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Présentation de la Chine

Présentation

Données générales

Nom officiel : République Populaire de Chine
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : Président XI Jinping
Chef du Gouvernement : Premier ministre LI Keqiang


Données géographiques

Superficie : 9.561.000 km²
Capitale : Pékin (Beijing)
Villes principales : Shanghai, Canton, Tianjin, Chongqing, Wuhan, Chengdu, Shenyang
Langue officielle : chinois (mandarin ou putonghua)
Langues courantes : chinois, cantonais, nombreux dialectes locaux
Monnaie : Renminbi (1 Euro = 8,2 RMB - taux de change en mai 2012)
Fête nationale : 1er octobre (proclamation de la fondation de la République populaire de Chine)


Données démographiques
(banque mondiale)

Population : 1,351(2012) milliard d’habitants
Densité : 144 hab/km²
Croissance démographique : 0,48% (2012)
Espérance de vie : 73 ans
Taux d’alphabétisation : 94%
Religions : bouddhisme, taoïsme, islam, catholicisme, protestantisme
Indice de développement humain : 0,699 (101ème rang mondial) (PNUD)


Données économiques

PIB (2012) en milliards de dollars : 8227 (FMI)
PIB par habitant (2012) en dollars : 6100 (FMI)

Taux de croissance (2012) : 7,8% (gouvernement chinois)
Taux de chômage (2012) : 4% (gouvernement chinois)
Taux d’inflation (2012) : 3,2% (FMI)

Solde budgétaire (2012) : -1,5% du PIB (gouvernement chinois)
Balance commerciale (2012) : 230 milliards de dollars (OMC)

Principaux clients : Union européenne, Etats-Unis, Hong Kong, Japon.
Principaux fournisseurs : Japon, Union européenne, Taiwan, Corée du Sud, Etats-Unis

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (DGTrésor) :

  • agriculture : 10,1 %
  • industrie : 46,8 %
  • services : 43,1 %

Exportations de la France vers la Chine (2013) : 14,7 milliards d’euros
Importations françaises depuis la Chine (2013) : 40,5 milliards d’euros (+0,3% par rapport à 2011) (DGTrésor)

Site de la Direction générale du Trésor : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulats : Hong-Kong, Shanghai, Shenyang, Canton, Wuhan, Chengdu et Pékin
Communauté française en Chine au 31 décembre 2012 (Hong-Kong inclus) : 30 787
Communauté chinoise en France en 2011 : 85 000


Politique intérieure

La transition politique chinoise s’est officiellement achevée le 17 mars 2013, avec la clôture de la session parlementaire annuelle. Elle a permis d’entériner le renouvellement de l’équipe dirigeante, dont la première étape a eu lieu lors du 18ème Congrès du Parti communiste chinois, qui s’est tenu à Pékin du 8 au 14 novembre 2012.

XI Jinping, nommé Secrétaire général du Parti en novembre, est devenu Président de la République à la suite de HU Jintao, et LI Keqiang a succédé à WEN Jiabao comme Premier ministre. La composition du nouveau gouvernement a été annoncée le 16 mars 2013. Outre le Premier ministre, celui-ci comprend quatre Vice-premier ministres, cinq conseillers d’Etat et vingt-cinq ministres et présidents de commissions d’Etat. Le Comité permanent du Bureau politique compte les sept membres suivants, par ordre protocolaire : Xi Jinping (Secrétaire général du Comité central Parti) ; Li Keqiang ; Zhang Dejiang (Président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire) ; Yu Zhengsheng (Président de la Conférence consultative politique du peuple) ; Liu Yunshan (Président de l’Ecole centrale du Parti) ; Wang Qishan (Secrétaire du Comité central pour l’inspection disciplinaire du Parti) ; Zhang Gaoli. Xi Jinping a par ailleurs été nommé à la tête de la Commission militaire centrale (CMC) et de la Commission militaire de l’Etat.

Le 18ème Congrès et la session parlementaire ont confirmé les fondamentaux idéologiques du régime ainsi que les grandes orientations en matière économique, politique et militaire : transformation du modèle de développement économique et poursuite de la croissance, respect de la loi, lutte contre la corruption et réforme politique « active et prudente ».

Le troisième plénum du Comité central du Parti s’est tenu du 9 au 12 novembre 2013. Le communiqué final indique, entre autres, la volonté de faire jouer au marché un rôle majeur dans l’allocation des ressources, de réformer le droit de propriété en Chine rurale et de créer un Conseil de la sécurité de l’Etat (semblable au Conseil de sécurité nationale américain) qui devrait jouer un rôle de coordination entre acteurs civils et militaires. La session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (05/03/2014-13/03/2014) a largement confirmé ces orientations.


Situation des droits de l’Homme

Dans un contexte de transition politique, les autorités ont renforcé leur appareil de sécurité. Cette tendance s’est traduite par une dégradation de la situation des droits de l’Homme depuis 2011. Les arrestations et les pressions exercées à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme se sont multipliées et la surveillance de l’internet s’est renforcée.

La vague d’immolation qui a débuté en 2011 dans les zones de peuplement tibétain ainsi que les épisodes de violences interethniques survenant régulièrement au Xinjiang conduisent les autorités à maintenir un contrôle très strict de ces régions, y compris par le recours à des moyens militaires. L’attentat du 1er mars 2014 à la gare de Kunming (Yunnan) confirme l’existence du risque terroriste en Chine.

La société civile a acquis une certaine autonomie depuis les années 1980 (développement des ONG, accès à l’internet, ouverture aux voyages et aux études à l’étranger) et certaines évolutions positives ont pu être observées (réduction du champ d’application de la peine de mort et diminution de moitié du nombre d’exécutions depuis 2007) mais la situation des droits de l’Homme reste globalement une source de préoccupation majeure.

Les détentions arbitraires, notamment de défenseurs des droits de l’Homme, les conditions de vie des travailleurs migrants, la question des minorités (Xinjiang, Tibet), la liberté d’expression et de conviction, l’organisation syndicale indépendante, les conditions d’exercice de la profession d’avocat, la liberté de la presse restent des problématiques abordées régulièrement avec la Chine par la France et l’Union européenne, en particulier à l’occasion du dialogue euro-chinois sur les droits de l’Homme.

La France mène une coopération active en Chine dans le domaine de la gouvernance démocratique, en particulier en soutien à la société civile et en faveur du développement de l’Etat de droit. Celle-ci se traduit par des programmes dans les domaines juridiques et administratifs ainsi que par de nombreux échanges humains.


Situation économique

Ayant relativement bien résisté à la crise de 2008, la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale devant le Japon (en PIB) et le premier exportateur mondial devant l’Allemagne, en 2011.

Cependant, la chute de la demande mondiale, les fragilités du système bancaire chinois, les tensions ouvrières et la dégradation considérable de l’environnement placent les autorités devant des défis majeurs. Le 12ème plan quinquennal, adopté en mars 2011 par l’Assemblée nationale populaire et censé orienter les politiques économiques chinoises entre 2011 et 2015, vise à introduire un modèle de croissance équilibré et à asseoir davantage la croissance chinoise sur la demande domestique.

Sur les plans sociaux et environnementaux, l’aggravation de la pollution généralisée des milieux marins, terrestres et atmosphériques (pollutions des sols et des écosystèmes côtiers aux métaux lourds, rejets chimiques et industriels dans les cours d’eau, désertification des plaines du nord, dégradations liées à l’activité minière, pluies acides, etc.) est source d’inquiétude pour les autorités, autant par les tensions sociales dont elle est responsable, en particulier en zone rurale, que par son impact économique.

Depuis 2010, la crpissance chinoise ne cesse de ralentir : elle est passée de 10,3% en 2010 à 7,7% en 2013. Le FMI table sur une croissance annuelle du PIB de 7,6% en 2013 et 2014.


Politique extérieure

La diplomatie chinoise est aujourd’hui chaque jour plus active. Si sa priorité demeure la stabilité régionale et le soutien à la croissance économique du pays, son action revêt de plus en plus une dimension globale. Face aux interrogations sur les conséquences de sa montée en puissance, la Chine continue de mettre l’accent sur son statut de pays en développement et sa volonté de « développement pacifique », même si elle se fait plus affirmée dans la défense de ses intérêts.

Nation la plus peuplée du monde, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, puissance nucléaire et, depuis 2010, deuxième économie mondiale, elle s’affirme comme un partenaire incontournable pour relever les grands défis globaux dans un cadre multilatéral.


La politique extérieure comme soutien à la croissance économique

La 2ème puissance économique du monde

Deuxième économie du monde depuis 2010, après les Etats-Unis, la Chine est aussi le premier pays exportateur du monde et le premier détenteur de réserves de change (3400 Mds USD au premier trimestre 2013). La crise économique et financière, qui l’a moins affectée que ses principaux partenaires a encore renforcé son rôle dans l’économie mondiale. L’un des premiers objectifs de la politique extérieure chinoise consiste à accompagner et soutenir la croissance économique du pays.


L’action extérieure chinoise soutient le dynamisme économique, à travers :

  • le développement de relations ciblées avec les pays offrant des débouchés à ses exportations et/ou riches en ressources naturelles et en matières premières : la Chine consomme entre le quart et la moitié de la production mondiale d’aluminium, elle est le premier importateur mondial de minerais de fer, de nickel, de soja, de sucre, de coton, de laine, de caoutchouc, de matières secondaires (ferraille, vieux papiers) et le deuxième importateur mondial de pétrole, derrière les Etats-Unis. Elle est également le premier producteur mondial d’acier (16 millions d’automobiles produites en Chine en 2010)
  • le renforcement des liens avec les pays développés (Etats-Unis, Japon et Europe en tête), fournisseurs de technologies et de capitaux ;
  • la négociation d’accords de libre-échange (cf. accord de libre-échange Chine-ASEAN entré en vigueur en 2010).

Un nombre croissant d’états expriment leurs attentes vis-à-vis de la Chine en termes de réciprocité (accès au marché), de gouvernance économique (subventions, monopoles d’Etat, respect de la propriété intellectuelle), et de responsabilité sociale et environnementale (investissements). Le recours accru à l’organe de règlement des différends (ORD) de l’OMC par la Chine et ses partenaires commerciaux illustre les tensions existantes dans ce domaine.


La diplomatie énergétique de la Chine

La Chine, importatrice nette de pétrole depuis 1993 et deuxième plus gros importateur de pétrole depuis 2004, est dépendante à 60% du Moyen-Orient pour ses importations, et en particulier de l’Arabie Saoudite et de l’Iran, ses deux premiers fournisseurs de pétrole brut. Le souci de la Chine de diversifier ses sources d’approvisionnements en pétrole et plus généralement en hydrocarbures (gaz naturel) constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs de sa politique de rapprochement en direction de la Russie, de l’Asie centrale (Kazakhstan), de l’Afrique (Angola, Soudan, Algérie, Nigéria, RDC…) et de l’Amérique latine (Brésil, Argentine, Venezuela, Mexique…).


L’affirmation croissante de la Chine en Asie

Attachée à la stabilité régionale, nécessaire à la poursuite de son développement économique, la Chine s’affirme de plus en plus en Asie, tout en tentant de calmer les inquiétudes que cette évolution suscite chez nombre de ces voisins, encore marqués par des différends historiques (Japon, Corée du Sud, Inde…).

La relation avec le Japon est particulièrement délicate et ce, en dépit de l’interdépendance économique des deux pays (331Mds$ d’échanges commerciaux en 2012).

Les relations de la Chine avec l’Inde, marquées par une certaine méfiance après la guerre de 1962, ont évolué au cours de la dernière décennie pour donner lieu à une coordination politique croissante. Ce mouvement, qui a permis la conclusion en 2005 d’un « partenariat stratégique pour la paix et la prospérité », et qui se concrétise aujourd’hui par une relation dense ponctuée de nombreuses visites croisées, a également donné lieu à un important développement des échanges économiques et commerciaux entre les deux pays (75 Mds$ en 2012).

Malgré les différends territoriaux (Arunachal Pradesh, Aksai Chin/Cachemire, et Sikkim), le soutien de la Chine au Pakistan et la rivalité stratégique sino-indienne dans la région, les intérêts communs de New Delhi et Pékin sur la scène internationale (réforme du système monétaire international, attachement à la non-ingérence et au respect du principe de souveraineté, climat, etc.) les poussent à unir leurs efforts au sein des BRICS en faveur d’un ordre mondial multipolaire.

La Chine a résolu certains de ses conflits territoriaux avec ses voisins. L’accord sur les îles contestées du fleuve Amour de juillet 2008 a mis fin aux contentieux frontaliers avec la Russie. De même, l’accord de décembre 2008 avec le Vietnam permet de résoudre le différend territorial terrestre à l’origine de la guerre de 1979. En revanche, les revendications de la Chine concernant ses approches maritimes ont suscité de nombreuses réactions des pays voisins depuis 2009, en particulier en mer de Chine du Sud (Vietnam, Philippines) et en mer de Chine orientale (Japon).

La Chine a également renforcé son rôle dans le processus d’intégration régionale en Asie, avec une double volonté de structurer et de stabiliser son environnement. Elle s’est pleinement intégrée aux organes multilatéraux de coopération en Asie, notamment l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), l’ASEAN+3 (Association des nations de l’Asie du Sud-Est + Chine, Japon et Corée du Sud). Un accord de libre-échange entre la Chine et l’ASEAN est entré en vigueur début 2010.

Dans le champ politico-militaire, la Chine a initié en 2001 la création de l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai), qui regroupe la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, et a notamment pour mission de lutter contre les « trois maux » (séparatisme, extrémisme religieux et terrorisme).

La volonté chinoise de stabiliser son environnement régional et d’exercer un rôle central en Asie est manifeste sur la question nord-coréenne, même si son rôle de médiateur avec Pyongyang a des limites.


Une politique étrangère marquée par la relation avec les grandes puissances

La relation avec les Etats-Unis a un caractère central pour la Chine. Les échanges entre responsables politiques se sont multipliés ces dernières années et un dialogue stratégique et économique a été mis en place en 2009. La Chine est le premier détenteur de bons du Trésor américains et la crise financière a encore davantage mis en lumière l’interdépendance économique des deux pays. La rivalité stratégique sino-américaine s’illustre par les frictions liées au rôle des Etats-Unis en Asie (cf. tensions sur la liberté de navigation en mer de Chine du Sud).


Un rôle croissant sur la scène internationale et les enjeux globaux

Mettant en avant le concept d’ « émergence pacifique », la Chine veille à apparaître comme une puissance responsable et s’implique de plus en plus dans les mécanismes multilatéraux de règlement des crises internationales (Corée du Nord, Iran, Mali, Syrie) ou ayant trait aux défis globaux (climat, gouvernance économique mondiale, piraterie…).


Mise à jour : 20.03.14

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