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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Soudan
Nature du régime : Gouvernement fédéral
Président de la République : Omar Hassan Al-Béchir (réélu aux élections d’avril 2010 avec 68% des voix)
Premier Vice-président : Général Bakri Hassan Saleh (depuis décembre 2013)


Données géographiques

Superficie : 1,79 millions de km²
Capitale : Khartoum (2,6 million d’habitants)
Villes principales : Omdurman (2,8 million), Port-Soudan (450 000), Nyala, Wad Medani, El Obeid.
Langue (s) officielle (s) : arabe
Langue (s) courante (s) : arabe, anglais, langues locales (plus de 100 langues et dialectes, dont 27 sont parlées par plus de 100 000 personnes).
Monnaie : Livre soudanaise (SDG). 1 € = 5,4 SDG
Fête nationale : 1er janvier (date de l’indépendance du Soudan)


Données démographiques

Population : 34,8 millions d’habitants.
Densité : 19,5 habitants/km²
Croissance démographique (2013) : 1,8%.
Espérance de vie : 62,95 ans.
Taux d’alphabétisation : 71,9 % des plus de 15 ans.
Religion(s) : Islam (96,7 %), Christianisme (3 %), religions traditionnelles.


Données économiques

PIB en parité de pouvoir d’achat (2013) : 89,97 milliards $.
PIB par habitant (2013) : 2 600 $.

Taux de croissance réel (2013) : +3,9 %.
Taux d’inflation (2013) : 25 %.
Solde budgétaire (2012) : -4,4 % du PIB.
Balance des paiements (2013) : -1,98 milliards $.

Principaux clients (2012) : Emirats arabes unis (63,2 %), Arabie Saoudite (9,2 %), Ethiopie (5,3 %).
Principaux fournisseurs (2012) : Chine (18 %), Inde (8,8%), Arabie Saoudite (7,9 %), Egypte (6,7 %), Emirats arabes unis (5,2 %).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012) :

  • agriculture : 27,4 %
  • industrie : 33,6 %
  • services : 39 %

Exportations de la France vers le Soudan (2013) : 81,1 M€ (machines industrielles : 17,4 M€, produits pharmaceutiques : 13,6 M€, produits chimiques : 12,9 M€).
Importations françaises depuis le Soudan (2013) : 49,9 M€ (produits agricoles : 42,5 M€, produits chimiques : 5,7 M€, produits agro-alimentaires : 1,2 M€).

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Khartoum
Communauté française au Soudan (2013) : 236 inscrits.


Politique intérieure

La crise du Darfour

La crise au Darfour éclate avec les premières actions du Mouvement de Libération du Soudan (MLS – Abdelwahid el Nour) en février 2003, rapidement rejoint par le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE - Khalil Ibrahim). Les autorités soudanaises répondent à ces attaques par une répression généralisée, caractérisée par des violences visant les civils et une politique de destruction systématique de villages avec l’appui de milices janjawids. Elles provoquent la plus importante crise humanitaire au monde à l’époque : 200 000 morts, 2,6 M de déplacés, 200 000 réfugiés au Tchad.

Le Conseil de sécurité des Nations unies saisit la Cour pénale internationale (CPI) de la situation au Soudan en 2005. Plusieurs mandats d’arrêt sont émis par CPI, dont un à l’encontre du président Béchir pour crime contre l’humanité, crimes de guerre (4 mars 2009) et crime de génocide (12 juillet 2010) et, en février 2012, contre le Ministre de la Défense, Abderrahim Mohamed Hussein.

Pour tenter d’améliorer la situation sur le terrain, le Conseil de sécurité décide en 2007 l’envoi d’une opération conjointe de l’ONU et de l’Union Africaine de 26 000 hommes (MINUAD), chargée de prendre le relais de la force de l’Union Africaine AMIS, déployée depuis 2004. Après avoir tardé à se mettre en place du fait des difficultés logistiques et des obstacles posés par les autorités soudanaises, la MINUAD compte aujourd’hui plus de 19 000 personnels en uniforme suite à une résolution du Conseil de sécurité de juillet 2012.

Un accord de paix (Darfur peace agreement - DPA) est conclu à Abuja, en mai 2006, après presque deux années de discussions entre les autorités soudanaises et un seul chef rebelle, Minni Minawi (leader du MLS/branche Minawi, issu d’une scission avec le MLS d’Abdelwahid Nour). Mais le DPA ne met pas fin à la crise. Au contraire, les factions rebelles se multiplient et les violences se poursuivent (attaques militaires contre les civils, opérations des milices, affrontements intercommunautaires, généralisation du banditisme). Minni Minawi dénonce l’accord d’Abuja en décembre 2010 et reprend les opérations armées, conjointement avec le MJE de Khalil Ibrahim.

Le 14 juillet 2011, le gouvernement soudanais signe avec le Mouvement pour la Liberté la Justice de Tijani Ceissi un accord, le Document de Doha pour la Paix au Darfour (DDPD) sous l’égide de la médiation conjointe ONU/UA menée par Djibril Bassolé et le Qatar. Une branche dissidente du MJE, conduite par Mohammed Bashr, rejoint l’accord de paix le 6 avril 2013, mais Mohammed Bashr est tué dans une attaque par un autre mouvement rebelle le 12 mai 2013.

Après une certaine accalmie en 2009, la situation sécuritaire et humanitaire se détériore à nouveau : reprise des combats entre l’armée soudanaise et les rebelles, multiplication des attaques contre la MINUAD, multiplication des affrontements intercommunautaires. Le gouvernement poursuit ses campagnes de bombardements aériens sur les zones tenues par la rébellion. Ces affrontements provoquent le déplacement de plus de 450 000 personnes pour la seule année 2013, tandis que le Tchad accueille désormais 350 000 réfugiés darfouriens.

En 2013, les efforts de médiations avec les mouvements rebelles non signataires de l’accord de Doha se poursuivent, sous la houlette du chef de la MINUAD et médiateur conjoint ONU/UA, Ibn Chambas.


Situation au Kordofan et au Nil bleu

Le Mouvement populaire de libération du Soudan – Nord (MPLS/Nord) est entré en rébellion en 2011 dans les régions frontalières avec le Soudan du Sud des Monts Noubas (Sud Kordofan) et du Nil bleu. Ces deux régions faisaient l’objet de protocoles particuliers dans l’accord de paix de 2005, qui n’ont été que partiellement mises en œuvre. Le 28 juin 2011, un projet d’accord de paix portant sur ces deux régions est signé à Addis Abeba mais n’est pas entériné. Les combats s’étendent au Nord Kordofan, où des mouvements rebelles darfouriens sont présents.

La situation humanitaire dans ces régions est désastreuse (plus d’un million de déplacés, 240 000 réfugiés en Ethiopie et au Soudan du Sud) et le gouvernement soudanais empêche tout accès humanitaire. Le panel d’experts de haut-niveau de l’Union africaine dirigé par le président Thabo Mbeki assure la médiation de ce conflit.

Le 13 novembre 2013, le gouvernement a annoncé une vaste offensive contre les rebelles actifs du Darfour, du Kordofan et de l’Etat du Nil bleu, fédérés depuis novembre 2011 au sein du Front révolutionnaire soudanais (FRS).


Situation dans l’ensemble du pays

Fin septembre 2013, le Soudan a connu la vague de protestation populaire la plus importante depuis 1989, à la suite de l’annonce par le gouvernement de la levée des subventions sur les carburants. Ces manifestations ont été réprimées de façon disproportionnée par le pouvoir.

Le Président Omar El-Béchir a annoncé, le 27 janvier 2014, son intention de procéder à une réforme de fond du pouvoir par l’intermédiaire d’un dialogue inclusif.


Situation économique

L’accélération de l’exploitation des ressources pétrolières depuis 2004 (près de 500 000 barils/j. avant 2011, soit 92% des recettes d’exportation) a permis au Soudan de connaître une croissance proche de 10% par an et une amélioration des fondamentaux économique du fait d’un développement mieux maîtrisé (stabilité monétaire, inflation ramenée à 8 %, équilibre de la balance commerciale).

Les relations privilégiées avec l’Asie (Chine, Malaisie, Inde) et le monde Arabe, notamment dans le domaine pétrolier, ont permis au Soudan de limiter l’impact des sanctions commerciales appliquées par les Etats-Unis depuis 1997.

Le pays subit toutefois depuis octobre 2010 une crise économique majeure caractérisée par une forte inflation (les prix de certains produits de base ont doublé) et l’épuisement des réserves en devises. Le gouvernement a réagi en imposant d’importantes restrictions aux importations et en limitant les possibilités de change.

Le Soudan a connu une récession en 2012 (-3,3 %) en raison de la perte des trois quarts des importants revenus pétroliers tirés du Sud, mais bénéficie de 3,9 % de croissance en 2013. L’inflation atteindrait 25 % en 2013.

Le Soudan compte diversifier son économie pour sortir d’une dépendance jugée trop grande à l’égard du pétrole (37 % des revenus de l’Etat), en particulier en développant l’exploitation d’or, le secteur agricole et l’élevage.

Les relations avec les institutions financières internationales et les bailleurs sont contrastées. L’aide internationale a afflué pour soutenir l’effort de reconstruction dans le cadre de l’accord de paix Nord/Sud (4,5 milliards de dollars pour 2005-2008 ; 4,8 milliards de dollars pour 2008-2011), et le Soudan a commencé l’élaboration d’un plan stratégique de réduction de la pauvreté comme recommandé par le FMI.

Mais le poids de la dette du Soudan reste considérable : la dette publique extérieure soudanaise s’élève à 44,7 Md$ en 2012, formée à 85% d’arriérés. Elle est détenue par les organisations multilatérales (15 %, dont 1,6 Md$ d’arriérés à l’égard du FMI), les pays du Club de Paris (31 %), les pays non membres du Club de Paris (environ 35 % principalement Koweït, Arabie Saoudite, Chine, Inde) et des créanciers commerciaux (16 %).

La dette envers la France est d’environ 4,2 milliards d’euros. Avant de pouvoir envisager la mise en place d’une initiative « pays pauvre très endetté », le Soudan devra d’abord régler ses arriérés vis-à-vis des créanciers multilatéraux, puis conclure un accord avec le FMI.


Politique extérieure

Relations avec le Tchad

La crise du Darfour a très vite pris une dimension régionale, touchant l’est du Tchad et la République centrafricaine, à la fois sur les plans humanitaire et politique.

Le Tchad et le Soudan ont rompu leurs relations diplomatiques en mai 2008 après une offensive des rebelles tchadiens partis du Darfour jusqu’à N’Djamena et l’attaque de la banlieue de Khartoum par un mouvement rebelle darfourien. En mai 2009, l’armée tchadienne est parvenue à repousser l’offensive des rebelles tchadiens à la frontière soudanaise. N’Djamena et Khartoum ont lancé en octobre 2009 un processus de normalisation qui a abouti à la signature d’un accord le 15 janvier 2010 et à la création de patrouilles militaires conjointes.

Pour contribuer à la sécurité de l’est du Tchad, une force européenne EUFOR a été déployée de mars 2008 à mars 2009. Le 15 mars 2009, l’opération européenne a été relevée par la mission des Nations Unies MINURCAT, dont le mandat a pris fin le 31 décembre 2010.


Relations avec le Soudan du Sud

Malgré l’accession à l’indépendance du Soudan du Sud le 9 juillet 2011 sans heurt, la relation entre le nouvel Etat et le gouvernement soudanais s’est rapidement détériorée. Elle est marquée par de nombreux contentieux, portant sur :

  • le montant de la taxe sur le transit par le Nord du pétrole sudiste, essentiel pour le Nord, qui a perdu 75% de son pétrole avec le départ du Sud ;
  • le statut de la région frontalière d’Abyei, qui devait faire l’objet d’un référendum pour déterminer son rattachement au Nord ou au Sud ;
  • le tracé de la frontière et la répartition des zones contestées ;
  • le statut des ressortissants d’un Etat résidant dans l’autre.

Un premier foyer de tension s’est déclaré autour d’Abyei, investie par l’armée soudanaise le 21 mai 2011 en violation du CPA. Un accord a été trouvé le 20 juin 2011, qui prévoit le déploiement d’une force des Nations Unies (la Force Intérimaire de Sécurité des Nations Unies à Abyei – FISNUA) pour assurer la sécurité du territoire, transformé en zone démilitarisée.

La situation s’est à nouveau fortement dégradée en avril 2012, lorsque le Soudan du Sud a envahi la région soudanaise pétrolifère de Heglig. Cette action faisait suite à une série de bras de fer sur le pétrole qui avaient largement contribué à la crispation : saisine par le Soudan de cargaison de pétrole sud-soudanais transitant par le Nord en arguant d’arriérés de paiement par le Soudan du Sud en décembre 2011 ; suspension par le Soudan du Sud de sa production pétrolière en janvier 2012.

La pression unanime de la communauté internationale a rapidement eu des effets : les combats ont pratiquement cessé dix jours après leur commencement ; les deux armées se sont retirées de la zone contestée d’Abyei, hormis la zone de Diffra.

Les négociations entre les deux Etats, menées à Addis Abeba sous les auspices du Panel de Haut niveau de l’Union Africaine, dirigé par le Président Mbeki, ont abouti à une série d’accords le 27 septembre 2012. Si ces accords ne résolvent ni la question des zones revendiquées ni celle de la région disputée d’Abyei, ils valident toutefois deux avancées majeures :

  • l’activation des mesures de sécurisation de la frontière qui prévoient la création d’une zone démilitarisée de 10 km de chaque côté de la frontière assortie du déploiement d’observateurs nationaux. Ils bénéficient du soutien de la FISNUA, ainsi que d’observateurs internationaux.
  • Un accord sur le partage du pétrole. Outre des tarifs importants pour le transport et le transit du pétrole, cet accord prévoit une contribution sud-soudanaise de 15 dollars par baril pendant trois ans et demi pour couvrir le manque-à-gagner du Soudan lié à l’indépendance du Sud (pour un total de 3,254 milliards de dollars).

Une série d’accords sur la démarcation de la frontière, la nationalité et les droits des ressortissants d’un Etat résidents dans l’autre, ainsi que des accords commerciaux a également été signée.

Le 9 juin 2013, le Soudan a menacé de se retirer des accords de septembre 2012 si le Soudan du Sud ne mettait pas un terme immédiat à son soutien à la rébellion soudanaise du Sud Kordofan et du Nil bleu. Le Soudan du Sud a nié apporter un soutien quelconque à ce mouvement rebelle, et a accusé le Soudan en retour de soutenir les rébellions agissant au Soudan du Sud.

La situation a pris un tour nouveau, le 3 septembre 2013, avec la rencontre des Présidents Kiir et Béchir à Khartoum. Ils se sont engagés à reprendre immédiatement le transit du pétrole, à ouvrir la frontière pour permettre la circulation des marchandises et des personnes et à ne pas accueillir ni soutenir de mouvements rebelles.

Après l’explosion de la grave crise sud-soudanaise le 15 décembre 2013 à Djouba, le Président Omar el-Béchir a rencontré son homologue sud-soudanais à Djouba le 6 janvier 2014. Il a apporté un soutien plein et entier au gouvernement du Soudan du Sud. Le Général soudanais Mohamed Ahmed al-Dabi fait partie de l’équipe de médiation de l’IGAD, dirigée par Seyoum Mesfin, qui tente de trouver une issue pacifique à ce conflit.


Relations avec l’Ethiopie

Le conflit éthio-érythréen a favorisé un rapprochement de Khartoum avec Addis-Abeba. L’Ethiopie joue un rôle majeur dans les relations Nord-Sud et déploie un contingent important dans le cadre de la FISNUA (4 200 hommes).


Relations avec l’Erythrée

Après une période initiale de tensions entre l’Erythrée et le Soudan (soutien d’Asmara à la rébellion sudiste, puis à celle qui émerge dans l’Est du pays, enfin à celle du Darfour), les relations diplomatiques ont été renouées en 2006, avec l’organisation par Asmara des pourparlers avec la rébellion de l’Est du Soudan, qui ont abouti à un accord de paix en octobre 2006.


Relations avec les pays arabes

Les relations avec les pays arabes, tendues dans les années 1990 en raison du prosélytisme islamiste de Khartoum, se sont normalisées. Le Soudan entretient une relation étroite avec Le Caire en dépit des évolutions politiques depuis le printemps arabe de 2011, marquée par la prééminence d’intérêts communs (gestion des eaux du Nil, commerce bilatéral).


Relations avec les Etats-Unis

Le Soudan est inscrit en 1993 sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme, avant d’être ciblé par un vaste programme de sanction américain en 1997. A partir de 2001, Washington considère les crises soudanaises comme une priorité et s’engage pour la paix entre Khartoum et la rébellion sudiste puis sur le dossier du Darfour.

Le 28 septembre 2001, le Conseil de sécurité des Nations unies lève l’embargo onusien qui frappait le Soudan depuis 1996. Les Etats-Unis dialoguent avec les autorités soudanaises tout en maintenant la pression des sanctions économiques et commerciales (qui sont renforcées, fin 2007, à la faveur de la crise du Darfour).

Les Etats-Unis ont présenté en octobre 2010 un plan de normalisation par étapes de sa relation avec le Soudan qui va de la sortie de la liste des Etats soutenant le terrorisme à une levée complète des sanctions, en fonction des avancées dans la mise en œuvre du CPA et des progrès dans la résolution de la crise du Darfour. Aucune étape de ce plan n’a pu être franchie à ce jour.


Relations avec les organisations régionales

Au sein de l’Union Africaine, Khartoum, qui semblait isolée jusqu’en 2006, a considérablement amélioré ses positions en acceptant le déploiement de l’opération hybride UA/ONU de maintien de la paix au Darfour, dont la composition est à prédominance africaine.

L’UA défend désormais un retour du Soudan dans le concert des nations et demande notamment au Conseil de Sécurité des Nations unies l’utilisation de l’article 16 de la Cour Pénale Internationale, pour suspendre les poursuites à l’encontre du Président Béchir. Elle est soutenue par l’Organisation de la Conférence islamique, le Mouvement des Non-Alignés et le Groupe des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique.

Le Soudan est membre de l’Union africaine, du COMESA (marché commun d’Afrique orientale et australe), de l’IGAD (autorité intergouvernementale pour le développement), de la CEN-SAD (Communauté des États sahélo-sahariens), de la Ligue arabe, de l’Organisation de la conférence islamique et du Mouvement des Non-Alignés.

Depuis fin 2013, le Soudan coordonne le groupe de négociateurs africains de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).


Mise à jour : 10.03.14


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