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Données générales

Nom officiel : Sultanat d’Oman
Nature du régime : Monarchie
Chef de l’Etat : Sultan Qabous bin Saïd AL SAID

Données géographiques

Superficie : 309.500 km2
Capitale : Mascate
Villes principales : Salalah, Sur, Sohar, Nizwa.
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, swahili, dialectes sud arabiques dans le Dhofar
Monnaie : riyal omanais
Fête nationale : 18 novembre

Données démographiques

Population : estimée à 3 millions (dont environ 700.000 expatriés)
Densité : 10 hab / km2
Croissance démographique : 3,1 %
Espérance de vie : 74 ans
Taux d’alphabétisation : 84,4 %
Religions : islam (85% de la population, majoritairement de rite ibadite, minorités sunnite et chiite), hindouisme, christianisme
Indice de développement humain (Classement ONU 2011) : 0,075 - 89ème

Données économiques

PIB (2011) : 71,9 milliards de dollars
PIB (PPA) par habitant (2011) : 28.880 dollars courants, 25.330 dollars constants 2005
Taux de croissance (2012) : 5 %
Taux de chômage (2011) : environ 15 %
Taux d’inflation (2011) : 4,1 %
Taux d’inflation (prévisions 2012) : 3,3%
Solde budgétaire 20012 (prévisions 2012) : + 9,4 %
Balance commerciale en % du PIB (2011) : 8,26 %
Principaux pays fournisseurs : Emirats arabes unis, Japon, Etats-Unis
Principaux clients : Chine, Japon, Thaïlande

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
Hydrocarbures 50,9 %, industrie 16,5 %, services 33,6 %

Exportations de la France vers Oman (2011) : 397 millions de dollars
Importations françaises d’Oman (2011) : 73 millions de dollars
Consulat de France : Mascate
Communauté française en Oman : 762 Français enregistrés

Le site du ministère de l’économie et des finances propose de plus amples données statistiques.

Politique intérieure

Dès son arrivée au pouvoir en 1970, le Sultan Qabous a favorisé d’importantes évolutions. Héritant d’un pays en retard sur son temps, il a fortement contribué à l’émergence d’une identité nationale en gommant les particularismes communautaires et en affaiblissant le rôle des tribus.

Dès la fin des années 1990, il a engagé un processus d’ouverture démocratique toujours à l’œuvre aujourd’hui (promulgation en 1996 d’une « Loi fondamentale » constitutionnelle, création d’une commission nationale des droits humains, mise en place de conseils municipaux).

Cependant, le sultanat a connu en février et mars 2011, dans le contexte des printemps arabes, un mouvement de protestation qui, sans ébranler l’autorité du Sultan Qabous, a pris la forme de manifestations dans les grandes villes du pays ou de revendications sur les réseaux sociaux. Le mouvement est demeuré relativement pacifique et d’ampleur moyenne, mais des échauffourées dans le nord du pays ont toutefois provoqué la mort de deux manifestants. De nature essentiellement économique et sociale (demande d’augmentation des revenus et appels à des mesures de lutte contre le chômage), ce mouvement a également revêtu un caractère plus politique (critique de la corruption, exigence d’une plus grande transparence ou d’un élargissement des compétences du conseil consultatif élu).

Pour répondre à ces revendications, le Sultan a adopté une série de mesures sociales et politiques dès mars 2011 (augmentation des prestations sociales, renvoi des ministres jugés les plus corrompus, création de 50.000 postes dans l’administration, réforme de l’organisation administrative du territoire, renforcement des prérogatives du Conseil consultatif). Cependant, les réformes entreprises n’ont pas entraîné de changements significatifs.

La persistance de la contestation, notamment sur les réseaux sociaux, a conduit les autorités omanaises à prendre, à l’automne 2012, des mesures particulièrement sévères à l’encontre d’activistes qui s’étaient rendus coupables de "cybercriminalité", "attroupement illégal" et "crime de lèse-majesté" (peines de prison ferme et fortes amendes). Ces derniers viennent toutefois de bénéficier d’une grâce du Sultan le 21 mars 2013.

Situation économique

A la fin des années 60, le sultanat d’Oman était l’un des pays les plus pauvres du monde. Le revenu par habitant est passé, en 42 ans, de 450 à plus de 29.000 dollars, alors même que le nombre d’habitants a été multiplié par quatre. Faiblement touché par la crise financière internationale, l’économie omanaise a enregistré une croissance en volume de 5 % en 2012, sous le double effet d’une augmentation de la production pétrolière et du prix du baril (prix moyen de 103 dollars en 2011 contre 77 en 2010). Pendant la première moitié de l’année 2012, le taux d’inflation moyen a été de 3,1 %, tandis qu’il était de 4 % durant la même période de l’année passée.

Fin juillet 2012, l’excédent budgétaire dépassait les 5 milliards de dollars. Les recettes de l’Etat ont augmenté en 2012 de 38,4 %, tandis que ses dépenses ont de leur côté progressé de 43,8 %. Oman a été classé au quatrième rang des pays arabes lors du forum économique mondial des Etats les plus compétitifs (septembre 2012) et 32ème au niveau mondial. Selon une nouvelle étude publiée par l’institut canadien Fraser, le sultanat est classé à la 20ème place sur le plan de la liberté économique internationale.

L’économie du pays repose principalement sur un développement pétrolier et gazier (51 % du PIB en 2011). Alors que la croissance du PIB avait ralenti à 3,4% en 2009, sous l’effet conjugué de la baisse du prix du pétrole et de l’impact de la crise, elle a été de 5,5 % en 2011. Oman, qui ne fait pas partie de l’OPEP, est un producteur relativement modeste de pétrole (920 000 b/j en septembre 2012, loin des 10 et 3 millions de barils respectivement produits par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis).

Il dispose de réserves prouvées limitées (5,5 milliards de barils), d’où l’importance d’une diversification industrielle, notamment par la valorisation des ressources gazières. Les autorités omanaises prévoient d’investir, d’ici 2015, 10 milliards de dollars dans le renforcement des capacités de production gazière et pétrolière du sultanat.

Si la mise en œuvre d’un nouveau modèle de croissance moins dépendant des hydrocarbures est une priorité pour la plupart des pays du Golfe, la question revêt une urgence particulière pour Oman. Le plan « Vision 2020 » rappelle à cet égard les deux axes majeurs de la politique économique du pays : la diversification de l’économie et l’omanisation (ou encouragement à l’emploi des jeunes nationaux, notamment dans le but de réduire le taux de chômage).

A court terme, les objectifs du huitième plan quinquennal (2011 / 2015), qui devrait mobiliser environ 60 milliards de dollars, portera ses efforts sur une reprise de la prospection minière, la promotion du tourisme, le développement de nouvelles filières industrielles, et le développement de l’activité portuaire (port de Duqm en particulier).

Politique extérieure

Oman entretient des liens privilégiés avec la Grande-Bretagne, longtemps présente en Oman, et les Etats-Unis, garants de la sécurité du pays (accord de défense de 1980, accord de libre-échange en 2006).

La diplomatie omanaise est fondée sur des principes de non-ingérence, de neutralité et d’indépendance dont elle n’a pas dévié depuis 1970 et qui expliquent la relative discrétion de Mascate sur les événements du printemps arabe. Sans surprise, l’intervention française au Mali ne suscite aucune réaction officielle de la part des autorités omanaises.

Relations avec les pays du Golfe

Avec le CCEAG : Les autorités omanaises bénéficient du soutien des pays du CCEAG dans leurs efforts pour répondre aux revendications socio-économiques exprimées par leur population. Cette structure a ainsi décidé en mars 2011 de mettre en place un fonds doté de 20 milliards de dollars, destiné à parité au Bahreïn et à Oman.
Avec le Yémen : Aujourd’hui, la situation au Yémen reste le dossier prioritaire de la politique étrangère du sultanat. Oman, qui possède une frontière longue de 288 km avec ce pays, manifeste un intérêt tout particulier à une sortie de crise rapide. Les risques de débordements sécuritaires dans la province du Dhofar sont en effet réels.

Avec l’Iran : Oman est le seul pays du Golfe à entretenir des relations suivies et cordiales avec l’Iran. Les deux pays partagent évidemment des intérêts stratégiques (détroit d’Ormuz), mais Téhéran a également aidé les Omanais, dans les années 1970, à venir à bout de la rébellion du Dhofar. Le sultanat encourage l’insertion régionale de son voisin et saisit toutes les occasions pour se positionner comme médiateur entre l’Iran et l’Occident.

Dossiers régionaux

Israël / Palestine : C’est à l’égard d’Israël que le sultanat conserve la plus grande singularité, en comparaison d’autres pays arabes. Des pays de la péninsule arabique, Oman avait été le seul à approuver, en leur temps, les accords de Camp David. Cette attitude conciliante et constructive n’a pas cessé.

Des représentations commerciales ont été ouvertes à Mascate qui abrite, aujourd’hui encore, la seule enceinte régionale réunissant Arabes et Israéliens, le Middle East Desalination Research Center (MEDREC). Par ailleurs, les Omanais ont condamné l’assaut israélien contre la « flottille de la paix » en mai 2010 et appelé à la levée du blocus de Gaza. Enfin, lors de l’AGNU de septembre 2012, Oman a soutenu la demande palestinienne d’obtenir à l’ONU le statut d’Etat non membre.

Afrique / Asie : L’ouverture vers les mondes africain et asiatique (liens historiques et humains avec Zanzibar et le Baloutchistan) se traduit par des relations économiques et humaines fortes avec l’Inde (présence de plus de 500.000 Indiens expatriés, création en juillet 2010 d’un fonds d’investissement doté de 98 millions de dollars), la Chine (qui achète entre le tiers et la moitié du pétrole brut omanais), la Corée et la Thaïlande.

Mise à jour : 27.03.13

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