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Présentation

Données générales

Nom officiel : République dominicaine

Le régime est de type présidentiel, avec un président élu au suffrage universel direct tous les quatre ans. Le Parlement est composé d’un Sénat (32 membres) et d’une Chambre des députés (183 membres), tous élus au suffrage universel direct pour quatre ans. Les prochaines élections générales (législatives, sénatoriales et municipales) coïncideront avec l’élection présidentielle en 2016.

Président de la République (également chef de gouvernement) : M. Danilo MEDINA SANCHEZ (né en 1951) qui a succédé, le 16 août 2012, à M. Leonel FERNANDEZ REYNA (1996-2000 et 2004-2012). L’épouse de ce dernier, Mme Margarita CEDENO de FERNANDEZ, est vice-présidente.

Données géographiques

Superficie : 48 734 km²
Capitale : Saint-Domingue (3,5 millions d’habitants)
Villes principales : Santiago de los Caballeros, La Romana, San Pedro de Macoris, Puerto Plata.
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso dominicain.
Taux de change : 1 € = 56,82 Pesos (RD$) ; 1 US$ = 42,44 RD$ (septembre 2014)
Fête nationale : 27 février (1844, indépendance et proclamation de la République à la fin de l’occupation haïtienne)

Données démographiques

Population : 10,4 millions d’habitants (2013)
Croissance démographique (2012) : 1,3 %.
Espérance de vie (Banque Mondiale-2011) : 73 ans
Taux d’alphabétisation (Banque mondiale 2013) : 91 %
La pauvreté touche 40,9 % de la population
Religion : catholique à 95 %
Indice de développement humain (PNUD 2013) : 0,700 (102e sur 187 pays)

La population est le résultat d’un métissage de peuples principalement en provenance d’Afrique et d’Europe. La population est jeune : l’âge moyen est de 22 ans et près de la moitié des habitants ont entre 15 et 44 ans. La diaspora dominicaine est estimée à plus de 2 millions de personnes, installées aux États-Unis principalement.

Données économiques

PIB (2013) : 60,61 Mds US$
PIB par habitant (Banque mondiale 2012) : 5 736 US$

Taux de croissance : 4,6% en 2013 (2012 : +3,9 %)
Taux de chômage (2014) : 14,9 %
Taux d’inflation (2013) : 3,9 % (3,6 % en 2012)

Dette publique : d’après les sources officielles, la dette externe représente en janvier 2013 63,3 % de la dette publique et 21,6 % du PIB (la dette totale s’élève à 34,1 % du PIB). La dette au titre de PetroCaribe, en rapide augmentation, dépasse 3 Mds US$ début 2013, le Vénézuéla étant le premier créancier du pays.
Déficit public (2013) : 2,8 % du PIB
Balance commerciale (20132) : -7,2 Md€
Investissements étrangers (flux) : 2,1 Mds US$ (2013)

Principaux clients : États-Unis (56 %), Haïti (14,3 %), Union européenne (7 %), Canada (2 %), Chine (1,9 %).
Principaux fournisseurs : États-Unis (39 %), Chine (10 %), Vénézuéla (7%), Mexique (5,5 %), Colombie (4 %), Brésil (3 %), Espagne (3 %), France (0,8 %)

  • Exportations françaises (2013) : 89,2 M€ (-11 % par rapport à 2012), dont deux tiers de produits intermédiaires et de biens d’équipement.
  • Importations françaises (2013) : 109 M€ (+21 % par rapport à 2012), dont plus de deux tiers de produits agricoles et agro-alimentaires : fruits tropicaux, légumes, sucre.
    Les échanges commerciaux avec les collectivités françaises d’Amérique sont très faibles : 29,1 M€ en 2013, dont 99 % d’importations en provenance de la République dominicaine.

Site de la Direction du Trésor (ministère français des finances)

Communauté française en République dominicaine : près de 4 000 personnes inscrites au registre des Français établis hors de France (doublement en dix ans) et probablement autant de non-inscrits. Français de passage : 230 000 touristes en 2013.

Communauté dominicaine en France : 4 600 Dominicains vivent en France, dont 3 500 dans les collectivités françaises d’outre-mer et un millier de personnes en métropole.

Politique intérieure

Le président Fernandez avait été réélu en mai 2008 pour un troisième mandat avec 54 % des voix, en s’appuyant sur le parti présidentiel et une coalition de douze autres partis. Le 14 mai 2010, des élections législatives et municipales ont conforté la prédominance du PLD au niveau national (31 sénateurs sur 32 et une majorité des deux tiers à la chambre des députés) mais aussi une remontée du PRD au niveau local (92 mairies sur 155).

Elu en 2012, le Président Medina, également issu du PLD, a conservé une bonne partie des membres du gouvernement de son prédécesseur, donnant par là un signal de continuité. Il se consacre aux grands dossiers de politique économique et sociale et s’est particulièrement engagé dans le renforcement du secteur éducatif auquel il consacre 4% du PIB, dans la lutte contre l’analphabétisme, ainsi que dans le soutien aux agriculteurs.

Situation économique

Longtemps centrée sur les exportations agricoles, l’économie dominicaine s’est réorientée vers les zones franches et le tourisme. Avec 4,5 millions de touristes en 2012, la République dominicaine est la première destination touristique des Caraïbes. Ce secteur emploie 300 000 personnes et représente 6,1 % du PIB (ce chiffre atteindrait 12 % du PIB si on lui associait les parts d’activités significatives que le tourisme génère dans les secteurs du transport, de la construction et du commerce).

L’île bénéficie d’importants transferts de fonds (« remesas ») de la diaspora (2 millions de Dominicains vivent à l’étranger dont 1,3 million aux États-Unis) qui représentent environ 3 Mds US$, soit près de 7 % du PIB.

L’économie dominicaine demeure dépendante des États-Unis, qui absorbent la majeure partie de ses exportations, fournissent la moitié des entrées touristiques ainsi que l’essentiel des transferts de fonds des migrants. Dans un contexte de crise internationale, elle s’est brutalement ralentie à l’été 2008. L’environnement des affaires est en voie d’amélioration et le secteur bancaire, qui s’est réformé après la crise de 2003, jouit aujourd’hui de bons niveaux de liquidité et de rentabilité.

La République dominicaine favorise l’ouverture extérieure de son économie grâce, notamment, à l’entrée en vigueur en 2007 de l’accord de libre-échange DR-CAFTA (Dominican Republic–Central American Free Trade Agreement) avec les États-Unis. Membre du CARIFORUM, la République dominicaine est par ailleurs partie à l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et cette organisation, signé le 15 octobre 2008. Le pays est bénéficiaire du Fonds européen de développement (194 M€ dans le cadre du 10e FED), ainsi que, pour la période 2012-2013, des mesures d’accompagnement de la banane (16,3 M€), dont la République dominicaine est devenue l’un des tous premiers fournisseurs sur le marché européen.

Politique extérieure

Les priorités de la politique extérieure dominicaine sont centrées sur la scène régionale. La République dominicaine a assuré la présidence pro tempore du Système de l’intégration centraméricaine (SICA). Elle est membre de l’Association des États de la Caraïbe et candidate à l’adhésion à la Communauté caribéenne (CARICOM). Si les États-Unis demeurent un partenaire de premier plan, le pays a également étendu son réseau diplomatique en ouvrant des représentations en Inde, en Egypte, au Qatar, en Russie ou encore en Afrique du Sud. La République dominicaine fait partie, depuis 1957, des pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec Taïwan. Elle est enfin pays observateur de l’Organisation intergouvernementale de la francophonie.

Si la République dominicaine avait mobilisé ses forces pour venir en aide à Haïti après le séisme de janvier 2010, les relations entre les deux pays sont rendues complexes par le poids de l’histoire (Haïti a occupé la République dominicaine jusqu’en 1844, le dictateur Trujillo avait ordonné le massacre de plusieurs milliers de travailleurs haïtiens en 1937) et par la présence de plusieurs centaines de milliers de ressortissants haïtiens dans la partie orientale de l’île d’Hispaniola.

Par une décision du 26 septembre 2013, la Cour constitutionnelle a retiré la nationalité dominicaine aux enfants nés de parents étrangers en situation de « transit » sur le sol de la République dominicaine, avec effet rétroactif jusqu’en 1929 – c’est-à-dire, pour l’essentiel, des personnes d’origine ou d’ascendance haïtienne. Près de 250 000 individus ne parlant pas le créole et n’ayant souvent plus d’attaches avec Haïti sont concernés. Plusieurs États ou organisations internationales ont fait part de leur préoccupation (OEA, CIDH, États-Unis, Union européenne) ; d’autres ont réagi avec vigueur (Jamaïque, Trinidad et CARICOM). Un plan de régularisation et une loi de naturalisation ont été adoptés par le gouvernement pour tenter de résoudre la situation des personnes affectées par la décision du Tribunal.

Mise à jour : 01.10.14


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