Présentation du Honduras

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Honduras

Nature du régime : République unitaire dotée d’un régime présidentiel

Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Porfirio LOBO SOSA

Données géographiques

Superficie : 112 492 km²

Capitale : Tegucigalpa (1 300 000 habitants)

Villes principales : San Pedro Sula, La Ceiba

Langue(s) officielle(s) : espagnol

Monnaie : Lempira

Fête nationale : 15 septembre (indépendance de 1821)

Données démographiques

Population  : 8 100 000 habitants

Densité : (2010) : 72 habitants/km²

Croissance démographique (2009) : 2%

Espérance de vie  : 72 ans (PNUD 2010)

Taux d’alphabétisation (2010) : 83,6 % (PNUD 2011)

Population vivant en-deçà du seuil de pauvreté : 70 % (CEPAL 2010)

Religion(s) : catholiques (80%), protestants et mouvements évangélistes (20%)

Indice de développement humain : 121 (PNUD 2011)

Données économiques

PIB (2010) : 14,3 Mds $

PIB par habitant (CEPAL 2010) : 1916 $

Taux de croissance pour 2010 : 2,4 %

Taux de chômage (2010) : 6,4 %

Taux d’inflation (2010) : 6,5 %

Déficit budgétaire(2010-EIU) : 4,7 % du PIB

Balance commerciale (2010-EIU) : - 6,9 % du PIB

Principaux clients(2010) : Etats-Unis, Salvador, Guatemala

Principaux fournisseurs (2010) : Etats-Unis, Guatemala, Salvador, Mexique

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 12,4 %
- industrie : 26,9 %
- services : 60,8 %

Exportations de la France vers le Honduras (2010) : 14,5 M€

Importations françaises depuis le Honduras (2010) : 53,8 M€

La mission économique au Guatemala (compétence sur le Honduras)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/guatemala/

Communauté française au Honduras : 377 (au 31 décembre 2010)

Communauté hondurienne en France : (inscrits) mais estimé à 1 500 par l’Ambassade.

Politique intérieure

Au pouvoir depuis janvier 2010, le Président Lobo a œuvré en faveur de la réconciliation nationale ; il nomme un gouvernement d’union nationale, met en place une Commission Vérité et Réconciliation et tente de relancer l’économie. Cependant, ce n’est qu’après la médiation de la Colombie et du Venezuela qu’il peut signer avec l’ex-président Zelaya, un accord qui permet à ce dernier de rentrer au Honduras le 28 mai 2011, toutes les charges qui pesaient contre lui étant levées. La société hondurienne reste néanmoins très polarisée. Le retour de l’ex-chef d’Etat pourrait revitaliser l’extrême gauche et raviver les tensions. Le FNRP (Front national de résistance, qui soutenait Zelaya depuis le coup d’Etat) pourra, grâce à l’accord de Carthagène (Colombie), être reconnu comme parti politique, et faire de l’adoption d’une nouvelle constitution son cheval de bataille.

Entretemps, l’insécurité prend des proportions alarmantes. Le taux d’homicides a doublé en cinq ans, pour atteindre le triste record mondial de 82 meurtres pour 100 000 habitants. Les raisons en sont multiples : inégalités économiques et sociales, culture de la violence considérée comme moyen de résolution des conflits, impunité et corruption, et implantation des cartels mexicains et colombiens se livrant au trafic et à la fabrication de stupéfiants.

Face à ce débordement de violence (qui vise en particulier ceux qui la dénoncent ; 13 assassinats de journalistes depuis janvier 2010), les autorités ont pris diverses mesures, dont certaines inquiètent les défenseurs des droits de l’Homme, comme le décret du 29 novembre autorisant l’armée à exercer des tâches de police. Le Président Lobo a sollicité les Nations unies pour la création, au Honduras, d’une instance similaire à la CICIG (Commission Internationale Contre l’Impunité au Guatémala).

Endiguer cette criminalité est une tâche immense. Le problème touche la région entière, tous les pays de l’isthme souffrent, à des degrés très variables il est vrai, du narcotrafic, du crime organisé et des violences des "maras" (gang de jeunes désocialisés). La réintégration du Honduras au sein de l’OEA et sa place retrouvé au sein du SICA (Système d’Intégration Centre-américain) pourraient permettre d’envisager une action transnationale pour lutter contre l’insécurité (voir infra).

Situation économique

La relance de l’économie, mise à mal par la crise mondiale et l’isolement consécutif au coup d’Etat, constitue un défi majeur pour le Honduras. Il s’agit de redonner confiance aux bailleurs de fonds et aux investisseurs étrangers, tant sur le plan politique que sur le plan sécuritaire. Toutefois, la récente annonce du retrait des coopérants du Peace Corps pour raisons de sécurité et l’exclusion du Honduras du Millenium Challenge Corporation Account (MCCA, programme d’aide américain) éloigne encore plus le Honduras de cet objectif.

Par ailleurs, le gouvernement a fait voter une réforme constitutionnelle afin de permettre la création de "Régions Administratives Spéciales" (à l’image de Hong-Kong ou Macao), qui jouiraient d’un large degré d’autonomie, et constitueraient des pôles de développement de haute technologie bénéfiques au pays. Cependant de nombreuses incertitudes demeurent sur les conditions de travail, la souveraineté, les infrastructures pour relier ces zones au reste du pays, et surtout le profit réel que celui-ci en tirerait.

Politique extérieure

Historiquement, le Honduras entretient des relations étroites et privilégiées avec les Etats-Unis, qui n’ont pas rappelé leur ambassadeur après le coup d’Etat du 28 juin 2009. Ils sont le premier partenaire commercial du Honduras (accord régional de libre échange CAFTA-DR signé le 1er avril 2006), et les transferts des migrants (12 % des Honduriens vivent aux Etats-Unis) représentent entre 20 et 25 % du PIB. Le Honduras avait adhéré le 28 août 2008 à l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), organisation dont il est sorti rapidement après l’éviction du président Zelaya. Néanmoins, le Président Lobo, qui a ressenti comme un camouflet américain le retrait des Peace Corps et l’exclusion du MCCA, annonce un rapprochement avec le Venezuela, dont la société ALBA Petróleos semble vouloir investir de nouveau au Honduras.

L’Union européenne est le principal pourvoyeur d’aide au Honduras (l’aide communautaire pour 2007-2013 s’élève à 223 M€). La coopération, suspendue après le coup d’Etat, a repris après l’investiture du Président Lobo, et le Honduras continuera à bénéficier d’un accès privilégié au marché européen (SPG+) jusqu’à l’entrée en application de l’accord d’association UE-Amérique Centrale, paraphé en mai 2010. S’agissant d’un accord de région à région, les étapes de sa mise en œuvre sont nombreuses et l’entrée en vigueur de la totalité de l’accord n’interviendra pas immédiatement. Entretemps, une application de sa partie commerciale est programmée pour le second semestre 2012. L’Espagne et l’Allemagne entretiennent une coopération bilatérale active avec le Honduras (49 ONG espagnoles actives, 38 experts allemands engagés actuellement dans des programmes de coopération financière ou technique).

Avant juin 2009, le Honduras entretenait de bonnes relations avec ses voisins et participait activement aux programmes d’intégration régionale. Les développements récents ont permis la reprise de ces bonnes relations, et la participation de plein droit du Honduras à la dernière Assemblée Générale de l’OEA qui s’est tenue à San Salvador en juin 2011. Au niveau régional, le Honduras a pris pour 6 mois la présidence tournante du SICA lors du sommet ordinaire des chefs d’Etat (San Salvador, 16/12/2011), durant lequel les Etats membres (les 7 pays de l’isthme ainsi que la République Dominicaine en tant que membre associé) ont accepté la demande de la France d’en devenir membre observateur.

Mise à jour : 30.12.2011

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