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Présentation du Mali

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Mali
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Ibrahim Boubacar Keïta
Chef du Gouvernement : M. Moussa Mara

Données géographiques

Superficie : 1 241 231 km² (France : 675 417 km²)
Capitale : Bamako (1 810 366 habitants)
Villes principales : Sikasso, Koutiala, Ségou, Kayes, Mopti, Gao
Langue (s) officielle (s) : Français
Langue (s) courante (s) : mandingue (bambara, malinke, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï…
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 22 septembre (indépendance, en 1960)

Données démographiques

Population : 15 301 650 d’habitants (Banque mondiale, 2013)
Croissance démographique annuelle : 3% (Banque mondiale, 2013)
Espérance de vie : 55 ans (à la naissance, Banque mondiale, 2012)
Taux d’alphabétisation : 33,4% (15 ans et plus, UNICEF, 2012)
Religion (s) : Islam 94,8%, christianisme 2,4%, animisme 2% (CIA World Factbook, recensement de 2009)
Indice de développement humain : 176ème sur 187 pays (PNUD, 2013)

Données économiques

PIB(2013) : 10,94 milliards de dollars US (Banque mondiale)
RNB par habitant (2013) : 670 dollars US (Banque mondiale)
Taux de croissance (2013) : 1,3% (Banque mondiale)
Taux de chômage : 30% (CIA World Factbook, 2004)
Taux d’inflation selon le déflateur du PIB (2013) : 0,2% (Banque mondiale)

Solde budgétaire (2013) : -4,3% du PIB (FMI, 2014)
Solde commercial (2013) : -1,1 milliards de dollars US (OMC, 2013)

Principaux clients : Chine (52,9%), Malaisie (11%), Indonésie (5,3%), Inde (4,1%) (CIA World Factbook, 2012)
Principaux fournisseurs : France (11,2%), Sénégal (9,9%), Côte d’Ivoire (8,7%), Chine (8,6%) (CIA World Factbook, 2012)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 38,5 %
  • industrie : 24,4 %
  • services : 37 %

Exportations de la France vers le Mali (2013) : 306 655 185 euros
Importations françaises depuis le Mali (2013) : 8 514 172 euros
(direction générale des douanes et droits indirects)

Consulat général de France : Bamako
Communauté française au Mali : 6 266 Français enregistrés (novembre 2014)
Communauté malienne en France : environ 120 000 selon des estimations de l’ambassade du Mali en France, dont 67 557 avec un titre de séjour en 2012 (Secrétariat général à l’immigration et à l’intégration).

Politique intérieure

L’élection présidentielle se tient les 28 juillet et 11 août 2013. Lors du second tour, Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), est élu avec 77,6 % des voix. Le scrutin se déroule dans de bonnes conditions sur l’ensemble du territoire et mobilise fortement les Maliens, la participation atteignant le taux record de 49% au premier tour et 45,7% au second.

Les élections législatives mobilisent 38,6 % des électeurs pour le premier tour le 24 novembre et 37,2 % pour le second tour le 15 décembre. Le RPM, parti du président Keïta, arrive en tête avec 70 députés sur 147. Il est suivi de l’ADEMA, principal parti du Mali depuis les années 1990 et de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), de Soumaïla Cissé, qui affrontait Ibrahim Boubacar Keïta lors du second tour de l’élection présidentielle. Le groupe Vigilance démocratique et républicaine se constitue comme principal groupe d’opposition à l’assemblée. Il regroupe 22 députés, dont 17 de l’URD.

Le Premier ministre Oumar Tatam Ly a démissionné le 5 avril 2014, sept mois après sa nomination. Le Président Keïta a alors nommé Moussa Mara à ce poste. Un nouveau gouvernement de 31 membres a été formé. Ce gouvernement, en grande partie reconduit, garde comme priorités dans l’ordre protocolaire la justice, la réforme des forces de défense et de sécurité, l’économie et la réconciliation.

La Primature a présenté un programme d’action 2013-2018 qui constitue la feuille de route du nouvel exécutif pour le quinquennat en cours. Un programme de développement accéléré des régions du nord a également été élaboré. Le gouvernement a, par ailleurs, engagé un processus de réconciliation nationale, qui est une de ses priorités pour instaurer une paix durable dans l’ensemble du Mali.

La situation humanitaire reste toutefois dégradée, notamment au nord. Près d’un quart des ménages maliens sont en situation d’insécurité alimentaire selon l’Enquête nationale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle 2014. On dénombre par ailleurs 99 816 déplacés internes et 143 250 réfugiés maliens dans les pays voisins. Ces chiffres ont cependant diminué et un mouvement de retour s’observe depuis l’été 2013 dans les régions de Tombouctou et de Gao (Chiffres du HCR et de l’OIM, septembre et octobre 2014).

Situation économique

L’économie malienne a souffert de la crise et n’a pas encore retrouvé son sentier de croissance des années 2000-2010, décennie au cours de laquelle le PIB a cru au taux annuel moyen de 5,7 %. Le PIB malien a enregistré en 2012 un recul de 0,4%, après une année 2011 dont la croissance avait déjà été assez faible (2,7%). La croissance a quelque peu rebondi en 2013 avec 1,8 % et les prévisions pour 2014, 2015 et 2016 sont plus optimistes avec une croissance supérieure à 5,5 %. Mais ces résultats dépendront de la reprise de l’aide au développement, dont une partie du versement avait été interrompue à la suite du coup d’État, en mars 2012 et jusqu’en février 2013, puis de nouveau entre le printemps et l’automne 2014, concernant les seules aides budgétaires, à la suite de dépenses extra-budgétaires du gouvernement. Le retour de la croissance sera également tributaire de la bonne tenue du secteur minier et des résultats des campagnes agricoles. L’économie malienne reste, en effet, fortement dépendante de l’agriculture, qui a contribué en moyenne à 39 % du PIB sur la période 2006-2010. Les exportations sont constituées à 85 % d’or et de coton.

Politique extérieure

Terre de passage, le Mali se situe entre deux zones géographiques et stratégiques distinctes, l’espace sahélo-saharien et l’Afrique subsaharienne. Entouré de sept voisins, le pays a développé une diplomatie sage et prudente, favorisant l’intégration régionale. Membre fondateur de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Mali a été le premier à ratifier le projet d’Union africaine. Il est également membre du comité de mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) et du G 5 Sahel. Des personnalités maliennes de premier plan ont exercé, ou exercent, un rôle important à la tête d’organisations clés du continent : l’ancien chef de l’Etat Konaré à la présidence de la Commission de l’Union africaine (2003-2008), Soumaïla Cissé à la tête de la Commission de l’UEMOA (2004-2011) et Michel Sidibé comme directeur exécutif d’ONUSIDA (depuis 2008).

Le Mali a tenté de sauvegarder la stabilité régionale ou, en tout état de cause, de se préserver des soubresauts des crises diverses qui affectent ou ont affecté nombre de ses voisins comme la Côte d’Ivoire, la Guinée ou la Libye. Depuis les événements de ces derniers mois, les questions de la stabilisation du pays et de sécurité, telles que les trafics et le terrorisme, sont un enjeu majeur de la préservation de ses relations de bon voisinage.

Le Mali a par ailleurs été un contributeur actif dans le domaine du maintien de la paix, qu’il s’agisse du renforcement des structures de prévention des conflits au sein de la CEDEAO ou de sa participation aux forces de maintien de la paix (RCA, Sierra Leone et Libéria).

La Francophonie est vue par le Mali comme un instrument important de sa diplomatie. Bamako a réintégré les instances de l’Organisation internationale de la francophonie le 6 novembre 2013, dont il avait été suspendu à la suite du coup d’État de 2012.

Depuis son élection, le président Keïta effectue de nombreux déplacements à l’étranger, notamment à New York pour les 68ème et 69ème Assemblées générales des Nations unies. Il s’est également rendu à Bruxelles et à Berlin début décembre 2013, et se rend régulièrement dans les pays de la zone saharo-sahélienne. Il est venu en France deux fois depuis son investiture (voir infra).

En février 2014, les chefs d’État du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger ont créé le G5 des Etats du Sahel, qui se veut une structure de coordination à haut niveau sur les questions de sécurité et de développement.

Mise à jour : 27.11.14

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