Présentation
Données générales
Nom officiel : République dominicaine
Le régime est de type présidentiel, avec un président élu au suffrage universel direct tous les quatre ans. Le Parlement est composé d’un Sénat (32 membres élus au suffrage universel direct pour quatre ans) et d’une Chambre des députés (183 membres élus au suffrage universel pour quatre ans). Élus en mai 2010, suite à une réforme de la constitution adoptée en janvier de cette année-là, le mandat des parlementaires durera exceptionnellement 6 ans, de façon à faire coïncider l’élection présidentielle avec les élections générales (législatives, sénatoriales et municipales) en 2016.
Président de la République (également chef de gouvernement) : Danilo Medina a pris, le 16 août 2012, la relève de Leonel Fernández Reyna (mandat de 1996 à 2000, réélu en 2004 puis en mai 2008). L’appui de ce dernier a été décisif pour que Danilo Medina remporte la victoire le 20 mai dès le premier tour ; son épouse, Margarita Cedeño de Fernández, est vice-présidente.
Données géographiques
Superficie : 48 734 km²
Capitale : Saint-Domingue (3,5 millions d’habitants)
Villes principales : Santiago de los Caballeros, La Romana, San Pedro de Macoris
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso dominicain.
Taux de change : 1 € = 54,75 Pesos (RD$, en février 2013 ; le taux de change est fixé par rapport au dollar américain, 1 US$ = RD$ 40,75)
Fête de l’Indépendance : 27 Février (1844, proclamation de la République à la fin de l’occupation haïtienne)
Données démographiques
Population (recensement 2010) : 9 445 000 habitants
Croissance démographique (2009) : 3,5%.
Espérance de vie (PNUD-2010) : 72,8 ans
Taux d’alphabétisation (PNUD) : 87%
La pauvreté touche plus d’un tiers de la population (en hausse depuis 2000)
Religion : catholique à 95%
Indice de développement humain (Rapport PNUD 2011) : 0,689 (98e sur 187 pays)
La population est le résultat d’un métissage de peuples principalement en provenance d’Afrique et d’Europe. Selon les estimations officielles, il y aurait 73% de métis, 16% de blancs et 11% de noirs. La population est jeune : l’âge moyen est de 22 ans et près de la moitié des habitants ont entre 15 et 44 ans. La diaspora dominicaine est estimée à plus de 2 millions de personnes, aux États-Unis principalement.
Données économiques
PIB (2011) : 55,8 Mds US$
PIB par habitant (estimation) : 5 545 US$
Taux de croissance : 4,5% en 2011 (2010 : +7,8%)
Taux de chômage (officiel, 2012) : 14,3 %
Taux d’inflation (2012) : 3,9% (7,8% en 2011)
Dette publique : la dette externe représente à la mi-2012 71% de la dette publique et 22% du PIB (40% pour la dette totale). La dette au titre de PetroCaribe, en rapide augmentation, dépasse 3 Mds US$ fin 2012, le Venezuela étant le premier créancier du pays. Balance commerciale (2011) : -8,8Md€
Investissements étrangers (IDE) : 2,3 Mds US$ en 2011
Principaux clients : États-Unis (55%), Union européenne (14%), Haïti (12%), Canada (2%), Chine (1,9%).
Principaux fournisseurs : États-Unis (47%), Union européenne (10%),Venezuela (7%), Chine (6,5%), Mexique (4%), Colombie (4%), Brésil (3%).
Exportations françaises (2011) : 96,1 M€ (81 M€ en 2010, en forte augmentation), dont deux tiers de produits intermédiaires et de biens d’équipement.
Importations françaises (2011) : 81 M€ (67 M€ en 2010, dont plus de deux tiers de produits agricoles et agro-alimentaires : fruits tropicaux, légumes, sucre).
Communauté française en République dominicaine : près de 4 000 personnes inscrites au registre, probablement autant non-inscrit. Français de passage : 260 000 touristes par an (2012).
Communauté dominicaine en France : un millier de personnes en métropole et plus de 2 000 résidents dans les Départements français d’Amérique
Politique intérieure
Le président Fernandez avait été réélu en mai 2008 pour un troisième mandat avec 54% des voix, en s’appuyant sur le parti présidentiel et une coalition de douze autres partis. Le 14 mai 2010, des élections législatives et municipales ont conforté la prédominance du PLD au niveau national (31 sénateurs sur 32 et une majorité des deux tiers à la chambre des députés) mais aussi une remontée du PRD au niveau local (92 mairies sur 155).
L’élection présidentielle a eu lieu le 20 mai 2012 et le candidat du parti au pouvoir, le PLD, allié à plusieurs petits partis, l’a emporté dés le 1er tour avec 51,2% des voix. Danilo Medina, longtemps principal collaborateur de Leonel Fernández (il fut son ministre de la Présidence), accompagné de l’épouse, Margarita Cedeño de Fernández, comme vice-présidente, a été investi le 16 août, en présence de chefs d’État (Présidents Santos, de Colombie, Lobo, du Honduras, Bouterse, du Suriname, Martelly, de Haïti, Martinelli de Panama), de vice-présidents (Cuba, Costa Rica), de ministres des affaires étrangères (Brésil, El Salvador). La France était représentée par un ministre, M. Victorin Lurel, ministre des Outre-mer.
Le président Medina a conservé une bonne partie des membres du gouvernement de son prédécesseur, donnant par là un signal de continuité, mais il se consacre aux grands dossiers de politique économique et sociale, reprenant les conversations avec le Fonds monétaire international, qui avait suspendu l’accord de confirmation devant le dérapage des finances publiques dominicaines dans la période pré-électorale. Il s’est particulièrement engagé dans la lutte contre l’analphabétisme, et sur le plan extérieur il donne la priorité aux relations avec les grands pays latino-américains (Colombie, Brésil).
Situation économique
Longtemps centrée sur les exportations agricoles, l’économie dominicaine s’est réorientée vers les zones franches et le tourisme, et bénéficie d’importants transferts de fonds (« remesas ») de la diaspora (2 millions vivent à l’étranger dont 1,3 million de Dominicains aux États-Unis) qui représentent, selon les années, 3 Mds US$, soit près de 7% du PIB.
L’économie dominicaine demeure dépendante des États-Unis, qui absorbent la majeure partie de ses exportations, fournissent la moitié des entrées touristiques ainsi que l’essentiel des transferts de fonds des migrants. Dans un contexte de crise internationale, l’économie dominicaine s’est brutalement ralentie à l’été 2008. La baisse des « remesas », des exportations et du nombre de touristes a fait chuter les revenus du gouvernement, le contraignant à conclure avec le FMI, en novembre 2009, un accord de confirmation mettant à disposition sur 28 mois 1,7 Md US$ de prêts additionnels, complétés par l’émission de 750 MUS$ de bons du trésor par la banque centrale.
L’accord a toutefois pris fin le 15 février 2012, du fait du dérapage enregistré dans les subventions sur les tarifs de l’électricité, qui ont représenté en 2011 la somme de 900 M US$, soit 9 % des dépenses publiques, alors qu’elles n’auraient pas du dépasser 3,5% ; ainsi, dés septembre 2011, les 7e et 8e révisions ont été reportées puis remplacées par un « post-program monitoring », le gouvernement renonçant à 504 M US$ non-encore décaissés, qui auraient servi à consolider la Banque centrale et les réserves de change (qui ne couvrent que 2,4 mois d’importations). La suppression des subventions sur l’électricité ne pouvait en effet intervenir en pleine campagne électorale.
En 2010, la croissance du PIB a toutefois atteint +7,8% (+3,5% en 2009) et l’inflation a repris en fin d’année pour atteindre 6,2% en 2010 (mais près de 10% en glissement annuel en juillet 2011, conséquence de la flambée des prix des hydrocarbures et des denrées alimentaires depuis fin 2010).
L’environnement des affaires est en voie d’amélioration (la République dominicaine est passée du 102e au 86e rang du classement Doing Business) et le secteur bancaire, qui s’est réformé après la crise de 2003, jouit aujourd’hui de bons niveaux de liquidité et de rentabilité. La République dominicaine favorise l’ouverture extérieure de son économie grâce, notamment, à l’entrée en vigueur en 2007 de l’accord de libre-échange DR-CAFTA (Dominican Republic–Central American Free Trade Agreement) avec les États-Unis. Membre du CARIFORUM, la République dominicaine est par ailleurs partie à l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et le CARIFORUM, signé le 15 octobre 2008 par quatorze États caribéens.
Le pays est bénéficiaire du Fonds européen de développement (194 M€ dans le cadre du 10e FED), ainsi que, pour la période 2012-2013, des mesures d’accompagnement de la banane (16,3 M€), dont la République dominicaine est devenue l’un des tout premiers fournisseurs du marché européen. Plusieurs États européens se sont récemment inquiétés de la sécurité juridique entourant les investissements directs étrangers, le niveau de corruption n’étant guère favorable à la poursuite de certains projets.
http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/republiquedominicaine /
Politique extérieure
Héritant d’un pays replié sur lui-même, le président Fernandez avait, dès son premier mandat de 1996 à 2000, entrepris de rompre cet isolement. Si les États-Unis restent le premier partenaire, la République dominicaine cherche désormais à jouer un rôle dans la région. Elle a organisé la 36e assemblée générale de l’OEA en 2006 ; de nombreux sommets régionaux et conférences sur les thèmes de la sécurité, la drogue, le terrorisme et le crime transnational et, au titre de la présidence du Groupe de Rio (2007-2009), la 13e réunion ministérielle UE-Groupe de Rio en 2007 et le Sommet du Groupe de Rio en 2008.
Membre de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), la République dominicaine a également établi en 1998 des relations diplomatiques avec Cuba et décidé d’élargir son réseau diplomatique en ouvrant des ambassades en Inde, en Egypte, au Qatar, en Russie ou encore en Afrique du Sud. La République dominicaine fait partie, depuis 1957, des pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec Taïwan. La République dominicaine a demandé et obtenu le statut d’observateur à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), lors du sommet de la Francophonie à Montreux en 2010.
Les relations qu’entretient la République dominicaine avec Haïti sont rendues complexes par une forte pression migratoire et la présence de plus d’un million de ressortissants sur son sol. La fête nationale dominicaine, le 27 février, correspond d’ailleurs à la date de l’indépendance de la République dominicaine par rapport à Haïti, en 1844.
À la suite du séisme de janvier 2010 en Haïti, la République dominicaine a fait preuve d’une solidarité sans faille : elle a accueilli de nombreux blessés dans ses hôpitaux à la frontière et est devenue une véritable base arrière pour les opérations humanitaires internationales. Sur le plan diplomatique, le président Fernandez s’était particulièrement impliqué pour mobiliser la communauté internationale en faveur d’Haïti.
La République dominicaine a décidé de financer la construction d’une université à Limonade, près de Cap-Haïtien, qui a été inaugurée pour le 2e anniversaire du séisme, le 12 janvier 2012, en présence du secrétaire général de l’OIF, M. Abdou Diouf. Toutefois, les relations sont revenues à la normale progressivement, ainsi que l’expulsion de migrants haïtiens, des heurts entre commerçants et autorités dans la zone frontière. Les trafics illicites, de drogues comme de migrants, cherchant à profiter de toutes les zones de non-droit, prospèrent à la frontière haïtiano-dominicaine.
Mise à jour : 21.02.13
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