Accès rapide :

Présentation du Mali

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Mali
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Ibrahim Boubacar Keïta
Chef du Gouvernement : M. Oumar Tatam Ly

Données géographiques

Superficie : 1 241 231 km² (France : 675 417 km²)
Capitale : Bamako
Villes principales : Ségou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes
Langue (s) officielle (s) : Français
Langue (s) courante (s) : mandingue (bambara, malinke, dioula), tamasheq, poular, senoufo, bobo, songhaï…
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 22 septembre (indépendance, en 1960)

Données démographiques

Population : 15,970 millions (CIA World Factbook, juillet 2013)
Densité : 11,1 habitants/km² (CIA World Factbook, 2010)
Croissance démographique : 3,01 % (CIA World Factbook, 2013)
Espérance de vie : 54,55 ans (à la naissance, CIA World Factbook, 2013)
Taux d’alphabétisation : 27,7 % (15 ans et plus, CIA World Factbook, 2013)
Religion (s) : Islam 90 %, animisme 9 %, christianisme 1 % (CIA World Factbook)
Indice de développement humain : 182ème sur 187 pays (PNUD, 2012)

Données économiques

PIB (2012) : 18,28 milliards $ (CIA World Factbook,2012)
PIB par habitant (2012) : 649 USD (FMI)
Taux de croissance (2012) : 5,3 % (OCDE, http://stats.oecd.org/Index.aspx?lang=fr)
Taux de chômage : 30% (CIA World Factbook, 2004)
Taux d’inflation (2012) : 5,6 %
Solde budgétaire (2012) :1.2% PIB (CIA World Factbook 2012)
Balance commerciale (2012) : -1,421 milliards $ (CIA World Factbook, 2012)

Principaux clients : Chine (53,7%), Malaisie (11,2%), Indonésie (5,4%) (CIA World Factbook, 2012)
Principaux fournisseurs : France (10,9%), Sénégal (9,7%), Chine (8,4%), Côte d’Ivoire (8%) (CIA World Factbook, 2012)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 38,8 %
  • industrie : 21,9 %
  • services : 39,3 %

Exportations de la France vers le Mali (2012) : 301 M€
Importations françaises depuis le Mali (2012) : 9,9 M€
(Source : direction générale des douanes et droits indirects)

Consulat de France : Bamako
Communauté française au Mali : 4 758 Français enregistrés (28/01/2013)
Communauté malienne en France : environ 120 000 selon des estimations de l’ambassade du Mali en France, dont 67 557avec un titre de séjour en 20012 (Secrétariat général à l’immigration et à l’intégration)


Politique intérieure

L’élection présidentielle se tient le 28 juillet et le 11 août. Lors du second tour, Ibrahim Boubacar Keïta, candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM), est élu avec 77,6 % des voix. Le scrutin se déroule dans de bonnes conditions sur l’ensemble du territoire et mobilise fortement les Maliens, la participation atteignant le taux record de 49% au premier tour et 45,7% au second.

Entré en fonctions le 4 septembre, M. Keïta a nommé un gouvernement de 34 ministres dont les premiers dans l’ordre protocolaire sont ceux de la justice ainsi que de la réconciliation et du développement des régions du Nord.

Les élections législatives ont mobilisé 38,6 % des électeurs pour le premier tour, le 24 novembre et 37,2 % pour le second tour le 15 décembre. Le RPM, parti du président Keïta, arrive en tête, suivi de l’ADEMA et de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), de Soumaïla Cissé, qui affrontait Ibrahim Boubacar Keïta lors du second tour de l’élection présidentielle.

La Primature a présenté un programme d’action 2013-2018 qui constitue la feuille de route du nouvel exécutif pour le quinquennat en cours. Un programme de développement accéléré des régions du nord a également été élaboré. Le gouvernement compte, par ailleurs, engager le processus de réconciliation nationale, qui est une de ses priorités pour tourner la page de la crise que le Mali a connue.

La situation humanitaire au Nord reste toutefois dégradée. 3,5 millions de Maliens seraient aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire, selon la FAO. On dénombre par ailleurs 283 000 déplacés internes et 169 000 réfugiés maliens dans les pays voisins. Ce chiffre est cependant en diminution et un mouvement de retour s’observe depuis l’été et 137 000 personnes seraient déjà rentrées dans les régions de Tombouctou et de Gao (Chiffres du HCR et de l’OIM, novembre 2013).


Situation économique

L’économie malienne a souffert de la crise. Le PIB malien a enregistré en 2012 un recul de 1,2%, après une année 2011 dont la croissance avait déjà été assez faible (2,1%). Les secteurs secondaire (-2,2%) et tertiaire (-8.8%) sont particulièrement affectés. Pour le premier, le secteur du BTP, traditionnellement soutenu par les projets financés par les bailleurs de fonds, suspendus au lendemain du coup d’Etat, est le plus sinistré avec une chute de 20% de son activité. Dans le second, la baisse est généralisée : -10% pour le commerce, -10% pour les services financiers, -10% pour les services non marchands. Certaines activités comme le transport aérien ou l’hôtellerie ont connu des baisses pouvant atteindre 30 %.

La baisse du PIB est cependant moins forte que prévue, notamment grâce à la bonne tenue des secteurs agricole (coton, riz, céréales sèches sous l’effet de conditions climatiques favorables) et minier (activités aurifères).

Le budget de l’Etat, revu à la baisse en 2012, se concentre sur le strict nécessaire en 2013 : traitements de fonctionnaires, arriérés externes, secteurs sociaux, financement des élections et dépense de défense. Avec l’enlisement de la crise politique et sécuritaire au Mali, on enregistre une baisse de 23% des recettes de l’Etat par rapport à 2011 principalement liée à la suspension de l’aide internationale. En effet, à la suite du coup d’Etat, les principaux bailleurs internationaux ont cessé leur coopération, sauf pour les projets humanitaires et ceux touchant directement les populations.

Cependant, l’aide a repris progressivement depuis l’adoption de la feuille de route par le Parlement malien le 29 janvier 2013. Lors de la conférence des donateurs « Ensemble pour le renouveau du Mali », qui s’est tenue à Bruxelles le 15 mai 2013, 3,25 milliards d’euros de financements sur deux ans ont été promis pour aider au relèvement du Mali. La France a, pour sa part, annoncé une contribution de 280 millions d’euros.

Le retour progressif de l’aide extérieure, une bonne campagne agricole et la vigueur du secteur minier permettent d’anticiper un rebond de la croissance à 4,8 % du PIB pour 2013.


Politique extérieure

Terre de passage, le Mali se situe entre deux zones géographiques et stratégiques distinctes, l’espace sahélo-saharien et l’Afrique subsaharienne. Entouré de 7 voisins, le Mali a développé une diplomatie sage et prudente, favorisant l’intégration régionale. Membre fondateur de l’Union économique et monéraire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Mali a été le premier à ratifier le projet d’Union africaine. Il est également membre du comité de mise en œuvre du NEPAD et de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD). Des personnalités maliennes de premier plan ont exercé, ou exercent, un rôle important à la tête d’organisations clés du continent : l’ancien chef de l’Etat Konaré à la présidence de la Commission de l’Union africaine, ou Soumaïla Cissé à la tête de la Commission de l’UEMOA.

Le Mali a tenté de sauvegarder la stabilité régionale (projet du président malien d’organiser une Conférence régionale sur la sécurité et le développement en zone sahélo-saharienne), ou en tout état de cause de se préserver des soubresauts des crises diverses qui affectent nombre de ses voisins directs (Côte d’Ivoire, Mauritanie, Niger, Guinée, Libye). Depuis les événements de ces derniers mois, les questions de la stabilisation du pays et de sécurité (trafics, terrorisme) sont désormais un enjeu majeur de la préservation de ses relations de bon voisinage, notamment avec l’Algérie, la Mauritanie et le Niger.

Le Mali a par ailleurs été un contributeur actif dans le domaine du maintien de la paix, qu’il s’agisse du renforcement des structures de prévention des conflits au sein de la CEDEAO ou de sa participation aux forces de maintien de la paix (RCA, Sierra Leone et Libéria).

La Francophonie est vue par le Mali comme un instrument important de sa diplomatie.

Quatre résolutions placée sous chapitre VII de la Charte traitant de la crise malienne ont été adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies : la résolution 2056, adoptée le 5 juillet 2012, la résolution 2071 (12 octobre 2012), la résolution 2085 (20 décembre 2012) et la résolution 2100 (25 avril 2013).

La résolution 2071 appelle les autorités maliennes à engager un dialogue politique avec les acteurs du Nord Mali et menace de sanctions les groupes armés au Nord-Mali qui ne se dissocieraient pas des mouvements terroristes. Cette résolution demandait au Secrétaire général des Nations Unies de présenter un rapport, en concertation notamment avec l’UA et la CEDEAO en vue duquel le Conseil de Sécurité pourrait autoriser le déploiement d’une opération africaine au Mali, pour permettre aux Maliens de recouvrer leur souveraineté et l’intégrité de leur territoire tout en participant à la lutte contre le terrorisme international.

La résolution 2085 autorise le déploiement au Mali, pour un an, d’une force militaire internationale sous contrôle africain (la MISMA), visant à aider le pays à restaurer son intégrité territoriale au Nord.
La résolution 2100 permet la transformation de la MISMA en mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSMA).

Depuis son élection, le président Keïta effectue de nombreux déplacements à l’étranger, notamment à New York pour la 68ème Assemblée générale des Nations unies en septembre 2013. Il s’est également rendu à Bruxelles et à Berlin début décembre 2013. Il est venu en France deux fois depuis son investiture (voir infra).

Mise à jour : 24.12.13

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014