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Présentation de la Tunisie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République Tunisienne
Nature du régime : République (gouvernement provisoire)
Chef de l’Etat : Moncef Marzouki (depuis le 12 décembre 2011)
Chef de gouvernement : Mehdi Jomaa (depuis le 29 janvier 2014)


Données géographiques

Superficie : 162.155 km²
Capitale : Tunis
Villes principales : Tunis, Sfax, Gabès, Sousse, Kairouan, Bizerte
Langue (s) officielle (s) : arabe
Langue (s) courante (s) : arabe dialectal, langues berbères, français
Monnaie : Dinar Tunisien (1 EUR = 2,1877 DT le 07/04/14)
Fête nationale : 20 mars (commémoration de l’indépendance en 1956)


Données démographiques

Population : 10,77 millions (1/7/2012 source : INS)
Densité : 65,82 hab./km²
Taux d’accroissement naturel : 1,30 % (2012, source : INS)
Espérance de vie : 73,8 années (2012, source : INS)
Taux d’alphabétisation : 77,6 % (source : rapport 2013 du PNUD sur le développement humain)

Religion (s) : Islam (98% de la population dont 85 % de rite malékite, minorité ibadite à Djerba), christianisme (1 %), judaïsme et autres (1%) (2013 source : CIA World Factbook)
Indice de développement humain : 0,712 (94ème) (source : rapport 2012 du PNUD sur le développement humain)


Données économiques

PIB : 33.3 Mds € (2012, source : banque mondiale)
PIB par habitant : 3090,4 € (2012, source : banque mondiale)

Taux de croissance : 2,6% (2013, source FMI)
Taux de chômage : 15, 3% de la population active (2013, source : www.tresor.economie.gouv.fr)
Taux d’inflation : 5,7% (2013, source : www.tresor.economie.gouv.fr)

Solde budgétaire : - 8,4 % (2013, source : www.tresor.economie.gouv.fr)
Balance commerciale : - 5 411 M€ (2013, source : www.tresor.economie.gouv.fr)

Principaux clients : France (27%), Italie, Allemagne, Espagne, Suisse
Principaux fournisseurs : France (16,5%), Italie, Russie, Etats-Unis, Turquie, Chine

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012, source : CIA World Factbook)

  • agriculture : 8,9 %
  • industrie : 29,6 %
  • services : 61,5 %

Exportations de la France vers la Tunisie : 3, 7 Mds € (2013)
Importations françaises depuis la Tunisie : 3,74 Mds € (2013)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat (s) de France : Tunis
Communauté française en Tunisie : 25000 dont 70 % de binationaux
Communauté tunisienne en France : 625.864


Politique intérieure

L’immolation par le feu, à Sidi Bouzid, de Mohamad Tarek Bouazizi, le 17 décembre 2010, a entraîné des manifestations dans tout le pays qui ont conduit au départ du Président Ben Ali, le 14 janvier 2011.

Une troïka alliant islamistes et laïcs a dirigé le pays pendant les trois premières années de la transition. Le parti islamiste Ennahda, le Congrès pour la République (gauche nationaliste) et Ettakatol (socialiste laïc) ont formé une alliance au lendemain du scrutin d’octobre 2011. M. Moncef Marzouki (CPR) est depuis lors Président de la République. M. Moustafa Ben Jaafar (Ettakatol) préside l’Assemblée nationale constituante, élue le 23 octobre 2011, afin d’élaborer la nouvelle constitution, entrée en vigueur le 10 février 2014 en remplacement de celle de 1959. M. Hamadi Jebali (Ennahda) a dirigé le gouvernement de novembre 2011 à mars 2013, date à laquelle lui a succédé le numéro trois d’Ennahada, M. Ali Larayedh. Le ministre sortant de l’industrie, M. Mehdi Jomaa (sans étiquette politique), est entré en fonction le 29 janvier 2014 pour diriger ce qui devrait être le dernier gouvernement de transition, composé de technocrates sans affiliation politique déclarée.

Le Président de la République, Moncef Marzouki (CPR), représente l’Etat tunisien et dispose de pouvoirs partagés soit avec le chef du gouvernement (diriger la politique étrangère, nommer les ambassadeurs), soit avec la Constituante (déclarer la guerre). Il est chef des armées.

Le Chef du gouvernement, Mehdi Jomaa (sans étiquette politique), dirige un cabinet de technocrates devant mener le pays vers des élections générales, prévues avant la fin 2014

Le Président de la Constituante, Mustapha Ben Jaafar (Ettakatol), dirige les travaux de l’Assemblée nationale constituante qui exerce le pouvoir législatif.

Des élections législatives et présidentielles devraient être organisées d’ici la fin de l’année 2014.


Situation économique

L’économie a globalement montré une certaine résilience, depuis la révolution en 2011. Néanmoins, en dépit d’une bonne résistance des exportations, la situation macro-économique s’est dégradée, en raison des turbulences de la phase de transition. Les flux d’Investissements Directs Etrangers reçus ont baissé sur cette période.

L’économie tunisienne avait renoué avec la croissance en 2012, atteignant un taux supérieur à celui espéré (4%), cependant, en 2013 ce taux a de nouveau reculé, n’atteignant que 2,6% selon le FMI. Sur 2013, une faible reprise à l’échelon global a eu lieu, avec des flux d’investissements étrangers de 900 M €, soit une baisse de 29 % par rapport à 2012, mais une hausse de 10 % par rapport à 2011. Malgré cela, l’aggravement des déséquilibres budgétaires en 2012 et la dégradation de la notation souveraine de la Tunisie en 2013, l’ont conduite à négocier un accord avec le FMI de 2.7 Mds TND (1.33 Md €) visant à soutenir le programme économique du gouvernement et à renforcer la stabilité budgétaire et extérieure du pays. (Source : www.tresor.economie.gouv.fr/…)

Après une chute en janvier 2011 (-70%), les recettes en devises ont progressé, pour à nouveau diminuer en octobre de la même année. Les recettes du tourisme, qui en 2011 accusaient une baisse de 34% par rapport à 2010, ont de nouveau progressé de 1,7% en 2013 mais restent tout de même inférieures de 8 % par rapport à l’année 2010
Le maintien de la croissance et la baisse du taux de chômage, des jeunes en particulier, constituent un enjeu crucial. Le taux de chômage a officiellement baissé de 18,9% fin 2011 à 15,3% au 4ème trimestre 2013.


Politique extérieure

La priorité européenne

Traditionnellement, la Tunisie revendique sa dimension méditerranéenne. Sa participation dynamique au dialogue "5+5" et son rôle actif dans le processus euro-méditerranéen visent à renforcer son ancrage à l’Union européenne, son principal partenaire : 74% des exportations tunisiennes sont destinées à l’UE, dont proviennent 63% des importations du pays.


La politique arabe

La Tunisie entretient de bonnes relations avec ses voisins maghrébins. Au cours de la crise libyenne, les autorités tunisiennes ont soutenu l’action de la France et accueilli des milliers de réfugiés libyens. Les Tunisiens sont conscients que la reconstruction de la Libye est une opportunité pour leurs entreprises et leur main-d’œuvre. C’est en Libye, le 2 janvier 2012, que le Président tunisien Moncef Marzouki a effectué sa première visite officielle après sa prise de fonction. Il avait ensuite effectué en février 2012 une tournée régionale (Maroc, Mauritanie, Algérie) pour relancer l’Union pour le Maghreb arabe (UMA). La déstabilisation de la Libye fait néanmoins peser des contraintes sécuritaires importantes sur la Tunisie.

Les Palestiniens bénéficient d’un fort capital de sympathie en Tunisie. Celle-ci a accueilli le siège de l’OLP de 1982 à la signature des accords d’Oslo en septembre 1993. Hamadi Jebali, ex-Premier ministre tunisien, a invité Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement Hamas de Gaza, à effectuer une visite en Tunisie du 5 au 9 janvier 2012. Cette initiative d’Ennahda avait tendu les relations de la diplomatie tunisienne avec l’autorité palestinienne.

La relation de la Tunisie avec le Qatar s’est renforcée. L’émirat exerce une réelle influence « culturelle » sur les Tunisiens, par le biais d’Al Jazeera (10% de téléspectateurs). Après le scrutin du 23 octobre, Rached Ghannouchi a effectué son premier déplacement au Qatar. Le 3 avril 2014, l’Emir du Qatar a effectué une visite officielle en Tunisie. Durant celle-ci, il a été décoré du Grand Cordon de la République par le Président tunisien, Moncef Marzouki.

Le Conseil national syrien (CNS) s’est réuni du 16 au 19 décembre 2011 à Tunis. Cette rencontre a été rendue possible par le soutien personnel du Président Marzouki. Le 4 février 2012, Moncef Marzouki a annoncé que la Tunisie cessait de reconnaître le gouvernement du président Bachar Al Assad comme l’autorité légitime en Syrie et a expulsé l’ambassadeur syrien à Tunis. Le 5 février 2012, Hamadi Jebali a appelé tous les pays à expulser les ambassadeurs syriens pour protester contre la répression sanglante. L’ancien ministre des affaires étrangères, Othman Jarandi, avait condamné en août 2013 le recours aux armes chimiques contre les civils, mais avait néanmoins souligné le refus de son pays d’une intervention militaire étrangère.


Le reste du monde

La Tunisie souhaite également se tourner vers les grands pays émergents que sont la Turquie et le Brésil. La Turquie a d’ailleurs annoncé un prêt de 500M$ à la Tunisie. Le Premier ministre tunisien, Mehdi Jomaa, a effectué une série de visites officielles dans plusieurs états du Golfe, du 15 au 19 mars 2014. Il s’est ainsi rendu aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, au Koweït au Bahreïn et en Arabie Saoudite. Le Premier ministre Jomaa a, par la suite, été reçu aux Etats Unis du 1er au 4 avril. Les Etats Unis ont, lors de cette visite, annoncé une garantie de prêt de 500 M$ à la Tunisie.


Mise à jour : 02.06.14

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