Présentation de Saint-Marin

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République de Saint-Marin
Nature du régime : république parlementaire
Capitaines régents (1er avril 2017 – 1er octobre 2017) : Mme Mimma Zavoli et Mme Vanessa D’Ambrosio

Données géographiques

Superficie : 61, 2 km²
Capitale : Saint-Marin
Villes principales : Serravalle ; Borgo Maggiore
Langue officielle : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 3 septembre (anniversaire de la fondation de Saint Marin en 301)

Données démographiques

Population (au 31/12/2016) : 33 196 habitants
Croissance démographique (2014) : 0,65%
Taux d’alphabétisation : 96%
Espérance de vie (2015) : Hommes : 82ans, Femmes : 86 ans
Religion (s) : catholique (92,3 %)

Données économiques

PIB (2014) : 1,43 milliard d’euros €
Taux de croissance (2014) : -1%
Taux de chômage (au sens du BIT) (2015) : 8,5%
Taux d’inflation (2015) : 0,4 %
Principaux clients : Italie
Principaux fournisseurs : Italie
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2009, derniers chiffres publiés) :

  • Industrie : 33,3%
  • Banques et assurance : 17,6%
  • Service : 13,6%
    Exportations de la France vers Saint-Marin (2013) : 20,2 millions d’euros
    Importations françaises depuis Saint-Marin (2013) : 6,1 millions d’euros

Communauté saint-marinaise en France : 1900 personnes

Composition du gouvernement

Congrès d’Etat (4/12/2016) :

  • Secrétaire d’Etat pour les Affaires étrangères, les Affaires politiques et la justice : M. Nicola RENZI
  • Secrétaire d’Etat pour les Affaires intérieures, la fonction publique, les relations avec les conseils municipaux, la simplification, les Affaires institutionnelles : M. Guerrino ZANOTTI
  • Secrétaire d’Etat pour les finances, le budget, les postes, les transports, la planification économique : M. Simone CELLI
  • Secrétaire d’Etat pour l’industrie, l’artisanat, le commerce, le travail, la coopération et les télécommunications : Andrea ZAFFERANI
  • Secrétaire d’Etat pour le territoire et l’environnement, l’agriculture, le tourisme, la protection civile, les relations avec les représentants des ouvrages publics et les politiques de la jeunesse : M. Augusto MICHELOTTI
  • Secrétaire d’Etat pour la santé et la sécurité sociale, l’égalité des chances, l’assurance nationale et les affaires sociales : M. Franco SANTI
  • Secrétaire d’Etat pour l’instruction, la culture, l’université, la recherche, l’information, le sport, l’innovation technologique : M. Marco PODESCHI

Présence française

Site Internet de l’ambassade : https://it.ambafrance.org

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le pouvoir législatif appartient au Grand Conseil général (parlement monocaméral), composé de 60 membres élus au suffrage universel pour cinq ans (représentation proportionnelle). Les dernières élections ont eu lieu le 4 décembre 2016. La coalition « Maintenant Saint-Marin », avec près de 58% des voix, a obtenu la majorité absolue (35 sièges) dont 14 sièges pour la Gauche socialiste et démocratique, 11 pour le Mouvement civique dix, 10 pour République future. La seconde coalition en lice, « Saint-Marin avant tout », a obtenu 16 sièges : 10 pour le Parti démocrate-chrétien de Saint-Marin, 3 pour le Parti des Socialistes et démocrates et 3 pour le Parti socialiste. Le mouvement civique R.E.T.E a obtenu 8 sièges.

Le pouvoir exécutif est exercé par deux capitaines-régents élus tous les six mois (en avril et en octobre) par le Grand Conseil général, parmi ses membres. Les capitaines-régents assument conjointement la fonction de Chef d’Etat et président le Congrès d’Etat (gouvernement) constitué de secrétaires d’Etat élus par le Conseil. Le Conseil des Douze, élu par le Grand Conseil général, est la plus haute juridiction saint-marinaise.

Situation économique

L’économie du pays est essentiellement liée à celle de l’Italie, qui absorbe 86,9% de ses exportations. Les importations de Saint-Marin proviennent à 81,2% d’Italie. Le niveau de vie de Saint-Marin est comparable à celui des régions les plus prospères d’Italie. La République tire ses ressources principalement de la philatélie (10% du PNB) et du tourisme (1 940 178 de visiteurs en 2016, +2,8% par rapport à 2015). Le centre historique médiéval de Saint-Marin et le Mont Titan ont été inscrits en 2008 au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.

Le territoire de Saint-Marin est occupé à 65% par des terrains cultivés, des domaines boisés et forestiers. Si la production industrielle est très limitée (ciment, caoutchouc synthétique et textile), la production artisanale est plus diversifiée (cuir, céramique, travail de la pierre, des métaux et du bois). Le secteur bancaire génère un cinquième des ressources fiscales de la République. Saint-Marin a depuis quelques années renforcé sa coopération avec les autorités fiscales de plusieurs pays (signature d’une trentaine d’accords bilatéraux) et amélioré la transparence de son système bancaire, ce qui lui a permis d’être retiré de la liste noire des paradis fiscaux de l’OCDE, au prix cependant d’une fuite de capitaux évaluée à 4 milliards d’euros. Le secrétaire d’Etat pour les affaires étrangères, les affaires politiques et la justice, Nicola Renzi, a néanmoins confirmé en mars 2017 la volonté de l’Etat de Saint-Marin de poursuivre dans cette voie.

L’Etat de Saint-Marin a été durement touché par la crise (perte d’un tiers de son PIB ; augmentation de 20% de sa dette publique) et ses banques sont en difficultés depuis quelques mois en raison de la masse importante de crédits détériorés européens qu’elles détiennent. La Caisse d’épargne de Saint-Marin a en outre été recapitalisée quatre fois en quatre ans. Dans ce contexte, le gouvernement saint-marinais a sollicité l’aide du FMI en 2016. Le pays souhaite relancer son économie grâce à une ouverture accrue à l’international. Le gouvernement devrait présenter en juin 2017 un plan de développement des secteurs clés de l’économie du pays (industrie, banques et assurances, tourisme) visant à favoriser les investissements sur le territoire et à rendre plus attractifs les produits financiers proposés par les banques de Saint-Marin à l’international.

Politique étrangère

La neutralité s’est imposée à la République dès le XVème siècle. Après l’unification italienne, une Convention d’amitié et de bon voisinage a été signée avec l’Italie en 1862, renouvelée en 1939 et révisée en 1971 : elle ne fait plus référence à « l’amitié protectrice » de l’Italie, les deux Etats étant désormais placés sur un pied d’égalité. L’enclavement de Saint-Marin conditionne ses relations avec l’Italie : une union douanière (remise annuelle de TVA au budget de Saint-Marin) et plusieurs autres accords particuliers (émission de monnaies, tabacs, aéroport, télévision, transports) ont été conclus. Les relations entre les deux pays, fondamentalement bonnes, connaissent parfois quelques difficultés, liées à l’application de ces conventions.

La République a développé son insertion dans la communauté internationale en adhérant à l’OSCE en 1975, au Conseil de l’Europe en 1988, à l’ONU et au FMI en 1992, à la BERD en 1994. Saint-Marin a établi des relations diplomatiques avec une centaine de pays. A travers son action internationale, la République cherche à devenir un lieu de dialogue et de défense de valeurs telles que la paix, les droits de l’Homme, la diversité des cultures et la solidarité entre les peuples. Elle tend également à se rapprocher des autres micro-états pour faire entendre sa voix sur la scène internationale. Saint-Marin est aujourd’hui encore très attachée à sa « neutralité active ».

Mise à jour : 02.05.17

Informations complémentaires

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