Irak

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Manifestations

Le mouvement de manifestations qui a débuté le vendredi 25 octobre se poursuit. Les appels à manifester sont très suivis à Bagdad, notamment dans le centre-ville, et dans les provinces du sud du pays, jusqu’à Bassora.

Des troubles à l’ordre public sont susceptibles de se produire entre les manifestants et les forces de sécurité. Les télécommunications et l’accès au réseau internet pourraient être perturbés. Les déplacements pourraient être rendus difficiles en raison de la fermeture d’axes routiers.

Il convient de reporter les déplacements prévus à Bagdad ou dans les provinces du sud du pays, de se tenir informé de l’évolution de la situation, d’éviter les rassemblements et de suivre les consignes des autorités locales, notamment s’agissant de la mise en place de couvre-feu.

Région autonome du Kurdistan

Une intervention militaire est en cours dans le Nord-Est de la Syrie.

Il convient impérativement de rester à l’écart de la frontière syrienne.

Pour rappel, cette zone est formellement déconseillée (rouge sur la carte sécuritaire de la fiche Conseils aux voyageurs).

Sécurité

RISQUES ENCOURUS ET RECOMMANDATIONS ASSOCIÉES

Risque terroriste : le risque terroriste est élévé sur l’ensemble du pays et très élevé dans les gouvernorats de Tamim (Kirkouk), Ninive, Salah-ed-dine, Diyala et Al-Anbar où les violences sont quotidiennes. Les modes opératoires sont multiples : kamikazes, engins explosifs improvisés (EEI), engins explosifs de circonstance (EEC), tirs d’obus de mortiers, armes à feu, bombes adhésives.

Risque d’enlèvement : la menace d’enlèvement ou d’attentat individuel existe sur l’ensemble du territoire.

Risques liés aux mines et restes explosifs de guerre (REG) : ce risque est réel sur l’ensemble des zones se trouvant le long des lignes de front passées ou actuelles.

Situation régionale : la montée des tensions régionales peut avoir des répercussions sur la situation en Irak. L’évolution de la situation dans la région doit faire l’objet d’une attention constante et soutenue.

Risque naturel et industriel  : des études font état de risques de rupture du barrage de Mossoul sans pouvoir apporter de précisions sur l’échéance ou la réalité de ce risque. Une rupture de cet ouvrage pourrait causer d’importantes inondations et destructions à l’aval du barrage entre Mossoul et Bagdad. Les autorités irakiennes ont pris des mesures en vue de consolider la structure du barrage.

Risque sismique : ce risque concerne essentiellement la partie nord du pays jusqu’à Bagdad où des secousses, jusqu’à présent de faible ampleur, sont régulièrement ressenties.

Risque routier : les accidents sont très fréquents en raison du mauvais état des routes, des nombreux axes en construction non signalisés et non éclairés la nuit ou encore des vitesses beaucoup trop élevées. Le taux de mortalité par accident de la route est élevé.

ZONES DE VIGILANCE

Zones formellement déconseillées

- Bagdad

Malgré une amélioration de la situation sécuritaire, la persistance d’actions violentes et de tentatives d’attentats dans la capitale impose pour les étrangers de ne s’y déplacer qu’à bord de véhicules blindés et sous la protection d’une escorte de sécurité. Il est recommandé d’étudier attentivement les dispositifs de protection proposés par les sociétés spécialisées disposant de bureaux à Bagdad.

Certains axes de Bagdad demeurent sujets à des explosions aléatoires de bombes d’accotement (IED ou Improvised Explosive Devices). La zone dite « internationale » (ex-Zone verte), siège de plusieurs institutions gouvernementales et de certaines représentations diplomatiques, continue d’être touchée par des tirs de roquettes. L’ancienne « zone verte » est en cours de réouverture au public, mais son accès demeure contrôlé. Des menaces de groupes terroristes portent régulièrement sur la Zone verte, comme sur le reste de la ville.

La route reliant la capitale à l’aéroport international de Bagdad (BIAP) est sécurisée par plusieurs points de contrôle qu’il convient de respecter. Elle présente toujours des risques d’attaques à la voiture piégée ou aux explosifs improvisés qui imposent de ne l’emprunter qu’à bord de véhicules blindés et sous la protection d’une escorte.

Ces précautions conduisent à éviter absolument l’usage des taxis, à la fois parce que les déplacements ne doivent se faire qu’avec des personnes identifiées présentant des garanties certaines et parce que les voitures ordinaires ne prémunissent pas contre les effets d’explosions.

Hormis quelques établissements sécurisés, les hôtels et restaurants demeurent la cible possible d’attaques, d’attentats ou d’enlèvements.

L’ambassade de France est située sur la rive gauche du Tigre, dans le quartier de Karrada, entre les rues Abou Nawas et Saadoun, près de la place Firdous.

- La région autonome du Kurdistan et ses environs immédiats

Des accrochages militaires et des bombardements de l’aviation turque ont lieu en territoire irakien. Il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones en bordure de la frontière entre la Turquie et l’Irak, et jusqu’à une trentaine de kilomètres en territoire irakien (y compris les villes de Pesh Khabour, Zakhou, Amedi).

Les vallées au nord des gouvernorats de Dohouk, Erbil et Souleymanieh et les zones frontalières avec la Turquie et l’Iran (tout particulièrement la vallée de Qandil située au nord-est de Erbil et la région de Hakurk) sont aussi la cible de frappes menées par l’armée turque. Ces zones sont, tout particulièrement en ce moment, à éviter absolument.

Au sud de Erbil, la ville de Makhmour et ses environs est une zone de présence de Daech. Cette ville est située entre les monts Makhmour (est et ouest), les monts Qarachok (au nord) et le lit de la rivière Zab (au sud) toutes zones où la menace de Daech est attestée.

Le long de la frontière intérieure de la région autonome du Kurdistan, les espaces frontaliers des gouvernorats de Ninive, de Salah-ed-dine, de Tamim (Kirkouk) et de Diyala sont aussi des zones de présence et d’activité de Daech. Au risque terroriste particulièrement élevé dans ces zones s’ajoutent les risques posés par la présence de mines et de restes explosifs de guerre.

Pour entrer en Syrie depuis le Kurdistan (point de passage de Pesh Khabour), il est indispensable d’obtenir une autorisation de la sécurité régionale et de s’assurer que son visa d’entrée en Irak sera toujours valable au moment de repasser la frontière. Un visa périmé expose à une rétention administrative qui peut durer un mois, au titre des mesures anti-terroristes appliquées au Kurdistan d’Irak. Seul le poste frontalier de Pêsh Khabour permet de légalement passer la frontière avec la Syrie, mais cette destination est formellement déconseillée. L’utilisation de passage informels à proximité du Sinjar et de Khanasoor, est particulièrement dangereuse en plus d’être illégale.

Il est rappelé que la Syrie est formellement déconseillée. Les déplacements ponctuels d’acteurs humanitaires ou de journalistes doivent s’accompagner de mesures de sécurité strictes.

-Les gouvernorats de Al Anbar, Ninive, At Tamim, Salah Ad Din, Diyala, le nord du gouvernorat de Ouassit et de Karbala, l’ouest du gouvernorat de Nadjaf.

Ces gouvernorats sont des lieux de présence avérée d’éléments de Daech. Les déplacements y sont formellement déconseillés.

La chaîne des monts Hamrine, qui s’étend du nord-ouest du Tigre au nord de Baidji (province de Salah ed-dine) jusqu’à la frontière avec l’Iran (province de Diyala) en traversant la province de Tamim (Kirkouk) est une zone refuge pour les éléments de Daech.

Les déplacements par la route entre Bagdad et Erbil sont à proscrire, cette route traversant des localités où Daech démontre régulièrement ses capacités et sa présence (Baidji, Tikrit, Samarra).

Zones déconseillées sauf raison impérative

Le reste du pays est déconseillé sauf raison impérative  :

  • La partie de la région autonome du Kurdistan qui n’est pas formellement déconseillée

Les ressortissants français qui seraient présents dans cette région sont invités à s’inscrire sur le service Ariane, ou, pour les séjours de plus de 6 mois, auprès du consulat général de France à Erbil.
Il convient de ne pas s’approcher des installations militaires ni de les prendre en photos.

  • Dans le sud de l’Irak les gouvernorats de Bassora, Maissân, Al-Mouthanna, et Dhi-Qâr et Al-Qâdissiyâh sont déconseillés sauf raisons impératives.

Les déplacements peuvent s’effectuer par la route à partir de l’aéroport de Bassorah, en respectant les recommandations générales.
La présence d’individus armés est fréquente notamment sur les axes routiers et doit conduire à la plus grande prudence. L’emploi de véhicules blindés est conseillé.

La ville de Bassorah connaît régulièrement, en période estivale, des mouvements sociaux liés aux pénuries d’eau et d’électricité, qui peuvent constituer une menace pour la sécurité des habitants et des voyageurs. Les déplacements dans cette ville doivent s’effectuer avec la plus grande prudence, notamment au moment où les températures sont les plus élevées.

  • Certaines parties des gouvernorats de Nadjaf, Karbalâ, Babil et Ouâssit.

Les zones classées en couleur orange dans ces gouvernorats se situent à l’est d’une ligne Qaryat al-Gharab-An-Nadjaf-Karbalâ et au sud d’une ligne Karbalâ-Al-Hillah-Al-Koût.

Ces zones recouvrent les villes saintes de Najaf et Kerbala, qui sont des lieux de pèlerinage importants de l’Islam. La sécurité des lieux saints est assurée par les fondations religieuses (Ataba) qui en assurent la protection et l’administration.

RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

•Avant l’arrivée en Irak, il est impératif de s’inscrire sur l’application Ariane, qui permet, lorsque vous effectuez un voyage ou une mission ponctuelle, de vous signaler gratuitement et facilement auprès du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Vous serez ainsi joignable en cas de crise ou de nécessité, et aurez également renseigné les coordonnées d’une personne à contacter en cas de besoin.

•Les déplacements vers l’Irak ne sont en tout état de cause à envisager que par la voie aérienne. Tous les voyages par la route depuis la Turquie, l’Iran, la Jordanie, la Syrie, le Koweït, l’Arabie saoudite sont à exclure absolument.
En cas d’incident ou d’accident, nos représentations peuvent être jointes à tout moment, 24 heures sur 24, aux numéros suivants : Bagdad, +964 790 1912365 ou, en cas d’urgence, +964 772 2269193. Erbil, +964 66 222 8000 ou, en cas d’urgence, +964 751 235 6974.

• proscrire tout déplacement la nuit et tout déplacement seul.

• éviter absolument de fréquenter les lieux publics connus pour accueillir des représentants des forces de sécurité irakiennes (policiers, militaires, gardes nationaux) ou de la force multinationale, ou des étrangers en général.

• prendre ses repas et donner ses rendez-vous de préférence au sein des hôtels sécurisés des grandes agglomérations.

• demeurer prudent à l’approche des barrages et points de contrôle, en roulant au pas et en observant strictement les consignes des forces de sécurité. Lors des passages, il est formellement interdit d’utiliser son téléphone portable ou de prendre des photographies.

• bien prendre en considération qu’aucun axe routier à l’intérieur de l’Irak n’est sûr. Outre les attentats, les actes de brigandage, les attaques à main armée et les enlèvements demeurent des réalités quotidiennes.

• avoir conscience que certaines zones ayant fait l’objet d’opérations militaires peuvent présenter un risque en raison de la présence éventuelle d’engins non explosés. Plusieurs accidents mortels ont été signalés.

• rester très prudent et discret lors de l’utilisation d’appareils photographiques et/ou de caméras de portables.

• se tenir impérativement à l’écart des manifestations ayant régulièrement lieu à Bagdad et dans les gouvernorats.

• Le téléphone fixe local étant inutilisable dans la plus grande partie du pays, il convient de se munir de téléphones portables personnels (de type GSM, trois réseaux GSM différents étant activés dans le pays, ou de type satellitaire "Thuraya").

Entrée / Séjour

FORMALITÉS D’ENTRÉE

• Visas

IMPORTANT : un visa d’entrée mais aussi de sortie est exigé.

  • Le visa d’entrée est obligatoire pour les ressortissants français. Avant de se rendre en Irak, tout étranger doit impérativement obtenir un visa, à solliciter auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire d’Irak. Les hommes d’affaires sont soumis à des conditions particulières pour l’instruction de leur demande de visa (se rapprocher à ce sujet des autorités diplomatiques ou consulaires irakiennes, qui exigent en principe une attestation d’une chambre de commerce ou une invitation). L’entrée en Irak avec un passeport revêtu d’un visa ou d’un tampon d’entrée ou de sortie israélien reste, en principe, interdite.

A titre dérogatoire, les personnes se rendant exclusivement dans la région du Kurdistan d’Irak peuvent obtenir à l’arrivée une autorisation d’entrée valable un mois pour cette seule région. Cette dérogation ne s’applique pas au reste du pays pour lequel le visa est requis. L’absence de visa irakien empêche le transit par les aéroports irakiens hors du Kurdistan d’Irak. Les personnes en provenance des gouvernorats de Ninive et Kirkuk doivent également obtenir des autorités kurdes un laissez-passer permettant de rentrer dans la région autonome.

Pour un séjour supérieur à dix jours, tout étranger doit impérativement, dans les dix jours qui suivent son arrivée en Irak, prendre l’attache du ministère de l’Intérieur (Direction du séjour des étrangers, aussi dénommée Residency Directorate en anglais ou Mudiriyat al-Iqama en arabe), auprès duquel un dossier est constitué et un visa de sortie octroyé. L’absence de cette démarche dans le délai prescrit entraîne une pénalité de 500 000 IQD, soit environ 416 USD selon le taux du jour.
Si le séjour ne dépasse pas dix jours, l’intéressé n’est pas concerné par cette démarche.

  • Dans les deux cas toutefois, un visa de sortie, obtenu auprès de la même administration, est obligatoire, quelle que soit la durée du séjour, et préalablement exigé avant de quitter le territoire irakien. Le défaut d’accomplissement de cette formalité interdit formellement la sortie du pays. Les contrevenants n’ont alors d’autre choix que de revenir à Bagdad (s’ils se trouvent à l’aéroport ou au poste de frontière terrestre) pour y satisfaire.
    Compte tenu du caractère dangereux de tous les axes routiers, et particulièrement de la route reliant la capitale à l’aéroport (voir supra), les voyageurs sont invités à respecter scrupuleusement cette procédure pour ne pas avoir à revenir vers le centre de Bagdad s’ils étaient empêchés d’embarquer et, ce faisant, d’affronter de nouveau les risques attachés aux retards induits et à l’insécurité.

- Des procédures particulières sont à respecter pour les journalistes :
Les journalistes souhaitant se rendre en Irak pour des raisons professionnelles doivent impérativement demander un visa journaliste auprès de l’ambassade d’Irak en France. D’après le site de l’ambassade de la République d’Irak en France, les journalistes doivent établir une demande de visa journaliste accompagnée des pièces suivantes :

  • une lettre de l’employeur expliquant le motif, la date et la durée du voyage
  • une photocopie du passeport
  • une photocopie de la carte de presse
  • le formulaire de demande de visa à télécharger et à remplir
  • deux photos d’identité
  • 40 euros
  • la demande doit être formulée 1 ou 2 semaines avant le voyage.

• Contrôles

Un test VIH est exigé par les autorités irakiennes  : tout ressortissant étranger doit présenter les résultats d’analyse du VIH et pouvoir prouver qu’il n’est pas porteur du virus. En cas de séropositivité, l’entrée sur le territoire irakien est proscrite.
Le ressortissant étranger peut procéder aux analyses en France, en faisant obligatoirement certifier conforme le document par l’ambassade d’Irak à Paris (option recommandée) ou faire l’examen sanguin à Bagdad en se rendant à l’hôpital public Al-Oulwiya situé dans le quartier Al-Andalous n° 52 et voisin de l’hôpital Cheikh Zayd.
Coordonnées de l’hôpital :
Appel à partir de l’étranger : +964 1 719 12 18
Appel à partir d’un portable irakien : 01 719 12 18
Appel à partir d’un fixe irakien : 719 12 18
Les résultats de ce test sont à présenter obligatoirement, au moment de se faire attribuer un visa de sortie obligatoire, à la Direction du séjour des étrangers, située dans le quartier Kerrada et voisin du théâtre national. La validité du test est de 90 jours, mais il doit être renouvelé à chaque sortie du territoire.

Santé

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevés à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation, etc.) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

En matière hospitalière, il n’existe aucun hôpital réellement fiable pour traiter les urgences et les chirurgies lourdes. En cas d’évacuation sanitaire par voie aérienne à destination de l’étranger, les demandes d’autorisation de survol des avions médicalisés peuvent demander plusieurs heures.

A l’exception de la région du Kurdistan, aucune évacuation sanitaire par voie aérienne ne se fait depuis les aéroports régionaux.

• Recommandations pour votre santé

Consulter si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement votre dentiste avant le départ.

Constituer votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter que les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consulter la fiche Infos pratiques.

• Vaccinations

  • Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées ; assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles ainsi que celles liées à toutes les zones géographiques visitées.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, ainsi que la vaccination rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée, dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour. Demander conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

• Situation sanitaire dans le sud du pays

Dans le sud de l’Irak, il convient de ne pas consommer l’eau du robinet. Des cas d’intoxication dus à la mauvaise qualité de l’eau sont régulièrement signalés.

• Maladies transmises par les moustiques

La transmission saisonnière du paludisme est possible de mai à novembre et localisée dans des régions du nord au-dessous de 1 500 m (provinces de Dohouk, Erbil et Souleymanié). La prévention repose sur l’évitement des piqûres de moustiques.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage) ;
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés ;
  • Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation, etc.) ;
  • Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).

Coronavirus

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’homme, allant du rhume banal à une atteinte respiratoire sévère. La présentation la plus fréquente associe fièvre et infection pulmonaire.
Il n’existe pas de vaccin préventif de cette maladie. Les mesures classiques d’hygiène sont recommandées pour limiter les risques de transmission du virus, en particulier le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique. Il convient également, dans la mesure du possible, d’éviter les foules et grands rassemblements, ainsi qu’un contact rapproché avec des personnes malades ; la transmission interhumaine n’est actuellement limitée qu’à la famille très proche et aux personnels soignants. Éviter tout contact avec les animaux.
Sur place, en cas de forte fièvre, toux et/ou de difficultés respiratoires, il convient de consulter un médecin sans délai. En cas de fièvre ou de symptômes respiratoires dans les jours qui suivent le retour en France, il convient d’appeler le centre 15 (téléphone : 15) en signalant ce voyage.
A ce jour, aucune mesure de restriction des voyages en direction ou en provenance de ces pays en raison du coronavirus n’est justifiée.
Pour toute information complémentaire, consulter le site Internet du ministère français de la Santé et celui de l’Organisation mondiale de la Santé.

Épidémie de grippe aviaire

Des cas de transmission mortelle du virus à l’homme ont été confirmés par l’Organisation mondiale de la Santé. Les mesures suivantes sont recommandées :

  • Éviter tout contact avec les oiseaux et les volailles vivantes ou mortes non cuites, et plus généralement avec les animaux sauvages et d’élevage.
  • Se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques.
  • Éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier pour la viande et les œufs.

En cas de contact avec des animaux malades, notamment des oiseaux ou des volailles, consulter rapidement un médecin. En cas de symptômes compatibles, notamment fièvre, toux ou courbatures, consulter également un médecin.

Choléra

Des cas de choléra ont été signalés par les autorités sanitaires irakiennes dans les provinces de Najaf et Diwaniya, ainsi que dans la partie ouest de Bagdad.
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Infection par le virus VIH – MST

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Voyages d’affaires

VISAS D’AFFAIRES

Les voyageurs d’affaires français sont invités à se reporter à la rubrique "Entrée/ Séjour" de cette fiche, dont les dispositions et conditions mentionnées s’appliquent à toutes les catégories de voyageurs.

L’ambassade d’Irak à Paris délivre des visas d’une durée d’une année, multiples entrées, pour tout voyageur d’affaires présentant une lettre officielle de son entreprise. Ces visas peuvent être délivrés assez rapidement.

Pour les investisseurs ayant passé un contrat officiel avec les autorités irakiennes, l’ambassade d’Irak à Paris peut délivrer un visa dit "d’investissement" qui répond à des obligations spécifiques. Par ailleurs, selon les situations, des visas d’une durée de trois à six mois peuvent également être délivrés.

Les voyageurs sont invités à vérifier la durée de leur visa à l’issue de sa délivrance et à se conformer aux règles de régularisation émises par les autorités irakiennes, notamment pour les séjours supérieurs à dix jours.

L’ambassade de France est en mesure de communiquer aux professionnels qui souhaitent se rendre à Bagdad dans le cadre de leurs activités les coordonnées d’hôtels sécurisés et de sociétés privées de protection et de sécurité. Les conséquences du choix d’un prestataire plutôt qu’un autre n’engagent pas sa responsabilité.

RÉSEAUX DE COMMUNICATION

Les réseaux de communications fonctionnent correctement en GSM. Plusieurs opérateurs sont présents dans les différents gouvernorats d’Irak.

Les réseaux Internet fonctionnent correctement dans les grandes agglomérations.

DONNÉES ÉCONOMIQUES

Fiche repères économiques Irak


Contacts utiles
  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, et le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Bagdad – IRAK
Ambassade de France
Adresse : Abu Nawas 102 - rue 55 - n°7, Bagdad - IRAK
Tél. : +870 600 248 477
Courriel : bagdad chez dgtresor.gouv.fr
Site Internet : www.tresor.economie.gouv.fr/pays/irak

Erbil : Tél. : +964 66 257 39 07

  • CCEF

Les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent à disposition leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Site internet : Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France

  • OPEP

L’Irak est membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont le site Internet est consultable à l’adresse : http://www.opec.org.

La page Irak est consultable à l’adresse : http://www.opec.org/opec_web/en/about_us/164.htm.

  • FMI

Sites Internet :

Bureau du représentant résident du FMI en Irak.

L’Irak et le FMI.