Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS

Présentation du Pérou

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus

Présentation

Données générales

Le site de l’ambassade de France au Pérou

Nom officiel : République du Pérou
Chef d’État : M. Ollanta Humala Tasso

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Pérou, Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, PNUD, revue The Economist, FMI, Banque mondiale

Données géographiques

Superficie : 1 285 220 km²
Population : 29,9 millions (30% de moins de 15 ans ; 6% de plus de 65 ans)
Capitale : Lima (8,2 millions d’habitants)
Villes principales : Piura (1,7 millions), La Libertad (1,6), Cajamarca (1,4), Puno (1,3), Cusco (1,2)
Langues officielles : espagnol. Le quechua, l’aymara et les langues amazoniennes sont également pratiquées.
Monnaie : Nouveau Sol péruvien (PEN) [10 PEN = 2,98 € - taux officiel au 1er décembre 2012]
Fête nationale : 28 juillet (indépendance, le 28 juillet 1821)

Données démographiques

Taux de croissance démographique : 1,6% par an
Espérance de vie : 71 ans ; mortalité infantile : 3%
Taux d’alphabétisation : 91% (hommes), 80% (femmes)
Religion (s) : catholiques (88%), évangélistes (8 à 10%).
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,788 (79e rang sur 179)
Coefficient de GINI : 0,49

Données économiques

PIB 2011 : 177 Mds$
PIB ppa par habitant 2011 : 10 000 $
Taux de croissance (2011) : 6,9%
Taux de chômage (2011) : 7,9%
Taux d’inflation (2011) : 4,7%
Solde budgétaire (2011) : 1,8%
Dette publique (2011) : 21,7% du PIB
Balance commerciale (2011) : + 9,3 Mds $

Principaux clients : États-Unis (17%), Chine (15,5%), Suisse (14%)
Principaux fournisseurs : États-Unis (21,7%), Chine (15,5%), Brésil (10,4%)

Exportations de la France vers le Pérou (2011) : 175 M€
Importations françaises du Pérou (2011) : 336 M€

Le site du Service économique de Lima

Consulat de France : Section consulaire de l’Ambassade de France à Lima, consulats honoraires à Arequipa, Cuzco et Piura.
Communauté française au Pérou : 3800 inscrits (84% à Lima).
Communauté péruvienne en France : estimée à 10 000 personnes

Le site du Service économique de Lima

Politique intérieure

Institutions

• Régime présidentiel (Constitution de 1993).
• Pouvoir exécutif : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Il ne peut pas constitutionnellement prétendre à un deuxième mandat consécutif. Le Président nomme les membres du gouvernement.
• Pouvoir législatif : Congrès monocaméral de 130 membres élus pour 5 ans au scrutin de liste à la proportionnelle. Le Congrès ne peut être dissout par le Président de la République qu’une seule fois par mandat présidentiel.
• Pouvoir judiciaire : Cour suprême (un président et 18 juges).
• Prochaines élections : élections générales (présidentielles et législatives) en 2016.

Partis politiques

- Grande alliance nationaliste (Gana Perú) – gauche : Parti nationaliste péruvien (PNP) de M. Ollanta Humala, Parti communiste du Pérou, Parti socialiste et Parti socialiste révolutionnaire ;
- Force sociale – gauche réformiste : parti de la maire de Lima (Susana Villaran)
- Alliance Perú posible – centre : Perú posible (PP) de M. Alejandro Toledo et partis Action populaire et Somos Perú ;
- Parti Apriste péruvien (APRA : Alliance populaire révolutionnaire américaine) – centre droit : parti du Président García
- Alliance pour le grand changement – centre droit : Parti populaire chrétien (PPC), Restauration nationale (églises évangéliques), Parti humaniste et Alliance pour le progrès ;
- Alliance Solidarité nationale – droite : Solidarité nationale (SN) de M. Luis Castañeda, Union pour le Pérou, Toujours unis, Tous pour le Pérou et Changement 90.
- Force 2011 : droite populaire / parti fujimoriste (APF), mené par Mme Keiko Fujimori (fille de l’ex-chef d’État emprisonné).

Situation politique

Les élections générales du 10 avril 2011 ont mobilisé près de 84% des électeurs péruviens, appelés à voter en même temps pour le premier tour des élections présidentielles le renouvellement du Congrès et pour leurs représentants nationaux au Parlement andin.
À l’issue d’une campagne très disputée, les résultats des élections législatives donnaient 47 sièges à l’alliance nationaliste « Gana Pérou » conduite par le candidat de la gauche, Ollanta Humala, devant le parti de Keiko Fujimori (Force 2011 : 38 sièges) et celui d’Alejandro Toledo (Perú posible 21 sièges). Ils marquaient également l’effondrement des partis traditionnels, l’APRA, parti du Président sortant Alan García, n’obtenant que 4 sièges, alors que l’« Alliance pour un grand changement » et l’« Alliance solidarité nationale » obtenaient respectivement 12 et 8 sièges.

Le 5 juin, Ollanta Humala remportait de justesse le deuxième tour de l’élection présidentielle péruvienne, avec 51,5% des voix, face à Keiko Fujimori, fille de l’ancien chef d’État Alberto Fujimori actuellement en prison.

Ollanta Humala a emporté les élections présidentielles avec un appui massif des zones rurales, sur un programme qui promettait de réformer en profondeur les institutions et l’administration, de renforcer l’intervention de l’État dans l’économie, de conduire une politique volontariste de lutte contre la pauvreté et d’inclusion sociale.
Investi le 28 juillet 2011, il a aussitôt calmé l’inquiétude des milieux d’affaires et de la communauté internationale qui craignaient notamment la remise en cause de la politique économique et de l’ouverture commerciale du pays engagées précédemment, en maintenant le modèle économique préexistant.

Les premières mesures du Président Humala se situaient bien dans la ligne de ses promesses de campagne : augmentation du salaire minimal, retraite à 65 ans, construction de crèches, système de santé universel et bourses scolaires, relance de l’emploi grâce à de grands projets d’infrastructures par ailleurs nécessaires, lutte contre le trafic de stupéfiants… Dans le cadre de son objectif d’inclusion sociale, il a également mis en place de nouveaux programmes sociaux en faveur des plus défavorisés (Cuna Más, Pensión 65, Becas 18) ainsi que des programmes de développement productif et de promotion de l’emploi (Foncades, Trabaja Perú).

Certains projets ont été réalisés très rapidement : adoption dès les tout premiers mois de la loi sur les consultations préalables des communautés indigènes avant l’exploitation des ressources naturelles, réforme de la fiscalité des entreprises minières et adoption de lois sur la lutte contre la corruption dans la police.
Le Président Humala a plus récemment engagé une réforme de l’État en officialisant la création d’une École Nationale de l’Administration Publique par décret du 29 juillet 2012.

Pendant sa première année de mandat, le Président Humala a fait face à des divergences apparues dans l’appareil politique en raison de la gestion de dossiers sensibles : d’une part les conflits socio-environnementaux liés au secteur stratégique de l’exploitation minière et d’autre part la résurgence de mouvements terroristes, en particulier dans la région du VRAE. Ces divergences ont conduit à plusieurs remaniements ministériels, dont le dernier, effectué le 23 juillet 2012, devra favoriser de nouvelles voies de dialogue sur le conflit minier.

Le Président Humala a dû faire face à une résurgence marginale de la violence qu’on croyait dépassée depuis l’ère Fujimori. Très médiatisée, la capture d’Artemio, le 12 février, marquait la chute du dernier chef historique du Sentier lumineux opérant dans la région du Haut Huallaga. Ce « succès » semble relatif : le mouvement senderiste ne survit que de manière très limitée dans cette région alors que subsiste dans les Vallées des fleuves Apurimac et Ene (VRAE) un autre groupe du Sentier lumineux, plus important numériquement (400 à 600 combattants), connecté au trafic de drogue et tendant à renforcer son emprise sur la zone.

Situation économique

Le Pérou a enregistré un taux de croissance du PIB de 6,9% en 2011, l’un des meilleurs taux en Amérique latine devant le Chili, la Colombie, le Mexique, le Venezuela et le Brésil. Au cours des dix dernières années de croissance continue, le PIB du Pérou s’est ainsi accru de plus de 80%, ce qui le situe parmi les dix premiers pays au monde ayant enregistré la plus forte croissance sur cette même période. Désormais, le PIB dépasse 176 Mds $ en 2011 contre 53 Mds $ en 2000, soit un PIB par habitant et par parité de pouvoir d’achat (PPA) de plus de 10 000 $ au lieu de 5116 $ en 2001. L’économie péruvienne devrait continuer à croître de l’ordre de 5,75% en 2012, selon les dernières estimations revues à la hausse par le FMI.
Selon une récente analyse de The Economist, le Pérou se classerait au huitième rang des pays les mieux armés sur les plans fiscal et monétaire pour répondre à une éventuelle nouvelle crise mondiale. Le pays dispose d’un fonds de stabilisation fiscale équivalent à 3,4% du PIB et de réserves nettes en devises en hausse constante (28,7% du PIB fin 2011).

La dette publique n’a cessé de diminuer au cours des dernières années (21,7% du PIB en 2011) grâce notamment à des remboursements anticipés (Club de Paris) et aux effets financiers induits par l’obtention de la notation Investment grade en 2008.
Les exportations ont continué de croître à un rythme soutenu en 2011 (+30%) et atteignent désormais plus de 45 Mds $, soit 26% du PIB. Le secteur minier représente près de 60% du total exporté. Depuis 2006, la diversification géographique de ses exportations reste l’un des points forts du Pérou, ce qui lui permet de compenser la baisse relative de certains de ses marchés traditionnels (Union européenne et États-Unis) par le dynamisme de la zone asiatique et sud-américaine.

Dans le prolongement de sa politique commerciale d’ouverture « tous azimuts », le Pérou prévoit de négocier encore de nouveaux accords de libre-échange au cours des prochaines années.
Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Humala a maintenu la politique d’attractivité du territoire mise en œuvre par ses prédecesseurs. Il continue à promouvoir les projets d’investissements sous la forme de partenariats public-privé, notamment dans les infrastructures où les besoins sont évalués à plus de 38 Mds $. Le montant total des projets d’investissements privés qui sont ou seront mis en œuvre au cours de la période 2011-2013 s’élèvent à plus de 48 Mds $, dont 28 Mds $ dans le secteur des mines et 7 Mds $ dans le secteur de l’énergie électrique.

Ollanta Humala souhaite établir « un nouveau rapport à l’économie ». Alors que 31% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, il met l’accent sur la lutte contre les inégalités. Le Président se fixe pour objectif le « retour de l’État » attendu par une majorité de l’électorat. En réformant la Constitution, il veut permettre à l’État d’investir dans l’économie quand l’initiative privée est défaillante, en particulier en remédiant à l’enclavement des régions les plus reculées par une nouvelle politique de décentralisation.

Les acteurs économiques ont ainsi souligné la pertinence des mesures contra-cycliques adoptées par un décret d’urgence du gouvernement le 26 juin 2012. Un budget supplémentaire de 2 milliards de soles (environ 770 MUSD) doit permettre de renforcer l’investissement public, la maintenance d’infrastructures et les programmes sociaux. Ces nouvelles dispositions devraient bénéficier en priorité aux régions les plus défavorisées, notamment celles qui ne reçoivent pas de revenus issus de l’exploitation minière. La région sensible du VRAE serait ainsi directement concernée par des projets de renforcement des infrastructures de base et de développement agricole.

Politique extérieure

Le Président Humala se tourne activement vers l’international. Au terme de sa première année de mandat, il a noué des relations de haut niveau non seulement avec les États-Unis et l’Espagne, mais également avec l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie, la Corée, le Japon et Israël.

Sur le plan diplomatique, le président Humala entend favoriser des relations de bonne qualité avec les pays voisins : depuis son élection, il s’est rendu dans tous les pays d’Amérique du Sud. Le Président s’est également fixé comme priorité de renforcer l’intégration régionale, en particulier par le biais de l’UNASUR (dont le Pérou a assuré la Présidence tournante du Conseil de Défense en 2011) et par une éventuelle relance de la communauté andine des nations (CAN) dont le siège est à Lima.

Il était présent, le 6 juin 2012, à Antofagasta (Chili) pour la signature de l’accord constituant « l’Alliance du Pacifique » lancée en avril 2011 par son prédécesseur, le Président Alan Garcia, avec le Chili, la Colombie et le Mexique, qui vise à renforcer les échanges avec les membres de l’APEC, en particulier la Chine, le Japon et la Corée, trois pays prioritaires pour le commerce extérieur péruvien. L’Alliance Pacifique entend par ailleurs s’ouvrir au commerce avec les pays européens. Le Pérou considère donc cette nouvelle Alliance avec beaucoup d’intérêt et comme une opportunité de soutenir la dynamique de croissance économique, indissociable du développement social et de la lutte contre les inégalités.

Le marché intégré latino-américain (MILA), plateforme commune de transactions reliant les bourses de Lima, Bogota et de Santiago, rassemble depuis un an (30 mai 2011) 565 sociétés cotées et doit permettre de renforcer les flux d’investissements entre les trois pays.
En incluant, grâce à ces organisations, leur relation bilatérale dans un cadre plus ample, fondé sur des intérêts communs, le Chili et le Pérou jettent progressivement les bases d’une nouvelle coopération, au-delà du différend sur la délimitation des frontières maritimes, dont un arbitrage de la CIJ devrait être rendu au cours du deuxième semestre 2012.

Au niveau multilatéral, le Pérou participe à l’effort collectif en Haïti (350 hommes dans la MINUSTAH). Il a été également membre non permanent du CSNU pour la période 2006-2007 et a assumé la vice-présidence de l’AGNU pour la 67e session 2012-2013. En matière de lutte contre le changement climatique, les autorités péruviennes, qui ont organisé à Lima en avril 2010 une réunion UE-ALC sur la question, ont apporté leur soutien à l’accord de Copenhague.
Le Pérou a reconnu en janvier 2011 la Palestine comme État indépendant. Le Pérou, qui était représenté en juillet 2012 à la réunion du Groupe des amis du peuple syrien, déclare suivre avec attention les évolutions dans le monde arabe. Il a accueilli en octobre 2012 le 3e Sommet ASPA (Amérique latine et Caraïbes / pays arabes).
Le Pérou a également participé au sommet des non-alignés qui a eu lieu à Téhéran le 30 août 2012.

En juin 2012, le Pérou a organisé à Lima, à l’initiative du président Humala, la conférence internationale de haut niveau sur les drogues qui a réuni les délégations de 69 pays. Tout en reconnaissant son statut de premier producteur de cocaïne, le Pérou a annoncé son intention de développer une stratégie intégrale de lutte contre les trafics de drogue, et a présenté à la communauté internationale son modèle original de développement alternatif, intégral et durable.

Relations avec l’Union européenne

Site du service européen pour l’action extérieure sur les relations entre le Pérou et l’Union Européenne : http://eeas.europa.eu/peru/index_fr.htm

La nouvelle diplomatie péruvienne a œuvré activement au renforcement de ses relations avec l’Europe, où le Président Humala effectuait, début 2012, son premier déplacement officiel hors d’Amérique du Sud. Le Président Humala a par la suite tenu à marquer son engagement personnel en faveur de l’entrée en vigueur progressive de l’Accord multipartite de libre-échange UE-Pérou-Colombie, en se rendant à Bruxelles et Strasbourg en juin 2012. Cet accord, conclu au sommet de Madrid en mai 2010, a été officiellement signé à Bruxelles, le 26 juin 2012.

Le Pérou sait gré à la France, alors qu’elle assumait la Présidence de l’Union européenne, d’avoir contribué à débloquer la négociation de l’accord d’association UE-CAN en poussant la Commission européenne à une formule de compromis, permettant d’ouvrir des négociations sur le volet commercial avec les pays andins qui étaient prêts (Colombie, Pérou). L’accord commercial en question organise la suppression des droits de douane sur les produits industriels et de la pêche et réduit les autres obstacles au commerce, notamment en établissant des normes communes en matière de propriété intellectuelle, de transparence et de concurrence.

Ce dix-septième accord signé par le Pérou vient s’ajouter aux accords commerciaux (régionaux et de libre-échange) déjà en vigueur et permet à près de 95% du commerce extérieur péruvien de bénéficier d’un accès privilégié, et désormais pérenne, aux principaux marchés mondiaux.

En 2011, les échanges du Pérou avec l’UE, structurellement excédentaires, se sont élevés à plus de 12,5 Mds d’USD (soit 15% du total des échanges) et situent le marché européen (sans la Suisse) à la quatrième position géographique, derrière l’Asie (23,5 Mds d’USD, 28% des échanges), l’Amérique latine (20 Mds d’USD, 24% des échanges) et l’Amérique du Nord (18 Mds d’USD, 22% des échanges). Les principaux pays de destination des produits péruviens sont respectivement, l’Allemagne, les Pays-Bas (mais 70% des importations de produits péruviens transitant à travers le port de Rotterdam repartent vers d’autres pays membres de l’UE), l’Espagne, l’Italie, la Belgique (le port d’Anvers est le deuxième port d’entrée des produits péruviens au sein de l’UE) et la France.

Mise à jour : 06.12.12

PLAN DU SITE