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Présentation du Turkménistan

Présentation

Données générales

Nom officiel : Turkménistan (le Turkménistan n’est pas dénommé « république »)
Chef de l’Etat, président du Cabinet des ministres : Gourbanguly BERDYMOUHAMEDOV

Données géographiques

Superficie : 488 100 km2
Capitale : Achgabat
Villes principales : Mary, Türkmenabat, Dasoguz
Langue officielle : turkmène
Langue courante : russe (reste d’un usage courant, y compris par l’administration et les officiels)
Monnaie : le Nouveau Manat (1 manat = 0,26 €)
Fête nationale : 27 octobre (Fête de l’Indépendance)

Données démographiques

Population :5,24 (2013, banque mondiale).
Densité : 10,7 hab./km².
Croissance démographique : 1,3 % (2013, Banque mondiale).
Espérance de vie : 65 ans (2012, Banque mondiale).
Taux d’alphabétisation : 99 %.
Religions : islam sunnite (89 %), orthodoxie.
Indice de développement humain : 102ème sur 186 (classement PNUD 2013).

Données économiques

PIB (2013) : 41 milliards USD courants (FMI)
PIB/habitant (2013) : 7200 USD. (FMI)
Taux de croissance (2013) : 10,2% (FMI)
Taux de chômage : pas de données fiables.
Taux d’inflation (2013) : 6 % (BAsD)
Solde budgétaire (2013) : 271 M$, 0,23%1,4% (est. FMI)
Balance commerciale : -1,34Md $ (hors services, est. FMI)
Principaux partenaires commerciaux (2013) : Chine, , Iran, Russie Turquie
Exportations de la France vers le Turkménistan : 2012 : 176 M€, 2013 : 123,5 M€ (DG Trésor)
Importations de la France en provenance du Turkménistan (2012 : 21,2 M€, 2013 : 2,5 M€
Site de la Direction générale du Trésor : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : section consulaire de l’Ambassade de France à Achgabat.
Communauté française au Turkménistan : 403 Français inscrits au 31 décembre 2013.

Politique intérieure

Le Turkménistan est demeuré un Etat à parti unique (le Parti Démocratique du Turkménistan) jusqu’à la création du Parti des industriels et des entrepreneurs du Turkménistan le 21 août 2012, conformément aux annonces faites par le président Berdymouhamedov en 2010.

Le Président du Turkménistan, élu pour 5 ans au suffrage universel direct, cumule comme son prédécesseur les fonctions de chef de l’Etat, de chef du gouvernement, de commandant en chef de l’armée et de président du parti au pouvoir.

La réforme de la constitution en septembre 2008 et l’adoption d’une nouvelle loi électorale constituent des premiers signes d’évolution du système politique. Le nombre de députés au Parlement (Medjlis), qui constitue désormais la seule instance législative, est passé de 65 à 125 ; ils sont élus au suffrage universel direct pour 5 ans. Cette réforme ne remet cependant pas en cause l’absence de séparation des pouvoirs. Les dernières élections législatives qui ont eu lieu le 15 décembre 2013 ont constitué les premières élections bipartites dans le pays avec l’entrée au Parlement du Parti des industriels et des entrepreneurs qui a obtenu 14 sièges (le Parti Démocratique du Turkménistan en a 47, les sièges restants revenant à l’Union des femmes, l’Association des jeunes et quelques candidats « indépendants »).

Le Gouvernement (Cabinet des Ministres) est constitué de 10 Vice-Présidents du Cabinet du Ministre, couvrant chacun plusieurs ministères. Le rythme de rotation des portefeuilles ministériels est élevé.

Le Turkménistan a signé et ratifié les six grandes conventions des Nations Unies relatives aux droits de l’Homme, mais n’a ratifié ni le protocole additionnel à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ni le statut de Rome établissant la Cour Pénale Internationale.

Situation économique

Après de premières années difficiles, le pays a renoué avec la croissance en 1998. Les autorités continuent d’asseoir leur politique économique quasi-exclusivement sur l’exploitation des importantes réserves en hydrocarbures (), avec 76 Mds m3 produits en 2013 (source AIE),le pays est le 2ème producteur de gaz de la CEI. Le Turkménistan dispose de 10 000 Mds m3 de réserves de gaz prouvées fin 2013. Ses réserves potentielles d’au moins 20 000 Mds m3 le placeraient au 4ème rang mondial.

Le pays est peu touché par la crise mondiale : le PIB a crû de 9,5% en 2012 et 10,2% en 2013. La croissance dont le principal moteur est la manne énergétique (50% du PIB, 90% des exportations) bénéficie surtout au secteur de la construction, qui fait l’objet d’importants programmes publics d’investissement (palais, ministères, hôpitaux, routes).

Politique extérieure

Le Turkménistan a fait le choix de la neutralité, reconnue par une résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies en décembre 1995. Alors que son prédécesseur avait fortement réduit ses contacts avec l’étranger dans les dernières années de sa présidence, le Président Berdymouhamedov donne des signes d’ouverture et multiplie les visites à l’étranger ainsi que l’accueil de personnalités étrangères.

Le Turkménistan souhaite s’émanciper de la Russie qui reste son troisième partenaire commercial. En raison de son statut de neutralité, Achgabat refuse de participer aux initiatives d’intégration renforcée au sein de la CEI et n’adhère pas aux organisations régionales sous tutelle russe (Organisation de Coopération de Shanghai, Organisation du Traité de Sécurité Collective). La minorité russe (6%) est largement marginalisée. Cette volonté d’indépendance s’est heurtée en 2009 à des positions plus fermes de Moscou dans le domaine énergétique avec l’interruption de l’importation de gaz du Turkménistan par Gazprom, provoquant ainsi une crise ouverte entre Moscou et Achgabat et une fragilisation de l’économie turkmène. En janvier 2010, les exportations ont repris mais à des volumes et un prix inférieurs à ceux escomptés par Achgabat (10 Mds m3/an ; 195 USD/ 1000 m3).

Le pays entretient des relations apaisées avec ses voisins : avec l’Ouzbékistan grâce à des visites présidentielles régulières dans les deux sens et avec l’Azerbaïdjan grâce à un début de rapprochement depuis 2008 malgré la persistance du contentieux sur la délimitation de la mer Caspienne.

Le Turkménistan a des liens privilégiés avec la Turquie, qui mène une politique culturelle et commerciale très active, soutenue par une certaine proximité linguistique, et avec avec le voisin iranien :Un nouveau gazoduc vers l’Iran a été inauguré en janvier 2010 (6 Mds m3/an), mais l’Iran, qui a encore importé 4,7 Mds m3 en 2013, a annoncé le 11 août 2014 pouvoir se passer du gaz turkmène à partir de 2015.

Sa politique à l’égard de l’Afghanistan est pragmatique, alliant soutien humanitaire et promotion de projets économiques, notamment celui du gazoduc TAPI. Le Turkménistan a apporté son soutien de principe à la coalition anti-terroriste après les attentats du 11 septembre 2001 et autorisé l’acheminement à travers son territoire de l’aide humanitaire sous l’égide de l’ONU, mais refuse tout déploiement de troupes étrangères sur son sol.

La coopération énergétique avec la Chine est dynamique : un gazoduc, inauguré en décembre 2010, construit en seulement 27 mois (7000 km à travers le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan), a permis d’exporter 24 Mds m3 en 2013. Les accord signés prévoient à terme 65 Mds. Il a mis un terme au monopole de Gazprom sur l’exportation du gaz turkmène. Par ailleurs, la Chine a accordé au Turkménistan des crédits dont le montant avoisine 9 milliards de dollars.

Le Turkménistan accorde un rôle important aux Nations-Unies et accueille le premier Centre régional de diplomatie préventive des Nations-Unies qu’il souhaite valoriser pour affirmer son rôle de médiateur dans la région.

Mise à jour : 19.09.14

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