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Présentation du Honduras

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Honduras
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et du Gouvernement : M. Juan Orlando HERNANDEZ ALVARADO (27 janvier 2014)


Données géographiques

Superficie : 112 492 km²
Capitale : Tegucigalpa (2 007 006 habitants selon l’INE en 2013)
Villes principales : San Pedro Sula, La Ceiba
Langue officielle : espagnol
Monnaie : Lempira
Fête nationale : 15 septembre


Données démographiques

Population : 8 400 000 habitants (projection de l’INE pour 2012)
Densité : 74,6 habitants/km²
Croissance démographique (taux annuel) : 1,93 % (Cepal 2011)
Espérance de vie : 73 ans (Cepal 2011)
Taux d’alphabétisation : 83,6 % (PNUD 2011)
Population vivant en dessous du seuil de pauvreté : 61 % (2013)
Religions : catholiques (80 %), protestants et mouvements évangélistes (20 %)
Indice de développement humain : 0,632 (120e rang sur 186, selon le classement du PNUD 2012)


Données économiques

PIB (DG-Trésor 2013) : 18,9 Mds $
PIB par habitant (DG Trésor 2013) : 2 331 $

Taux de croissance (DG Trésor 2013) : 2,8 %
Transferts d’argent des migrants (DG Trésor 2013) : 16,8 % du PIB
Taux de chômage (FMI 2011) : 4,4 %
Taux d’inflation (DG Trésor 2013) : 5,4 %

Solde budgétaire (DG Trésor 2013) : -6,5 % du PIB
Solde commercial (DG Trésor 2012) :-3 Mds USD

Principaux clients : Etats-Unis, Union européenne, Salvador, Guatémala
Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Guatémala, Salvador, Mexique

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB

  • agriculture : 12,3 %
  • industrie : 26,9 %
  • services : 60,8 %

Exportations de la France vers le Honduras : 17 M€ (2012)
Importations françaises depuis le Honduras : 72 M€ (2012)

Site de la mission économique au Guatémala

Communauté française au Honduras : 409 inscrits en 2013
Communauté hondurienne en France : 250 inscrits en 2013


Politique intérieure

Si la présidence de Porfirio Lobo (2010-2014, parti National) a constitué une étape de transition après le coup d’Etat du 28 juin 2009 et les sept mois du gouvernement de facto de M. Roberto Micheletti, celle-ci s’est soldée par une dégradation sensible sur les plans économique et social : accroissement de la pauvreté et des écarts de richesse, envolée de la dette.

Outre ses difficultés, le Honduras doit faire face à de multiples défis : une importante insécurité, une hausse du trafic de drogues et du crime organisé, une forte corruption et des violations régulières des droits qui touchent plus particulièrement les défenseurs des droits de l’Homme, les journalistes et les syndicalistes.

Le pays est également secoué par des tensions préoccupantes entre propriétaires terriens et paysans sans-terre, dans la vallée du Bajo Aguán. Devenu à la fois plus grave et plus complexe depuis le coup d’Etat de 2009, le plus violent conflit agraire qu’ait connu l’Amérique centrale depuis quinze ans entraîne des violations régulières des droits de l’Homme, et aurait provoqué près de 80 assassinats en quatre ans.

A l’initiative de la France, un groupe d’ambassadeurs des Etats-membres de l’Union européenne s’est rendu sur le terrain afin d’avoir un aperçu concret de la situation. L’ambassadeur français pour les droits de l’Homme, faisait partie de cette mission.

Des élections générales se sont tenues le 24 novembre 2013. Les trois principaux candidats aux présidentielles étaient Juan Orlando Hernández pour le partido Nacional, Mauricio Villeda pour le partido Liberal, et Xiomara Castro (épouse de Manuel Zelaya) pour le partido Libre. Ces élections historiques, tant en termes d’organisation que de budget (près de 31,4 M d’euros), étaient atypiques dans un paysage politique hondurien marqué par le bipartisme.

Marquées par une forte participation (61,16 %), ces élections, à un seul tour, ont maintenu le parti National au pouvoir : c’est finalement Juan Orlando Hernandez qui l’a emporté avec 36,8 % des voix, devant Xiomara Castro (28,79 %), Mauricio Villeda (20,30 %), et Salvador Nasralla (parti anti-corruption, PAC : 13,43 %).

Le parti Libre a d’abord contesté ces résultats, en introduisant un recours en nullité devant le Tribunal suprême électoral. Sa requête a toutefois été déboutée : Juan Orlando Hernandez (parti National) a été officiellement été proclamé Président de la République par le TSE le 11 décembre. La sécurité, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté sont les trois priorités auxquelles M. Juan Orlando Hernández veut s’attaquer. Il a pris ses fonctions le 27 janvier 2014.

Le parti Libre, créé par l’ex-président destitué par le coup d’Etat de 2009 Manuel Zelaya, parvient donc à rompre la dynamique du bipartisme au Honduras en se hissant comme deuxième force politique du pays devant le parti Libéral. Xiomara Castro a en effet attiré les voix de la gauche hondurienne en général, mais également celles de nombreux jeunes et « déçus » de la Présidence Lobo.

Au niveau législatif, le Congrès se compose de quatre grandes forces politiques disparates. À la différence des élections de 2009, le parti National n’atteint pas la majorité absolue et est ainsi ramené de 71 à 48 députés, ce qui le conduira à rechercher des alliances. Le parti Libéral, qui compte 27 députés, pourrait faire alliance avec le PN sur un certain nombre de projets de loi.

Le parti Libre (37 sièges) et le parti anti-corruption (13 sièges) pourraient quant à eux s’allier en opposition. Sur 128 députés, ce nouveau Congrès compte 81 nouveaux parlementaires, mais beaucoup d’entre eux ont un lien de parenté avec ceux de la législature sortante.


Situation économique et sociale

La relance de l’économie, mise à mal par la crise mondiale et l’isolement consécutif au coup d’Etat, constitue un défi majeur pour le Honduras, dont l’économie est partiellement dollarisée (30 % en 2011). Il s’agit de redonner confiance aux bailleurs de fonds et aux investisseurs étrangers, tant sur le plan politique que sur le plan sécuritaire. Le Honduras a enregistré une croissance moyenne de 2,8 % en 2013, contre 3,5 % en 2012.

Le PNUD a souligné le haut degré d’inégalité dans tous les domaines au Honduras, classant le pays au 3ème rang en Amérique latine dans ce domaine, derrière Haïti et la Colombie. Le dernier rapport sur le développement humain au Honduras fait un triste état des lieux : la concentration de la terre est extrême, avec 4,8 % des exploitations (ayant une superficie de plus de 50 hectares) occupant 61,5 % des terres arables.


Politique extérieure

Historiquement, le Honduras entretient des relations étroites et privilégiées avec les Etats-Unis, qui n’ont pas rappelé leur ambassadeur après le coup d’Etat du 28 juin 2009. Ils sont le premier partenaire commercial du Honduras (accord régional de libre-échange CAFTA-DR signé le 1er avril 2006), et les transferts financiers des migrants installés aux USA (12 % des Honduriens, soit plus d’un million de personnes, vivent aux Etats-Unis) représentent près de 17 % du PIB. Le Honduras maintient de bonnes relations avec le Mexique, celui-ci étant devenu son 1er investisseur en 2012 (192 MUSD) devant les Etats-Unis (173 MUSD).

Le Honduras avait adhéré le 28 août 2008 à l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), organisation dont il est sorti rapidement après l’éviction du président Zelaya. Néanmoins, on note un certain rapprochement avec le Vénézuéla ces derniers mois.
Le pays a normalisé ses relations avec l’ensemble de la région latino-américaine, mais le différend autour du Golfe de Fonseca (océan Pacifique) revient régulièrement.

Le Honduras a sollicité le 8 novembre 2012 l’aide de l’ONU afin d’établir un régime de co-souveraineté dans ce Golfe, avec le Salvador et le Nicaragua. En effet, malgré une décision de la Cour internationale de justice (CIJ) en 1992, le Salvador continue de revendiquer la souveraineté sur l’île de Conejo, actuellement sous autorité hondurienne.

L’Union européenne est le principal pourvoyeur d’aide au Honduras : l’aide communautaire pour 2007-2013 s’élève à 223 M€, les crédits destinés à l’appui budgétaire au titre de 2012 se montent à 35 M€.

Avec les autres pays du Système d’intégration centraméricain, le Honduras a signé et ratifié l’accord d’association Union européenne-Amérique centrale (14 janvier 2013), ce qui permettra de dynamiser les liens économiques et commerciaux entre nos deux régions. Son volet commercial, qui est déjà appliqué à titre provisoire depuis le 1er août, a permis une forte diminution de droits de douane.


Mise à jour : 03.02.14

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