Présentation de la République dominicaine

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République dominicaine
Nature du régime : République de type présidentiel
Chef de l’Etat et/ou du gouvernement : le président Danilo MEDINA SANCHEZ

Données géographiques

Superficie : 48 320 km² (Banque mondiale)
Capitale : Saint-Domingue (agglomération de 3,5 millions d’habitants)
Villes principales : Santiago de los Caballeros, La Romana, San Pedro de Macoris, Puerto Plata.
Langue (s) officielle (s) : espagnol
Monnaie : peso dominicain (DOP), 1 DOP = 0,020 € (mai 2017)
Fête nationale : 27 février (1844, indépendance et proclamation de la République à la fin de l’occupation haïtienne)

Données démographiques

Population : 10,5 millions d’habitants (2015, Banque mondiale)
Densité : 217 hab/km²
Croissance démographique : 1,24 % (2010-2015, PNUD)
Espérance de vie : 73,65 ans (2015, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 92 % (2015, Banque mondiale)
Religion (s) : Catholiques ,Protestants
Indice de développement humain : 0,72 – 99ème rang mondial (2015, PNUD)

Données économiques

PIB : 72,2 Mds US$ (2016, FMI)
PIB par habitant : 7 159 US$ (2016, FMI)
Croissance : 6,6 % (2016, FMI)
Chômage : 5,49 % (2016, FMI)
Inflation : 1,70 % (2016, FMI)
Solde budgétaire : -3,16 % du PIB (2016, FMI)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : (2015, Banque mondiale)

  • agriculture : 5,78 %
  • industrie : 27,3 %
  • services : 66,91 %

Exportations de la France vers la République dominicaine : 144 M€ (DGT, 2016)
Importations françaises depuis la République dominicaine : 153,2 M€ (DGT, 2016)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/republique-dominicaine

Composition du gouvernement

Ministre de la Présidence : M. Gustavo Adolfo MONTALVO FRANCO
Ministre des Relations extérieures : M. Miguel VARGAS MALDONADO
Ministre de la Défense : M. Ruben PAULINO SEM
Ministre des Finances : M. Donald GUERRERO
Ministre de l’Industrie et du Commerce : M. Temistocles MONTAS DOMINGUEZ
Ministre des Travaux publics et des Communications : M. Gonzalo CASTILLO TERRERO
Ministre du Travail : M. José Ramon FADUL
Ministre de l’Agriculture : M. Angel Francisco ESTEVEZ BOUDIERD
Ministre de la Santé publique et de l’Assistance sociale : Mme Altagracia GUZMAN MARCELINO
Ministre des Sports et des Loisirs : M. Danilo DIAZ
Ministre de la Culture : M. Pedro VERGES
Ministre de la Jeunesse : Mme Robiamny BALCACER
Ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles : M. Francisco DOMINGUEZ BRITO
Procureur Général de la République : M. Jean Alain RODRIGUEZ
Conseiller juridique de la Présidence : M. Flavio Dario ESPINAL
Ministre de l’Intérieur et de la Police : M. Carlos AMARANTE BARET
Ministre de l’Education : M. Andrès NAVARRO GARCIA
Ministre du Tourisme : M. Francisco Javier GARCIA FERNANDEZ
Ministre de la Femme : Mme Jeannet CAMILO
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie : Mme Alejandrina GERMAN Ministre de l’Economie, de la Planification et du Développement : M. Isidoro SANTANA
Ministre de l’Administration publique : M. Ramon VENTURA CAMELO
Ministre administratif de la Présidence : M. José Ramón PERALTA
Ministre de l’Energie et des Mines : M. Antonio Isa CONDE

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://do.ambafrance.org/
Communauté française : 4 106 inscrits (31/12/2015)
Communauté dominicaine en France : 6 290 au 31/12/2015

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Danilo Medina a été réélu le 15 mai 2016 président de la République dominicaine. Issu du Parti de la Libération Dominicaine (PLD, centre), il a obtenu 61,7 % des voix face à Luis Abinader (Parti Révolutionnaire Moderne, PRM, social-démocrate) qui a rassemblé 35 % des suffrages. Les six autres candidats ont recueilli à peine plus de 3 % des voix. Le PLD a remporté 121 des 190 sièges de députés, 28 des 32 sièges au Sénat et 108 mairies sur 158. Le Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD, centre-gauche), jusqu’alors première force d’opposition et qui a décidé de s’allier avec le PLD, est marginalisé, autour de 5 %, soit au même niveau que le Parti Réformiste Social-Chrétien (PRSC, conservateur).

Le PRM remporte la mairie du Grand Saint-Domingue ainsi que deux grandes villes (San Francisco de Macoris et La Vega) et devient le principal parti d’opposition deux ans après sa création, résultat d’une scission du PRD.
L’administration Medina concentre son action sur les grands dossiers de politique économique et sociale. Elle s’est particulièrement engagée dans le renforcement du secteur éducatif auquel elle consacre 4 % du PIB, dans la lutte contre l’analphabétisme, ainsi que dans le soutien aux agriculteurs.
Bénéficiant d’un contexte économique favorable, la première année du second mandat du président Medina aura vu la création de 100 000 emplois (tourisme, agriculture) et l’attribution de substantielles hausses de salaires dans les secteurs de la santé, de la sécurité et de la défense.

Néanmoins, les développements locaux de l´affaire Odebrecht, qui mettent en cause l’intégrité de hauts fonctionnaires, ont affecté la popularité du pouvoir exécutif. La population s’organise autour de « marches vertes » pour protester contre la corruption.

Situation économique

Longtemps centrée sur les exportations agricoles, l’économie dominicaine s’est réorientée vers les zones franches et le tourisme. Avec 6,55 millions de visiteurs en 2016, la République dominicaine est la première destination touristique des Caraïbes. Ce secteur emploie 624 000 personnes (emplois directs et indirects, 2014) et représente 7,5 % du PIB (ce chiffre atteindrait 16 % du PIB si on lui associait les parts d’activités significatives que le tourisme génère dans les secteurs du transport, de la construction et du commerce).

L’île bénéficie d’importants transferts de fonds de la diaspora (2 millions de Dominicains vivent à l’étranger dont 1,3 million aux États-Unis) qui représentent environ 3 Mds US$, soit près de 7 % du PIB.

En dépit d’une forte croissance, l’économie dominicaine demeure fortement dépendante, notamment des États-Unis, qui absorbent la majeure partie de ses exportations, fournissent la moitié des entrées touristiques ainsi que l’essentiel des transferts de fonds des migrants. La République dominicaine favorise l’ouverture extérieure de son économie grâce, notamment, à l’entrée en vigueur en 2007 de l’accord de libre-échange DR-CAFTA (Dominican Republic – Central American Free Trade Agreement) avec les États-Unis. Membre du CARIFORUM, la République dominicaine est par ailleurs partie à l’accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et cette organisation, signé le 15 octobre 2008.

Le pays est bénéficiaire du Fonds européen de développement pour un montant de 72 M€ dans le cadre du 11ème FED (2014-2020).

Politique étrangère

Les priorités de la politique extérieure dominicaine sont centrées sur la scène régionale, notamment le Système d’intégration centraméricain (SICA). La République dominicaine est membre de l’Association des États de la Caraïbe. Si les États-Unis demeurent un partenaire de premier plan, le pays a également étendu son réseau diplomatique en ouvrant des représentations en Inde, en Egypte, au Qatar, en Russie ou encore en Afrique du Sud. La République dominicaine fait partie, depuis 1957, des pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec Taïwan. Elle est enfin pays observateur de l’Organisation intergouvernementale de la francophonie.

Les relations avec Haïti sont au cœur de la politique étrangère de la République dominicaine. Si la elle avait mobilisé ses forces pour venir en aide à Haïti après le séisme de janvier 2010 et plus récemment suite au passage de l’ouragan Matthew, les relations entre les deux pays sont rendues complexes par le poids de l’histoire (Haïti a occupé la République dominicaine jusqu’en 1844, le dictateur Trujillo avait ordonné le massacre de plusieurs milliers de travailleurs haïtiens en 1937) et par la présence de plusieurs centaines de milliers de ressortissants haïtiens en situation irrégulière dans la partie orientale de l’île d’Hispaniola.

Par une décision du 26 septembre 2013, la Cour constitutionnelle dominicaine a retiré la nationalité dominicaine aux enfants nés de parents étrangers en situation de « transit » sur le sol de la République dominicaine au moment de leur naissance, avec effet rétroactif jusqu’en 1929 – c’est-à-dire, pour l’essentiel, des personnes d’origine ou d’ascendance haïtienne. Près de 250 000 individus ne parlant pas le créole et n’ayant souvent plus d’attaches avec Haïti sont concernés. Un plan de régularisation et une loi de naturalisation ont été adoptés par le gouvernement pour tenter de résoudre la situation des personnes affectées par cette décision. La Commission interaméricaine des droits de l’Homme dénonce, dans un rapport publié en mai 2017, le traitement réservé aux descendants d’Haïtiens.

Mise à jour : 24.05.17

Informations complémentaires

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