Cameroun

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Manifestations politiques

A l’issue de l’élection présidentielle, des manifestations restent possibles dans plusieurs villes du Cameroun. Il est recommandé de se tenir informé et d’adapter ses déplacements pour rester à l’écart des rassemblements.

Épidémie de choléra

Une épidémie de choléra est en cours de développement au Cameroun depuis juillet 2018. Les régions et districts concernés sont :
• Extrême-Nord : Makary (épicentre de l’épidémie), Rouroundé, Dega et Ngala ;
• Nord : Pitoa et Golombe (épicentres de l’épidémie), Bibemi, districts de Garoua I et II, Gaschiga, Guider, Mayo Oulo, Ngong, Figuil, Poli, Tcholire ;
• Littoral (aucun nouveau cas depuis mi-septembre) : Douala, New bell et Logbaba ;
• Centre (aucun nouveau cas depuis fin août) : Yaoundé - districts de Cité Verte et Djoungolo.

Le choléra est une maladie endémique transmise par l’eau ou les aliments contaminés. Le Nigeria voisin est aussi concerné par l’épidémie. La saison des pluies, dans des environnements où les conditions d’hygiène et d’assainissement sont insuffisantes est un facteur aggravant au risque épidémiologique.

Pour rappel, la contamination est évitable par des mesures d’hygiène adaptées. La maladie se soigne avec des traitements symptomatiques simples (solution de réhydratation orale) lorsque la maladie est prise en charge précocement.

Pour plus d’informations sur les mesures de précaution à prendre, consultez la rubrique Santé.

Numéro utile
Centre médico-social, numéro d’urgence : +237 - 699 93 41 69

Sécurité

RISQUES ENCOURUS

Terrorisme – risque d’enlèvements
Le risque terroriste existe en particulier dans l’Extrême-Nord en raison d’incursions du groupe terroriste Boko Haram. Les occidentaux sont particulièrement ciblés. Le risque d’enlèvements est présent dans les zones frontalières est et ouest des régions Nord et Adamaoua.
La situation sécuritaire dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’est dégradée depuis la fin de l’année 2017. Plusieurs enlèvements d’officiels et de civils ont eu lieu. Des étrangers présents dans ces régions ont également été ciblés.

Risque routier

Les routes camerounaises sont dangereuses, en particulier l’axe Yaoundé-Douala.

La présence de camions transportant du bois (grumiers), dont l’état du véhicule est souvent défaillant et les dépassements dangereux constituent un danger permanent.

La plus grande vigilance est recommandée et la circulation de nuit est déconseillée.

Lorsqu’on emprunte des moyens de transports collectifs, il est prudent de vérifier les horaires d’arrivée à destination afin d’éviter de se trouver sur la route à la nuit tombée, en raison de sa dangerosité.

Les véhicules de transport collectif étant régulièrement impliqués dans des accidents de la route mortels, il est déconseillé d’emprunter les transports en commun.

Criminalité

Des faits de délinquance dans les villes (vols à l’arraché, agressions), des « coupeurs de route » dans les campagnes, notamment dans les régions proches du Tchad et de la Centrafrique sont régulièrement rapportés.
La vigilance et le bon sens permettent de s’en prémunir (éviter de conduire de nuit sur des routes isolées, éviter certains quartiers…).
Dans les grandes agglomérations, il est conseillé de prendre des précautions, tant lors des déplacements (à pied ou en véhicule) qu’au domicile (hôtel, appartement situé en étage, villa). Des rôdeurs isolés, mais aussi des bandes organisées, se livrent à des cambriolages et agressions nocturnes.

Troubles socioéconomiques
Une détérioration des conditions de vie pourrait mener à des manifestations de mécontentement.
Certaines régions présentent des fragilités particulières :
Au Nord et à l’Extrême-Nord, les populations doivent faire face aux exactions de Boko Haram, à la présence de réfugiés nigérians (près de 100 000) et aux conséquences des dérèglements climatiques sur l’agriculture.
A l’Est, l’accueil de près de 300 000 réfugiés centrafricains fragilise l’équilibre socioéconomique de cette région.
Au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, des mouvements de contestation se sont développés depuis novembre 2016.

Piraterie maritime

La navigation de plaisance est formellement déconseillée dans le golfe de Guinée et a fortiori le mouillage près des côtes, compte tenu des risques liés à la piraterie maritime.

Risques naturels
Le Mont Cameroun est un volcan en activité. Les randonneurs doivent être prudents au sommet. Il est déconseillé de s’y rendre actuellement en raison des troubles qui affectent la région Sud-Ouest (cf. infra).
Certains lacs de zone volcanique (ouest) sont susceptibles d’émanations soudaines de grandes quantités de dioxyde de carbone retenues dans leurs profondeurs (près de 2 000 morts autour du lac Nyos en 1986).
Les régions Nord et Extrême-Nord connaissent des inondations fréquentes en saison des pluies. La plupart d’entre elles sont par ailleurs en zone rouge ou orange.

ZONES DE VIGILANCE

Zones formellement déconseillées (rouge)

  • Région Extrême-Nord : à l’exception de la ville de Maroua, toute la région Extrême-Nord du Cameroun est formellement déconseillée du fait d’opérations militaires, du risque terroriste et du risque d’enlèvements.
  • Région Nord-Ouest : toute la région est formellement déconseillée du fait d’opérations militaires, du risque terroriste et du risque d’enlèvements.
  • Frontière nigériane : l’ensemble de la frontière avec le Nigéria est formellement déconseillée sur une profondeur de 30 km, du fait d’incursions de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigéria (Boko Haram, miliciens du Delta du Niger, etc.).
  • Frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad : il est formellement déconseillé de se rendre dans une bande de 30 km le long de la frontière du Cameroun, du lac Tchad jusqu’au sud de la RCA en raison de la situation sécuritaire en RCA et de la porosité des frontières à des bandes armées (braconniers, bandits, trafiquants …). Les villes de Garoua-Boulaï, de Touboro et de Yokadouma sont situées sur des axes routiers importants à proximité de la frontière est du Cameroun, dans des zones formellement déconseillées. La traversée de la zone rouge par les personnes empruntant les routes reliant Yaoundé à N’Gaoundéré via Garoua-Boulaï, ainsi que celles qui relient Garoua et N’Gaoundéré à Moundou (Tchad) via Touboro, ou encore Bertoua à Yokadouma, doit se faire sous escorte militaire. Pour les traversées de zone rouge, qui ne sauraient être entreprises que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél. : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).
    - Sud-Ouest  : tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé, compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers, qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigéria en 2008.
    Le parc national de Korup se trouve en partie dans la zone frontalière. Il est déconseillé de s’y rendre. L’autre partie peut être visitée mais en y étant très vigilant et en prenant au préalable l’attache des autorités locales (gendarmerie) avant de quitter Douala, Buea ou Limbe et le cas échéant en sollicitant une escorte (contact à établir avec le consulat général ou l’ambassade).
    Enfin, depuis l’intensification de la crise dans les régions anglophones, il convient d’éviter formellement les axes de circulation « Kumba - Ekondo Titi – Mundemba » et « Ekok – Mamfé ».

Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)

  • Régions Nord et départements de la Vina et du Mbéré dans l’Adamaoua : dans les régions du Nord (capitale : Garoua) et dans l’est de l’Adamaoua (départements de la Vina et du Mbéré) , le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême-Nord. Toutefois, des incidents de sécurité sont régulièrement signalés : coupeurs de route, découvertes de caches d’armes, infiltration d’éléments armés incontrôlés venus de l’extérieur, enlèvements nombreux visant principalement des éleveurs locaux.
    Les ressortissants français vivant dans ces régions sont invités à signaler leur présence ou celle de Français de passage ainsi que leurs déplacements dans le Septentrion à la section consulaire de l’ambassade de France à Yaoundé, via l’adresse mail du consulat : admin-francais.yaounde-fslt chez diplomatie.gouv.fr
    En cas de séjour visible (réunion amenant plusieurs Français à séjourner ou travailler au même endroit pendant plusieurs jours), une protection militaire est très recommandée (contacter la gendarmerie). Les voyages de nuit sont vivement déconseillés.
  • Région Sud-Ouest : au-delà des axes et zones formellement déconseillés, cette région connaît une insécurité croissante. En conséquence, il est expressément recommandé d’observer les conseils suivants :
  • suivre les recommandations susceptibles d’être formulées par les autorités locales ;
  • respecter les couvre-feux décidés par les autorités ;
  • se tenir à l’écart des rassemblements ou manifestations ;
  • éviter de se déplacer de façon ostensible pendant les « journées villes mortes ».
    Pour tout déplacement dans cette région, qui ne saurait être entrepris que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél. : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).

Zones en vigilance renforcée (jaune)

  • Régions Littoral et Sud : les visites des chutes d’Ekom (entre Bafang et Nkongsamba) doivent être organisées en groupe et il convient de quitter les lieux avant la tombée de la nuit.
    Malgré les dispositions qui ont été prises pour renforcer la sécurité dans la région des « monts de Manengouba et des Lacs jumeaux » (situés près de la ville de Melong - nord de Douala), tant sur les lieux d’hébergement qu’en montagne, il est recommandé de prendre contact au préalable avec les gérants des établissements hôteliers concernés et, le cas échéant, de solliciter auprès d’eux une escorte solide.
    Par ailleurs, il est rappelé qu’il est strictement interdit de s’approcher à moins de 500 m d’une plate-forme pétrolière ; cette interdiction pouvant être portée à 2 ou 3 milles nautiques dans certaines zones. Des renseignements peuvent être obtenus auprès de la capitainerie et des marinas.
  • Départements « Mayo Banyo », de « Djerem » et de « Faro-et-Dea » à l’ouest de la région de l’Adamaoua ainsi que sa capitale régionale (N’Gaoundéré) : les visites du parc de Mbam et Djerem ainsi que les trajets sur les axes routiers de ces trois départements doivent être effectués en groupe et avant la tombée de la nuit. La zone frontalière avec le Nigéria dans les départements de Faro-et-Dea et de Mayo Banyo reste formellement déconseillée. Des coupeurs de route y sont régulièrement observés et le risque d’enlèvements reste très élevé. Quatre fonctionnaires des Nations unies en charge de la démarcation entre le Nigéria et le Cameroun ont été assassinés le 31 janvier 2017 dans la localité de Mafou (Faro-et-Daro), à proximité de la frontière.
    Ville de N’Gaoundéré : les voyageurs peuvent s’y rendre par le train pour éviter la route nationale n°1 qui longe la frontière avec la RCA à hauteur de Garoua-Boulaï (zone rouge).
  • Ville de Garoua (capitale régionale du Nord) : il convient de se rendre à Garoua par avion (pour éviter la route nationale 1 partiellement en zone rouge). Tout déplacement en dehors de la ville elle-même est déconseillé sauf raison impérative.
RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES

Il convient d’être vigilant, particulièrement autour des fêtes de fin d’année (décembre et janvier) ainsi qu’au moment de la rentrée scolaire (septembre).
Il est recommandé :

  • d’éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer la convoitise (sac à main, cellulaire, montre, bijoux, appareil photo…). Les sacs à main sont à proscrire sur les marchés et dans les quartiers sensibles. Il faut éviter d’y mettre des objets précieux (grosse somme d’argent, bijoux, téléphone…) et tous ses documents. Les vols à l’arraché sont fréquents.
  • de ne jamais porter sur soi d’importantes sommes d’argent. En revanche, il peut être utile de disposer de quelques billets et pièces qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression.
  • d’éviter formellement d’emprunter des taxis à partir de la tombée de la nuit, surtout si vous êtes seul. Les agressions en taxi sont fréquentes, surtout après la tombée de la nuit.
  • de circuler en voiture vitres fermées et portières verrouillées et de ne jamais laisser de sacs, bagages ou objets de valeur visibles dans l’habitacle du véhicule. - de nuit, de s’arrêter uniquement dans des endroits animés et bien éclairés (ex. : station-service).

D’une manière générale, il est conseillé de :
• ne jamais tenter de résister aux exigences des agresseurs qui, en général, visent seulement les valeurs ou les biens.
• ne pas se rendre dans les quartiers défavorisés et sur les marchés populaires sans être accompagné d’un guide ou d’une personne connaissant les lieux.
• se montrer attentif, sur les pistes ou les routes, à toute interruption anormale du trafic en sens inverse (ce qui pourrait être le signe d’une attaque de véhicule en amont).
• en cas de location d’un appartement ou d’une villa, veiller à embaucher un gardien de jour et de nuit et s’assurer de l’identité des personnels que l’on embauche (garder copie des pièces d’identité). Il est préférable à cet égard de s’adresser à une société de surveillance plutôt qu’à un employé privé. Gardez une copie des pièces d’identité de vos employés et vos biens les plus précieux en un lieu sûr si vous le pouvez.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée et de séjour

Visa

Les ressortissants français souhaitant séjourner moins de 30 jours au Cameroun doivent formuler une demande de visa de tourisme avant leur départ auprès de la représentation camerounaise la plus proche de leur lieu de résidence. Les voyageurs doivent notamment disposer d’un passeport valide 6 mois après la date de retour prévue, d’un billet retour et d’un justificatif de lieu de séjour. Pour tout séjour supérieur à 30 jours, ou à des fins professionnelles, une demande de visa temporaire (valide jusqu’à 3 mois) ou de visa long séjour (valide 3 à 6 mois) doit être formulée auprès de la représentation camerounaise la plus proche de leur lieu de résidence.

Les demandes de visa sont en général traitées dans les 72 heures ouvrables à compter de la date de dépôt du dossier.

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour entrer sur le territoire camerounais.

Pour plus d’informations sur les modalités d’obtention des visas et les documents à fournir, prendre l’attache du consulat général de la République du Cameroun à Paris ou consulter son site internet. Il est également possible de contacter le consulat du Cameroun à Marseille.

Règlementation douanière

Taxes d’importation dans la CEMAC

Le Cameroun appartient à la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Les pays tiers à la CEMAC doivent s’acquitter, quel que soit leur point d’entrée dans la CEMAC, des droits et taxes définis suivant le Tarif Extérieur Commun (TEC). Les taux de douane applicables sont fonction de la catégorie à laquelle appartient le produit importé :

  • les biens de première nécessité : catégorie I, 0%
  • les matières premières et les biens d’équipement : catégorie II, 10%
  • les biens intermédiaires et divers : catégorie III, 20%
  • les biens de consommation courante : catégorie IV, 30%

Déclaration des devises

Les voyageurs résidents ou non-résidents franchissant les frontières du Cameroun, à l’entrée ou à la sortie, doivent déclarer en douane les devises, titres ou valeurs d’un montant supérieur à 1 million de francs CFA (1 524,49 euros).

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

AVANT LE DÉPART

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation…) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

Recommandations pour votre santé

Consultez si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consultez éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituez votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne consommez jamais des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consultez la fiche "Infos pratiques".

Vaccinations

  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé). Le carnet international de vaccination faisant mention de cette vaccination est exigé à l’entrée sur le territoire camerounais.
  • Certaines vaccinations sont recommandées : assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles mais aussi celles liées aux zones géographiques visitées.
  • Ainsi, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • Il est fortement recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES

• Choléra
Le choléra est une infection digestive bactérienne grave qui se transmet par la consommation d’aliments souillés crus ou mal cuits ou d’eau contaminée. Elle se manifeste notamment par des diarrhées aiguës et/ou des vomissements, et peut entraîner la mort en quelques heures en l’absence de traitement.
Il est recommandé de respecter les règles d’hygiène classiques (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteilles, peler les fruits et légumes, manger des aliments cuits, utiliser des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence.

Maladies transmises par les moustiques
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après).
Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.
Pendant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Chikungunya - dengue
La transmission du chikungunya ou de la dengue est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.
Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

Épidémie de méningite
Entre janvier et juin, le nord Cameroun est régulièrement touché par des épidémies de méningite à méningocoques. La plus grande prudence est conseillée en cas de déplacement dans cette zone, et il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants.
L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie en urgence. Il est donc vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination. La vaccination par le vaccin tétravalent est vivement recommandée. Le vaccin bivalent (A + C) n’est pas suffisant car il n’est pas efficace contre certaines méningites à méningocoques (W135). Pour plus d’informations, consultez le lien www.info-meningocoque.fr/index.html.

Poliomyélite
Le Cameroun a rapporté plusieurs cas de poliomyélite. Les autorités ont annoncé, pour éviter sa propagation, la mise en place, dans les aéroports, de mesures de contrôle et de vaccinations pour les personnes non à jour. L’Organisation mondiale de la Santé recommande :
• aux voyageurs souhaitant se rendre au Cameroun : de disposer d’un certificat de vaccination contre la poliomyélite datant de moins de 12 mois (à inscrire sur un certificat de vaccinations internationales) ;
• aux voyageurs ou résidents présents au Cameroun depuis plus de 4 semaines (et n’ayant pas été vaccinés dans les 12 derniers mois) : de bénéficier d’un rappel vaccinal contre la poliomyélite.

Grippe aviaire
Les autorités camerounaises font état d’une épizootie de grippe aviaire (H5N1) dans plusieurs régions du pays. Cette maladie est potentiellement transmissible à l’homme par contact direct ou indirect avec des oiseaux contaminés vivants ou morts. Aucun cas de transmission à l’homme n’a pour l’instant été déclaré. La vente de volailles a été interdite dans plusieurs départements des régions Centre (chef-lieu : Yaoundé), Sud (chef-lieu : Ebolowa) et Ouest (chef-lieu : Bafoussam).

De manière générale, sur l’ensemble du territoire camerounais, il est recommandé de :

  • éviter tout contact avec les oiseaux et les volailles vivantes ou mortes non cuites, et plus généralement avec les animaux sauvages et d’élevage (notamment les volailles et porcs). Éviter notamment les zones d’élevages, les marchés aux animaux et les zoos. Éviter également le contact avec leurs déjections ;
  • se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques ;
  • éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier pour la viande et les œufs.
    En cas de contact avec des animaux malades, notamment des oiseaux ou des volailles, consulter rapidement un médecin. En cas de symptômes compatibles, notamment fièvre, toux ou courbatures, consulter également rapidement un médecin.
    Pour toute information complémentaire, vous pouvez consulter le site Internet de Santé publique France ou le site Internet de l’Institut Pasteur.

Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs, et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. La prévention repose sur la vaccination - qui est recommandée - et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Infection par le virus HIV – MST
Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Variole du singe
La variole dite du singe est une maladie virale d’origine animale (rongeurs et primates notamment) présente principalement en Afrique centrale et occidentale. La transmission à l’homme est très rare mais possible par voie cutanée, respiratoire ou par les muqueuses. Elle implique des contacts très étroits avec des matériaux ou des animaux infectés. Les symptômes chez l’homme associent un syndrome pseudo-grippal avec des symptômes dermatologiques variés (papules, vésicules). Toute suspicion d’infection par ce virus nécessite une consultation médicale urgente afin de confirmer le diagnostic et de respecter les mesures d’isolement préconisées par les autorités sanitaires. La prévention de la transmission de cette maladie repose sur le respect des recommandations suivantes :

  • éviter tout contact avec des animaux ou du matériel potentiellement infectés ;
  • se laver régulièrement et soigneusement les mains avec du savon ou des solutions hydro-alcooliques ;
    Plus d’informations sur le site des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies du Département américain de la Santé et des Services sociaux (en anglais) https://www.cdc.gov/poxvirus/monkeypox/index.html
MESURES D’HYGIÈNE ALIMENTAIRE

Régulièrement des épidémies de choléra sévissent dans plusieurs villes du Cameroun, notamment Douala. Pour les voyageurs, une hygiène alimentaire stricte et une propreté de base sont, en règle générale, suffisantes pour éviter une contamination.

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :

  • se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • veiller à la qualité des aliments ;
  • éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine) ;
  • éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.
QUELQUES RÈGLES SIMPLES

• Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
• éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
• se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
• ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne caressez pas les animaux que vous rencontrez ;
• veiller à sa sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque à moto) ;
• ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
• Institut Pasteur https://www.pasteur-lille.fr/vaccinations-voyages/
• Santé publique France http://invs.santepubliquefrance.fr/
• Organisation mondiale de la Santé http://www.who.int/fr/

Numéros utiles :
• Cameroun Sanitaire Assistance à Douala : +237 2 33 42 14 14 / +237 2 33 42 15 15 / +237 2 33 42 37 48
• Centre Pasteur de Garoua : +237 2 22 27 22 22
• A Yaoundé, centre médico-social : +237 2 22 23 01 39

Infos utiles

Transport

Transport routier

  • Infrastructures routières

Les ruptures d’approvisionnement en carburant sont rares, mais il est conseillé de prévoir des réserves en raison des distances importantes entre les points de distribution.

  • Permis de conduire

Le permis de conduire français est valable pour une durée de 3 mois suivant l’arrivée au Cameroun (le cachet d’entrée au Cameroun faisant foi). Au-delà de cette période, il est obligatoire de faire convertir son permis français en un permis camerounais auprès du ministère des transports camerounais.

Le permis de conduire international délivré en France n’est pas reconnu au Cameroun.

  • Assurances et accidents

L’assurance aux tiers est obligatoire pour tous les propriétaires de véhicules dès que le véhicule est mis en circulation sur la voie publique.

L’assurance tous risques est facultative. Elle garantit une indemnisation complète non seulement pour autrui mais aussi pour soi-même et son véhicule.

En cas d’accident matériel ou corporel, mettez-vous en sécurité puis faites appel au service de sécurité le plus proche (cf. la liste des contacts utiles ci-contre). Ne déplacez pas les véhicules accidentés, même s’ils gênent la circulation, avant l’arrivée des forces de police ou de gendarmerie.

Réseau ferroviaire

Le train qui circule entre Yaoundé et N’Gaoundéré fournit un service correct aux voyageurs, notamment en première classe (choix conseillé).

Le transport des voyageurs entre Yaoundé et Douala a été suspendu, seul le service de fret a été maintenu sur cette ligne.

Il convient de se montrer vigilant lors de déplacements en train, des vols à la tire et à l’arrachée étant régulièrement signalés.

Transport aérien

Le transport aérien intérieur reste soumis à l’irrégularité des horaires. Il convient de s’organiser en conséquence.

Législation locale

• L’usage et la possession de drogues sont interdits et sévèrement réprimés.

• L’homosexualité est sanctionnée pénalement et passible de 5 ans d’emprisonnement.

• Il est formellement interdit de photographier les sites militaires, les bâtiments publics, les aéroports et les ports. Les incidents sont fréquents et la plus grande circonspection est recommandée à cet égard, notamment dans les centres urbains (en particulier à Yaoundé).

• En raison des contrôles fréquents de police ou de gendarmerie, il est indispensable d’avoir constamment sur soi ses documents d’identité (ou un permis de résidence, une copie certifiée du passeport) et les références du contrat d’assurance rapatriement en cas d’accident.

Tout voyageur est tenu de respecter les lois et les règlements, ainsi que les représentants de la force publique. En revanche, il faut refuser de transiger en cas d’abus d’autorité. Si une infraction a été commise, il convient de demander aux membres de la police ou de la gendarmerie un exemplaire des actes de procédure.

Divers

Arnaques

Les ressortissants français sont très fréquemment la cible d’arnaques en tous genres ayant pour principal objectif d’extorquer les voyageurs.

  • Hameçonnage

L’hameçonnage ou « phishing » est une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir, généralement par email, des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité ou d’extorquer des fonds. Ces arnaques peuvent être préparées sur une longue période afin de gagner la confiance de la victime et de lui soutirer un maximum d’argent. Les arnaques typiques sont celles qui vous proposent de toucher un héritage en échange du paiement préalable d’une commission, celles qui vous proposent le rachat d’objets d’art, celles où on vous demande une aide financière afin de sortir d’une situation difficile (hospitalisation, arrestation etc.).

Il convient de se montrer vigilant, particulièrement lors d’échanges par emails ou par courrier avec des personnes inconnues. Il est déconseillé d’envoyer de l’argent en ligne, de donner ses coordonnées bancaires ou sa signature.

  • Arnaques aux entreprises

Les entreprises françaises peuvent également être la cible de ces arnaques. Les escrocs se font passer pour des sociétés camerounaises ou des membres du gouvernement et proposent de faux partenariats d’affaires, demandent le paiement d’une taxe d’importation ou passent commande d’un lot important de matériel à l’aide de cartes de crédit volées ou de faux ordres de virement.

En matière de partenariat d’affaires, il est recommandé de se renseigner au préalable auprès de l’ambassade de France à Yaoundé, du service économique régional ou de Business France.

Pour plus d’informations sur les risques liés aux arnaques, consultez la fiche cybercriminalité ou le site de l’ambassade de France à Yaoundé.

Les risques financiers

Il est recommandé d’observer une grande prudence lors de transactions financières, les fraudes étant fréquentes au Cameroun. Il est conseillé :

• D’éviter les paiements par carte en dehors des hôtels appartenant à des chaînes internationales.
• D’éviter l’usage de la voie postale pour les transactions bancaires.
• De se montrer particulièrement vigilant lors de la consultation de ses comptes en ligne depuis le Cameroun.

Fiabilité des offres d’emploi

Soyez vigilant lors de réponse à des offres d’emploi. Il arrive fréquemment que les conditions d’embauche discutée avec le futur employeur avant le départ ne soient pas respectées après l’arrivée. Il est conseillé de privilégier la signature préalable d’un contrat écrit établissant les conditions de travail (nature et forme du contrat de travail, rémunération et accessoires, obtention d’un visa de travail, etc.). Ne vous engagez pas sans garanties solides.

Voyages d’affaires

Visas d’affaires

Il n’existe pas de visa spécifique aux voyageurs d’affaires au Cameroun.

Les voyageurs d’affaires peuvent solliciter un visa temporaire, autorisant un séjour de 90 jours sur le territoire camerounais.

En plus des documents communs à tous types de visas, ils devront présenter :

• une invitation à une manifestation organisée sur le territoire camerounais et une lettre de mission de l’employeur ;
• un justificatif de l’objet de leur visite ainsi que des conditions et moyens de subsistance suffisants pour la durée du séjour.

Pour plus d’informations sur les modalités d’obtention des visas et les documents à fournir, prendre l’attache du consulat général du Cameroun à Paris ou consulter son site internet. Il est également possible de contacter le consulat du Cameroun à Marseille.

Réseaux de communication

La connexion 3G est disponible au Cameroun, à la condition que le voyageur soit muni d’un smartphone avec une carte SIM locale. Avec un mobile français en itinérance (roaming), le taux de couverture est bon mais ce type d’utilisation demeure très onéreux.

Données économiques

La Direction des entreprises, de l’économie internationale et de la promotion du tourisme du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques du Cameroun.

Contacts utiles
  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence et le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Yaoundé – CAMEROUN
Adresse : Ambassade de France, 352, rue Joseph Atemengue, quartier Olézoa, Yaoundé, CAMEROUN
Tél. : +237 222 22 79 70 – Télécopie : +237 222 22 79 79
Courriel : yaounde chez dgtresor.gouv.fr
Site Internet : www.tresor.economie.gouv.fr/pays/cameroun

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Business France - Cameroun
Ambassade de France, Immeuble indigo - Bonapriso
BP 513
Douala
Cameroun
Tél. : +237 233 42 90 62
Courriel : douala chez businessfrance.fr

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience à disposition pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section  : Marie-Andrée NGWE - +237 233 42 37 00 (société Cabinet Maître Marie-Andrée NGWE)

Annuaire du Cameroun.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Yaoundé
Plateau Atémengué - BP 46 - Yaoundé
Tél. : +237 222 22 00 15 / +237 222 22 23 34 /+237 222 22 44 05
Télécopie : +237 222 23 57 07
Courriel : afdyaounde chez afd.fr
Adresse Internet : http://cameroun.afd.fr

  • BAD

Le Cameroun est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site Internet est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/.

La page du Cameroun est consultable à l’adresse : https://www.afdb.org/fr/countries/central-africa/cameroon/.

  • FMI

Bureau du représentant résident du FMI au Cameroun.

Le Cameroun et le FMI.

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