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Présentation du Salvador

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Salvador
Nature du régime : République, régime présidentiel
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Carlos Mauricio Funes (Président élu : Salvador Sanchez Ceren, investiture le 1er juin 2014)


Données géographiques

Superficie : 21 041 km2
Capitale : San Salvador
Villes principales : Santa Ana, San Miguel
Langue officielle : espagnol
Monnaie : dollar américain
Fête nationale : 15 septembre


Données démographiques

Population : 6,3 millions et 3 millions d’émigrés (dont 2,5 aux Etats-Unis)
Densité : 290 habitants/km2
Croissance démographique : 0,3 %
Espérance de vie : 72,4 ans
Taux d’alphabétisation : 84 % (Banque mondiale)
Religions (selon l’Institut d’opinion publique de l’UCA) : catholiques (50 %), évangéliques (38 %)
Indice de développement humain : 0,680 (107e sur 186 pays)


Données économiques

PIB (DG-T 2013) : 24,7 Mds $
PIB par habitant (DG-T 2013) : 3 900 $
Transferts d’argent des migrants (DG-T 2013) : 17 % du PIB

Taux de croissance (DG-T 2013) : 1,6 %
Taux de chômage (FMI 2012) : 5,7 %
Taux d’inflation (FMI 2013) : 1,9 %

Déficit public : -4,2 % du PIB (DG-T 2013)
Solde commercial : -4, 9 M $ (OMC 2012)

Principaux clients : Etats-Unis (46,3 % des exportations), Honduras, Guatemala, Union européenne (4,5 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (37,8 %), Guatemala, Chine, Mexique, Union européenne (5,5 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 12,7 %
  • industrie : 27,1 %
  • services : 60,2 %

Exportations de la France vers le Salvador : 30,8 M € en 2013 (depuis le rachat de Taca, les livraisons d’Airbus à cette compagnie sont désormais comptabilisés en Colombie, ce qui explique la chute de 51,8 % de nos exportations entre 2012 et 2013))
Importations françaises depuis le Salvador : 7,7 M € en 2013 (8,3 en 2011)

Communauté française au Salvador (2014) : 677 inscrits dont 67 % de binationaux
Communauté salvadorienne en France (2010) : 1 200


Politique intérieure

Après le retour à la paix civile, la vie politique est dominée par l’Alliance républicaine nationaliste (ARENA), un parti conservateur qui reste au pouvoir jusqu’en 2009. La démocratie s’enracine au Salvador et permet la tenue d’élections régulières, bien que la vie politique demeure traversée par de fortes tensions. Les élections législatives et municipales du 18 janvier 2009 donnent une majorité relative au Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN), mouvement politique de gauche issu de l’ex-guérilla marxiste. Quelques mois plus tard, en mars 2009, le candidat du FMLN, M. Mauricio Funes, remporte les élections présidentielles. Dix-sept ans après les accords de paix, la jeune démocratie salvadorienne connaît ainsi une alternance démocratique. Le gouvernement de M. Mauricio Funes s’est donné pour priorités l’éducation universelle et gratuite, ainsi que la lutte contre la violence et la pauvreté.

Le 10 décembre 2012, la Cour interaméricaine des droits de l’Homme a condamné l’Etat salvadorien pour violations des droits de l’Homme en pointant sa responsabilité dans le massacre perpétré en 1981 (durant la guerre civile) dans le village d’El Mozote (près de 500 morts). Ces victimes, dont la moitié était des enfants, ont été massacrées en trois jours par les militaires alors au pouvoir. Si une amnistie protège encore aujourd’hui les auteurs de cette répression, la Cour demande au gouvernement salvadorien d’enquêter sur le massacre, de punir ses responsables et d’indemniser les victimes. Pour sa part, le président Funes avait anticipé la décision de la Cour en demandant pardon, au nom de l’Etat, aux victimes de cette tuerie.

Des élections présidentielles se sont tenues le 2 février et le 9 mars 2014. La campagne s’est déroulée dans une atmosphère politique durcie par la crise institutionnelle qu’a traversée le pays ces derniers mois, et le 1er tour s’est soldé par une faible participation (53 %). Après être passé tout près d’une réélection au premier tour, Salvador Sanchez Ceren, ancien commandant guérillero et candidat du FMLN, a battu d’une courte tête (environ 6000 voix) Norman Quijano, ancien maire de San Salvador et représentant de l’ARENA. Après avoir examiné de multiples recours présentés par le parti d’opposition le Tribunal supérieur électoral, autorité suprême en la matière, a confirmé définitivement le 24 mars la victoire de Salvador Sanchez Ceren par 50,3 % des suffrages. Pour la première fois dans l’histoire du Salvador, c’est donc une personnalité directement issue de la guérilla (l’ex « comandante Leonel ») qui assume à partir du 1er juin 2014 la première magistrature du pays.


Situation économique et sociale

Quatrième économie d’Amérique centrale avec un PIB de 23,8 Mds USD, le Salvador est le seul pays de la région à ne pas avoir renoué, avec une croissance soutenue après la crise de 2009 (1,6 % en 2012 et 2013). L’économie du pays est très dépendante de la conjoncture nord-américaine (46 % des exportations), des transferts des migrants (16,4 % du PIB en 2012) et de la volatilité du prix des matières premières et des hydrocarbures.

En 2012, les exportations du Salvador ont très faiblement progressé (+0,6 %), pour s’établir à 5,3 Mds USD. Ceci est notamment dû à la chute des exportations traditionnelles (en particulier du café), et au ralentissement de la demande externe (aux Etats-Unis et dans l’Union européenne).

Le Salvador a signé des accords de libre-échange avec de nombreux pays (Mexique, Chili, République dominicaine, Panama). Surtout, il met en œuvre depuis 2003 le CAFTA-DR (Central American Free Trade Agreement – Dominican Republic) qui le lie aux Etats-Unis (en 2001, l’économie a été « dollarisée »). Economie de services, le Salvador tire parti de sa situation géographique, de son réseau de communications et de l’existence d’une classe d’hommes d’affaires compétents et dynamiques.

L’abondance de la main-d’œuvre bon marché et la proximité du marché nord-américain ont attiré des maquiladoras, industries textiles ou d’assemblage. Le Salvador dispose de très peu de ressources naturelles : il est importateur net de matières premières, de combustibles et de denrées de base ; la volatilité des cours des matières premières reste donc un risque important pour ce pays.

La crise économique et financière internationale a rendu plus difficile la lutte contre la pauvreté, l’une des priorités du gouvernement. Néanmoins, des avancées peuvent être constatées dans les domaines de l’éducation, de l’accès aux soins et du logement. La forte délinquance qui sévit au Salvador constitue la première préoccupation des Salvadoriens. Le crime organisé et le narcotrafic infiltrent la société et les institutions. Cette délinquance est liée notamment aux maras qui rassemblent des jeunes désocialisés et particulièrement violents.


Politique extérieure

La politique extérieure du Salvador est fondée sur la promotion de l’intégration régionale (il est le siège du SICA) et ses relations privilégiées avec les Etats-Unis. Premier partenaire commercial, les États-Unis représentent 46,3 % des exportations et près de 38 % des importations du Salvador.

Le Président Funès a reçu la visite de Barack Obama en mars 2011, dans le cadre d’une tournée latino-américaine qui ne comportait que trois étapes (Brésil, Chili, Salvador). Le Salvador bénéficie de l’initiative américaine "Partenariat pour la Croissance" qui vise, à travers un plan d’action commun, à promouvoir une croissance largement partagée, durable et inclusive en agissant sur l’insécurité et le manque de compétitivité.

Les acteurs asiatiques, notamment la Corée du Sud et Taïwan, attirés par les possibilités d’accès au marché nord-américain ont su devenir, au fil des années, des partenaires de poids pour le Salvador, mais parallèlement les relations commerciales avec la Chine se sont considérablement développées.

Depuis 1992, le Salvador a reçu environ 200 M€ d’aide de l’Union européenne. Pour la période 2007-2013 l’aide proposée atteint 121 M€, et fixe deux priorités : le renforcement de la cohésion sociale (accès aux services de base) et le développement de la croissance économique, de l’intégration et du commerce. Le pays bénéficie également d’un accès privilégié au marché communautaire à la faveur du Système de préférences généralisées (SPG Plus).

Le Salvador a été l’un des plus ardents défenseurs de l’accord d’association entre l’UE et l’Amérique centrale, signé à Tegucigalpa le 29 juin 2012. Cet accord favorise la diversification commerciale de son économie, encore trop dépendante de celle des Etats-Unis. Le 4 juillet 2013, l’Assemblée législative salvadorienne a ratifié l’accord d’association à l’unanimité ; son volet commercial est entré en vigueur, à titre provisoire, dès le 1er août 2013. L’Union européenne est le troisième partenaire commercial du Salvador et représente 4,5 % de ses exportations et 5,5 % de ses importations.


Mise à jour : 04.06.14

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