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Présentation de la Zambie

Présentation

Données générales

Nom officiel : REPUBLIQUE DE ZAMBIE


Données géographiques

Superficie : 752 612 km²
Population (2012) : 13,9 millions d’habitants (18,4 habitants / km²)
Capitale : Lusaka
Villes principales : Ndola, Kitwe, Chingola, Kabwe, Livingstone, Chipata
Langue (s) officielle (s) : anglais (et langues bantoues : bemba, nyanja, tonga, lozi, kaonde, lunda, luvale)
Monnaie : Kwacha (ZMW, depuis le 01/01/2013) (1 ZMW = 0,144 € / 1 € = 6,94 ZMK)
Fête nationale : 24 octobre


Données démographiques

Croissance démographique : 2,8 à 3 % (Pnud 2012)
Espérance de vie (2011) : 49 ans (Pnud )
Taux d’alphabétisation : 71, 2%% (Pnud)
Religion (s) : catholiques 35 %, protestants 55 % ; religions traditionnelles et islam (10 %)
Indice de développement humain : 163ème sur 187 pays classés en 2013 par le PNUD


Données économiques

PIB : 20,3Mds de dollars (Banque Mondiale 2012)
Revenu par habitant : 1486$ (Banque Mondiale 2012)

Taux de croissance : 7,7 % (Banque Mondiale 2012)
Taux d’inflation : 5,6% (Banque Mondiale 2012)

Principaux clients (2011) : Chine, Suisse, UE, Afrique du Sud, RCA
Principaux fournisseurs (2011) : Afrique du Sud, RDC, UE, Chine, Koweit

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2011) :

  • agriculture : 21,5.%
  • industrie : 35,2% ;
  • services : 43,11%

Exportations françaises vers la Zambie (2013) : 20 M€(Douanes)
Importations françaises de Zambie (2013) : 7,4 M€(Douanes)

Ambassade de France : Lusaka http://www.ambafrance-zm.org/
Consulat de France : Lusaka (section consulaire)
Communauté française en Zambie : 200 environ


Politique intérieure

La campagne du Patriotic Front en 2011 était axée sur la lutte contre la corruption, l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois. Parmi les nombreux objectifs détaillés dans le Manifeste électoral du Patriotic Front,figure la révision de la Constitution de 1996, prévoyant notamment la réduction des prérogatives du Président et le rééquilibrage des pouvoirs, ainsi que le relèvement du seuil requis pour l’élection (50% plus 1 voix, à l’issue d’un 2e tour si nécessaire). Le processus de consultation nationale sur la constitution est en cours, certains s’interrogent sur une remise en cause des ambitions initiales de cette révision.

Suite au décès du Président Mwanawasa, des élections présidentielles anticipées ont été organisées, conformément à la constitution, le 30 octobre 2008. Elles se sont déroulées globalement dans le calme mais le taux de participation a été faible. Elles ont vu la victoire de Rupiah Banda, 71 ans, candidat du parti au pouvoir, le Mouvement pour la Démocratie Multipartite (MMD), avec 40,03% des voix. Il assurait la présidence par intérim depuis la mort du Président Mwanawasa et se présentait comme le candidat de la continuité. Ses principaux adversaires, Michaël Sata, candidat du Patriotic Front (PF) et Hakainde Hichilema, représentant l’United Party for National Development (UPND), ont alors recueilli respectivement 38,1% et 19,7% des voix. L’écart de voix entre les deux premiers était très faible (35 200 voix) et M. Sata a contesté les résultats – plainte rejetée par la Cour suprême. Les observateurs internationaux présents (Union Africaine, la SADC) ont jugé que l’élection s’était bien déroulée.

Les 5èmes élections générales multipartites (présidentielle, législatives, provinciales) se sont tenues, le 20 septembre 2011, en présence de nombreux observateurs de la communauté internationale (UE, UA, SADC,COMMONWEALTH, COMESA). Michael Chilufya SATA a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 43% des voix, M. Banda président sortant totalisant 36% des suffrages.

La volonté de changement s’est confirmée ux législatives. Le parti du président SATA, le Patriotic Front, est sorti vainqueur du scrutin législatif, mais sans atteindre la majorité absolue. Avec 60 élus sur 148, il améliore son score de 2006 de près de 20 sièges. Après divers ajustements (le Président désigne ses ministres parmi les élus à l’Assemblée et a le pouvoir de nomination de 8 députés pour compléter son Cabinet ; plusieurs élections partielles ont aussi eu lieu), le Patriotic Front dispose aujourd’hui (mars 2013) 75 sièges sur 158. S’étant en outre assuré du soutien d’une quinzaine de transfuges d’autres partis, il peut compter sur la majorité absolue à l’Assemblée.

Le principal parti d’opposition, le MMD, compte 50 députés en mars 2013. L’United Party for National Development (UPND), a résisté à l’effondrement prédit et même amélioré sa position par rapport à 2006 ; il compte aujourd’hui 29 députés. Des petits partis et des indépendants se répartissent les 4 autres siège. L’ancien parti unique, l’UNIP, n’est plus représenté.
La proportion de femmes élues, inférieure à 12 %, accentue encore le déficit constaté lors des dépôts de candidatures

Ainsi, pour la seconde fois de son histoire, la Zambie a connu une alternance politique pacifique (malgré quelques incidents et règlements de compte post-électoraux). Les élections ont été jugées globalement transparentes par les missions d’observation (l’hégémonie des moyens du MMD au pouvoir n’ayant pas suffi à inverser l’expression de la volonté populaire)

Depuis son accession au pouvoir, les pratiques autoritaires du chef de l’Etat inquiètent. Le projet de nouvelle constitution, fer de lance du programme électoral du Patriotic Front, est au point mort. Des élections remportées par des parlementaires de l’opposition ont été annulées, sous des motifs peu crédibles ; des arrestations de journalistes, de leaders de l’opposition et de membres de la communauté LGBT, marquent un recul de la liberté d’expression et de la démocratie en Zambie.


Situation économique

Le PIB de la Zambie s’est élevé à 20,3Mds USD en 2012, soit un PIB par habitant de 1 486 $. L’indicateur de développement humain classe la Zambie à la 163 position sur 187 pays en 2012.

Après avoir connu une phase très difficile de gestion étatique de l’économie et un endettement insoutenable jusqu’au milieu des années1990, la Zambie a été contrainte de mener des réformes structurelles. L’économie zambienne présente un taux de croissance réelle supérieur à 5 % depuis près de 10 ans. Le pays, premier producteur africain de cuivre, a tiré profit d’une conjoncture favorable sur le marché du cuivre, et également d’une politique de diversification économique mise en place avec le soutien des bailleurs de fonds.

Après des années de mauvaise gestion, les mines de cuivre ont été privatisées en 2000. La réhabilitation des sites, conjuguée à l’envolée mondiale des cours ont permis d’attirer de nouveaux investissements et d’amorcer une reprise de la croissance. Les autorités prônent l’amélioration de l’environnement des affaires mais plusieurs cas d’expulsion de cadres étrangers, sur fond de « zambinisation » de l’économie et de corruption, inquiètent les investisseurs.

La croissance économique élevée, n’est toutefois pas suffisante pour réduire significativement la pauvreté (60,5 % de la population), ni permettre d’atteindre la plupart des Objectifs du Millénaire. Les obstacles à la croissance du pays les plus prégnants demeurent l’enclavement, les pesanteurs administratives, les fortes disparités sociales, la pandémie du VIH/SIDA (taux de prévalence autour de 14 % parmi les adultes) et la faiblesse du système éducatif

Avec l’aide du FMI, la Zambie a rationnalisé sa politique budgétaire ces dernières années. Les gouvernements successifs ont mis en œuvre avec succès plusieurs réformes telles que les programmes de privatisation et la suppression du contrôle des changes qui lui ont valu l’obtention en novembre 2012 d’une notation de B+ (perspective stable) par les agences Fitch et Standard & Poor’s. Cependant, le gouvernement a décidé récemment de remettre en vigueur le contrôle de change.

Les bons indicateurs macroéconomiques qu’avait jusqu’à présent connu le gouvernement commencent à s’effriter. La Zambie vient de connaître son premier déficit commercial depuis 4 ans et demie, et l’inflation est orientée à la hausse (7,1% en 2013). Les récentes dérives budgétaires, dans un contexte économique qui reste cependant favorable seront plus difficiles à rattraper si les autorités ne réagissent pas.

Les finances publiques zambiennes bénéficient aujourd’hui du haut niveau des revenus budgétaires issus du secteur minier. Le gouvernement du Patriotic Front n’a pas rétabli la windfall tax (taxe exceptionnelle sur les bénéfices des compagnies minières) écartée par l’ex-président Rupiah Banda pour stabiliser le cadre juridique et fiscal du secteur et y encourager l’investissement. Il a cependant plus que doublé les royalties liées à l’extraction minière. La Zambie a obtenue la certification de ses efforts de conformité et a été admise au sein de l’ITIE en septembre 2012.

Dans un pays très dépendant de l’aide extérieure, les affaires de corruption révélées en 2009, notamment dans le secteur de la santé, ont poussé les bailleurs à repousser leurs engagements et à attendre des mesures concrètes de lutte contre la corruption. Le président Sata et son parti ont été élus sur un programme de lutte anti-corruption bien accueilli par les bailleurs. Cependant, les développements récents (accumulation d’affaires, parfois bâclées, touchant des personnalités d’opposition ; arrêt dans des conditions peu claires d’enquêtes concernant des membres du gouvernement) suscitent le doute.

Pour ses relations commerciales avec l’Union Européenne, la Zambie fait partie du groupe de négociations « Afrique orientale et australe » (ESA), dont certains membres ont signé le 31 août 2009 un accord de partenariat économique intérimaire. La Zambie a paraphé l’accord fin 2007 mais n’a soumis son calendrier d’accès au marché qu’en septembre 2008. Elle applique l’accord intérimaire depuis décembre 2008 mais n’est pas encline à le signer, se désolidarisant ainsi d’autres pays de la région. L’offre d’accès au marché devrait libéraliser 80 % de la valeur des importations zambiennes en provenance de l’UE d’ici 2015.


Politique extérieure

Pays enclavé et stable, mais entouré de voisins connaissant des troubles, la Zambie est attachée à la paix et à la stabilité régionales. Ceci se traduit notamment par une contribution significative aux opérations de maintien de la paix de l’ONU avec 216 personnels en janvier 2013, dont 157, principalement de police, au sein de la Mission des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD)

La Zambie est un membre actif des organisations régionales auxquelles elle est partie, notamment l’Union Africaine, la SADC et le Marché Commun de l’Afrique de l’Est de l’Afrique Australe, (COMESA, qui a son siège à Lusaka). Au delà du périmètre africain, le pays est membre du Mouvement des Non-Alignés.

Du fait de son statut de PMA, la Zambie bénéficie d’une aide importante de la communauté internationale. Les Etats-Unis, le Japon et la Norvège sont les trois premiers donateurs bilatéraux, tandis que l’Union Européenne et la Banque Mondiale sont les deux principaux bailleurs multilatéraux. La Zambie entretient des liens politiques et économiques étroits avec la Chine, 3ème investisseur dans le pays (après l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni), très présente dans les mines de cuivre de la Copperbelt. Enfin, le Président Sata affiche une proximité personnelle et idéologique avec le Président zimbabwéen Robert Mugabe et une proximité envers la politique du président Zinbabwéen.

La Zambie accueille traditionnellement les réfugiés dont le flux a été alimenté ces dernières années par l’instabilité en RDC et au Zimbabwe. A la fin du mois de juin 2012, la Zambie accueillait quelque 34 000 réfugiés et 500 demandeurs d’asile, pour la plupart originaires d’Angola, de République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda. La Zambie est signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et de son Protocole de 1967, ainsi que de la Convention de l’OUA de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique.


Mise à jour : 10.04.14

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