Chine

Présentation de la Chine

Présentation

Données générales

Nom officiel : République Populaire de Chine

Nature du régime : république

Chef de l’Etat : Président HU Jintao

Chef de gouvernement : Premier Ministre WEN Jiabao

Données géographiques

Superficie : 9.561.000 km2

Capitale : Pékin (Beijing)

Villes principales : Shanghai, Canton, Tianjin, Chongqing, Wuhan, Chengdu, Shenyang

Langue officielle : chinois (mandarin ou putonghua)

Langue (s) courante (s) : chinois, cantonais

Monnaie : Renminbi (1 Euro = 8,9 RMB - taux de change en avril 2011)

Fête nationale : 1er octobre

Données démographiques

Population : 1,341 milliard d’habitants

Densité : 139 hab/km²

Espérance de vie : 73 ans

Taux d’alphabétisation (Unicef) : 93%

Religions : bouddhisme, taoïsme, islam, catholicisme, protestantisme

Indice de développement humain : (Classement PNUD - 2010) : 0,663 (89ème rang mondial)

Données économiques

PIB (2010)en milliards de dollars : 5 878

PIB par habitant (2010)en dollars : 3 482

Taux de croissance (2010) : 10,3 %

Taux de chômage (2010) : 4,1%

Taux d’inflation (2010) : 3,3%

Solde budgétaire (2010) : -2,8%

Balance commerciale (2010) : 199 milliards de dollars

Principaux clients : Union européenne, Etats-Unis, Hong Kong, Japon.

Principaux fournisseurs : Japon, Union européenne, Taiwan, Corée du Sud, Etats-Unis

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 10,6 %
- industrie : 46,8 %
- services : 42,6 %

Exportations de la France vers la Chine (2010) : 11 milliards d’euros

Importations françaises depuis la Chine (2010) : 36,9 milliards d’euros

- Site de la Mission économique à Pékin

Consulats : Hong-Kong, Shanghai, Shenyang, Canton, Wuhan, Chengdu et Pékin (section consulaire).

Communauté française en Chine au 31 décembre 2009 (Hong-Kong inclus) : 24 953

Communauté chinoise en France en 2005 : 50200

Politique intérieure

A l’approche du 18ème Congrès du Parti communiste chinois, qui donnera lieu en octobre 2012 à un renouvellement de l’équipe dirigeante, l’agenda politique a été dominé en 2011 par l’objectif de stabilité sociale au moment où un ralentissement de la croissance économique fragilise le modèle exportateur chinois, et renforce le besoin de développer un modèle économique centré sur la demande intérieure.

M. HU Jintao, à la fois Secrétaire général du Parti, Président de la République et Président de la Commission militaire centrale, et le Premier Ministre WEN Jiabao sont en fonction jusqu’en 2012. Le Comité permanent du Bureau politique du parti communiste chinois comprend aussi des responsables plus jeunes qui ont acquis une solide expérience en matière de gestion économique dans les provinces où ils ont été en poste, parmi lesquels M. XI Jinping, Vice-Président de la République, et M. LI Keqiang, Vice-Premier Ministre. M. XI Jinping a également été nommé fin octobre 2010 vice-président de la Commission militaire centrale.

Les succès enregistrés par le pays ces dernières années, de l’Exposition universelle de Shanghai en 2010 aux Jeux Olympiques de 2008, ont permis au gouvernement de souligner son attachement aux fondements du régime, réaffirmés lors de la célébration du 60ème anniversaire de la République populaire de Chine, le 1er octobre 2009.

La situation des droits de l’Homme

Face au risque de montée des tensions sociales et à l’augmentation du nombre de manifestations de mécontentement populaireces dernières années, les autorités chinoises ont renforcé leur dispositif sécuritaire ainsi que le contrôle d’Internet. Les rassemblements sont durement réprimés et les appels à se réunir en Chine sous le signe du « jasmin » début 2011n’ont été que peu suivis. Ils semblent toutefois inquiéter Pékin, qui a réagi en multipliant les arrestations et les pressions exercées à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme. La vague d’immolation de moines tibétains, observée en 2011, et qui fait suite aux affrontements au Tibet en mars 2008 ainsi qu’aux violences interethniques au Xinjiang en juillet et septembre 2009, sont des sources d’inquiétude pour les autorités, qui maintiennent un contrôle strict de ces régions.

La société civile a acquis une certaine autonomie depuis les années 1980 (développement des ONG, accès à l’internet, ouverture aux voyages et aux études à l’étranger) et certaines évolutions positives ont pu être observées (réduction du champ d’application de la peine de mort et diminution de moitié du nombre d’exécutions depuis 2007) mais la situation des droits de l’Homme reste une source de préoccupation majeure. Les détentions arbitraires, notamment de défenseurs des droits de l’Homme, les conditions de vie des travailleurs migrants, la question des minorités (Xinjiang, Tibet), la liberté religieuse, l’organisation syndicale indépendante, les conditions d’exercice de la profession d’avocat, la liberté de la presse restent des problématiques abordées régulièrement avec la Chine par la France et par l’Union européenne, en particulier à l’occasion du dialogue euro-chinois sur les droits de l’Homme.

La France et la Chine coopèrent également sur le terrain en matière de gouvernance démocratique et de droits de l’Homme. La coopération administrative (formation de hauts fonctionnaires), le soutien à la société civile et aux ONG chinoises et françaises et la coopération en matière de justice sont les principales initiatives menées sur ce thème.

Situation économique

Ayant relativement bien résisté à la crise de 2008, la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale devant le Japon (en PIB) et le premier exportateur mondial devant l’Allemagne. Cependant, la chute de la demande mondiale, les fragilités du système bancaire chinois, les tensions ouvrières et la dégradation considérable de l’environnement placent les autorités devant des défis majeurs.

30 ans après l’ouverture économique, la crise de 2008 a marqué la fin d’un cycle du développement chinois

Les réformes économiques de la Chine ont connu deux phases distinctes : la première, débutée en 1978 à l’initiative de DENG Xiaoping, a permis de convertir le Parti communiste chinois à la doctrine de l’« économie socialiste de marché ». La seconde, au début des années 1990, a relancé le processus d’ouverture économique (réduction des droits de douane, encouragement aux investissements étrangers) qui a permis la croissance record de l’économie chinoise durant la décennie 1990 (un taux de croissance moyen supérieur à 7%) et qui a abouti à l’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001.

Ce mode de développement, délibérément tourné vers les exportations et tiré par l’investissement, a permis de stimuler l’activité intérieure. L’ouverture à l’économie de marché a été toutefois combinée avec un contrôle étatique sur les secteurs structurants de l’économie (grandes entreprises d’Etat, marchés financiers, secteur bancaire, régulation des prix). Le bilan de ce modèle de croissance est positif : le revenu moyen a été multiplié par huit, la pauvreté a régressé et l’espérance de vie s’est allongée.

La Chine tente désormais de concilier ses objectifs de croissance et de stabilité sociale avec la maîtrise de l’inflation et des prix de l’immobilier.

Le plan de relance massif décidé par le gouvernement suite à la crise de 2008 ayant gonflé la bulle immobilière et fait augmenter l’inflation, fragilisant ainsi les couches populaires, les autorités chinoises avaient mis en place en 2011 des mesures visant à éviter la surchauffe de l’économie (hausse des taux directeurs). Cependant, face aux premiers signes de ralentissement économique observés ces derniers mois (chute de la production industrielle, légère baisse des prix du marché immobilier), le gouvernement entreprend à nouveau de soutenir la croissance (réduction du ratio de réserves imposé aux banques) afin de soutenir le secteur manufacturier, où se sont multipliés les mouvements collectifs et les grèves au cours de l’année 2011 (en particulier dans la province du Guangdong).

Sur les plans sociaux et environnementaux, l’aggravation de la pollution généralisée des milieux marins, terrestres et atmosphériques (pollutions des sols et des écosystèmes côtiers aux métaux lourds, rejets chimiques et industriels dans les cours d’eau, désertification des plaines du nord, dégradations liées à l’activité minière, pluies acides, etc.) est source d’inquiétude pour les autorités, autant par les tensions sociales dont elle est responsable, en particulier en zone rurale, que par son impact économique.

De 9,1 % en 2009 et 10,1% en 2010, la croissance chinoise pourrait s’élever, selon la Banque mondiale, à 9,1% du PIB en2011.

Politique extérieure

La diplomatie chinoise est aujourd’hui chaque jour plus active. Si sa priorité demeure la stabilité régionale et le soutien à la croissance économique du pays,son action revêt de plus en plus une dimension globale. Face aux interrogations sur les conséquences de sa montée en puissance, la Chine continue de mettre l’accent sur son statut de pays en développement et sa volonté de « développement pacifique », même si elle se fait plus affirmée dans la défense de ses intérêts. Nation la plus peuplée du monde, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, puissance nucléaire et depuis 2010 deuxième économie mondiale, devant le Japon, elle s’affirme comme un partenaire incontournable pour relever les grands défis globaux dans un cadre multilatéral.

La politique extérieure comme soutien à la croissance économique

La 2ème puissance économique du monde

La Chine est devenue fin 2010, avec un PIB estimé à 5878 Mds USD, la 2ème économie du monde après les Etats-Unis et devant le Japon. C’est aussi le 1er exportateur mondial devant l’Allemagne et un détenteur de réserves de change considérables (près de 3200 Mds USD mi-2011). La crise économique et financière, qui l’a moins affectée que ses principaux partenaires (prévisions de croissance du FMI à 9,5% pour 2011 et 9% pour 2012), a encore renforcé son rôle dans l’économie mondiale. L’un des premiers objectifs de la politique extérieure chinoise consiste à accompagner et soutenir cette montée en puissance économique fulgurante.

L’action extérieure chinoise soutient le dynamisme économique, à travers :

- le développement de relations ciblées avec les pays offrant de nouveaux débouchés à ses exportations et/ou riches en ressources naturelles, matières premières et énergétiques : la Chine consomme désormais entre le quart et la moitié de la production mondiale d’aluminium, elle est le 1er importateur mondial de minerais de fer et le 1er producteur mondial d’acier, le 1er importateur mondial de nickel, de soja et est le deuxième importateur mondial de pétrole derrière les Etats-Unis ; elle est devenue en 2011 le 1er importateur mondial de sucre, de coton, de laine et de caoutchouc (16 millions d’automobiles produites en Chine en 2010). Elle est également 1er importateur mondial de matières secondaires (ferraille, vieux papiers).

- le renforcement des liens avec les pays économiquement les plus avancés, Etats-Unis, Japon et Europe en tête, fournisseurs de technologies et de capitaux, mais aussi de plus en plus d’investissements et de prises de participation dans des grands groupes internationaux.

- la promotion de la libéralisation du commerce dans le cadre de l’OMC et d’accords bilatéraux de libre-échange (cf. Accord de libre-échange Chine-ASEAN entré en vigueur en 2010) et les appels à lutter contre le protectionnisme.

La diplomatie énergétique de la Chine

La Chine, devenue importatrice nette de pétrole en 1993, a remplacé depuis 2004 le Japon comme deuxième plus gros importateur de pétrole. Ces importations proviennent aujourd’hui à 60% du Moyen-Orient. Deux pays revêtent une importance particulière pour Pékin : l’Arabie Saoudite et l’Iran, respectivement premier et deuxième fournisseur en pétrole brut. Le souci de la Chine de diversifier ses sources d’approvisionnements en pétrole, et plus généralement en matières premières (gaz, minerais, produits agricoles…) constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs de sa politique de rapprochement en direction de la Russie, de l’Asie centrale (Kazakhstan), de l’Afrique (Angola, Soudan, Algérie, Nigéria, RDC…) et de l’Amérique latine (Brésil, Argentine, Venezuela, Mexique…). Inversement, les ressources dont la Chine est particulièrement bien dotée (terres rares, métaux rares notamment) deviennent de plus en plus une arme de sa politique étrangère (cf. contentieux avec le Japon).

La politique asiatique de la Chine, entre effort de stabilisation régionale et recherche d’un leadership

Depuis l’instauration de la politique de réforme et d’ouverture, la Chine cherche à éviter ce qui pourrait porter atteinte à la stabilité régionale, garante de la poursuite de son développement économique. Dans cette perspective, Pékin s’est attaché à normaliser ses relations avec ses voisins en canalisant les différends historiques. Toutefois, la politique asiatique de la Chine et les tensions latentes qui l’opposent à plusieurs de ses voisins témoignent aussi de la recherche d’un leadership régional contesté.

Avec le Japon, la relation est dans l’ensemble en voie d’amélioration depuis 2006 même si cette relation reste fragile comme en témoigne la crise de septembre/octobre 2010. Les liens économiques et culturels se développent rapidement : la Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial du Japon et le Japon est son premier fournisseur. Le Parti Démocrate Japonais (PDJ), arrivé au pouvoir à Tokyo en septembre 2009, s’est inscrit cet élan de rapprochement du Japon avec les pays d’Asie et la Chine en particulier et a lancé l’idée d’une « Communauté de l’Asie de l’est », qui pourrait s’inspirer en partie de l’expérience européenne. Pour autant, les grands irritants (histoire, îles Senkaku/Diaoyu) ne sont pas réglés, la compétition des deux pays reste vive et des phases de tension font régulièrement surface dans la relation bilatérale (dernière en date en septembre 2010 à propos des Senkaku/Diaoyu).

Avec l’Inde, après la guerre de 1962, une détente a été amorcée à partir des années 1990, malgré la persistance d’un différend territorial (Cachemire, Arunachal Pradesh). Après une escalade de tensions en 1998, la Chine a entamé un rapprochement qui s’est traduit par des visites croisées de haut niveau, la croissance rapide des échanges commerciaux, la mise en place d’un dialogue stratégique et de coopération et des manœuvres militaires conjointes. Aujourd’hui, la relation bilatérale demeure marquée par des différends et des arrières-pensées, même si les deux pays partagent des positions proches sur un nombre important de questions internationales (commerce international, lutte contre le changement climatique, etc.).

La Chine s’efforce de résoudre ses conflits territoriaux avec ses voisins. L’accord trouvé en juillet 2008 concernant des îles sur le fleuve Amour met fin au contentieux frontalier avec la Russie. De même, l’accord de décembre 2008 avec le Vietnam permet de résoudre le différend à l’origine de la guerre de 1979. Des différends impliquant le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et le Brunei demeurent en Mer de Chine du Sud. Les revendications de la Chine concernant sa souveraineté maritime ont provoqué pendant l’été 2010 une réaction des pays voisins et une montée des tensions en mer de Chine du Sud et en mer Jaune. De nouvelles tensions en mer de Chine du Sud sont apparues à l’été 2011.

La Chine a également renforcé son rôle dans le processus d’intégration régionale en Asie, avec une double volonté de structurer et de stabiliser son environnement. Elle s’est pleinement intégrée aux organes multilatéraux de coopération en Asie, notamment l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), l’ASEAN+3 (Association des nations de l’Asie du Sud-Est + Chine, Japon et Corée du Sud). Début 2010, un accord de libre-échange avec les pays les plus développés de l’ASEAN est entré en vigueur.

En 2001, dans le champ politico-militaire, elle a initié la création de l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai) qui regroupe la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan et a notamment pour mission de lutter contre les « trois maux » (séparatisme, extrémisme et terrorisme).

Sa volonté de stabilisation de l’environnement régional et de leadership en Asie, mais aussi ses limites, se manifestent enfin dans son implication dans la crise nord-coréenne. Son rôle d’intermédiaire entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a été et continue d’être déterminant.

Une politique étrangère marquée par la relation avec les grandes puissances

Les liens de la Chine avec l’Union européenne n’ont cessé de se densifier depuis l’instauration des relations diplomatiques en 1975, particulièrement dans le domaine économique. L’UE élargie est devenue depuis 2004 le premier partenaire commercial de la Chine (commerce euro-chinois en 2010 : 363 Mds d’euros). La Chine est le 2ème partenaire commercial de l’UE après les Etats-Unis, son premier fournisseur et son 2ème client. Un partenariat stratégique a été mis en place en 1998 et un sommet UE-Chine est organisé chaque année. Un dialogue stratégique et un dialogue économique de haut niveau complètent ce dispositif. Pour la Chine, l’UE est donc traditionnellement à la fois un grand partenaire commercial et un acteur indispensable à son développement économique.

La relation avec les Etats-Unis constitue une autre priorité de la diplomatie chinoise. Les échanges entre responsables politiques se sont multipliés ces dernières années. Des mécanismes de dialogue stratégique ont été mis en place dans les domaines politique en 2005 et économique en 2006, avant d’être fusionnés au sein du Dialogue stratégique et économique dont la première session a lieu en juillet 2009. La Chine est depuis 2008 le premier détenteur de bons du Trésor américains (25% environ). La crise financière a encore davantage mis en lumière l’interdépendance économique entre les deux pays. La rivalité stratégique sino-américaine demeure toutefois, marquée par des frictions importantes dans les domaines économiques et commercial, militaire et sur la question des droits de l’Homme et du Tibet et, plus récemment, sur le rôle des Etats-Unis en Asie (cf. tensions sur la liberté de navigation en mer de Chine du Sud).

L’élection en 2008 à Taiwan de Ma Yingjeou, sur la base d’un programme de dialogue et de coopération avec Pékin, a permis un apaisement des relations de part et d’autre du détroit. La question du statut de Taiwan reste cependant un point sensible dans la relation de la Chine avec les autres pays.

Un rôle croissant sur la scène internationale et les enjeux globaux

La Chine, qui pèse de plus en plus sur les grands équilibres mondiaux (économiques, monétaires, énergétiques, climatiques…) cherche enfin à s’affirmer comme une puissance globale responsable, à travers les concepts de « développement pacifique » et de « monde harmonieux ». Ce faisant, elle s’implique de plus en plus dans les mécanismes multilatéraux, sans pour autant toujours réussir à préserver son image (cf. conférence de Copenhague, dossier nucléaire iranien ou crise coréenne).

Au niveau international, le poids économique et politique de la Chine en fait un partenaire incontournable dans la recherche de solutions aux grands problèmes mondiaux tels que la crise financière ou le réchauffement climatique. L’importance que prend la Chine dans les enceintes concernées (G20, négociation climat) et dans le débat sur la réforme de la gouvernance mondiale (FMI, Banque mondiale) en témoigne.

Membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine a accru ces dernières années sa participation aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et renforce sa présence au sein de l’organisation. Plus de 2000 casques bleus chinois sont actuellement en opération. Au total, la Chine a envoyé depuis 1989 plus de 15 000 casques bleus dans le cadre de 22 missions de maintien de la paix dans toutes les régions du monde (Cambodge, RDC, Libéria, Soudan, Liban, Haïti…).

Dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime dans le Golfe d’Aden, elle a décidé en décembre 2008 l’envoi de bâtiments militaires au large de la Somalie, une mission de cette nature en dehors de ses eaux territoriales constituant une première dans l’histoire contemporaine de la marine chinoise. Pékin a affirmé vouloir renforcer sa coopération avec les autres pays dans ce domaine.

Elle s’implique également de manière directe dans la lutte contre la prolifération nucléaire, à travers sa participation aux formats de négociations ad hoc sur la Corée du Nord et l’Iran. Elle dépêche des envoyés spéciaux chargés de missions de médiation dans les principales zones de crise : Afrique sub-saharienne, Moyen-Orient, Inde/Pakistan.

Au sein des enceintes économiques, la Chine est un des membres incontournables du G20 même si elle se montre en général inflexible sur ses priorités. Elle a par ailleurs adhéré en 2001 à l’OMC (Organisation mondiale du commerce), où elle se fait volontiers le porte-parole des intérêts des pays émergents et est un acteur clé des négociations du cycle de Doha.

Mise à jour : 16.12.11

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