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Présentation

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Données générales

Nom officiel : République démocratique du Congo

Chef de l’Etat : Joseph Kabila Kabange (depuis décembre 2006)

Chef du Gouvernement : Augustin MATATA PONYO MAPON (depuis le 18 avril 2012)

Données géographiques (avec carte du pays)

Superficie : 2.345.409 km2

Capitale : Kinshasa (10 millions d’habitants)

Villes principales : Lubumbashi (1,7), Mbuji-Mayi (1,6), Kisangani (0,9), Kananga (1), Bukavu (0,9)

Langue (s) officielle (s) : français

Langue (s) courante (s) : lingala, kikongo, tshiluba et swahili

Monnaie : franc congolais (900FC = 1 US dollar)

Fête nationale : 30 juin.


Données démographiques

Population : 70 millions (Estimations 2012 World Gazetteer)

Densité : 27 hab / km²

Croissance démographique : +3% (Banque mondiale, 2009)

Espérance de vie : 48 ans (Pnud, 2011) ; 59 ans en 1990.

Taux d’alphabétisation : 67% (Rapport PNUD, 2011)

Religion (s) : chrétiens (majoritaires), musulmans, kimbanguistes

Indice de développement humain : 187e sur 187 (PNUD, 2011)


Données économiques

PIB (2011) : 16,2 MdUSD courants (FMI)

PIB/habitant, dollar constant 2005 (PNUD, 2011) : 290 USD

Taux de croissance (2012) : +7% (estimation Banque centrale congolaise)

Taux de chômage (2005) : 17,8% (PNUD) dont 32 % pour la catégorie 15-25 ans

Taux d’inflation (2010) :9,8% (49% en 2009, prévisions 2011 13%)

Balance commerciale(2010) : -2 MdUSD

Principaux clients (2010) : Chine (44%), Belgique (16%), Finlande (10%), Etats-Unis (8%)

Principaux fournisseurs(FMI, 2010) : Afrique du Sud (29%), Belgique (10%), Zambie (7%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture et forêts : 40%
- industrieet mines : 28%
- services : 32%

Production de pétrole brut : 28.000 barils/jour (PERENCO RDC, 2008)

Exportations de la France vers la RDC : 175 M€ (+0,5%) en 2011 (DGTPE)

Importations françaises depuis la RDC : 20 M€ (en 2011 (DGTPE)

Consulat (s) de France : Lubumbashi (consulat général), Bukavu (consul honoraire)

Communauté française en RDC : 2117 (au 31.07.11, Amb. France en RDC)

Communauté congolaise en France : 45 236 (2010, ministère de l’Intérieur)

Politique intérieure

Le processus de transition s’est achevé avec l’organisation, dans de bonnes conditions, du référendum sur la Constitution de la IIIe République (18 décembre 2005) et des élections présidentielle, législatives et provinciales (scrutins des 30 juillet et 29 octobre 2006), marquées par une participation importante de la population (65% en moyenne).
Les élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 se sont moins bien passées qu’en 2006. La campagne s’est déroulée dans un climat tendu et a été marquée par plusieurs incidents. L’opposition s’est présentée désunie face au Président Kabila. Les chefs de parti d’opposition les plus importants sont Etienne Tshisekedi (UDPS), Vital Kamerhe (UNC), Kengo Wa Dondo (UFC).

Les scrutins marqués par des difficultés logistiques ont été entachés d’irrégularités relevées par la mission d’observation européenne et le Centre Carter. Les problèmes ont particulièrement porté sur la compilation des résultats.

Selon les résultats proclamés par la Cour Suprême de Justice, le président Kabila a obtenu 49% des suffrages, Etienne Tshisekedi 32% et Vital Kamerhe 7%. Le président Kabila a prêté serment le 20 décembre 2011. Les élections législatives ont été remportées par les partis proches du président Kabila. L’opposition, dont l’UDPS est la composante principale, a plus d’une centaine de sièges. Elle a obtenu plusieurs postes au sein des commissions de l’Assemblée.

Situation sécuritaire à l’Est et à l’Ouest de la RDC

La situation à l’Est s’est fortement dégradée depuis le mois d’avril 2012, du fait, entre autres, de l’intégration accélérée et mal préparée des groupes rebelles en 2009 au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Celles-ci sont aujourd’hui dans un état préoccupant (pas de formation, ni d’équipement, ni de solde stable). Alors que la période électorale avait conduit à une baisse de la violence fin 2011 et que les Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR, hutus rwandais) avaient reculé, l’annonce en avril 2012 par le Président Kabila de sa volonté d’arrêter le général Bosco Ntaganda, chef du principal groupe intégré à la suite des accords du 23 mars 2009, a déclenché de nouvelles hostilités. Des anciens soldats du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP) se sont mutinés et ont créé le M23, groupe armé commandé par Sultani Makenga. Grâce au soutien de pays voisins, avéré selon plusieurs rapports des Nations Unies, le M23 a tenu en respect les FARDC, contrôle une vaste région du Nord-Kivu et semble passer à une logique de lutte politique contre le pouvoir à Kinshasa. Son récent changement de nom en Armée révolutionnaire du Congo paraît le confirmer.

La menace d’un nouveau conflit dans la région des Grands Lacs a conduit la communauté internationale à s’impliquer fortement depuis l’été 2012 afin que la RDC et le Rwanda renouent le dialogue pour trouver une solution politique durable. Des discussions entre les pays de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL), au fil de sommets successifs à Kampala (août, septembre puis octobre), ont abouti au projet de créer une Force internationale neutre afin de surveiller la frontière et un mécanisme de vérification conjointe. La MONUSCO participe déjà à la protection de la population civile et à la défense de la ville de Goma en appui des FARDC.
Par ailleurs, à l’Ouest de la RDC (province d’Equateur), un conflit ethnique, visant initialement au contrôle d’étangs poissonneux, a entraîné le déplacement vers la République du Congo voisine de 120 000 réfugiés, au soutien desquels la France a contribué à plusieurs reprises. Le retour de ces réfugiés a débuté.

Situation économique

La transition s’était accompagnée d’un redémarrage de l’économie congolaise (6% de croissance depuis 2002). Cette reprise tenait à l’amélioration des conditions de sécurité dans le pays (reprise du commerce intérieur, notamment par voie fluviale), mais surtout à un appui massif des bailleurs de fonds, qui se sont engagés à financer le programme d’actions prioritaires présenté par les autorités congolaises à Paris les 29 et 30 novembre 2007. Les indicateurs macro-économiques se sont toutefois détériorés en 2009, en raison de l’impact de la crise financière internationale sur le prix des matières premières, qui a touché de plein fouet l’industrie minière (cuivre, cobalt, zinc, diamants), un des principaux vecteurs de croissance de la RDC. La situation s’est améliorée en 2010 avec la remontée des cours. Pour 2012, la RDC table sur une croissance de plus de 7%.

A long terme, le potentiel économique du pays est considérable. Le barrage d’Inga, sur le fleuve Congo, à 200 km de Kinshasa, reste ainsi le plus gros potentiel hydroélectrique d’Afrique : il fait partie des projets structurants listés par le G20. Mais l’exploitation de ces opportunités nécessitera de profondes réformes en matière de bonne gouvernance et la mise en place d’un environnement juridique favorable aux investissements. Des améliorations ont été constatées, comme l’adhésion de la RD Congo au traité de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) en 2012, mais les progrès sont fragiles.

Politique extérieure

Rôle des Nations Unies

Les Nations Unies sont un acteur majeur de la résolution de la crise des Grands Lacs, présent à la fois en RDC (MONUC à partir de 1999, devenue MONUSCO depuis 2010) et au Burundi (BNUB).

En RDC, le déploiement militaire de l’ONU a commencé en mars 2001. L’Américain Roger Meece a été nommé à la tête de la mission le 9 juin 2010. Environ 98% des troupes onusiennes sont déployées dans les provinces de l’Est, où la Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) a pour mandat prioritaire d’assurer la protection de la population civile. La MONUSCO dispose de moyens considérables : 19 083 personnels en uniforme, et 3 812 personnels civils pour un budget de 1,4 MdUSD pour la période 2012-2013 (dont 116 M€ pour la France).

Les Nations Unies se sont par ailleurs intéressées à deux problématiques liées, celle de l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC et celle des trafics d’armes dans la région. Un embargo sur les armes à destination des groupes actifs en RDC a été instauré par la résolution 1493 (juillet 2003), sa surveillance étant confiée à un groupe d’experts dont les rapports successifs ont souligné la poursuite des trafics malgré l’embargo et le rôle du Rwanda et de l’Ouganda dans la circulation d’armes dans l’Est congolais. Sur la base des informations rapportées par les experts, le Conseil a imposé, en novembre 2005, des sanctions à une liste de personnes identifiées comme responsables de violations de l’embargo. Cette liste a fait l’objet, par la suite, de plusieurs compléments.

Relations avec l’Union européenne

L’opération Artémis, menée dans la région de l’Ituri (juin-septembre 2003) à la frontière RDC-Ouganda, a marqué un tournant dans l’implication de l’UE en RDC (première opération militaire de l’UE en Afrique). La France y a joué le rôle de nation cadre. Cette opération a permis de stabiliser une région sous l’emprise de milices locales et d’y préparer le déploiement de la MONUC.

La mission EUFOR-RDC, déployée d’août à décembre 2006, a permis d’apporter un soutien à la MONUC pour la sécurisation du processus électoral (2400 hommes déployés, dont 800 fournis par la France). Son intervention a été décisive pour permettre le retour au calme lors des incidents survenus à Kinshasa en août 2006 entre les hommes de J. Kabila et de ceux de J.P Bemba.

L’UE s’est ensuite impliquée dans la reconstruction des forces armées et de la police congolaises. Deux missions de l’UE, au titre de la PESD, sont actuellement déployées en RDC. La mission EUPOL-RDC appuie la mise en œuvre de la réforme de la police. La mission EUSEC-RDC soutient celle de l’armée congolaise, notamment par la mise en place d’un système de paiement sécurisé des militaires congolais et d’un recensement biométrique (cartes militaires).

L’Union européenne déploie au titre du FED de plus de 500 M€ sur la période 2008-2013. Le FED prend en compte des actions de développement et de gouvernance.

Relations régionales

Dans les Grands Lacs, la situation régionale a été marquée par des évolutions encourageantes à partir de la transition congolaise entamée en 2003. Après un premier sommet historique à Dar-Es-Salaam en 2004, le second sommet de la Conférence internationale sur la région des grands Lacs (CIRGL) s’est déroulé les 15 et 16 décembre 2006 à Nairobi et a abouti à la signature du Pacte de Sécurité, de Stabilité et de Développement pour la région des Grands Lacs, entré en vigueur en juin 2008. En décembre 2010, le sommet de Lusaka a consacré le rôle de cette conférence dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières. Depuis le début de la crise en avril 2012 dans le Nord Kivu, la CIRGL est le cadre d’un dialogue régional resserré (3 sommets en 3 mois entre août et octobre 2012 à Kampala), sous présidence ougandaise. Avançant des solutions pour éradiquer les groupes armés dans l’Est de la RDC et recréer la confiance entre les pays des Grands Lacs (une Force internationale neutre, un mécanisme conjoint de vérification des frontières, un centre de fusionnement du renseignement), elle n’est pas parvenue pour le moment à rendre ses propositions opérationnelles.

De son côté, la Communauté économique des pays des Grands Lacs africains (CEPGL) – réunissant la RDC, le Burundi et le Rwanda – a fait l’objet, le 17 avril 2007, à Bujumbura d’une relance.

La RDC est membre de la CEEAC (dont elle a assuré la Présidence en 2008), de la SADC (dont elle a assuré la présidence en 2009-2010), de la COMESA et de la CEPGL. Elle pourrait se porter candidate à une entrée au sein de l’EAC (East African Community).

Mise à jour : 07.11.12

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