Données générales et géographiques
Nom officiel : République tunisienne (depuis 1957)
Chef de l’Etat : Fouad MEBAZAA, président par intérim depuis le 15 janvier 2011
Gouvernement : Dernier remaniement ministériel : 07.03.2011
Premier Ministre : Béji Caïd Essebsi (27.02.2011)
Ministre des Affaires étrangères : Mouldi Kefi (21.02.2011)
Pouvoir législatif :
Chambre des Députés : suspendue pendant la période de transition
Chambre des Conseillers : suspendue pendant la période de transition
Superficie : 163.610 km²
Capitale : Tunis
Villes principales : Tunis, Sfax, Gabès, Sousse, Kairouan, Bizerte
Langue officielle : Arabe
Monnaie : Dinar tunisien (1€ =1,95 TND au 02/02/2011)
Fête nationale : 20 mars (Commémoration de l’indépendance en 1956)
Données démographiques
Source : Institut national de la statistique tunisien, chiffres 2009, sauf mention contraire
Population : 10,5 millions d’habitants (estimation en juillet 2010)
Densité : 67 hab/km²
Population urbaine : 65,9%
Population active : 3,7 millions de personnes
Accroissement naturel : 1,2%
Indice de fécondité : 2,05 enfants par femme
Espérance de vie : 74,5 ans
Taux d’alphabétisation à l’âge adulte : 80 % ( Rapport 2010 du PNUD)
Taux de mortalité infantile : 17,8/1000
Indice de développement humain : 0, 683 - 81ème rang (Rapport 2009 du PNUD, chiffre 2008)
Indice de pauvreté : 0,010 (PNUD, chiffre 2008)
Religions : islam sunnite ultra-majoritaire
Données économiques
Source : DGTPE, chiffres 2010
PIB : 44 Mds$
PIB/hab : 4171 $
Taux de croissance : 3,7%
Taux de chômage : 14 % de la population active (officiel)
Taux d’inflation : 3,4%
Solde budgétaire : 2,5 %
Dette publique : 39,8% du PIB
Déficit commercial : 10,3% du PIB
Dette extérieure : 36,9% du PIB
Principaux clients : France (1er rang ), Italie, Allemagne, Inde, Suisse
Principaux fournisseurs : France (1er rang, 18,9%), Italie, Russie, Etats-Unis
Population active occupée par secteur : Agriculture : 17,7%, Industrie : 33%, Services : 49,3% (Source : Institut national de la statistique tunisien, chiffres 2009)
Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB :
agriculture/pêche : 8,3% ;
industrie manufacturière : 15,4% ;
industrie non manufacturière : 11,5 % ;
services : 63,9% (dont services marchands 47,9%).
Relations franco-tunisiennes
Ambassadeur de France en Tunisie : M. Boris Boillon (février 2011)
Ambassadeur de Tunisie en France : M. Elyès Ghariani, chargé d’affaires ad intérim (depuis le 14 mars 2011)
Exportations de la France vers la Tunisie : 3,1 Mds€
Importations françaises en provenance de Tunisie : 3 Mds€
Consulat de France : Tunis
Réseau scolaire : L’AEFE gère 9 établissements en gestion directe (Grand-Tunis, Bizerte, Nabeul et Sousse) qui scolarisent 7197 élèves à la rentrée 2010.
Communauté française : 19 010 Français immatriculés au Consulat général au 31 décembre 2009. Au total, la communauté française peut être estimée à 25 000 personnes.
Communauté tunisienne en France : environ 500 000 personnes
La « révolution du Jasmin » a permis à la Tunisie de tourner la page du régime Ben Ali, qui a quitté le pays pour trouver refuge en Arabie Saoudite le 14 janvier 2011. Cette révolution a dépassé les frontières de la Tunisie en créant une onde de choc à travers le monde arabe.
Moins d’un mois aura été nécessaire pour faire tomber le régime. Le mouvement a surpris un grand nombre d’observateurs en raison de sa force et de sa rapidité. En outre, la révolte de la société s’est effectuée sans leader et sans guide. Les réseaux sociaux sur internet ont en revanche joué un rôle primordial dans la mobilisation.
La révolution a commencé par l’acte de désespoir d’un vendeur à la sauvette de fruits et légumes : le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, 26 ans, se voit confisquer sa marchandise par la police municipale de Sidi Bouzid (région centre-ouest à 265 km de Tunis). En signe de protestation, il s’immole par le feu. Cet acte sera le point de départ de la révolution. Mohamed Bouazizi est décédé de ses blessures le 4 janvier 2011.
La révolution tunisienne est intervenue alors que la Tunisie connaissait une période de croissance, quoique ralentie depuis deux ans, de son activité économique, et de relative maîtrise des équilibres financiers.
L’année 2010 s’est achevée sur un bilan économique et financier globalement favorable. La croissance du PIB a atteint 3,7 % (contre 3 % en 2009, 4,6 % en 2008 et 6,3 % en 2007).
Ces dernières années, la Tunisie a conduit une politique budgétaire visant à limiter le déficit à 3 % du PIB. Les résultats ont été conformes aux objectifs(3 % en 2009 et seulement 2,5 % en 2010). Cette limitation du déficit budgétaire s’est accompagnée d’une réduction de la dette publique qui, fin 2010, représentait 39,8 % du PIB.
Le poids de la dette extérieure atteignait 36,9 % du PIB fin 2010, contre 39,7 % trois ans plus tôt. En revanche, le déficit structurel de la balance commerciale s’est accru en 2010, notamment sous l’effet de l’augmentation des achats des produits alimentaires (importation de céréales).
La Tunisie revendique sa dimension méditerranéenne. Sa participation dynamique au dialogue "5+5"et son rôle actif dans le processus euro-méditerranéen visent à renforcer son ancrage à l’Union européenne, son principal partenaire : 74% des exportations tunisiennes sont destinées à l’UE, dont proviennent 63% des importations du pays.
Les relations euro-tunisiennes sont anciennes : la Tunisie et la Commission européenne ont noué des relations contractuelles dès 1976. La Tunisie est le premier pays du bassin méditerranéen à avoir signé le 17 juillet 1995 un accord d’association avec l’UE, enrichi et complété par le Plan d’Action Voisinage (PAV) Tunisie-UE, adopté en juillet 2005 dans le cadre de la Politique Européenne de voisinage (PEV) Le Commissaire Füle (élargissement et politique de voisinage) a annoncé, le 8 février, lors de son déplacement à Rabat que l’Union Européenne était en train de procéder au réexamen de sa politique de voisinage afin de soutenir les efforts de réforme politique et sociale dans les pays méditerranéens. Cette annonce sous-tend un rééquilibrage des enveloppes destinées aux partenaires du sud de l’Europe.
La coopération économique et commerciale est un pilier central de ce partenariat et du processus d’intégration. La Tunisie a été le premier pays de la rive sud à être intégré dans la zone de libre échange pour les produits industriels de l’Union Européenne, depuis le 1er janvier 2008. Le principe d’un statut avancé a été agréé lors du Conseil d’association du 11 novembre 2008, sous présidence française du Conseil de l’Union européenne. Les propositions tunisiennes ont été transmises à l’UE en mars 2010. Les négociations sur le contenu de ce statut ont commencé à Bruxelles les 27 et 28 septembre 2010. Le traitement de cette demande tunisienne de statut avancé devrait très certainement connaître une accélération, l’UE pouvant apporter ainsi un appui toujours plus prononcé à la démocratie naissante en Tunisie. La haute représentante de l’Union, Mme Ashton, a effectué une visite officielle en Tunisie le 14 février au cours de laquelle elle a annoncé que l’enveloppe IEVP 2011-2013 serait augmentée de 17M€ (montant initial 240 M€, montant total 257M€), l’augmentation de l’enveloppe est destinée à assurer le soutien de l’UE au processus politique en Tunisie.
Mise à jour : 16.03.11