Israël / Territoires palestiniens

Présentation d’Israël

Présentation

Données générales

Données générales et géographiques

Nom officiel : Etat d’Israël

Nature du régime : Démocratie parlementaire

Chef de l’Etat : Shimon Pérès (élu le 13 juin 2007 pour un mandat de 7 ans non renouvelable)

Superficie : 20 406 km²

Capitale : L’Etat d’Israël a fixé sa capitale à Jérusalem en dépit de l’absence d’accord international sur le statut de cette ville.

Villes principales : Tel Aviv, Haïfa, Beer Sheva, Jérusalem (« corpus separatum »)

Langue (s) officielle (s) : hébreu et arabe

Monnaie : shekel (1€ = 5,40 shekels)

Fête nationale : Fête de l’indépendance de l’Etat d’Israël, le 5 du mois d’Iyar (soit le 19 avril pour l’année 2010)

Données démographiques

Population : 7 465 500 habitants (09/2009)

Densité : 366 habitants/km²

Croissance démographique : +1,8% (entre 09/2008 et 09/2009)

Espérance de vie : 80,7 ans (09/2009)

Taux d’alphabétisation : 97,1% (2008)

Religion (s) : judaïsme (75%), islam (17%), christianisme (2%), religion druze (2%)

Indice de développement humain : 0,935 (27ème, classement PNUD 2009)

Données économiques

PIB (2008) : 202,1 Mds$ (source FMI)

PIB par habitant (2008) : 28 409 $ (source FMI)

Taux de croissance : 5,2% (2007), 4,0% (2008), -0,1% (est. 2009), 2,4% (est. 2010) (source FMI)

Taux de chômage : 8,4% (mai 2009)

Taux d’inflation : 4,7 % (est.2008)

Déficit public : 2,1 % du PIB en 2008, 5 % en 2009 (prévision)

Dette publique : 77,6 % en 2008, 82,3 % en 2009 (prévision)

Exportations françaises : 1,28 Md EUR en 2008, 0,46 Md EUR au 1er semestre 2009

Importations françaises : 1,02 Md EUR en 2008, 0,46 Md EUR au 1er semestre 2009

Site de la mission économique en Israël

Ambassade de France : Tel Aviv

Consulat (s) de France : Tel Aviv, Haifa, Jérusalem

Communauté française en Israël : environ 79 000 immatriculés

Communauté israélienne en France : environ 2 700 immatriculés

Politique intérieure (2005 - 2010)

Le retrait unilatéral de Gaza, mis en œuvre à l’été 2005 par le Premier ministre (Likoud) Ariel Sharon, entraîne une recomposition du paysage politique israélien. Fortement contestée au sein du Likoud, notamment par B. Netanyahu qui y voit une menace pour la sécurité d’Israël et l’amorce d’un retour aux frontières de 1967, cette décision suscite la création, en novembre 2005, d’un nouveau parti politique (Kadima), de centre-droit, dirigé par Ariel Sharon et regroupant des personnalités du Likoud et du parti travailliste favorables au retrait (dont S. Pérès).

En janvier 2006, Ariel Sharon est victime d’un accident vasculaire-cérébral. Le numéro 2 de Kadima, M. Ehud Olmert, est alors nommé Premier Ministre par intérim. Des élections législatives sont organisées le 28 mars 2006 et voient la victoire de Kadima (29 députés sur 120) ainsi que l’émergence du parti d’extrême droite Israel Beitenu (11 élus), majoritairement porté par des électeurs laïques, nationalistes et russophones, qui entre au gouvernement. E. Olmert est confirmé fin avril dans ses fonctions de Premier ministre, par une coalition de 67 députés.

Le conflit israélo-libanais de l’été 2006 (du 12 juillet au 14 août 2006) fait resurgir dans l’opinion publique le sentiment d’une menace existentielle pour l’Etat d’Israël. Ce malaise se traduit par une adhésion croissante des électeurs aux partis faisant primer sur toute autre considération la sécurité individuelle des citoyens israéliens. Les années 2006-2008 sont également marquées par de vifs débats sur la colonisation (projet de loi « évacuation-compensation ») et sur le statut de Jérusalem, dans la classe politique comme au sein de la société israélienne.

Dans ce contexte, E. Olmert accepte de s’engager à Annapolis (Maryland, Etats-Unis) dans une négociation bilatérale avec l’OLP portant sur l’ensemble des paramètres du statut final (27 novembre 2008). Cette décision suscite plusieurs défections au sein de son gouvernement (Israël Beitenou, députés du Parti des retraités) et sa coalition ne s’appuie plus que sur une courte majorité (64 députés), bientôt fragilisée par plusieurs enquêtes judiciaires ouvertes en mai 2008 à l’encontre du Premier ministre, soupçonné notamment d’avoir illégalement perçu des contributions financières importantes pour différentes campagnes électorales, alors qu’il était maire de Jérusalem puis ministre du Commerce et de l’Industrie. Au mois de juillet 2008, E.Olmert, qui n’est pas encore formellement inculpé, annonce sa démission, dont il fixe la prise d’effet à l’issue des prochaines primaires au sein du parti Kadima. Ces dernières sont remportées d’une courte tête, le 17 septembre 2008, par Mme Tzipi Livni, Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères assumant ouvertement l’héritage d’Aiel Sharon, face notamment à Shaul Mofaz, dont la sensibilité politique est plus proche de celle du Likoud. Initialement chargée par le Président Pérès de former un nouveau gouvernement (19 septembre 2008), Mme Livni y renonce (26 octobre 2008), après l’échec des consultations menées à cette fin avec Shas.

Des élections anticipées sont ainsi organisées le 10 février 2009, E. Olmert restant en fonction le temps qu’un nouveau gouvernement soit formé. Marqué par une intervention armée massive de Tsahal dans la bande de Gaza (27 décembre 2008/18 janvier 2009), le scrutin se clot par une forte progression des partis de droite et d’extrême droite- totalisant à eux seuls 65 sièges, avec un doublement des députés du parti Likoud dirigé par B. Netanyahu (de 12 à 27 sièges) - et par une défaite historique de la gauche. Kadima crée toutefois la surprise en restant, d’une courte tête, le premier parti israélien (28 sièges).

Consultés par le Président Pérès, six des douze chefs de partis représentés à la Knesset apportent leur soutien à B. Netanyahu. Ce dernier est alors chargé par le Président de former un gouvernement (20 février 2009).Il y parvient le 1er avril 2009 au terme de cinq semaines de négociation, en nouant successivement des accords de coalition avec Israël Beiteinou (15 sièges), Shas (11 sièges), le parti travailliste (13 sièges), le Foyer national juif (extrême droite religieuse, 3 sièges) et le Judaïsme unifié de la Torah (orthodoxes ashkénazes, 5 sièges).

Ces accords permettent au Likoud de se placer au centre de l’échiquier politique israélien, à la tête d’une coalition courant de l’extrême droite au centre-gauche et forte du soutien de 69 députés, cinq des treize députés travaillistes ayant choisi de rester en dehors de la coalition.

Sur le volet du processus de paix, depuis son entrée en fonctions, le gouvernement Netanyahou a procédé à des ouvertures dont la portée est toutefois restée limitée et qui n’ont pas permis à ce stade la relance de négociations directes avec l’OLP. B. Netanyahou a présenté le 14 juin à l’université de Bar Ilan sa vision des paramètres d’un règlement, en privilégiant la « paix économique » et en envisageant pour la première fois la création d’un Etat palestinien, entourée de strictes conditions (reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël, démilitarisation du futur Etat, Jérusalem capitale unifiée d’Israël). Il a annoncé le 25 novembre 2009 un moratoire de 10 mois sur la colonisation en Cisjordanie (gel de nouvelles constructions et la délivrance de nouveaux permis de construire). Cette décision, qui ne s’applique pas à Jérusalem-Est, ne concerne ni les projets approuvés, ni les édifices publics. Elle a été critiquée par l’aile droite de sa coalition et par le mouvement des colons.

Situation économique

Malgré les tensions régionales, l’économie israélienne s’est progressivement transformée, passant d’un système de pays émergent à un modèle de pays avancé. Avec une économie très ouverte et un PIB par habitant supérieur à 20 000 $ (soit le niveau de la France à la fin des années 80), Israël est aujourd’hui une puissance économique régionale. Grâce à un taux élevé de main d’œuvre qualifié, Israël dispose d’un appareil productif performant et d’une infrastructure bancaire globalement solide. Outre quelques secteurs traditionnels forts comme la chimie ou la plasturgie, une partie importante de son tissu industriel s’est progressivement réorientée vers le secteur des hautes technologies (aéronautique, électronique civile et de défense, télécommunications, logiciels informatiques, biotechnologies). Le niveau de recherche et de développement civil par rapport au PIB serait un des plus élevés du monde (4,5%). La force de la croissance israélienne s’est confirmée en 2006 (5 %) et ce malgré l’impact du conflit de l’été avec le Liban.

L’économie israélienne compte parmi les économies développées qui ont le mieux résisté à la crise économique de 2009/10. Israël n’a pas connu de récession en 2009, avec une croissance nulle.

Israël est engagée dans une procédure d’adhésion à l’OCDE. La candidature israélienne a officiellement été présentée à l’OCDE le 6 mai 2004, et validée par le Conseil ministériel du 16 mai 2007. Les travaux d’adhésion sont entrés dans leur dernière ligne droite. L’adhésion définitive d’Israël devrait intervenir au courant de l’année 2010.

Politique extérieure

L’axe central de la diplomatie israélienne réside en priorité dans sa relation avec les Etats-Unis, considérés comme le principal allié stratégique, capable et désireux de garantir à lui seul les intérêts vitaux d’Israël. Cette constante a été renforcée, depuis le 11 septembre 2001, par la perception en Israël d’une proximité plus forte que jamais, née d’un combat commun contre le terrorisme international nourri par le fondamentalisme islamiste.

La relation avec l’Union Européenne est également essentielle, ne serait-ce qu’en raison de l’ampleur des échanges commerciaux, qui représentent 30 à 40% du total des échanges de l’économie israélienne. Ces relations sont régies par un accord d’association signé en 1995 (entré en vigueur en 2000), dont la mise en œuvre donne lieu à l’élaboration de plans d’action communs (dont le dernier a été adopté en avril 2005). Les autorités israéliennes ayant sollicité un véritable statut privilégié, les 27 Etats membres de l’UE ont décidé de procéder à un rehaussement de la relation UE/Israël, lors du dernier Conseil d’association bilatéral, tenu le 16 juin 2008. Conformément aux engagements pris par le Président de la République lors de sa visite d’Etat en Israël en 2008, la France a contribué à concrétiser ce rehaussement, dans le cadre de sa présidence de l’UE au 2ème semestre 2008, en négociant une liste d’actions politiques communes, adoptée lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères du 8 décembre 2008.Le rythme et l’ampleur de ce rehaussement sont cependant expressément replacés dans le contexte général des progrès attendus du Processus de paix en direction de la solution des deux Etats.

Israël considère par ailleurs la Turquie et l’Inde comme des partenaires essentiels en matière de coopération régionale, même si la relation avec Ankara a pâti des conséquences de la guerre de Gaza en 2009. Dans une logique proche, des contacts étroits sont maintenus par Israël avec la Chine et avec la Russie.

Au sein du monde arabe, deux pays sont l’objet d’attentions particulières en Israël. La Jordanie est à ce jour le seul Etat arabe avec lequel Israël entretient, depuis l’accord de paix conclu en 1994, des relations dépassant le stade de la « paix froide ». L’Egypte constitue elle aussi un cas à part, compte tenu de l’accord de paix la liant à Israël (1979) mais aussi de son statut de partenaire obligé dans la gestion de certains aspects du processus de paix israélo-palestinien (notamment ce qui concerne la bande de Gaza).

La politique extérieure israélienne est enfin conditionnée par la nécessité de gérer, d’une part, la crise nucléaire iranienne, perçue comme une menace stratégique, et, d’autre part, plusieurs conflits régionaux de basse ou moyenne intensité (volet syro-libanais, volet palestinien avec une confontation spécifique à Gaza).

Mise à jour : 15.02.10

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