Ethiopie

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Violences dans l’est de l’Ethiopie.

La ville de Djijiga et d’autres localités de la région Somali sont le théâtre d’affrontements armés et de pillages depuis le samedi 4 août. L’armée fédérale est déployée dans la région. Les axes routiers et le réseau Internet sont coupés. Des violences inter-ethniques ont également été rapportées dans la ville de Dire Dawa et le risque d’escalade des violences est important.

Il convient d’annuler tout projet de déplacement en région Somali et dans la partie orientale de la région Oromo et de reporter les déplacements à Dire Dawa et Harar.

Sécurité

L’état d’urgence décrété le 16 février 2018 a été levé le 5 juin. Néanmoins, les voyageurs sont invités à prendre toutes les précautions que requiert un déplacement dans des zones où la situation de sécurité peut se dégrader rapidement et où les communications sont aléatoires. Il convient de strictement respecter les instructions données par les autorités locales et d’éviter tout rassemblement de nature politique. Une consultation des services de l’ambassade est souhaitable en cas de doute. En tout état de cause, le respect des règles élémentaires de prudence, compte tenu de la situation géographique, économique, sanitaire et politique de l’Éthiopie, s’impose.

RISQUES ENCOURUS ET RECOMMANDATIONS ASSOCIÉES

• Risques socio-politiques
La situation sécuritaire demeure fragile, les affrontements entre communautés ou lors d’émeutes anti-gouvernementales ayant causé plusieurs centaines de morts et le déplacement de plusieurs centaines de milliers de personnes depuis septembre 2017. La situation reste tendue dans les régions Oromia et Somali, et des manifestations et blocages de route sont possibles. Des coupures des réseaux de transmissions de données mobiles (3G) sont fréquemment ordonnées par les autorités et peuvent entraver la circulation de l’information. Il est recommandé de s’informer avant d’envisager tout déplacement et de privilégier les voyages en avion.

• Sécurité routière (voir également la rubrique « infos utiles »)
Le risque d’accident de la route est très élevé sur l’ensemble du territoire du fait de la vétusté du parc automobile et des infrastructures et du comportement dangereux des conducteurs comme des piétons. Le taux de mortalité des accidents est accentué par l’absence de moyens de secours et la faible qualité des infrastructures médicales. Il est recommandé d’éviter les transports publics (mini-bus notamment) et de faire appel à des chauffeurs privés auprès d’agences de voyage ou de location reconnues. En dehors des grandes villes, la conduite de nuit est à proscrire absolument.

• Terrorisme
Le risque terroriste est une réalité en Éthiopie, compte tenu de la situation régionale et de l’engagement militaire éthiopien en Somalie. Il convient de faire preuve de vigilance dans les lieux publics, d’éviter les rassemblements (manifestations, célébrations religieuses), d’éviter les gares routières et les autobus municipaux, ainsi que les taxis privés de type mini-bus.

• Risque sismique
L’Éthiopie se situe dans une région d’activité sismique modérée à élevée.

Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche "Risques naturels".

ZONES DE VIGILANCE

• Zones formellement déconseillées (en rouge)

1. Dépression des Danakils (hors Dallol et Erta Ale) :
La région des Danakils connaît un climat particulièrement difficile (très hautes températures et fort taux d’hygrométrie) ainsi que des tensions récurrentes au sein de la communauté Afar ou entre celle-ci et les autorités. Il existe un risque d’attaque armée ou d’enlèvement.

2. Zone frontalière avec l’Érythrée (régions Tigré et Afar) :
La zone frontalière avec l’Érythrée doit être considérée comme une zone de conflit. Le tracé de la frontière demeure contesté entre les deux pays, et la zone est largement minée.

3. Frontière avec le Soudan du Sud (États du Eastern Nil, Latjor, Eastern Bieh, Boma et Namorunyang) : la présence de groupes armés impliqués dans le conflit sud-soudanais et afflux massif de réfugiés.

4. Frontière avec le Soudan (État du Nil bleu) : affrontements entre rebelles et forces gouvernementales soudanaises, trafics d’êtres humains.

5. Frontière avec la Somalie et le Kenya :
Zone particulièrement dangereuse en raison du risque de pénétration d’éléments d’Al Shabaab. Le risque d’enlèvement d’occidentaux dans cette région doit être considéré comme permanent. Les personnels humanitaires qui sont amenés à travailler dans cette zone sont invités à se faire connaître du consulat à Addis Abeba et à s’enregistrer sur Ariane afin de pouvoir être contactés en cas d’alerte. Ils sont invités à suivre scrupuleusement les consignes de sécurité éditées par le service de sécurité des Nations Unies et par les ONG.

• Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange)

1. La région de Gambela demeure instable, y compris dans la ville de Gambela, affectée par une forte augmentation de la criminalité ;

2. La région au Nord de Gondar, à l’Ouest de la route Gondar – Axoum (éviter les woredas de Dembia, Chilga et Gondar Zuria qui forment une demi-couronne au Nord de la ville) où les tensions perdurent.

3. L’Ogaden (région Somali) où des combats ont lieu très régulièrement.
Cette région connaît une insécurité permanente en raison des activités de l’ONLF (Ogaden National Liberation Front) et des violences entre les forces de l’ordre régionales et la communauté somali d’une part, et la communauté oromo d’autre part. Ces violences ont considérablement augmenté depuis septembre 2017, causant plusieurs centaines de morts et des milliers de déplacés internes. L’accès des étrangers est interdit par les militaires et les services de sécurité éthiopiens, sauf s’ils ont un permis délivré par les autorités éthiopiennes (contrôle à des check points).

4. L’est de la région Oromo, où des affrontements ont lieu entre communautés oromo et somali. Depuis septembre 2017, ces heurts ont causé la mort de plusieurs centaines de personnes. Les zones concernées incluent les districts de Hararghe Ouest et Est, y compris l’axe routier reliant Mieso et Dire Dawa. Les localités de Dire Daoua et Harar sont en vigilance renforcée (en jaune sur la carte).

5. A l’ouest du fleuve Omo et de la zone reliant le parc national de l’Omo à la région de Gambela où des affrontements de nature diverse ont lieu.

6. Frontière avec le Soudan (à l’exception de la frontière avec l’État du Nil bleu, zone formellement déconseillée).

• Zones en vigilance renforcée (en jaune)

Les conditions générales de sécurité en Éthiopie permettent, tout en faisant preuve de vigilance renforcée :

  • de se rendre à Addis-Abeba : si la criminalité urbaine dans la capitale éthiopienne reste contenue, on observe néanmoins une certaine augmentation des actes criminels, qui visent essentiellement les touristes et les expatriés (vols à l’arraché, quelquefois à l’arme blanche, agressions sur les personnes, vandalisme et vols de véhicules, cambriolages…).
  • de se rendre en régions Amhara, Oromo et Tigré (à l’exception de la zone frontalière avec l’Erythrée), en se renseignant avant le déplacement sur la situation générale et en privilégiant la voie aérienne pour les longues distances car la circulation routière demeure un important facteur de risque ;
  • de se rendre dans la région Oromo à l’exception de sa partie orientale, en privilégiant la voie aérienne chaque fois que possible et en se renseignant impérativement sur la situation locale, en raison de la possibilité de manifestations anti-gouvernementales, parfois violentes, et du risque de blocage des routes. Il est recommandé de se tenir à l’écart de tout rassemblement ;
  • d’effectuer des excursions dans la région de la vallée de l’Omo (les voyageurs sont toutefois invités à organiser avec sérieux leur séjour et à privilégier le transport par voie aérienne entre Addis Abeba et Arba Minch) ;
  • de se rendre dans le parc national de l’Omo ;
  • de visiter les villes de Dire-Daoua et Harar à partir d’une liaison aérienne depuis Addis Abeba, mais il n’est pas prudent de s’aventurer plus à l’est et plus au sud.

Cas particulier du Dallol et de l’Erta Ale
Il est possible de visiter le Dallol et l’Erta Ale en respectant strictement les prescriptions des autorités locales : accompagnement obligatoire par des policiers locaux et des militaires en charge de la sécurisation des deux sites, visite dans le cadre d’un voyage organisé par des professionnels expérimentés.
Les voyageurs doivent aussi signaler leurs itinéraires aux autorités locales à Berhale et s’assurer que les agences de voyage qui les prennent en charge ont bien déposé leur feuille de route auprès du bureau du tourisme Afar.
Il est déconseillé d’effectuer l’ascension du volcan de nuit.
Avant son départ, et au regard des conditions climatiques extrêmes, il est également recommandé de s’assurer auprès de son médecin traitant que son état de santé ne contrevient pas à un tel voyage.
Le déplacement d’enfants de moins de 15 ans et de personnes âgées ou cardiaques est formellement déconseillé.
Même parmi les agences spécialisées dans les voyages « extrêmes », en France comme en Éthiopie, les services offerts sont de qualité inégale. En tout état de cause, il est déconseillé de recourir aux agences qui démarchent les touristes à l’aéroport de Makalé. Parmi les critères de référence qui peuvent servir de repères pour sélectionner les agences, il paraît impératif de retenir au moins les points suivants :
o déplacement avec au moins deux véhicules en bon état et emport de pièces mécaniques de rechange ;
o avoir à disposition un téléphone satellitaire, garantissant une liaison sûre avec la base de départ ou l’ambassade (la zone du Erta Ale ne bénéficie d’aucune couverture téléphonique à moins de 15 km) ;
o ressources suffisantes en vivres, en eau et en carburant ;
o emport d’un nécessaire médical approprié à la zone (cachets de sel, vitamines, anti-diarrhéiques…) ;
o un encadrement professionnel des touristes impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés.

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RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

• Faire preuve de vigilance dans les lieux publics, éviter les rassemblements et manifestations, quel que soit leur caractère.

• Eviter les gares routières et les autobus municipaux, ainsi que les taxis privés de type mini-bus.

• Conduire avec les portières fermées à toute heure du jour et de la nuit. Lors des déplacements nocturnes, se faire déposer en face de son domicile. Éviter de rester isolé ou de marcher dans des lieux non éclairés.

• Fréquenter exclusivement les hôtels, restaurants et bars sécurisés.

• Le camping sauvage est déconseillé sur l’ensemble du territoire.

• En cas d’agression, il est recommandé de rester calme, de ne pas opposer de résistance et d’avoir sur soi quelque argent à portée de main pour satisfaire l’agresseur.

Entrée / Séjour

FORMALITÉS D’ENTRÉE ET DE SORTIE DU TERRITOIRE

Les voyageurs dont le visa de séjour expire avant leur départ d’Éthiopie doivent impérativement obtenir une extension de ce visa avant sa fin de validité auprès des services de l’immigration à Addis Abeba. Cette formalité est payante : 100$ américains pour un mois supplémentaire pour un visa de tourisme, 160$ pour un visa d’affaires. En cas de dépassement de la durée de validité du visa, les voyageurs sont passibles d’une amende de 5$ par jour de dépassement pour un retard compris entre un et quinze jours, et de 10$ par jour de dépassement pour un retard compris entre quinze et trente jours, voire d’une amende supplémentaire décidée par les autorités judiciaires éthiopiennes avant d’être autorisés à quitter l’Éthiopie. Toutes ces amendes ne peuvent être payées qu’en devises étrangères.

Le contrôle à la frontière entre l’Éthiopie et Djibouti s’effectue en deux temps : le premier contrôle est mené par la police aux frontières, le second par la douane. Il est obligatoire de passer ces deux points de contrôle, quel que soit le sens de franchissement de la frontière. Le non-respect de cette règle expose les voyageurs à de sérieuses difficultés avec les services de sécurité du pays visité. Il peut entrainer l’immobilisation du véhicule et par conséquent le blocage de son propriétaire à la frontière pour une durée indéterminée, sans que ni l’ambassade de France en Éthiopie ni l’ambassade de France à Djibouti ne puissent assister les voyageurs qui y contreviendraient ou qui ne seraient pas en mesure de présenter tous les documents requis.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade d’Éthiopie à Paris (voir ci-contre).

• Les autorités éthiopiennes demandent par ailleurs aux voyageurs entrant en voiture en Éthiopie par les postes frontières de Metema à la frontière soudanaise, de Moyale à la frontière kenyane, de Galafi et de Dewele à la frontière djiboutienne, de présenter, en plus du visa éthiopien valable, du "carnet de passage" du véhicule, une lettre de recommandation établie par l’ambassade de France à Addis Abeba.

RÉGLEMENTATION DOUANIÈRE / CONTRÔLE DES CHANGES

Tous les voyageurs étrangers doivent déclarer à leur entrée sur le territoire éthiopien les devises étrangères en leur possession si celles-ci égalent ou excèdent 3.000$ (environ 2.200€). Un formulaire spécifique doit être rempli à cet effet. Aucun voyageur étranger ne peut quitter l’Éthiopie avec plus de 3.000$ (ou l’équivalent en euros) en sa possession, à moins qu’il ne soit en mesure de produire les documents qui l’autorisent à le faire. Par ailleurs, tous les voyageurs qui entrent dans le pays ou en sortent ne peuvent être en possession que de 200 birrs éthiopiens au maximum.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation…) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

Les structures médicales en Ethiopie disposent de moyens limités et l’offre de soin est globalement de qualité très insuffisante. En dehors de la capitale, les structures médicales sont rares et les ambulances inexistantes. Les cas médicaux sérieux nécessitent une évacuation sanitaire principalement vers le Kenya ou la France.

Il convient de connaître et faire connaître les références de son contrat et les coordonnées de son assurance pour permettre une intervention plus rapide des secours. Pour les personnes effectuant des voyages supérieurs à 3 mois, il est recommandé de vérifier précisément avec la compagnie d’assurance avant le départ de France les conditions retenues.

• Recommandations pour votre Santé
Consultez votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.

Les pharmacies en Éthiopie ont un approvisionnement aléatoire. Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et emportez dans vos bagages les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (contrefaçons).
Pour plus d’informations, consultez Infos Pratiques.

• Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée. Elle peut être exigée à l’entrée du pays pour les voyageurs en provenance de pays où elle est endémique.
• Assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi liées aux zones géographiques visitées :
• La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant. La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
• Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, la vaccination contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peut être recommandée.
• Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
• La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas et en particulier pour les jeunes enfants et les voyageurs isolés. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

RISQUES SANITAIRES

• Paludisme
Le paludisme est présent en Ethiopie dans certaines régions. Il n’y a pas de paludisme à Addis Abeba, mais il existe une forte endémie en dessous de 1500 mètres d’altitude. Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Les mesures classiques de protection contre les moustiques sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé.

Durant votre séjour, et pendant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

• Chikungunya - Dengue
La transmission par l’intermédiaire de moustiques infectés du Chikungunya ou de la Dengue est possible. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. Plus d’informations ici.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Des cas de méningite peuvent apparaître à tout moment en Éthiopie, en particulier dans le sud ; il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie dans les meilleurs délais. Il est vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination.
Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html.

• Choléra
L’Éthiopie est touchée par le choléra. Si la région Somali est principalement concernée, des cas ont également été relevés dans le reste du pays et dans la capitale.
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

• Fièvre Typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. ci-après).

• Altitude
L’Ethiopie est un pays d’altitude (de 1800 m à 4500 m sur les hauts plateaux). La haute altitude est déconseillée pour les enfants âgés de moins de 7 ans ; les femmes enceintes ; les personnes ayant des antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux.
En fonction de votre âge et de votre condition physique et médicale, il est conseillé d’obtenir un avis médical spécialisé avant votre départ. Plus d’informations ici.

• Pollution
A Addis-Abeba principalement, la pollution de l’air peut atteindre des niveaux incommodants pour la santé des personnes les plus fragiles.. En cas de forte pollution, il est conseillé de réduire toutes les activités à l’extérieur et de s’hydrater autant que possible ; les personnes souffrant de maladies respiratoires, d’asthme, de problèmes cardiaques, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont alors invitées à maintenir fermées les portes et fenêtres de leur domicile et à ne pas sortir, sauf en cas de nécessité. Plus d’informations ici

• Infection par le virus HIV – IST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.
En cas d’injection, exiger que le matériel stérile soit ouvert devant vous. N’avoir recours aux transfusions sanguines qu’en cas de nécessité absolue.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES

• Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
• Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
• Tenez-vous à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections :
• N’approchez pas les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage). Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez ;
• Secouez les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents ;

Les risques sanitaires liés à la méconnaissance des règles de base d’hygiène alimentaire sont très importants en Ethiopie et imposent une vigilance constante.

Préservez-vous des contaminations digestives ou de contact :
• Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
• Veiller à la qualité des aliments ;
• Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
• Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
• Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
• Ne boire que des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
• Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Santé publique France
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Bien que l’Éthiopie en accepte les principes et reconnaisse le droit de chaque ambassade à apporter une protection consulaire à ses ressortissants, elle n’est pas partie de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963. Par conséquent, l’ambassade de France n’est pas systématiquement tenue informée lorsqu’un ressortissant français est arrêté et détenu.

Transport

• Infrastructure et Sécurité routière

L’Éthiopie serait, selon l’OMS, le pays du monde le plus touché par les accidents mortels de la circulation (114 décès pour 10.000 véhicules). Plusieurs facteurs expliquent cette situation : augmentation du nombre de véhicules, parc automobile très vétuste, absence totale de dispositif de secours en province, port de la ceinture de sécurité facultatif, populations circulant le long des axes routiers, présence d’animaux sans surveillance et, d’une façon générale, comportement peu responsable de certains conducteurs (utilisation du téléphone portable, consommation de khat…)

Les consignes énoncées ci-dessous doivent être impérativement respectées :

  • En cas de location de véhicules, il convient de s’assurer du parfait état du véhicule et qu’une assurance couvrant les dommages matériels et corporels a bien été souscrite par le loueur.
  • En cas d’accident entre véhicules n’entraînant pas de lésions corporelles, la procédure normale consiste à faire venir des policiers, afin d’établir un constat sur place. A Addis Abeba, il convient d’appeler les numéros suivants : +251 116 62 80 86 ou le +251 116 62 82 22.
  • En cas d’accident corporel : la conduite préconisée est de conduire la victime vers l’hôpital le plus proche. S’il n’est pas possible de s’arrêter, il convient de se rendre immédiatement au poste de police le plus proche pour déclarer l’accident, et de se mettre à la disposition et sous la protection des autorités. Cette pratique est tolérée par les autorités éthiopiennes, conscientes des risques qu’un étranger est susceptible de courir. Ne pas déclarer l’accident au poste de police le plus proche est en revanche considéré comme un délit de fuite.

En dehors de la capitale, la pauvreté du réseau téléphonique interurbain fiable rend difficile l’appel des secours, en cas d’accident de la route.

  • En dehors des grandes villes, la conduite de nuit est à proscrire dans tous les cas en raison de la présence de véhicules non éclairés et de bétail.

Durant la saison des pluies, de juin à septembre, certaines routes sont impraticables.

Les grands axes routiers sont desservis par des réseaux de bus.

• Réseau ferroviaire
La ligne de chemin de fer entre Dire Daoua et Djibouti a été rouverte au trafic des voyageurs après plusieurs années d’interruption pour cause de dégradation des infrastructures et du matériel. La prudence recommande d’éviter d’utiliser ce moyen de transport.

• Réseau aérien
L’avion est le moyen le plus rapide pour se déplacer à l’intérieur du pays. Ethiopian Airlines dessert les principales villes du pays.

Législation locale

• Drogues
Toutes les drogues sont prohibées. Les peines encourues sont lourdes, qu’il s’agisse de la consommation ou de la vente de stupéfiants. Les délits de consommation ou de possession (très petites quantités) de marijuana, de haschich et autres substances de même type sont systématiquement punis. Le Code pénal réprime aussi bien la fabrication et la possession que l’usage et le trafic de stupéfiants. La fabrication et le commerce de ces produits entraînent un emprisonnement de 5 à 10 ans et une amende de 100.000 à 200.000 birrs (15.000€). La possession, le transport et l’échange à des fins de commerce entraînent une peine de 5 ans minimum et une amende de 100.000 birrs maximum (7.500€). L’utilisation personnelle de stupéfiants et la fourniture de ces produits à une tierce personne sont punissables de 7 ans d’emprisonnement et de 50.000 birrs d’amende maximum (3.750€).

• Le port d’armes à feu est interdit.

• L’homosexualité et la pornographie sont interdits et passibles de condamnations à des peines allant d’un à quinze ans de prison.

• Artisanat et antiquités
Il est autorisé d’emporter avec soi des souvenirs artisanaux. Toutefois, les autorités douanières saisissent parfois des objets touristiques, surtout religieux, mais également d’autre nature. Il est conseillé de demander une facture lors de tout achat de souvenirs et de la conserver avec soi. Pour exporter une antiquité éthiopienne, il convient d’être en possession d’une autorisation spéciale. Les principaux antiquaires d’Addis Abeba assistent les voyageurs pour l’obtenir.

• Espèces menacées
L’Éthiopie a ratifié en 1989 la convention de Washington sur la protection des espèces menacées et l’applique avec la plus grande rigueur à ses postes frontières ainsi qu’aux aéroports, y compris en zone internationale de transit. Le code pénal prévoit une peine de prison de dix ans maximum et une amende de 10 à 30 000 birrs.

Divers

Les voyageurs souhaitant utiliser une carte SIM du seul opérateur de téléphonie éthiopien, Ethio Telecom, doivent faire enregistrer leur appareil (numéro d’IMEI) auprès du guichet dédié à l’aéroport international d’Addis Abeba, ou dans une agence Ethio Telecom. Cette opération est indispensable à l’activation de la carte SIM.

Voyages d’affaires

Visas d’affaires

Les ressortissants étrangers qui souhaitent venir en Éthiopie dans le cadre de leurs activités relatives au secteur des affaires peuvent solliciter un visa de ce type auprès de l’ambassade éthiopienne dont relève leur pays de résidence. Pour les Français, cette possibilité est offerte à Paris. Dans tous les cas, le demandeur doit présenter une invitation officielle émise par un correspondant installé en Éthiopie.

Le service des visas de l’ambassade d’Éthiopie en France consulte la direction générale de l’immigration à Addis-Abeba. Cette consultation peut durer des semaines, et l’issue favorable est rarement garantie. L’obtention de ce type de visas au départ de Paris est difficile.

De plus, il est impossible d’obtenir un tel visa à l’arrivée (aéroport), alors que cette démarche est ouverte pour un visa touristique. La plupart des demandeurs d’un visa « Affaires » optent au final pour un visa touristique, accordé sans difficulté. Cependant, un visa touristique ne permet pas de conclure de contrat en Éthiopie, tout au plus autorise-t-il l’initialisation des discussions et des négociations préalables.

Réseaux de communication

En Éthiopie, le seul opérateur télécom, Ethio-Telecom, appartient à l’État.
La qualité de service est très moyenne, le service après-vente médiocre, tant pour le réseau filaire que pour le réseau mobile.
Il en va de même pour l’Internet filaire (ADSL) : stabilité de la liaison très aléatoire. Toutefois, le réseau 3G est bon en général, au moins dans la capitale. La 4G existe depuis mars 2015, uniquement à Addis Abeba.

Données économiques

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Éthiopie

Contacts utiles

• Service économique
Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service Economique de Addis Abeba – Éthiopie
Adresse : Ambassade de France
P.O. Box 2000
Addis Abeba
Ethiopie
Tél. : +251 11 140 00 00
Télécopie : +251 11 140 00 30
Courriel : addisabeba chez dgtresor.gouv.fr
Site internet : www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/ethiopie

• Business France
Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

L’Éthiopie relève du bureau de Nairobi :

Business France - Nairobi
Adresse : Ambank House - 14th Floor, University Way - P.O. Box 30374 - 00100 Nairobi - KENYA
Tel : +254 20 2293211
Email : nairobi chez businessfrance.fr
Jean-César Lammert (directeur pays Kenya, Ethiopie, Ouganda, Tanzanie)

• CCEF
Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Section Éthiopie - Didier LESPINAS - Tél : +241 01 74 11 84
Annuaire pour l’Éthiopie.

• AFD
L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence d’Addis-Abeba
Bureau de l’AFD
Rue Guinée Conakry, Immeuble ENAT
P.O. BOX 16978 - Addis-Abeba - Ethiopie
Tel : +251 11 5 15 47 14 / +251 11 5 52 65 64
Fax : +251 11 5 50 28 98
Courriel : afdaddisabeba chez afd.fr
Site internet : http://ethiopie.afd.fr

• BAD
L’Ethiopie est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.
La page de l’Ethiopie est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/ethiopia/.

• FMI
Sites internet :
Bureau du représentant résident du FMI en Éthiopie : http://www.imf.org/external/country/eth/rr/index.htm.

L’Éthiopie et le FMI : http://www.imf.org/external/country/ETH/index.htm.

PLAN DU SITE