la mouvance islamiste, ont eu lieu à Mocimboa da Praia et ses environs (province de Cabo Delgado dans le nord du Mozambique). Des opérations des forces de sécurité ont régulièrement lieu dans la zone. Les attaques se poursuivent et s’étendent vers le sud de la province.

Délinquance de droit commun
Les agressions et les vols à main armée (objets personnels, véhicules, car-jacking, cambriolage de logements), de jour comme de nuit, sont assez courants à Maputo et à Matola, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.
La pratique des enlèvements contre rançons existe notamment à Maputo. A ce stade, les étrangers résidant au Mozambique et les touristes n’ont pas été particulièrement visés, mais le risque d’être victime de ce type de crime ne peut pas être considéré comme nul. Il est recommandé aux Français de signaler à l’ambassade de France tout incident ou toute menace dont eux ou leurs proches pourraient faire l’objet au Mozambique (appels anonymes, SMS, courriels). Des mesures de précaution (variation des itinéraires, renforcement de la protection personnelle, communication des déplacements à des proches) sont recommandées.

Risque routier
Les accidents de la circulation, dus à l’imprudence des conducteurs, au manque d’entretien de certains véhicules ou à la traversée d’animaux domestiques, sont nombreux. Les dépassements sont souvent dangereux, en raison du non-respect de la distance de sécurité, d’un usage rare des clignotants et des risques inconsidérés pris par les automobilistes (dépassements malgré la présence de véhicules en face, forçant les autres automobilistes à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence).
La conduite de nuit est à éviter absolument en dehors des agglomérations (absence d’éclairage et nombreux piétons et animaux traversant la route). Pour voyager en toute sécurité, il est recommandé de ne pas envisager d’étapes de plus de 500 km en une seule journée, de manière à arriver à destination avant la tombée de la nuit. De juin à août, la nuit tombe vers 17h30.
La présence de nombreux camions non bâchés transportant des matériaux de construction entraîne un risque important d’impact ou de fissure sur le pare-brise des véhicules. Il est conseillé de garder ses distances par rapport aux poids lourds et autres véhicules, en particulier sur les routes jonchées de petites pierres ou en travaux.
La pratique du vélo sur les routes du Mozambique hors agglomérations est fortement déconseillée sur tout type de route.

Piraterie maritime
Les attaques de pirates sont un phénomène rare au Mozambique. Plusieurs cas ont toutefois été recensés à l’encontre de voiliers, qui constituent des embarcations particulièrement vulnérables. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes, qui ont étendu leur activité au sud vers le canal du Mozambique et à l’ouest vers la Zone Économique Exclusive des Seychelles. Il est recommandé à tous les bateaux de se conformer aux "Best Management Practices" et de s’enregistrer auprès du centre pour la sécurité maritime (corne de l’Afrique) d’EUNAVFOR (www.mschoa.org).
Voir également la fiche thématique Piraterie maritime de ce site.

Terrorisme
Le risque terroriste au Mozambique est récent. Depuis octobre 2017, plusieurs attaques terroristes, attribuées à la mouvance islamiste, ont eu lieu à Mocimboa da Praia et ses environs (province de Cabo Delgado dans le nord du Mozambique). Des opérations des forces de sécurité ont régulièrement lieu dans la zone.

Risques naturels
Des risques de cyclones et de tempêtes tropicales existent sur la côte, de décembre à mars. Pendant cette période, les inondations sont fréquentes dans les vallées des principaux fleuves, le Zambèze, le Save et le Limpopo notamment.

ZONES DE VIGILANCE

Zones déconseillées sauf raisons impératives (en orange sur la carte)
L’extrême nord du pays (en particulier les districts de Mocimboa da Praia et de Palma, dans la province de Cabo Delgado) a connu, depuis octobre 2017, plusieurs attaques terroristes d’inspiration islamiste. En dépit de plusieurs offensives des forces de l’ordre, les terroristes n’ont pas été neutralisés. Des attaques sporadiques visant des commerces et des postes administratifs et de police sont régulièrement signalées.

Depuis le mois de mai 2018, les attaques se multiplient et progressent vers le sud de la province. Les districts désormais touchés sont ceux de : Palma, Nangade, Mocimboa da Praia, Muidumbe, Macomia et Quissanga. Il est déconseillé de s’y rendre.
Il est possible de séjourner dans les îles au large de ces districts (Ibo et Quirimbas). Il est fortement recommandé pour s’y rendre d’utiliser la voie aérienne (les transferts peuvent être organisés depuis Pemba) à l’exclusion des voies maritimes et terrestres.

Zone de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)
En dehors du nord de la province de Cabo Delgado, le reste du pays est en vigilance renforcée.
Dans les zones naturelles, des accidents peuvent survenir en raison de la présence d’animaux dangereux. Les risques routiers (comportements imprudents de certains automobilistes, état du réseau routier dégradé en dehors des grandes villes) sont d’autant plus importants que les services de secours ne sont pas en capacité d’intervenir rapidement. Les services de santé, insuffisamment présents sur l’ensemble du territoire et peu développés, ont une capacité de prise en charge peu satisfaisante.

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

Il est recommandé de :
• limiter les déplacements en ville à pied la nuit, y compris dans les quartiers résidentiels ;
• redoubler de prudence lors des déplacements à pied dans toutes les zones de la capitale, en particulier : Avenida Marginal (front de mer), Avenida Friedrich Engels (parallèle à l’avenue Nyerere) et quartier portuaire de la Baixa (notamment les abords du Jardim Tunduru) ;
• ne pas porter d’objets de valeur (appareils photos, caméras, etc.), en particulier dans les lieux publics (marchés, plages, restaurants, etc.) ;
• circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées ;
• éviter les déplacements en véhicule la nuit en dehors des agglomérations ou dans des lieux isolés en ville ;
• ne pas se promener seul la nuit sur les plages.
Ces conseils de prudence valent aussi bien pour Maputo que pour les autres villes du pays où la criminalité, moins présente que dans la capitale, se développe également.

ACTIVITÉS SPORTIVES A RISQUE

Baignade en mer
La baignade n’est en général pas surveillée au Mozambique, alors qu’elle est souvent dangereuse (courants forts, absence de sauveteurs). Il est conseillé aux baigneurs de rester le plus près possible des côtes. Des attaques de requins peuvent se produire exceptionnellement.

Entrée / Séjour

FORMALITÉS D’ENTRÉE

Passeport

Le passeport doit être valide 3 mois au-delà de la date de fin de séjour.

Afin d’éviter des difficultés aux frontières lors de l’apposition des visas d’entrée et de sortie, il est recommandé que le passeport dispose d’au moins 2 pages vierges.

Visa
Le visa est obligatoire pour tout type de passeport (même diplomatique ou de service) et doit être demandé auprès de la représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine compétente pour votre pays de résidence. En France, il convient de s’adresser à l’ambassade du Mozambique à Paris (82, rue Laugier - 75017 Paris - Tél. : +33 1 47 64 91 32).

L’obtention d’un visa à la frontière mozambicaine (y compris dans l’un des aéroports internationaux du pays) reste toutefois possible, mais elle n’est pas garantie et elle reste en principe réservée aux ressortissants de pays sur le territoire desquels il n’existe pas de représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine. Le visa est alors limité à une seule entrée pour une période de 30 jours maximum. Son coût est de 2 085 meticais (environ 60 euros).

Si le visa doit expirer pendant le séjour, il conviendra de le faire proroger dans le consulat mozambicain le plus proche (Mbabane au Swaziland ou Nelspruit en Afrique du Sud), sous peine d’une amende de 50 dollars américains par jour de séjour irrégulier.

L’obtention de visas aux frontières nord (Tanzanie et Malawi) et ouest (Zambie et Zimbabwe) du pays étant souvent très problématique, il est recommandé de se munir d’un visa auprès des représentations mozambicaines dans les pays concernés avant de se présenter à ces frontières.

Les postes frontières terrestres sont en général ouverts de 6h à 18h. Celui de Ressano Garcia (frontière avec l’Afrique du Sud) est ouvert de 6h à 24h. Ceux de Namaacha et Goba (frontière avec le Swaziland) le sont de 6h à 20h. Le poste de Ressano Garcia connaît à certaines périodes de l’année (Noël et Nouvel An notamment) des pics d’affluence qu’il est préférable d’éviter.

Les Français résidant à La Réunion et à Mayotte peuvent demander un visa à la frontière, mais à condition de fournir les documents suivants : preuve de résidence à La Réunion ou à Mayotte (avec traduction le cas échéant en portugais), billet aller-retour et lettre d’invitation ou réservation d’hôtel.

RÉGLEMENTATION DOUANIÈRE

Les voyageurs peuvent entrer librement sur le territoire mozambicain avec les biens suivants :
• tabac : 400 cigarettes ou 100 petits cigares ou 50 cigares ou 250 g de tabac ;
• 2,25 litres de vin et 1 litre d’autres boissons alcoolisées ;
• 50 ml de parfum ;
• tout article dont la valeur n’excède pas 50 dollars.

Les autres articles et biens doivent être déclarés. Les narcotiques et le matériel pornographique sont interdits. Le transport d’armes nécessite une licence spéciale.
Les voyageurs se rendant au Mozambique doivent obtenir à la frontière une licence d’importation temporaire de leur véhicule, à conserver tout au long de leur séjour.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Elles ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (ceci suffisamment longtemps avant le départ pour permettre, le cas échéant, les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation, etc.) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.
Les infrastructures de santé du pays sont très pauvres, surtout en province, et les médecins sont peu nombreux. Toute intervention médicale sérieuse doit si possible être réalisée à l’étranger (l’Afrique du Sud est la destination conseillée la plus proche).

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche Infos pratiques.

Vaccinations

  • Il est recommandé de se munir de son carnet de vaccinations, qui peut être demandé et contrôlé lors du passage de la frontière à l’aéroport.
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire uniquement pour les personnes ayant transité ou séjourné dans l’un des 42 pays suivants : Angola, Bénin, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Colombie, Côte d’Ivoire, Equateur, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guyana, Guinée Conakry, Guinée Bissao, Guinée équatoriale, Kenya, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Ouganda, Panama, Pérou, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suriname, Tanzanie, Tchad, Togo, Trinité-et-Tobago et Vénézuéla.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, ainsi que la vaccination rubéole oreillons rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B (contamination lors de soins médicaux, dentaires ou par voie sexuelle) peuvent être recommandées.
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour, en raison de la présence de nombreux animaux sauvages dans le pays (y compris les chauves-souris), surtout pour les voyageurs souhaitant visiter les réserves naturelles. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).
S’agissant du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
Pendant votre séjour, et dans les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue
La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Chikungunya
La transmission du Chikungunya est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Choléra
Il existe un risque de contamination dans les banlieues et les régions les plus défavorisées et isolées, avec des poussées cycliques en particulier dans la province de Sofala (Beira), de Maputo et à Nampula. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Rage
La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide ; il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. La vaccination préventive (en pré-exposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation médicale préalable.

Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs. Ils imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination, recommandée, et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque. En cas d’exposition accidentelle, certaines structures permettent de recevoir des soins et d’effectuer rapidement un dépistage (voir liste des numéros utiles ci-après).

MESURES D’HYGIÈNE ALIMENTAIRE

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Eviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits et légumes, ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • Eviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau et des boissons encapsulées, ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou, à défaut, produit désinfectant) ;
  • Eviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Eviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
QUELQUES RÈGLES SIMPLES
  • Eviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Eviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Secouer les habits, draps et sacs de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque à deux-roues).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation mondiale de la Santé

Infos utiles

TRANSPORT

Transport routier

Circulation et infrastructure routière

Comme dans l’ensemble de l’Afrique australe, la conduite est à gauche au Mozambique.
Les conducteurs doivent respecter scrupuleusement les limites de vitesse (60 km/h en agglomération, 120 km/h au maximum sur les routes nationales mais de nombreux tronçons sont limités à 100 km/h). Les radars et les contrôles de police sont nombreux.

La route nationale 1 (Nord-Sud) est le principal axe de circulation du pays. Elle est, dans l’ensemble, en état satisfaisant.
La route nationale 6 entre Beira et la frontière avec le Zimbabwe est en mauvais état entre Beira et Inchope (croisement avec la route nationale 1).
Les liaisons sont assez bonnes avec l’Afrique du Sud (Nationale 4, poste frontière de Ressano Garcia) et le Swaziland (postes frontières de Namaacha et Goba). Le poste frontière de Kosi Bay (frontière avec l’Afrique du Sud / Kwazulu Natal) est praticable uniquement, côté mozambicain, par des 4x4. Le risque d’ensablement reste élevé même pour ce type de véhicule sur une grande partie de la piste qui mène de Kosi Bay à Maputo (compter 3 heures de route et une traversée en ferry pour rejoindre Maputo). Il est également possible d’entrer en Afrique du Sud (parc Kruger) par le poste de Giriyondo, situé dans le parc national du Limpopo (accès en 4x4 uniquement).

Il existe deux péages sur la route nationale 4 (à Matola et à Moamba), qui acceptent les paiements (en numéraire seulement) en méticais, rands ou dollars.

Des trous importants sont susceptibles de se former sur l’asphalte des routes après de fortes pluies.
Le reste du réseau routier est surtout constitué de pistes praticables seulement en véhicules 4x4 à la saison des pluies (décembre-mars). Les stations essence peuvent être parfois très espacées et il est recommandé de toujours rouler avec au moins 50% du plein. La signalisation routière est pratiquement inexistante en dehors des agglomérations.

Les postes frontières terrestres sont en général ouverts de 6h à 18h. Celui de Ressano Garcia (frontière avec l’Afrique du Sud) est ouvert de 6h à 24h. Ceux de Namaacha et Goba (frontière avec le Swaziland) le sont de 6h à 20h. Le poste de Ressano Garcia connaît à certaines périodes de l’année (Noël et Nouvel An notamment) des pics d’affluence qu’il est préférable d’éviter.

Permis de conduire et assurance

Les automobilistes doivent disposer d’un permis de conduire international en cours de validité et, pour ceux qui s’établissent dans le pays pour un long séjour, d’un permis mozambicain (qui s’obtient en laissant en dépôt le permis national). Chaque véhicule doit disposer de 2 triangles de signalisation et d’un gilet fluorescent (la police en contrôle régulièrement la présence et verbalise les infractions). L’usage de la ceinture de sécurité est obligatoire.
Les étrangers doivent avoir sur eux les originaux de leurs documents d’identité (passeport ou titre de séjour, permis de conduire). Des copies ne suffisent généralement pas si elles ne sont pas authentifiées et l’absence de documents originaux lors d’un contrôle d’identité peut avoir pour conséquence une incarcération.
Une assurance au tiers est obligatoire. Elle peut être contractée aux frontières pour la durée du séjour.

Réseau ferroviaire

Les déplacements en train sont très lents et inconfortables, y compris sur la ligne Johannesburg–Maputo (600 km en 14 heures). L’état du réseau ferroviaire donne lieu à de fréquents accidents. Il est déconseillé d’utiliser ce moyen de transport.

Transport aérien

Liaisons intérieures : toutes les compagnies mozambicaines sont inscrites sur la liste noire européenne. L’utilisation des vols opérés par ces compagnies est donc déconseillée.
Liaisons internationales : il n’y a pas de vols directs entre la France et le Mozambique, y compris depuis la Réunion, à l’exception de la liaison aérienne depuis Mayotte vers le nord du Mozambique (Dzaoudi-Pemba), opérée par Ewa Air. La compagnie Air France assure des vols entre Paris et Johannesburg et la compagnie South African Airways des vols entre Johannesburg et Maputo. D’autres compagnies assurent des vols indirects entre Paris et Maputo, via notamment Addis Abeba, Doha, Lisbonne ou Nairobi.

LÉGISLATION LOCALE

L’usage et la vente de stupéfiants, drogues "douces" incluses, sont interdits et sévèrement punis par la loi.
La vente de boissons alcoolisées est interdite aux mineurs de moins de 18 ans.

US ET COUTUMES

Une tenue correcte est de rigueur en toute circonstance, et notamment sur les plages fréquentées où les mini-tenues de bain sont à proscrire. La visite de lieux de culte doit se faire avec des vêtements appropriés (pas de shorts ou vêtements trop courts, ni de vêtements découvrant les épaules).

DIVERS

Électricité / eau
Le courant électrique est à 220V.
Il n’est pas conseillé de boire de l’eau du robinet.

Monnaie et paiements
La monnaie nationale est le métical, que les voyageurs peuvent retirer sans difficulté dans les nombreux distributeurs du pays à l’aide de leurs cartes internationales (carte VISA de préférence, le réseau Mastercard étant limité ici). Par prudence, il est préférable de retirer de l’argent en semaine et dans les grandes villes (l’approvisionnement en billets peut parfois poser problème). De nombreux commerces acceptent les cartes internationales, du moins à Maputo. Les euros, dollars et rands sont acceptés en de nombreux endroits mais il est préférable de les changer sur place en méticais.

Téléphone et Internet
Code international du Mozambique : +258.
Il existe trois opérateurs de téléphonie mobile au Mozambique (Mcel, Vodacom et Movitel). Le réseau n’est pas toujours bon, notamment en province et en dehors des villes.
Le Mozambique est couvert par le réseau 3G.
Les connexions Internet locales sont lentes et chères. Les cybercafés sont peu nombreux, même à Maputo.
Heure locale
GMT+2 heures.

Jours fériés nationaux
1er janvier, 3 février, 7 avril, 1er mai, 25 juin, 7 septembre, 25 septembre, 4 octobre et 25 décembre. Certaines villes ont des jours fériés spécifiques (10 novembre pour Maputo).

Voyages d’affaires

VISA D’AFFAIRES

Le visa est obligatoire pour les Français souhaitant se rendre au Mozambique. Il doit être demandé auprès de l’ambassade du Mozambique à Paris, située au 82, rue Laugier, 75017 (Tél : +33 1 47 64 91 32).

Aucun visa ne sera délivré à l’arrivée à Maputo pour les résidents en France métropolitaine.

Pour les visas d’affaires, une assistance peut-être apportée par le Service économique (maputo chez dgtresor.gouv.fr) aux entreprises ne disposant pas de correspondants locaux. Il conviendra de lui transmettre copie de la première page du passeport, des dates de séjour, du nom de l’entreprise et de la position de la personne sollicitant un visa au sein de l’entreprise.

L’ambassade de France à Maputo émettra une note verbale qu’il faudra présenter à l’ambassade du Mozambique en France avec la demande de visa.

Cas particulier pour les résidents de La Réunion et de Mayotte :

Compte tenu de leur situation géographique, les Mahorais et Réunionnais sont éligibles à l’obtention de visas à l’entrée au Mozambique et les services migratoires des aéroports du pays en sont informés.

Certains documents justificatifs sont toutefois exigés pour la délivrance de visas de frontière, à savoir :

  • une preuve de résidence à Mayotte ou à La Réunion (passeport ou CNI si elle comporte une adresse dans l’un des deux territoires, ou toute attestation de résidence délivrée par une mairie par exemple) accompagnée d’une traduction en portugais certifiée ;
  • un billet aller-retour ;
  • une réservation d’hôtel ou une lettre d’invitation d’une entité mozambicaine.

Comme pour les ressortissants métropolitains, le Service économique (maputo chez dgtresor.gouv.fr) peut apporter son assistance aux entreprises ne disposant pas de correspondants locaux (cf. supra pour les documents à fournir).

Délais d’obtention :

En cas d’urgence, les visas peuvent être délivrés en 48 heures. Il convient toutefois de prévoir, pour les cas normaux, un délai de deux semaines.

DONNÉES ÉCONOMIQUES

La Direction des entreprises, de l’économie internationale et de a promotion du tourisme du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche Repères économiques Mozambique.

Contacts utiles
  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, et le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Maputo
Av. Julius Nyerere, 2 361 - CP 4 781 - MAPUTO, Mozambique
Tél. : +258 21 48 46 78
Télécopie : +258 21 48 46 30
Site Internet : https://www.tresor.economie.gouv.fr...

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Annuaire pour le Mozambique.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Maputo
Avenida 24 de Julho, n°1500
BP 2647
Maputo
MOZAMBIQUE
Tél. : +258 21 30 43 00 / +258 21 30 43 01 / +258 21 30 43 02
Télécopie : +258 21 30 37 47
Courriel : afdmaputo chez afd.fr

  • BAD

Le Mozambique est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site Internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page du Mozambique est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/southern-africa/mozambique/.

  • FMI

Sites Internet :

Bureau du représentant résident du FMI au Mozambique.

Le Mozambique et le FMI.

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