Accès rapide :

Géographie et histoire

Géographie

Le relief de la Somalie est principalement composé de plaines et de hauts plateaux. Les températures sont élevées toute l’année exceptée en altitude, au nord. Les précipitations sont peu abondantes et le climat est semi-désertique ou désertique dans la plus grande partie du pays. La côte, longue de plus de 3 000 kilomètres, a permis de développer le commerce avec le Moyen-Orient et le reste de l’Afrique de l’est.

Histoire

Ancienne colonie italienne, la Somalie accède à l’indépendance le 1er juillet 1960 et fusionne avec l’ancien protectorat britannique du Somaliland, indépendant depuis le 26 juin 1960. Après une décennie semi-démocratique, un groupe de militaires, conduit par le général Mohammad Siyad Barre, prend le pouvoir en octobre 1969 et proclame la République Démocratique de Somalie. La défaite somalienne dans la guerre de l’Ogaden contre l’Ethiopie (1977-1978) entraîne le régime de Siyad Barre dans une crise politique et financière tout au long des années 1980.

En 1991, après le renversement de Siyad Barre, les nombreuses milices claniques qui s’étaient opposées à lui s’entre-déchirent et la Somalie plonge dans la guerre civile. Les ambitieuses interventions internationales de 1992 à 1995 (ONUSOM I et II, UNITAF) ne parviennent pas à enrayer la descente du pays dans le chaos. En 1993, la mort de 19 soldats américains entraine le départ des troupes américaines et onusiennes en 1994 et 1995. A partir de 1995, et jusqu’en 2001, la Somalie est livrée à elle-même et divisée. Au Nord, le Somaliland déclare unilatéralement son indépendance, non reconnue par la communauté internationale. La province voisine du Puntland quant à elle déclare son autonomie en 1998. Le pays, et surtout sa capitale, Mogadiscio, est dominé par des chefs de guerre. De nombreuses tentatives de résolution de la crise échouent au début des années 2000. En 2004 est finalement créé un gouvernement fédéral de transition (GFT) à l’issue d’une conférence au Kenya.

En 2006, le GFT est contraint de se retrancher dans la ville de Baidoa suite à une offensive des milices islamistes (« Tribunaux islamistes ») qui après avoir pris la capitale étendent leur contrôle sur l’essentiel du pays. Avec l’aide de l’armée éthiopienne, l’offensive est repoussée et le GFT réinstallé à Mogadiscio. Néanmoins, l’autorité du GFT ne s’étend guère au-delà de la capitale, une insurrection lancée par un groupe terroriste islamiste Al-Shabaab éclate dans le Sud et étend son action sur l’ensemble du territoire.

Le processus politique, dans l’impasse complète à la fin 2007, est revigoré début 2008 par le volontarisme du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Somalie, Ahmedou Ould Abdallah. Des négociations ouvertes entre le GFT et la rébellion de l’Alliance pour la Re-libération de la Somalie (ARS), distincte d’Al-Shabaab, aboutissent à la signature de l’accord de Djibouti en août 2008. En janvier 2009, le parlement somalien élargi aux membres de l’ARS élit l’ancien dirigeant des Tribunaux islamiques, Sheikh Sharif Ahmed au poste de Président. Un gouvernement d’Union nationale, soutenue par l’ensemble de la communauté internationale est mis en place en février 2009, sans que le groupe terroriste Al-Shabaab soit défait.

Mise à jour : 10.10.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014