Présentation du Népal
Présentation
Sommaire
Données générales
Nom officiel : République du Népal
Nature du régime : République démocratique fédérale (processus constitutionnel en cours)
Chef de l’Etat : M. Ram Baran Yadav, Président de la République (depuis le 23 juillet 2008)
Chef du Gouvernement : M. Khil Raj REGMI (18 mars 2013)
Données géographiques
Superficie : 147 181 km²
Capitale : Katmandou
Villes principales : Biratnagar, Patan, Pokhara, Birgunj, Dharan Nepalganj
Langue (s) officielle (s) : Nepali
Langue (s) courante (s) : Nepali, hindi, anglais, dialectes
Monnaie : Roupie népalaise (1 euro = 113 roupies au 20/03/2013)
Fêtes nationales :
Fête de la Démocratie : 24 avril
Fête de la République : 29 mai
Données démographiques
Population : 27,3 millions (recensement 2011)
Croissance démographique : 1,7% (recensement 2011)
Espérance de vie : 68,8 ans (PNUD, 2011)
Taux d’alphabétisation : 65% (Banque mondiale, 2011, très variable selon les régions)
Religion (s) : Hindouisme (81 %), Bouddhisme (11 %), Islam (4 %), autres (4 %)
Indice de développement humain : 0,458 (PNUD, 157e rang mondial en 2011)
Données économiques
PIB : 18.88 milliards de dollars (Banque mondiale, 2012)
PIB par habitant : 540 dollars (méthode Atlas, Banque mondiale, 2012 ou 1.160USD en PPA ; France : 42 620 dollars)
Taux de croissance : 3,7% (Banque mondiale, 2011)
Taux de chômage : NA : les estimations ne font pas sens.
Taux d’inflation : 10,4% (prix à la consommation, Banque mondiale, 2011)
Endettement : 34,7% du PIB (2011, Nepal Rastra Bank)
Déficit budgétaire : 2,4% (2011, Nepal Rastra Bank)
Balance des paiements : neutre (FMI, 2010)
Balance commerciale : -3,98 milliards de dollars (FMI 2011)
Versements travailleurs expatriés : 4,5 MDUSD environ (Nepal Rastra Bank 2011)
Principal client : Inde (68,8%)
Principal fournisseur : Inde (61,3 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2009) :
Agriculture : 35%
Industrie : 15%
Services : 50%
Exportations françaises vers le Népal : 12,6 millions d’euros (douanes Fr 2011)
Importations françaises depuis le Népal : 14,9 millions d’euros (douanes Fr 2011)
Principales exportation de la France vers le Népal : livres et logiciels, articles en plastiques, machines spéciales, appareils de mesure.
Principales exportation du Népal vers la France : Articles de joaillerie et bijouterie, instruments de musique, matériel électrique.
Communauté française au Népal : 218 au 31/12/2011 (Français de passage : env. 25 000 par an)
Communauté népalaise en France : 2.000 (ambassade du Népal à Paris)
Politique intérieure
Près de six ans après la signature d’un accord de paix entre la guérilla maoïste et le gouvernement qui a mis fin à la guerre civile (1996-2006), le Népal est toujours engagé dans un processus de normalisation politique. Le processus de paix en vigueur depuis 2006 a permis au Népal d’effectuer de considérables transformations politiques, en particulier l’abolition de la monarchie (28 mai 2008), mais l’assemblée constituante élue en 2008 a échoué, après quatre ans de mandat, a élaborer une nouvelle Constitution ; sa dissolution, le 29 mai 2012, a plongé le pays dans une crise constitutionnelle, la Constitution intérimaire en vigueur n’ayant pas envisagé cette hypothèse.
Constatant au but de neuf mois de négociations que le manque de confiance rendait impossible le fonctionnement d’un gouvernement durant la phase électorale, les quatre grands partis (UCNP-M, NC, UML et Madhésis) ont mis en place le 18 mars 2013 un « Gouvernement technique » réduit dirigé par le Président de la Cour Suprême ; celui-ci est encadré par un Conseil politique issu des quatre grands partis et dispose d’un mandat limité à l’organisation des élections, si possible en juin 2013. Les petits partis, écartés de ces choix, protestent.
Si le reclassement des anciens combattants maoïstes est désormais presque achevé, 80% d’entre eux ayant choisi un départ volontaire associé à une prime conséquente, les conditions de ces départs effectués dans l’amertume, sans formation ni aide à la réinsertion font craindre que le retour à la vie civile puisse donner lieu à une dérive vers le crime de droit commun et/ou politique.
Avec le début de la campagne électorale, la question du fédéralisme, éventuellement sur une base identitaire, reste plus que jamais au centre des débats politiques et provoque un antagonisme croissant entre hautes et basses castes ainsi qu’entre les différentes ethnies.
Situation économique
Le Népal est un des pays les plus pauvres d’Asie. Son économie souffre de faiblesses structurelles majeures : enclavement et difficultés d’accès, absence de ressources naturelles diversifiées - à l’exception d’un potentiel hydroélectrique encore sous-exploité et d’un environnement propice au développement du tourisme -, agriculture archaïque et dispersée dans des zones isolées qui emploie 80 % de la population active mais ne génère que 35 % du PIB, insuffisance des infrastructures, secteur public inefficace et peu rentable dont les infrastructures ont pâti de la guerre.
L’économie népalaise demeure extrêmement dépendante des échanges avec l’Inde : près des deux tiers des biens et services népalais vont vers l’Inde.
Le pays dépend désormais pour l’essentiel des remises de fonds des travailleurs expatriés, qui atteignent 4,5Md USD par an, soit 23% du PIB, et de l’aide internationale pour les dépenses de développement. Le pays se développe, mais trop lentement par rapport à tous ses voisins (4 à 5% par an). L’argent des expatriés a permit une réelle amélioration des conditions de vie, mais ne crée que peu d’emploi et l’émigration prive le pays de 35 à 40% des hommes en âge de travailler.
Les décideurs népalais, en particulier les maoïstes, continuent de refuser, pour des raisons politiques, les investissements indiens dans le secteur de l’hydroélectricité qui pourraient tirer le pays de sa pauvreté en une décennie.
Les marges de manœuvre de l’Etat sont faibles en raison du poids des dépenses de sécurité, de la faiblesse du service des impôts, des difficultés à assainir le secteur bancaire, de la dégradation de la situation de l’industrie et des services causée par les troubles sociaux due aux syndicats, surtout maoïstes, ainsi que par l’insécurité persistante dans la région du Teraï, frontalière avec l’Inde.
Cette situation contribue à accentuer l’exode de la population vers les pays du Golfe et surtout vers l’Inde (frontière ouverte avec le Népal) ou résideraient jusqu’à 6 à 8 millions de Népalais (estimation invérifiable étant donné la frontière ouverte).
Politique extérieure
L’Inde reste le facteur dominant au Népal : plus de la moitié du commerce extérieur en dépend, de même que presque toutes les routes d’approvisionnement. L’attitude ambivalente des partis maoïstes complique une relation traditionnellement tendue, le Népal vivant difficilement sa dépendance de fait malgré le traitement très favorable accordé par l’Inde (traitement national des Népalais en Inde, aide massive).
Des contentieux subsistent (présence depuis 1962 de troupes indiennes sur le tracé de la frontière dans la région de Kalapani, question du partage des ressources en eau), mais l’amélioration des relations avec l’Inde s’est manifestée ces dernières années par la signature d’un traité sur le commerce (BIPPA – 2011) et de plusieurs accords importants (aviation civile, circulation routière), Pour l’Inde, le Népal n’est pas une priorité.
Les relations avec la Chine se développent. La coopération avec la Chine s’exerce essentiellement dans le secteur des infrastructures routières, l’industrie, la santé et l’hydroélectricité. La Chine verse 10 millions de dollars d’aide au développement en dons et une importante aide liée dont l’évolution dépend des projets en cours (aéroport de Pokhara : 325MUSD).
Des discussions sont en cours pour l’ouverture de deux nouvelles routes entre le Tibet et le Népal. Un accord de tourisme a été signé en 2001. De nombreuses visites de haut niveau se succèdent depuis le début de l’année 2011, dont celle du PM Chinois le 13 janvier 2012. La Chine est exclusivement préoccupé par le contrôle strict des réfugiés et activistes tibétains au Népal dont elle qualifié les activités d’antichinoises.
Le Népal entretient également des relations étroites avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni (qui consacre au Népal une enveloppe annuelle d’aide au développement de l’ordre de 80 millions USD). Globalement, le Népal reçoit environ 635 Meuros d’aide par an, dont 50% de la Banque Mondiale et de la Banque Asiatique de Développement, ce qui représente plus de la moitie de son budget de développement (aide indienne et chinoises non comprises, ces pays ne communiquant pas sur leur aide).
Enfin, le Népal, qui n’a pas signé les Conventions internationales sur les réfugiés, est gêné par la présence de deux importantes communautés de réfugiés sur le territoire népalais :
les réfugiés bhoutanais (plus de 40 000 encore sur place sur les 100.000 d’origine) : répartis dans sept camps dans l’est du pays, ces citoyens bhoutanais de langue népalaise ont été expulsés au début des années 1990. Leur relocalisation dans des pays d’accueil (Etats-Unis, Canada au premier chef) est en cours.
les réfugiés tibétains (11 000 officiellement, plus probablement 20 000 au total).
Mise à jour : 25.03.13
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