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Présentation

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Données générales

Nom officiel : République Unie de Tanzanie
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Jakaya Mrisho Kikwete

Données géographiques

Superficie : 947 300 km²
Capitale : Dodoma (capitale officielle, siège du Parlement)
Villes principales : Dar es Salam (capitale administrative et économique), Dodoma, Arusha, Stone Town (capitale de Zanzibar), Mwanza, Tanga, Tabora, Mbeya
Langue (s) officielle (s) : swahili, anglais
Langue (s) courante (s) : swahili, kiunguja (swahili de Zanzibar), anglais, arabe (Zanzibar)
Monnaie : Shilling tanzanien ; 1€ = 2 084 TZS (décembre 2012)
Fête nationale : 26 avril (Union du Tanganyika et de Zanzibar)

Données démographiques

Population : 46,9 millions (2012)
Densité : 49,5 habitants/km² (2012)
Croissance démographique : 2,85% (2012)
Espérance de vie : 51,6 ans pour les hommes ; 54,7 ans pour les femmes (2012)
Taux d’alphabétisation : 73% (2009/Banque mondiale)
Indice de développement humain : 0,466 – 152ème sur 187 (2011/PNUD)
Composition ethnique : Africains 99% (dont 95% d’origine bantoue et plus de 130 tribus) ; Arabes, Européens, Asiatiques 1%
Religions : Animistes 35% ; Musulmans 35% (99% à Zanzibar) ; Chrétiens 30%

Données économiques

PIB : 24,9 Mds USD (2011)
PIB par habitant : 531 USD/habitant (2011)
Taux de croissance : 6,7% (2011)
Taux d’inflation : 12,7% (2011)
Taux de chômage (au sens du BIT) : n.d.
Déficit public : 6,5% du PIB (2011)
Dette publique : 36,1% du PIB (2011)
Balance commerciale : -3,2 Mds USD soit 13,7% du PIB (2011)
Principaux clients : Chine 14,2% ; Inde 9,9% ; Japon 7,7% ; Allemagne 6% ; Emirats Arabes Unis 4,5% (2011)
Principaux fournisseurs : Inde 19,8% ; Chine 17% ; Afrique du Sud 6,5% ; Kenya 5,8% ; Emirats Arabes Unis 4,6% (2011)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2011) :
-  Agriculture : 27,8%
-  Industrie : 24,2%
-  Services : 48%

Exportations de la France vers la Tanzanie : 71,1 M€ (2011)
Importations françaises depuis la Tanzanie : 39,6 M€ (2011)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/tanzanie

Ambassade de France : Dar es Salaam
Section consulaire : Dar es Salaam (au sein de l’Ambassade)
Communauté française en Tanzanie : 671 Français inscrits au registre des Français établis hors de France (décembre 2012)
Communauté tanzanienne en France : n.d.

Politique intérieure

La stabilité et la cohésion de la Tanzanie, issue de l’union du Tanganyika et de l’archipel de Zanzibar en 1964, sont directement liées à l’action de Julius Nyerere, chef de l’Etat de 1963 à 1985. L’année 2011, cinquantième anniversaire de l’Indépendance du Tanganyika, a été l’occasion de bilans approfondis. La Tanzanie a rompu en 1986 avec le dirigisme économique (socialisme agraire) et avec le régime du parti unique en 1992. Le Président Benjamin Mkapa, élu en 1995 et 2000, n’était pas candidat en 2005, la constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Le candidat du Parti de la Révolution, au pouvoir depuis l’Indépendance (Chama Cha Mapinduzi – CCM), M. Jakaya Kikwete, Ministre des Affaires étrangères depuis 1995, élu le 14 décembre 2005 avec 80% des suffrages, a été réélu en octobre 2010 pour un second et dernier mandat, avec un score toutefois inférieur à celui de 2005 (60 % contre 80%). Ce résultat s’explique par le faible taux de participation sur le continent (43%), ainsi que par le dynamisme de la campagne de son principal rival Wilbrod Slaa du parti Chadema (qui a obtenu un score de 26%).

Le Président Kikwete a géré avec prudence mais détermination le dossier de Zanzibar, où la situation politique est plus tendue que sur le continent. Le dialogue politique engagé dès 1995 pour apaiser les querelles récurrentes entre le parti au pouvoir (aile locale du CCM) et le puissant parti d’opposition CUF (Civil United Front) a connu de nombreuses complications. Laborieusement relancé après les élections de 2005, dont le CUF contestait les résultats, ce dialogue a finalement abouti fin 2009 à la conclusion d’un accord sur une formule de partage du pouvoir. Cet accord a été approuvé par référendum en juillet 2010, et mis en œuvre pour la première fois à l’occasion des élections générales d’octobre 2010. Le nouveau président de Zanzibar est Ali Mohamed Shein du CCM et le vice-président est l’ancien chef de l’opposition Seif Hamad du CUF qui a obtenu 49% des voix et accepté sa défaite. Néanmoins, la délicate question de la révision du statut de Zanzibar au sein de la Fédération de Tanzanie reste ouverte.

Depuis 2006, le Président Kikwete s’est attaché à promouvoir la modernisation économique du pays, et à encourager un renouvellement de sa classe politique, tout en veillant à préserver l’hégémonie du parti CCM qu’il préside (parti au reste vieillissant, et divisé sur le plan idéologique). Le gouvernement a été rajeuni et féminisé, le Parlement est plus actif. Le Président Kikwete (lui-même musulman modéré) a veillé à préserver le consensus national sur la laïcité et sur un projet politique non ethnique, dans un contexte régional à cet égard assez troublé.

Quatre grandes réformes sont en œuvre : 1) dans le secteur public avec pour objectif la cession ou la privatisation d’entreprises publiques (assurance, réseau ferré et portuaire) ; 2) dans le secteur de l’énergie ; 3) celle du secteur des transports qui comprend la privatisation d’infrastructures portuaires et ferroviaires ; 4) des réformes législatives dont la révision de lois complexes sur la propriété foncière, le décret anti-corruption (Prevention of Corruption Act) et des mesures de soutien aux entrepreneurs locaux pour améliorer le climat des affaires.

Les élections présidentielles de 2015 constituent le principal enjeu de politique intérieure à moyen terme. Le VIIIème Congrès du CCM, qui s’est tenu en novembre dernier, a vu la reconduction du Président Jakaya Kikwete à la tête du Parti et le renouvellement d’une partie du National Executive Committee (NEC) dont le Ministre des Affaires étrangères, Bernard Membe, est devenu membre. En revanche, le Congrès n’a pas tranché la question de la succession de Jakaya Kikwete comme candidat du parti pour les élections présidentielles de 2015 comme cela avait été un temps pressenti.

D’ici là, le Gouvernement en place doit relever plusieurs défis :

-  La révision de la constitution est enjeu majeur de politique intérieure. Les débats publics menés par la Commission chargée de rédiger le projet de nouveau texte constitutionnel avant son adoption par referendum avant les élections de 2015 ont fait émerger plusieurs points sensibles : l’encadrement des pouvoirs du Président ; la laïcité ; la définition de l’Union entre le Tanganyika et Zanzibar et la question de l’indépendance de l’archipel.

-  Le CCM doit faire face à la montée de l’opposition, notamment du principal parti d’opposition, le Chadema, à la faveur de ses bons résultats aux élections présidentielles de 2010 et de ses victoires récentes lors d’élections partielles au Parlement.

-  A Zanzibar, l’accord sur le partage du pouvoir n’est pas parvenu à contenir la montée d’une opposition plus radicale venant notamment du mouvement islamiste Uamsho prônant l’indépendance de l’archipel (plusieurs manifestations violentes en 2012).

-  La lutte contre la corruption s’avère difficile à conduire. Elle a connu quelques résultats positifs : démission du Premier ministre Edward Lowassa en 2008 ainsi que de trois ministres importants ; assainissement du ministère du tourisme ; limogeage du gouverneur de la Banque Centrale ; démission du trésorier du CCM, Rostam Aziz, en juillet 2011 ; remaniement ministériel important en mai 2012 suite à des accusations de corruption ou d’inaction contre certains ministres. Néanmoins, une douzaine de scandales politico-financiers, remontant généralement à plusieurs années, sont restés sans suite judiciaire.

-  Nombre de pesanteurs socio-politiques héritées de l’ère dirigiste ralentissent encore le train des réformes : tradition de centralisation excessive, administration obsolète et inefficace, influence de l’appareil du parti CCM dans les provinces et les zones rurales qui concourent à entretenir une atmosphère insuffisamment propice au développement et à l’initiative.

-  Le mécontentement social se manifeste, notamment dans les villes, en raison de la forte inflation, du rationnement de l’électricité et des pénuries de carburant.

Situation économique

Un potentiel économique important

L’économie tanzanienne connaît une croissance soutenue depuis plusieurs années. En 2012, elle devrait atteindre 6,9%. Les projections pour les années à venir sont de l’ordre de 6,5 à 7% par an selon le Fonds monétaire international.

Le PIB, de 24,9 Mds USD, est composé à 27,8% par le secteur agricole, 24,2% par l’industrie (dont construction et mines) et 4_% par les services (dont secteur touristique qui représente 15% du PIB). La croissance est très concentrée sur quelques secteurs à forte intensité capitalistique, dont les plus dynamiques sont :

-  Les transports et communications.

-  Les services financiers : la Tanzanie compte actuellement une cinquantaine de banques, avec deux à quatre nouvelles venues par an.

-  La construction/BTP.

-  Les mines : or (1er poste d’exportation avec les diamants et les pierres précieuses, 4ème producteur d’or en Afrique) ; uranium (réserves évaluées à 200 millions de tonnes d’oxyde d’uranium) ; nickel ; manganèse ; terres rares.

Les découvertes gazières récentes dans l’on shore et l’offshore tanzaniens (bassin de la Ruvuma partagé avec le Mozambique) et les réserves pétrolières potentielles du Lac Tanganyika attirent les investisseurs étrangers. Le gouvernement tanzanien devra gérer au mieux les retombées financières dans ce secteur en termes de recettes fiscales et de redistribution de la richesse.

L’agriculture, qui emploie pourtant près de 80% de la population, souffre d’une faible productivité (3% de croissance par an) liée à l’archaïsme des matériels utilisés et à l’insuffisance des infrastructures de transport. Le potentiel de développement du secteur, dans un pays dont la surface représente plus du double de celle de la France et dont les ressources en eau ne manquent pas, n’en reste pas moins très important.

Des faiblesses structurelles

Malgré cette conjoncture économique favorable, la Tanzanie reste confrontée à un certain nombre de défis majeurs :

-  La pauvreté : 152ème pays sur 187 en termes d’indice de développement humain ; 70% de la population vit aujourd’hui avec moins de 2 USD par jour.

-  L’énergie : la Tanzanie présente un fort déséquilibre entre offre et demande en matière énergétique.

-  L’environnement des affaires : la Tanzanie occupe la 134ème position sur 183 au classement annuel de la Banque Mondiale « Doing Business ».

Des fondamentaux macroéconomiques relativement sains

Les revenus de l’Etat tanzanien augmentent régulièrement depuis plusieurs années, avec une amélioration progressive de la collecte des taxes et le soutien massif des bailleurs de fonds : environ 30% de son budget annuel est alimenté directement par l’aide internationale (1,7 Md d’€ en 2011). Les engagements les plus importants proviennent des Etats-Unis, de la Banque Mondiale, du Royaume-Uni, de l’Union Européenne (555 M€ au titre du 10ème FED) et de la Banque Africaine de Développement.

Le déficit public a atteint 6,5% du PIB sur l’année fiscale 2011-2012 et devrait pouvoir être ramené à 5,5% en 2012-2013 selon le FMI. La dette publique pourrait atteindre 45% du PIB fin 2012 hors arriérés de paiements domestiques, une augmentation jugée préoccupante par les bailleurs de fonds.

Le niveau de l’inflation est élevé : +13,5% en septembre 2012 sur douze mois glissants, ce qui constitue néanmoins une nette amélioration par rapport à 2011 (+19,8% en décembre 2011). La politique restrictive adoptée par la Bank of Tanzania semble porter ses fruits, même si elle a tendance à assécher une économie fortement dépendante des PME-PMI pour lesquelles l’accès au crédit est déjà difficile.

En grande partie pour cause de crise énergétique, le déficit commercial en 2012 atteint 16% du PIB. Cette situation se répercute sur le niveau des réserves, qui couvrent aujourd’hui seulement 3,6 mois d’importations (contre 4 mois fin 2011).

Politique extérieure

La Tanzanie a eu une diplomatie active sur le dossier des Grands Lacs, au sein de l’ONU (elle a été membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2005-2006 ; Mme Asha-Rose Migiro, ancienne Ministre des Affaires étrangères tanzanienne a été Vice-secrétaire générale de l’ONU entre janvier 2007 et juillet 2012) et dans le cadre de l’Union africaine dont elle a exercé la présidence en 2008.

Les Grands Lacs

La Tanzanie a subi le contrecoup des conflits dans la région des Grands Lacs, notamment par l’afflux massif de réfugiés. L’amélioration de la situation régionale a permis d’organiser le retour des réfugiés dans leur pays d’origine, mais une centaine de milliers de réfugiés burundais et congolais sont encore pris en charge par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Le gouvernement tanzanien a fait en 2009 un geste exceptionnel (salué dans le monde entier, mais assez mal accueilli par la population tanzanienne) en accordant la nationalité tanzanienne à 182 000 réfugiés qui avaient fui le Burundi en 1972.

Participation tanzanienne à la résolution du conflit en République démocratique du Congo (RDC) : Dar es Salam a accueilli en juin 1999 et mai 2000 des rencontres entre les Présidents Kagame (Rwanda) et Museveni (Ouganda), ainsi qu’en 2001 une rencontre (sans suite) entre les Présidents Kabila (RDC) et Museveni. En avril 2003, le Président Benjamin Mkapa a été mandaté pour une nouvelle médiation entre les Présidents Museveni et Kagame. En mai 2003, Dar es Salam a également été le lieu d’une rencontre entre les parties au conflit en Ituri, permettant la relance du processus de paix dans cette région. Par ailleurs, la Tanzanie est un membre actif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dont elle a accueilli le premier sommet en novembre 2004. C’est en marge de la cérémonie d’investiture du Président Kikwete, en décembre 2005, que les Présidents Kabila et Kagame ont aplani leurs différends, à la veille des élections générales congolaises. Mme Liberata Mulamula, actuelle conseillère diplomatique du Président Kikwete, fut la première Secrétaire exécutive de la CIRGL (jusqu’à la fin 2011). La Tanzanie se montre de nouveau active sur ce dossier en raison de la crise qui frappe l’est de la RDC depuis le début de l’année 2012.

Un rôle majeur de médiateur dans la crise burundaise : la Tanzanie a joué un rôle décisif dans l’aménagement du processus de transition au Burundi, et contribué à convaincre les rébellions armées, en particulier le CNDD-FDD de rallier le processus de transition avant les élections de 2005. Elle a par là suite contribué aux efforts menés par l’« initiative régionale » (avec l’Ouganda et l’Afrique du Sud) pour parachever la réconciliation nationale au Burundi ; elle a notamment exercé son influence pour amener le dernier groupe rebelle (FNL) à entrer dans le jeu politique au Burundi.

La Tanzanie accueille le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, dont le siège est à Arusha (jusqu’au 31 décembre 2014, date de la fin des travaux du Tribunal).

Madagascar

La Tanzanie fait partie, avec l’Afrique du Sud et la Zambie, de la troïka de la SADC qui a permis, avec la présidence mauricienne de la Commission de l’Océan indien (COI), de finaliser et signer la feuille de route ainsi que son plan de mise en œuvre (septembre et octobre 2011) devant mettre fin à la crise politique que traverse le pays depuis deux ans et demi.

En août 2012, la Tanzanie a pris la présidence de l’Organe politique de la SADC et fait de la résolution de la crise politique à Madagascar sa priorité. Elle souhaite que les élections présidentielles de 2013 à Madagascar puissent se dérouler dans un climat d’apaisement.

Union africaine

La Tanzanie a exercé, en 2008, une présidence de l’Union Africaine active, pragmatique et discrète. Le Président Kikwete a défendu une intégration continentale raisonnée et démocratique, contre les initiatives artificielles et brouillonnes du Colonel Kadhafi. Il a favorisé les sorties de crise là où elles étaient possibles : crise politique au Kenya ; tensions rwando-congolaise ; expédition réussie à Anjouan aux Comores contre le colonel Bacar ; soutien au retour à l’Etat de droit en Mauritanie ; vicissitudes du dialogue inter-burundais. Le Président tanzanien a en revanche rapidement jugé qu’il aurait peu de marge de manœuvre au Darfour, où il s’est donc borné à soutenir la mise en place de la force hybride ONU-UA (à laquelle participe un contingent tanzanien depuis 2009) ; la Tanzanie a soutenu l’action de la CPI, mais amèrement déploré que le CSNU n’ait pas considéré favorablement la requête de l’Union Africaine sur ce point. En ce qui concerne la crise au Zimbabwe, le légalisme de la Tanzanie (qui penchait pour un départ de Mugabe) s’est constamment heurté à l’immobilisme prôné par l’Afrique du Sud et à la paralysie de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

La Tanzanie est aujourd’hui membre du Conseil de paix et de sécurité de l’UA pour le biennum 2012-2013.

Intégration régionale

La Tanzanie est membre fondateur de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) avec le Kenya et l’Ouganda. Elle a contribué à la renaissance en 1999 de l’organisation, dont le siège est à Arusha. Un accord de libre-échange est entré en vigueur en janvier 2005, et un accord sur la mise en place d’un marché commun a été signé fin 2009 puis ratifié par tous les Etats membres et lancé en juillet 2010. La Tanzanie a encouragé l’élargissement de l’EAC au Rwanda et au Burundi (2007). Comme les autres pays de l’EAC, la Tanzanie s’est montrée disposée, dès 2008, à la négociation d’un accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne.

La Tanzanie est également membre de la (SADC) dont elle a pris la présidence de l’Organe politique en août 2012 pour une durée d’un an avec la charge notamment de traiter des crises à Madagascar et en République démocratique du Congo. Elle a quitté le COMESA en septembre 2000.

Somalie et piraterie

Depuis l’intensification des attaques de pirates somaliens au large de ses côtes (menaçant les explorations pétrolières et gazières au large de ses côtes et le tourisme à Zanzibar), la Tanzanie a pris conscience de sa vulnérabilité et exprimé son souhait de participer à la lutte contre la piraterie. Néanmoins, une action efficace de la Tanzanie requiert une aide internationale notamment pour le renforcement des capacités maritimes et pourrait être entravée par le cas de Zanzibar, « maillon faible » de la lutte contre la piraterie (faiblesse des moyens humains et matériels, nombreuses petites îles inhabitées offrant un refuge parfait pour les pirates).

Un projet d’accord de transfert des pirates pour poursuite, jugement et détention est également en négociation avec l’UE. Un seul point de désaccord subsiste néanmoins concernant la peine de mort. Celle-ci existe toujours en Tanzanie même si elle n’est plus appliquée depuis 1994. La Tanzanie pourrait donc s’engager à ce que les pirates condamnés à la peine de mort ne soient pas exécutés. La Tanzanie a également été un temps pressentie pour accueillir une cour extraterritoriale à Arusha afin de juger les pirates somaliens (résolution 1976 du CSNU).

Mise à jour : 07.01.13

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