Sécurité
Criminalité
La criminalité a sensiblement augmenté au Brésil au cours des dernières années. Plus de 61 000 personnes ont connu une mort violente en 2016, soit l’un des taux d’homicide les plus élevés au monde. Toutes les régions du pays sont désormais touchées par cette augmentation de la criminalité. Les touristes, en nombre croissant, sont régulièrement victimes de vols, parfois avec violences.
Insécurité routière
Les routes du Brésil ne sont pas sans danger (imprudences des conducteurs et entretien souvent déficient du réseau). Il convient dès lors de ne pas circuler de nuit, ni en période d’intempéries, et de privilégier les transports aériens pour les longues distances.
Risques naturels
En saison sèche, les incendies sont nombreux.
Les pluies tropicales sont intenses et provoquent des inondations de moyenne ampleur en saison humide. Les inondations peuvent déclencher des ruptures de barrages, à l’instar de celle survenue dans le Minas Gerais en 2015, ainsi que des effondrements de chaussées.
Zones formellement déconseillées (en rouge sur la carte)
La zone frontalière avec le Venezuela est formellement déconseillée. La présence de l’État y est limitée et se résume à quelques postes militaires. Des groupes armés et/ou criminels agissent de part et d’autre de la frontière. La situation est aggravée par le flux de réfugiés en provenance du Venezuela.
Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)
Dans les zones frontalières, la criminalité ordinaire, le trafic de stupéfiants, l’orpaillage clandestin et les affrontements liés aux conflits fonciers conduisent à déconseiller l’ensemble de ces zones, sauf raison impérative. Des exactions ne sont pas à exclure, par débordement, sur certaines voies de communication ou agglomérations, dans les États brésiliens limitrophes de l’Amazonas, d’Acre, de Rondônia, du Roraima, ainsi que du sud du Mato Grosso, de l’ouest du Para et du nord de l’Amapa.
Zones de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)
. Brasilia
Le District Fédéral est relativement sûr, le centre de Brasilia (Plan pilote, Lago Sul et Lago Norte notamment) profitant de la présence des administrations, des ambassades et des forces de sécurité. On signale néanmoins des vols à l’arraché et aux guichets de distribution d’argent liquide. Plusieurs attaques à main armée dans les transports en commun extra-urbains ont été rapportées.
La plus grande prudence est recommandée dans les villes « satellites » de la capitale, telles Brazlândia, Ceilândia, Sobradinho, Planaltina ou Taguatingua.
. Nordeste
Le Nordeste est la région du Brésil où le nombre de crimes commis est le plus important. Elle concentre près de 40% des homicides enregistrés dans le pays en 2016. 6 États du Nordeste figurent parmi les 10 États brésiliens ayant le taux d’homicides le plus élevé : Sergipe, Alagoas, Rio Grande do Norte, Pernambuco, Bahia et Ceará. La grande majorité des homicides ne cible pas les touristes. Les vols et les agressions sont fréquents, y compris dans les zones les plus sûres.
Dans la plupart des villes du Nordeste, il est donc recommandé d’éviter de se promener à pied, a fortiori seul, et de privilégier les véhicules particuliers et les taxis. Il est conseillé de préparer un itinéraire précis à l’avance, de ne pas s’éloigner des grands axes et d’éviter l’utilisation des applications de géolocalisation car les zones à risques ne sont pas programmées. A noter la pratique largement répandue et recommandée de ne plus respecter les feux rouges tard le soir et la nuit. Il convient toutefois de prendre les précautions requises pour ne pas provoquer d’accidents.
Le métro, notamment à Recife, est à proscrire en raison des vols et agressions qui y sont fréquemment perpétrés. Les bus présentent un risque similaire auquel s’ajoute la conduite souvent dangereuse des chauffeurs (vitesse excessive, arrêts et départ brusques, nombreux accidents recensés). Les piétons ne sont pas respectés par les automobiles ni par les autobus : il convient d’être très prudent en traversant la chaussée.
Sur les plages du Nordeste en général, il est recommandé de ne pas rester isolé et de louer un siège auprès de l’un des nombreux stands de location d’articles de plage. Il est conseillé de n’emporter avec soi que le strict nécessaire (la possession de papiers d’identité n’est pas nécessaire), et de ne jamais laisser d’effets personnels sans surveillance.
. Recife (État du Pernambuco, Région Nordeste)
Les quartiers de Boa Viagem, Graças, Poço de Panela et Casaforte sont réputés les plus sûrs bien qu’ils soient eux aussi touchés par l’insécurité. Le quartier du bord de mer Boa Viagem est le plus sécurisé.
A noter cependant qu’à la nuit tombée, si l’avenue Boa Viagem qui longe la mer reste relativement sûre, il n’en est pas de même du reste du quartier qui se vide de ses piétons.
Il est conseillé de visiter le centre historique (Recife Antigo) de préférence en journée ou le week-end et d’éviter les rues désertes.
Le quartier historique d’Olinda semble relativement plus sûr, de jour comme de nuit, en semaine comme en week-end.
Le risque d’attaques de requins est réel sur les plages urbaines de Recife et des alentours. La nage au large est strictement à proscrire. Le baigneur veillera à rester proche du rivage et à se baigner à marée basse.
A noter qu’à marée basse comme à marée haute, la baignade les jours de pluie est à éviter car l’eau se trouble et forme un terrain de chasse privilégié pour les requins.
. Salvador de Bahia (État de Bahia, Région Nordeste)
La quasi-totalité de la ville est marquée par une forte insécurité. Seul le quartier de Barra peut faire exception, mais là aussi, la prudence est de mise une fois la nuit tombée.
Les quartiers historiques du Pelourinho et de Santo Antonio peuvent être parcourus à pied en journée tout en restant sur ses gardes malgré tout. Ils sont à proscrire une fois la nuit tombée.
. Fortaleza (État du Ceará, Région Nordeste)
De nombreuses attaques sont perpétrées par des factions criminelles depuis le début de l’année 2019 dans l’ensemble de l’État à l’encontre des bâtiments et biens publics. Cette vague de violence ne vise pas les personnes.
Jusqu’à l’apaisement de la situation, il convient de ne pas sortir des axes principaux et des lieux touristiques, de se tenir informé et de respecter les consignes des autorités locales.
Le niveau d’insécurité est très élevé dans la ville de Fortaleza. Il y est recommandé de suivre tout particulièrement les consignes de sécurité pour l’ensemble du Nordeste.
. Natal (État du Rio Grande do Norte)
La ville de Natal est la capitale d’État ayant connu la plus forte hausse de criminalité depuis le début des années 2000. Il y est recommandé de suivre tout particulièrement les consignes de sécurité pour l’ensemble du Nordeste.
. Rio de Janeiro
Aucun quartier de Rio de Janeiro n’offre de conditions de sécurité parfaites. Bien que les quartiers de la zone Sud (Ipanema, Leblon, Copacabana, Leme, Botafogo, Flamengo, Lagoa, Gavea, Barra da Tijuca) soient les plus sécurisés de la ville et ne suscitent pas de forte impression d’insécurité, des agressions parfois violentes y sont régulièrement signalées, notamment aux abords des lieux touristiques (bord de mer à Flamengo, Copacabana et Ipanema). Il est recommandé de ne pas se promener seul, même en journée, et d’éviter de circuler avec des objets de valeur.
Le métro est le moyen de transport public le plus sûr, mais plusieurs vols ont été signalés, en soirée, parfois à main armée. Les autobus roulent souvent dangereusement (de nombreux accidents, certains mortels, sont recensés) et des vols y sont parfois commis. Le transport ferroviaire est de mauvaise qualité (nombreux incidents et accidents). En cas de déplacement en voiture, il est conseillé de préparer un itinéraire précis à l’avance, de ne pas s’éloigner des grands axes et d’éviter l’utilisation des applications de géolocalisation car les zones à éviter ne sont pas programmées.
Les piétons ne sont pas respectés par les automobiles, ni par les autobus ; il convient d’être très prudent en traversant la chaussée.
Concernant les sites touristiques de Rio de Janeiro
• Le quartier d’Urca et l’accès au Pain de Sucre sont sécurisés.
• Corcovado : il est recommandé de se rendre au Corcovado par le train ou par minibus agréé par la municipalité. Il n’est pas prudent de se promener dans la forêt de Tijuca sans être accompagné d’un guide. A la nuit tombée, il est fortement déconseillé de circuler sur la route d’accès au Corcovado.
• Plages : il est recommandé d’éviter de longer les plages de Flamengo, Botafogo, Copacabana, Ipanema et Leblon lorsqu’elles sont peu fréquentées, la nuit ou la journée en cas de mauvais temps. De nombreuses agressions sont recensées sur les plages de Flamengo et de Botafogo ainsi que dans les parcs qui les bordent, y compris en journée. Il est également recommandé de respecter les consignes de baignade et, sur la plage, de ne pas rester isolé et de louer un siège auprès de l’un des nombreux stands de location d’articles de plage. Il est conseillé de n’emporter avec soi que le strict nécessaire et de ne jamais laisser d’effets personnels sans surveillance.
• Lapa-Santa Teresa : ce quartier est le théâtre de très nombreux vols et agressions, parfois à main armée et violents. Il est conseillé de ne pas s’éloigner des rues passantes et animées et de s’y rendre et d’en repartir en taxi, y compris pendant la journée. Il est fortement recommandé de ne pas louer de chambre chez l’habitant. Lors de la sélection d’un hôtel, il convient de rechercher un maximum de renseignements sur la localisation et la qualité de l’établissement. En effet, des malfaiteurs armés et masqués n’ont pas hésité à dévaliser des touristes à l’intérieur même d’établissements hôteliers de catégorie moyenne et des échanges de tirs peuvent se produire, y compris en journée, compte tenu de la proximité de deux favelas (Morro dos Prazeres et Coroa). Plusieurs vols ont été signalés dans la partie haute de l’Escalier de Celaron.
• Pour se rendre au stade du Maracanã, il convient de privilégier l’accès en métro ou en taxi. Les jours de match, les transports en commun sont rapidement saturés.
• Le centre historique (Centro) est à visiter de préférence en semaine, en évitant les rues désertes. Compte tenu de la recrudescence des agressions, il est vivement déconseillé d’y circuler à pied la nuit, le week-end et les jours fériés. Il est recommandé de rejoindre son hôtel en taxi.
• Favelas : des affrontements violents, avec échanges de tirs, fréquents et imprévisibles, y compris dans les favelas réputées plus sûres peuvent survenir à tout moment (Pavão Pavãozinho, Cantagalo, Vidigal, Babylonia, Dona Marta par exemple). Il est déconseillé de visiter les favelas, même en présence d’un guide accrédité. En cas de nécessité (visite à une ONG par exemple), il est vivement conseillé de se renseigner avant de programmer une visite, notamment auprès des ONG qui y sont présentes.
Aux alentours de Rio de Janeiro
Les villes touristiques de la région de Rio de Janeiro offrent un niveau de sécurité acceptable (Paraty, Buzios, Teresopolis, Petropolis par exemple). Même si ces villes sont peu éloignées de Rio de Janeiro, les trajets peuvent être longs, en fonction de la circulation et de l’état des routes.
- Carnaval : Rio de Janeiro, Salvador de Bahia, Recife et Olinda
Pendant la période du carnaval, d’importantes forces de sécurité sont déployées dans les rues. L’insécurité n’y est proportionnellement pas plus forte que le reste de l’année, mais la foule et la présence de touristes en très grand nombre peuvent contribuer à l’augmentation des risques de vols et d’agressions, surtout dans les villes où le carnaval donne lieu à de grandes manifestations de rue.
. São Paulo
A São Paulo, la proportion des viols, homicides et tentatives d’homicides, tous mobiles confondus, reste très élevée. Aucun quartier n’est totalement sûr. Les statistiques de la sécurité ont connu en 2017 une nette dégradation. Elles soulignent de grandes disparités entre quartiers, en particulier entre ceux aisés du centre, réputés plus sûrs, et zones périphériques, très dangereuses.
Les agressions recensées peuvent avoir lieu à toute heure, au petit matin comme à la nuit tombée ou en pleine journée. Les déplacements en ville doivent faire l’objet d’une grande vigilance. Les agressions, commises par des individus dissimulés ou à moto, ont souvent lieu lors du stationnement des véhicules aux feux rouges. Avant chaque carrefour, il est recommandé d’observer les lieux et de vérifier dans le rétroviseur l’éventuelle approche de deux-roues suspects.
Une vigilance toute particulière s’impose dans le centre-ville, occupé par de nombreux marginaux, souvent toxicomanes (Praça da Republica, Praça da Sé, Estaçao da Luz, Pinacoteca). Il est vivement recommandé d’éviter cette zone la nuit. Le quartier aisé du Morumbi connaît une recrudescence de la criminalité et tout déplacement dans cette zone doit s’effectuer avec prudence, notamment de nuit.
De nombreux “pickpockets” et voleurs à la tire sévissent dans les quartiers d’affaires, en particulier sur l’avenue Paulista, de jour comme de nuit, ainsi que dans les halls et dans les alentours des hôtels accueillant des étrangers. Il convient d’être vigilant sur les plages du littoral pauliste, et de n’emporter avec soi que le strict nécessaire.
Des agressions à main armée sur des touristes ont été recensées dans le quartier Vila Madalena, très festif, surtout la nuit en fin de semaine. Il convient d’éviter de s’y promener avec ses documents d’identité, objets de valeur et cartes de crédit.
Les environs de São Paulo
La périphérie de São Paulo est dangereuse et impose une vigilance renforcée aux voyageurs qui s’y rendent ou la traversent. Si l’arrière-pays rural offre un niveau de sécurité relatif, la plaine littorale, et notamment la "baixada santista", connaissent une nette dégradation de la sécurité. De nombreux accidents et agressions par des pirates de la route ont lieu sur les axes de circulation et les hébergements touristiques sont régulièrement la cible d’attaques à main armée.
La prudence est recommandée lors des déplacements dans cette région, notamment de nuit. Une attention particulière doit être portée à la réservation des logements sur le littoral, notamment des locations saisonnières ; il convient de se renseigner sur les conditions de sécurité dans la zone.
Recommandations générales
Il est recommandé de :
- Surveiller en permanence ses effets personnels et ne pas transporter tous ses papiers et son argent dans un seul sac. Faire une copie ou numériser ses documents d’identité pour y avoir accès depuis son adresse électronique en cas de vol.
- Ne pas exhiber d’objets de valeur dans la rue (montres, téléphones et ordinateurs portables et bijoux en particuliers).
- En cas d’agression, ne pas résister ni poursuivre l’agresseur qui peut être armé. Détenir toujours un peu d’argent à portée de main, à remettre sans hésiter en cas d’agression.
- S’informer sur place des zones à éviter telles que les quartiers de bureaux le soir et le week-end, les plages par temps de pluie. Il est déconseillé de visiter les favelas, notamment à Rio.
- Faire preuve de vigilance lorsque l’on utilise les distributeurs de billets, en privilégiant ceux installés à l’intérieur des centres commerciaux ou agences bancaires.
- En ville, privilégier les taxis positionnés dans les stations de taxis ou pré-réservés. Refuser le « racolage » de taxis pratiqué dans certains aéroports et s’adresser plutôt aux compagnies officielles.
- Circuler les vitres fermées, surtout dans les embouteillages. En cas d’accident de la circulation, appeler immédiatement la police pour réaliser le constat, sans déplacer son véhicule.
- Eviter le camping sauvage ; pratiquer le tourisme écologique ou sportif avec prudence et vigilance.
