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Présentation de Saint-Marin

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Saint-Marin
Nature du régime : république parlementaire
Capitaines régents (avril 2013) : M. Denis AMICI et Mme Antonella MULARONI

Données géographiques

Superficie : 61, 2 km²
Capitale : Saint-Marin
Villes principales : Serravalle (9 250 habitants) ; Borgo Maggiore (5 900 habitants)
Langue officielle : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 3 septembre (anniversaire de la fondation de Saint Marin en 301)

Données démographiques

Population : 32 140 habitants
Croissance démographique : 2 %
Taux d’alphabétisation : 96%
Espérance de vie : Hommes : 77,5 ans, Femmes : 85 ans
Religion (s) : catholiques (92,3 %)

Données économiques

PIB (2011) : 520 millions d’euros
PIB par habitant (2011) : 32 800 euros

Taux de croissance (2011) : 0.8%
Taux de chômage (au sens du BIT) (2010) : 6 %
Taux d’inflation (201 ?) : 3 %

Principaux clients : Italie
Principaux fournisseurs : Italie

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

- services : 43%

Exportations de la France vers Saint-Marin : 11,4 millions d’euros (2010)
Importations françaises depuis Saint-Marin : 6,3 millions d’euros (2010)

Communauté de Saint-Marin en France : 1900 personnes


Politique intérieure

Le pouvoir législatif appartient au Grand Conseil Général (Parlement monocaméral), composé de 60 membres élus au suffrage universel pour cinq ans (représentation proportionnelle). Les dernières élections ont eu lieu le 11 novembre 2012.

La composition du Grand Conseil Général est la suivante : coalition « Saint Marin bien commun » : 51% (Parti des Chrétiens Démocrates de Saint-Marin 29%, Parti des Socialistes et des Démocrates 14%, Alliance Populaire 7%), coalition « Prévoyance pour le pays » : 22% (nouveau parti socialiste 12%, Union pour la République 8%, Modérés Saint-Marinais 2%), Gauche unie 9%.

Le pouvoir exécutif est exercé par deux Capitaines-Régents élus tous les six mois (en avril et en octobre) par le Grand Conseil Général, parmi ses membres. Les capitaines-régents assument conjointement la fonction de Chef d’Etat et président le Congrès d’Etat (Gouvernement) constitué de dix Secrétaires d’Etat élus par le Conseil.

La vie politique saint-marinaise est instable : treize congrès d’Etat se sont succédé au cours des quinze dernières années. Le Conseil des Douze, élu par le Grand Conseil Général, est la plus haute juridiction saint-marinaise.



Situation économique

Le territoire de Saint-Marin est occupé à 65 % par des terrains cultivés, des domaines boisés et forestiers. Si la production industrielle est très limitée (ciment, caoutchouc synthétique et textile), la production artisanale est plus diversifiée (cuir, céramique, travail de la pierre, des métaux et du bois). Le secteur bancaire, dans lequel la règle du strict secret a longtemps prévalu, génère un cinquième des ressources fiscales de la République. Ayant longtemps figuré sur la liste des paradis fiscaux, Saint-Marin a fait l’objet d’une pression internationale forte pour renforcer sa coopération avec les autorités fiscales étrangères et améliorer la transparence de son système bancaire.

La population active (dont 5000 fonctionnaires) représente plus de 52 % de la population totale ; la moitié travaille dans le domaine des services, en raison de l’importance des activités liées au tourisme.

L’économie du pays est essentiellement liée à celle de l’Italie, qui absorbe 89 % de ses exportations. Les importations de Saint-Marin proviennent à 815 % d’Italie. Le niveau de vie de Saint-Marin est comparable à celui des régions les plus prospères d’Italie. La République tire ses ressources principalement de la philatélie (10 % du PNB) et du tourisme (3 millions de visiteurs par an, dont plus de 2 millions d’Italiens). Le centre historique médiéval de Saint-Marin et le Mont Titano ont été inscrits en 2008 au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.

La contraction de l’économie saint-marinaise qui a suivi la crise économique et financière de 2008 a entraîné un déficit public de 3,4% du PIB en 2009 et de plus de 6% en 2010– le pays enregistrait jusqu’alors un excédent budgétaire –. Afin de réduire ce déficit, le gouvernement s’est engagé, dans un plan triennal adopté fin 2010, incluant des coupes budgétaires dans le secteur public, une réduction des salaires des fonctionnaires et une hausse ponctuelle de l’impôt sur le revenu.


Politique extérieure

La neutralité s’est imposée à la République dès le XVème siècle. Après l’unification italienne, une Convention d’amitié et de bon voisinage a été signée avec l’Italie en 1862, renouvelée en 1939 et révisée en 1971 : elle ne fait plus référence à "l’amitié protectrice" de l’Italie, les deux Etats étant désormais placés sur un pied d’égalité.

L’enclavement de Saint-Marin conditionne les relations avec l’Italie : une union douanière (ristourne annuelle de TVA au budget de Saint-Marin), et plusieurs autres accords particuliers (émission de monnaies, tabacs, aéroport, télévision, transports) ont été conclus. Les relations entre les deux pays -seuls Etats italophones-, fondamentalement bonnes, connaissent parfois quelques difficultés, liées à l’application de ces conventions.

La République a développé son insertion dans la communauté internationale en adhérant à l’OSCE en 1975, au Conseil de l’Europe en 1988, à l’ONU et au FMI en 1992, à la BERD en 1994. Saint-Marin a établi des relations diplomatiques avec une centaine de pays. A travers son action internationale, la République cherche à devenir un lieu de dialogue et de défense de valeurs telles que la paix, les droits de l’homme, la diversité des cultures et la solidarité entre les peuples. Elle tend également à se rapprocher des autres micro-états pour faire entendre leur voix sur la scène internationale.


Mise à jour : 04.12.13

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