Présentation du Salvador

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Salvador
Nature du régime : République, régime présidentiel
Chef de l’Etat : M. Salvador Sanchez Ceren (investiture le 1er juin 2014)

Données géographiques

Superficie : 21 041 km2
Capitale : San Salvador
Villes principales : Soyapango, Santa Ana, San Miguel
Langue officielle : espagnol
Monnaie : dollar américain
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population (FMI 2015) : 6,3 millions
Densité : 290 habitants/km2
Croissance démographique (PNUD, 2010-2015) : 0,29 %
Espérance de vie (PNUD 2015) : 73 ans
Taux d’alphabétisation (Banque mondiale 2014) : 85 %
Religions (selon l’Institut d’opinion publique de l’UCA) : catholiques (50 %), évangéliques (38 %)
Indice de développement humain (PNUD 2015) : 0,68 (117e rang mondial)

Données économiques

PIB (FMI 2016) : 26,7 Mds $
PIB par habitant (FMI 2016) : 4 343 $
Taux de croissance (FMI 2016) : 2,4 %
Taux de chômage (FMI 2016) : 7 %
Taux d’inflation (Banque mondiale 2016) : 0,6 %
Déficit public (FMI 2015) : - 3,23 % du PIB
Solde commercial (OMC 2015) : -4,9 Mds $
Principaux clients (Banque mondiale 2015) : Etats-Unis (47 % des exportations), Honduras (14 %), Guatémala (13,5 %), Nicaragua (6,6 %) et Costa Rica (4,5 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (40 %), Guatémala (9,5 %), Chine (8 %), Mexique (7,3 %) et Honduras (5,7 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2016) :

  • agriculture : 19,6 %
  • industrie : 20,4 %
  • services : 60 %

Exportations de la France vers le Salvador : 24,5 M € en 2016 (25,5 en 2015)
Importations françaises depuis le Salvador : 14 M € en 2016 (14 M € en 2015).

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/el-salvador

Composition du gouvernement

Vice-Président : Oscar ORTIZ
Ministre des Relations extérieures : Hugo MARTINEZ BONILLA
Ministre de la Justice et de la Sécurité publique : Mauricio Ernesto RAMIREZ LANDAVERDE
Ministre de l’Intérieur : Ramón Aristides VALENCIA
Ministre des Finances : Carlos Enrique CACERES CHAVEZ
Ministre de l’Economie : Tharsis Salomón LOPEZ GUZMAN
Ministre de l’Education nationale : Carlos Mauricio CANJURA LINARES
Ministre de la Défense nationale : Général David MUNGUIA PAYES
Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale : Sandra Edibel GUEVARA PEREZ
Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage : Orestes ORTEZ ANDRADE
Ministre de la Santé publique : Violeta MENJIVAR ESCALANTE
Ministre des Travaux publics, Transports, Habitat et Développement urbain : Gerson MARTINEZ
Ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles : Lina Dolores POHL ALFARO
Ministre du Tourisme : José Napoleón DUARTE DURAN

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://sv.ambafrance.org/
Communauté française au Salvador (1er janvier 2016) : 626 inscrits
Communauté salvadorienne en France : 1 200

Éléments d’actualité

Politique intérieure

De 1980 à 1992, le pays est déchiré par une guerre civile qui a opposé le pouvoir conservateur, soutenu par les Etats-Unis, et la guérilla marxiste du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN). Les accords de Chapultepec, signés le 16 janvier 1992, mettent fin à ce conflit interne qui a provoqué la mort de 75 000 personnes et l’exil de plus d’un million de Salvadoriens.
Après le retour à la paix civile, la vie politique est dominée par l’Alliance républicaine nationaliste (ARENA), parti conservateur qui reste au pouvoir jusqu’en mars 2009, date de la victoire aux élections présidentielles de Mauricio Funes, candidat du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN), mouvement politique de gauche issu de l’ex-guérilla marxiste.

Des élections présidentielles se sont tenues le 2 février et le 9 mars 2014. Salvador Sanchez Ceren, ancien commandant guérillero et candidat du FMLN, a battu d’une courte tête (50,3 % des suffrages au second tour - environ 6000 voix) Norman Quijano, ancien maire de San Salvador et représentant de l’ARENA. Pour la première fois dans l’histoire du Salvador, une personnalité directement issue de la guérilla (l’ex « comandante Leonel ») assume depuis le 1er juin 2014 la première magistrature du pays.

Situation économique

Quatrième économie d’Amérique centrale avec un PIB de 26,7 Mds USD, le Salvador a connu une croissance de 2,4 % en 2016. L’économie du pays est très dépendante de la conjoncture nord-américaine (47 % des exportations), des transferts des migrants (16 % du PIB) et de la volatilité du prix des matières premières et des hydrocarbures (membre de l’accord Petrocaribe depuis 2014).

Le Salvador a signé des accords de libre-échange avec de nombreux pays (Mexique, Chili, République dominicaine, Panama). Il met en œuvre depuis 2003 le CAFTA-DR (Central American Free Trade Agreement – Dominican Republic) qui le lie aux Etats-Unis (en 2001, l’économie a été « dollarisée »). Economie de services, le Salvador tire parti de sa situation géographique, de son réseau de communications et de l’existence d’une classe d’hommes d’affaires compétents et dynamiques. L’abondance de la main-d’œuvre bon marché et la proximité du marché nord-américain ont attiré des maquiladoras, industries textiles ou d’assemblage. Le Salvador dispose de très peu de ressources naturelles : il est importateur net de matières premières, de combustibles et de denrées de base ; la volatilité des cours des matières premières reste donc un risque important pour ce pays.

La crise économique et financière internationale a rendu plus difficile la lutte contre la pauvreté, l’une des priorités du gouvernement. Si des avancées peuvent être constatées dans les domaines de l’éducation, de l’accès aux soins et du logement, la forte délinquance constitue la première préoccupation des Salvadoriens. Le crime organisé et le narcotrafic infiltrent la société et les institutions : le taux d’homicides était de 80 pour 100 000 habitants en 2016. Cette délinquance est liée notamment aux maras qui rassemblent des jeunes désocialisés et particulièrement violents.

Politique étrangère

La politique extérieure du Salvador est fondée sur la promotion de l’intégration régionale (il est le siège du Système d’intégration centraméricain - SICA) et ses relations privilégiées avec les Etats-Unis.

L’administration Obama a fait adopter en novembre 2014 un « Plan pour la prospérité », en faveur des trois pays du triangle nord (Guatémala, Honduras, Salvador). Le Congrès a voté un budget de 750 millions de dollars pour ce programme de développement sur 5 ans, dont une partie est conditionnée aux efforts menés en matière de lutte contre la corruption et l’impunité.

Les acteurs asiatiques, notamment la Corée du Sud et Taïwan, attirés par les possibilités d’accès au marché nord-américain ont su devenir, au fil des années, des partenaires de poids pour le Salvador, mais parallèlement les relations commerciales avec la Chine se sont considérablement développées.

Mise à jour : 16.05.17

Informations complémentaires

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