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Présentation du Honduras

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Honduras
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et du Gouvernement : M. Juan Orlando HERNANDEZ ALVARADO (27 janvier 2014)

Données géographiques

Superficie : 112 492 km²
Capitale : Tégucigalpa (2 007 006 habitants selon l’INE en 2013)
Villes principales : San Pedro Sula (capitale économique), La Ceiba
Langue officielle : espagnol
Monnaie : Lempira
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 8 264 000 habitants (FMI 2014) Densité : 73,5 habitants/km²
Croissance démographique (taux annuel) : 1,84 %
Espérance de vie : 74 ans (Banque mondiale 2012)
Taux d’alphabétisation : 85 % (Banque mondiale 2012)
Population vivant en dessous du seuil de pauvreté : 61 % (2013)
Indice de développement humain : 0,617 (129e rang sur 187, selon le classement du PNUD 2014)

Données économiques

PIB (FMI 2014) : 19 Mds $
PIB par habitant (FMI 2014) : 2 344 $
Taux de croissance (FMI 2014) : 3 %
Transferts d’argent des migrants (DG Trésor 2013) : 3 milliards de dollars, soit environ 16,8 % du PIB
Taux de chômage (FMI 2014) : 4,5 %, taux de sous-emplois : près de 50 %
Taux d’inflation (FMI 2014) : 6,1 %
Solde budgétaire (FMI 2013) : -7,4 % du PIB
Solde commercial (OMC2013) :- 3,3 milliards USD

Principaux clients : Etats-Unis (35,5%), Union européenne (20%), Salvador, Guatémala
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (42%), Guatémala, Salvador, UE (6%), Mexique (5,7%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2013) :

  • agriculture : 13,4 %
  • industrie : 27,3 %
  • services : 59,3, %

Exportations de la France vers le Honduras : 34,6 M€ en 2014 (15,7 M€ en 2013)
Importations françaises depuis le Honduras : 85,5 M€ en 2014 (62 M€ en 2013)

Site de la mission économique au Guatémala : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française au Honduras : évaluée à 500 (409 inscrits en 2013)
Touristes français : environ 20 000 (essentiellement site maya de Copán et îles de la baie)
Communauté hondurienne en France : 250 inscrits en 2013

Politique intérieure

Lors des élections présidentielles du 24 novembre 2013, trois principaux candidats s’affrontaient : Juan Orlando Hernández pour le partido Nacional, Mauricio Villeda pour le partido Liberal, et Xiomara Castro (épouse de l’ancien président Manuel Zelaya) pour le partido Libre.
Marquées par une forte participation (61,16 %), ces élections ont maintenu le parti National au pouvoir : Juan Orlando Hernandez l’a emporté avec 36,8 % des voix, devant Xiomara Castro (28,79 %), Mauricio Villeda (20,30 %), puis Salvador Nasralla (parti anti-corruption, PAC : 13,43 %). Le parti Libre a d’abord contesté ces résultats, en introduisant un recours en nullité devant le Tribunal suprême électoral. Sa requête a toutefois été déboutée : Juan Orlando Hernandez a été officiellement proclamé Président de la République par le TSE le 11 décembre 2013.

Le Congrès se compose désormais de quatre grandes forces politiques disparates. À la différence des élections de 2009, le parti National n’y dispose pas la majorité absolue et est ainsi ramené de 71 à 48 députés. Le parti Libéral compte 27 sièges, le parti Libre (de Manuel Zelaya) 37 sièges et le parti anti-corruption 13 sièges.

Juan Orlando Hernandez a pris ses fonctions le 27 janvier 2014. Il s’est engagé à réduire la criminalité et l’insécurité minant le Honduras (taux d’homicide par habitant le plus élevé au monde, hors pays en guerre). Les deux autres volets de son programme concernaient « une vie meilleure » : relance économique et création d’emplois ; lutte contre la pauvreté et aide aux plus démunis.

Un an après son élection, le Honduras fait meilleure figure. La courbe de la criminalité a été inversée, des améliorations macro-économiques ont permis de conclure un accord avec le FMI et l’on observe quelques avancées sociales. Le Honduras n’en demeure pas moins un des pays les plus violents au monde, miné par le sous-emploi, l’absence de répartition des richesses et une corruption endémique.

Le Président Hernandez a impulsé une forte montée en puissance de la police militaire (environ 3 000 membres formés en 2014 en coopération avec la Colombie et le Mexique) et la création d’une force de sécurité interinstitutionnelle (FUSINA) – des mesures vivement contestées par l’opposition.

Situation économique et sociale

La relance de l’économie, mise à mal par la crise mondiale et l’isolement consécutif au coup d’Etat, constitue un défi majeur pour le Honduras, où un tiers des échanges s’effectue en dollars américains. Il s’agit de redonner confiance aux bailleurs de fonds et aux investisseurs étrangers, tant sur le plan politique que sur le plan sécuritaire. Le Honduras a enregistré une croissance moyenne de 3 à 3,5 % entre 2010 et 2014.

Le PNUD a souligné le haut degré d’inégalité dans tous les domaines au Honduras, classant le pays au 3ème rang en Amérique latine dans ce domaine, derrière Haïti et la Colombie. La concentration de la terre est extrême, avec 4,8 % des exploitations (ayant une superficie de plus de 50 hectares) occupant 61,5 % des terres arables.

Un accord de confirmation (« Standby Arrangement » de 113,2 MUSD) et une facilité de crédit de confirmation (« Standby Credit Facility » de 75,4 MUSD) entre le FMI et les autorités honduriennes ont été conclus en décembre 2014 avec l’objectif d’assurer la soutenabilité des finances publiques et de la position externe du pays. Pour obtenir ce résultat, diverses mesures ont été mises en œuvre, dont l’augmentation des recettes de l’Etat de 17 % à 18.8 % du PIB entre 2013 et 2014. La restructuration, encore en cours, de la direction du recouvrement fiscal (DEI) ainsi qu’une réforme de la fiscalité y ont contribué pour l’essentiel.

Politique extérieure

Historiquement, le Honduras entretient des relations étroites et privilégiées avec les Etats-Unis, qui n’ont pas rappelé leur ambassadeur après le coup d’Etat du 28 juin 2009. Ils sont le premier partenaire commercial du Honduras (accord régional de libre-échange CAFTA-DR signé le 1er avril 2006), et les transferts financiers des migrants installés aux USA (12 % des Honduriens, soit plus d’un million de personnes, vivent aux Etats-Unis) représentent 16,8 % du PIB. Le Honduras a de bonnes relations avec le Mexique, celui-ci étant devenu, en flux, le premier investisseur étranger dans le pays en 2012 (192 MUSD), devant les Etats-Unis (173 MUSD).

Le Honduras avait adhéré le 28 août 2008 à l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), organisation dont il est sorti rapidement après l’éviction du président Zelaya. Néanmoins, on note un certain rapprochement avec le Vénézuéla ces derniers mois.
Le pays a normalisé ses relations avec l’ensemble de la région latino-américaine, mais le différend autour du Golfe de Fonseca (océan Pacifique) revient régulièrement à la une des journaux. Le Honduras a sollicité le 8 novembre 2012 l’aide de l’ONU afin d’établir un régime de co-souveraineté dans ce Golfe, avec le Salvador et le Nicaragua. En effet, malgré une décision de la Cour internationale de justice (CIJ) en 1992, le Salvador continue de revendiquer la souveraineté sur l’île de Conejo, actuellement sous autorité hondurienne.

Le Honduras, qui entretient des relations diplomatiques avec Taïwan, a procédé dernièrement à un rapprochement avec la Chine, notamment sur le plan commercial, tout en annonçant un possible établissement des relations diplomatiques avec ce pays.

L’Union européenne et ses Etats-membres sont le principal pourvoyeur d’aide au Honduras : l’aide communautaire pour 2014-2020 s’élève à 235 M€ (223 M€ pour la période 2007-2013). Avec les autres pays du Système d’intégration centraméricain (SICA), le Honduras a signé et ratifié l’accord d’association Union européenne-Amérique centrale (14 janvier 2013), destiné à dynamiser les liens économiques et commerciaux entre nos deux régions. Son volet commercial, qui est déjà appliqué depuis le 1er août 2013, a permis une forte diminution de droits de douane.

Mise à jour : 27.03.15

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