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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Zambie

Données géographiques

Superficie : 752 612 km²
Population (2013) : 15 millions d’habitants (20 habitants / km²)
Capitale : Lusaka
Villes principales : Ndola, Kitwe, Chingola, Kabwe, Livingstone, Chipata
Langue (s) officielle (s) : anglais (et langues bantoues : bemba, nyanja, tonga, lozi, kaonde, lunda, luvale)
Monnaie : Kwacha (ZMW, depuis le 01/01/2013) (1 ZMW = 0,127 € / 1 € = 7,87 ZMW)
Fête nationale : 24 octobre

Données démographiques

Croissance démographique : 2,89 % (Pnud 2013)
Espérance de vie : 51 ans (Pnud)
Taux d’alphabétisation : 71, 2%% (Pnud)
Religion (s) :: catholiques 35 %, protestants 55 % ; religions traditionnelles et islam (10 %)
Indice de développement humain : 163ème sur 187 pays (PNUD)

Données économiques

PIB : 26,8 Mds de dollars (Banque Mondiale, 2013)
PIB par habitant : 1845$ (Banque Mondiale, 2013)

Taux de croissance : 7 % (prev 2014)
Taux d’inflation : 7% (2013)

Principaux clients (2013) : Suisse, Chine, Afrique du Sud
Principaux fournisseurs (2013) : Afrique du Sud, RDC,Chine

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2013) :

  • agriculture : 21,6%
  • industrie : 38,2% ;
  • services : 40,2%

Exportations françaises vers la Zambie (2013) : 20,7 M€ (Douanes)
Importations françaises de Zambie (2013) : 7,4 M€ (Douanes)

Communauté française en Zambie : 250 environ

Politique intérieure

Trois formations dominent la scéne politique : le « Patriotic Front », au pouvoir depuis 2011, et deux partis d’opposition : l’UPND-United Party for National Development, le MMD-Movement for Multiparty. Suite au décés du Président Michjael Chilufya Sata, la Zambie est dirigée, à titre intérimaire, par le Vice-Président, le Dr Guy Scott qui assure les fonctions de Président par intérim. D’origine écossaise, ne pouvant de se fait se présenter à la magistrature suprême, il est le premier chef d’Etat blanc d’un pays d’Afrique subsaharienne non soumis à la ségrégation. Les forces politiques sont engagées dans la campagne en vue de l’élection présidentielle du 20 janvier 2015. Le président élu gouvernera le pays jusqu’en septembre 2016, date de la fin du mandat présidentiel du défunt président Sata. De nouvelles élections présidentielles auront alors lieu pour un désigner le Chef de l’Etat zambien pour 5 ans. Les élections législatives se tiendront également à cette date.

Situation économique

Ayant du assumer jusqu’au milieu des années 1990 l’héritage difficile de la période Kaunda (étatisation de l’économie, endettement insoutenable), la Zambie a été contrainte de mener des réformes structurelles Après des années de mauvaise gestion, les mines de cuivre ont été privatisées en 2000. La réhabilitation des sites, conjuguée à l’envolée mondiale des cours, ont permis d’attirer de nouveaux investissements et d’amorcer une reprise de la croissance.

L’économie zambienne représente le 3ème PIB de l’Afrique Australe avec 26,8 Mds USD et a enregistré un taux de croissance de 6% en moyenne au cours des 10 dernières années (+7 % attendus pour 2014). La Zambie se positionne au 8ème rang en Afrique sub-saharienne dans l’index de compétitivité global (« Global competitiveness index »). Le pays, second producteur africain de cuivre après la RDC, et huitième producteur mondial, a tiré profit jusqu’en 2013 de la hausse des cours, et d’une politique de diversification économique soutenue par les bailleurs de fonds. Les flux d’investissements directs étrangers ont atteint ,2 Mds USD ces 3 dernières années (1.8 Mds sur 2013).

La croissance économique élevée n’est toutefois pas suffisante pour réduire significativement la pauvreté (60,5 % de la population), ni permettre d’atteindre la plupart des Objectifs du Millénaire : en matiére de santé notamment périnatale et infantile, la Zambie est en retard. Les obstacles à la croissance du pays les plus prégnants demeurent l’enclavement, même si des progrés significatifs ont été enregistrés en matiére de routes, les pesanteurs administratives, les fortes disparités sociales, la corruption, la pandémie du VIH/SIDA (taux de prévalence de 14 % parmi les adultes) et la faiblesse du système éducatif, même si la Zambie a su développer et généraliser l’enseignement primaire (OMD en matière d’enseignement primaire pratiquement atteint : 93,7% en 2010).

Avec l’aide du FMI, la Zambie a rationnalisé sa politique budgétaire ces dernières années. Les gouvernements successifs ont mis en œuvre avec succès plusieurs réformes telles que les programmes de privatisation et la suppression du contrôle des changes qui lui ont valu l’obtention en novembre 2012, confirmée à l’automne 2014, d’une notation de B+ (perspective stable) par les agences Fitch et Standard & Poor’s. Le gouvernement a pour objectif de contenir le déficit budgétaire (à 5.5% du Pib contre 6.5% en 2013 avec un objectif de 3.3% pour 2017) et l’inflation (7.8% en septembre 2014 contre 7.1% en décembre 2013) ainsi que de stabiliser le cours de la monnaie nationale, le kwacha (6.2Kw contre 1 USD) suite à la politique menée par la banque centrale.

Les finances publiques zambiennes bénéficient du haut niveau des revenus budgétaires issus du secteur minier. Le gouvernement du Patriotic Front n’a pas rétabli la windfall tax (taxe exceptionnelle sur les bénéfices des compagnies minières) écartée par l’ex-président Rupiah Banda pour stabiliser le cadre juridique et fiscal du secteur, et y encourager l’investissement. Il a cependant plus que doublé les royalties liées à l’extraction minière et un nouveau régime fiscal pour l’activité douaniére a été annoncé en octobre 2014 : le nouveau dispositif consistera en une taxe finale de 8% sur les activités de mines souterraines ; une taxe finale de 20% sur les activités de mines à ciel ouvert ; un impôt de 30% sur les revenus tirés des activités de péage et sur les revenus tirés des activités de traitement et de transformation à base de produits miniers. Ce projet de nouvelle taxation est en cours de discussion. La Zambie a obtenue la certification de ses efforts de conformité et a été admise au sein de l’ITIE - Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives- en septembre 2012.

Pour ses relations commerciales avec l’Union Européenne, la Zambie fait partie du groupe de négociations « Afrique orientale et australe » (ESA), dont certains membres ont signé le 31 août 2009 un accord de partenariat économique intérimaire. La Zambie a paraphé l’accord fin 2007 mais n’a soumis son calendrier d’accès au marché qu’en septembre 2008. Elle applique l’accord intérimaire depuis décembre 2008 mais n’est pas encline à le signer, se désolidarisant ainsi d’autres pays de la région. La Zambie n’a pas présenté d’offre d’accès au marché de l’Union européenne. Elle bénéficie encore du régime « tout sauf les armes » (TSA) réservé aux pays les moins avancés, qui implique une suspension totale des droits du tarif douanier commun pour tous les produits, à l’exception des armes et des munitions.

Politique extérieure

Pays enclavé et stable, la Zambie a accueilli, lors des luttes anticoloniales en Angola, au Zimbabwe, au Mozambique, en Namibie et en Afrique du Sud, nombre de réfugiés ainsi que les chefs historiques des mouvements de libération. Entourée de huit voisins, la Zambie est attachée à la paix et à la stabilité régionales. Ceci se traduit notamment par une contribution significative aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, derniérement au sein de la Mission des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD). Nouvelle illustration de cet engagement, la Zambie a décidé, au printemps 2014, de procéder à l’envoi d’un bataillon zambien dans la MINUSCA en RCA.

La Zambie est un membre actif des organisations régionales, notamment l’Union Africaine, la SADC et le Marché Commun de l’Afrique de l’Est de l’Afrique Australe, (COMESA, qui a son siège à Lusaka). Elle participe aux travaux de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (ICGLR). Au delà du périmètre africain, le pays est membre du Mouvement des Non-Alignés.

Du fait de son statut de PMA, la Zambie bénéficie d’une aide importante de la communauté internationale. Les Etats-Unis, le Japon et la Norvège sont les trois premiers donateurs bilatéraux, tandis que l’Union Européenne et la Banque Mondiale sont les deux principaux bailleurs multilatéraux. La Zambie entretient des liens politiques et économiques étroits avec la Chine, 3ème investisseur dans le pays (après l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni), présente dans les mines de cuivre de la Copperbelt. La présence chinoise est très contestée localement (mouvements sociaux dans les mines, campagne antichinoise de l’ancien Président Sata lors de la présidentielle de 2011).

La Zambie accueille traditionnellement les réfugiés et demandeurs d’asile dont le flux a été alimenté ces dernières années par l’instabilité en RDC et au Zimbabwe. La Zambie est signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et de son Protocole de 1967, ainsi que de la Convention de l’OUA de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique.

Mise à jour : 17.12.14


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