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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Malawi
Nature du régime : République Unitaire.
Chef de L’état : Mme Joyce Banda


Données géographiques

Superficie : 118,484 km²
Capitale : Lilongwe
Villes principales : Blantyre, Zomba, Mzuzu.
Langues officielles : anglais, chichewa (langue nationale)
Langue courante : chitumbuka, chiyao, makua, chisena
Monnaie : Kwacha (1MWK= 0,00194 €)
Fête nationale : 6 Juillet


Données démographiques

Population : 16,30 Mhab (2013)
Densité : 134 habitants au km²)
Croissance démographique : 3,2 %
Espérance de vie : 54,8 ans
Taux d’alphabétisation : 72 % (UNICEF)
Religion : Christianisme (environ 75 %), islam (18%)
Indice de développement humain : 170ème/187 (PNUD)


Données économiques

PIB (2013) : 3. 705 Md$ (BM)
RNB par habitant (2013) : 270 $=
Taux de croissance (2014) : 5.0 (BM)
Taux d’inflation (août 2013) : 27.3%
Solde budgétaire (2012) : -16.6 en % du PIB
Balance commerciale (202) : -557.125 M$ (perspective 2014 : -380 439)

Principaux clients(2011) : Allemagne (10.9%), Afrique du Sud (8.4%), Zimbabwe (8.3%),
Russie (7.5%), autres 64.9%
Principaux fournisseurs (2011) : Afrique du Sud (42.6%), Zambie (8%), Inde (7.1%), Chine
(6.2%), autres 36.1%

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : (estim. 2011)

  • agriculture : 30.3%
  • industrie : 16.3%
  • services : 53.4%

Exportations de la France vers Malawi(2013) : 46.739 M€ (douanes françaises)
Importations françaises (2013 ») : 35M€ (douanes françaises)

Plus de données économiques sur : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Ambassade de France à Harare
Communauté française au Malawi : 57 inscrits en 2012
Communauté malawite en France : estimée à une vingtaine de personnes



Politique intérieure

Dominé depuis son indépendance, le 6 juillet 1964, par le régime autoritaire de Hastings Kamuzu BANDA et de son parti unique, le Malawi Congress Party (MCP), le Malawi connaît ses premières élections générales libres en mai 1994, remportées par l’United Democratic Front (UDF) de Bakili MULUZI. Le président Muluzi est réélu le 5 juin 1999.

Ne pouvant se représenter pour un troisième mandat, il fait élire Bingu Wa MUTHARIKA à la présidence de l’UDF. Ce dernier emporte les élections de mai 2004 dans des conditions difficiles (35% des voix). Dans l’ensemble, les observateurs internationaux (dont les observateurs UE) jugent le processus électoral crédible, malgré certaines dérives (accès inégal aux médias, usage des fonds publics pour la campagne de l’UDF, insuffisances de la Commission électorale). Après son élection, le Président Mutharika s’attèle aux réformes nécessaires : assainissement des finances publiques, réduction du train de vie de l’Etat, lutte contre la corruption, place plus grande accordée à l’initiative privée. Toutefois, de graves dissensions avec son prédécesseur, M. Muluzi, conduisent à la fracture : M. Mutharika démissionne de l’UDF et fonde en janvier 2005 sa propre formation, le Democratic Progressive Party (DPP). Cette rupture conduit à un bras de fer entre exécutif et législatif : Désormais majoritaire au Parlement, l’opposition lance à deux reprises une procédure « de destitution » contre le chef de l’Etat, et bloque le vote du budget en 2007 et en 2008. Le Président limite en retour les sessions parlementaires au vote du budget.

Empêché par décision de la Commission électorale malawite de participer aux élections présidentielles du 19 mai 2009, Bakili Muluzi fait alliance pour les élections générales avec l’ancien parti unique et soutient John Tembo, candidat du MCP. Le président MUTHARIKA est néanmoins largement réélu avec 66% des suffrages exprimés. John Tembo (31% des voix) refuse de reconnaître les résultats et dépose un recours. Le DPP remporte la majorité absolue au Parlement (114 sièges sur 193). Un gouvernement largement renouvelé est formé. L’opposition est affaiblie : le MCP souffre de divisions (le décès brutal, en Afrique du Sud en septembre 2009, d’Ishmael Chafukira, rival de John Tembo, suscite des interrogations), l’UDF se cherche un nouveau leader. Le régime du président Mutharika est critiqué pour sa dérive autoritaire et pour ses dépenses somptuaires, alors que la population reste dans la pauvreté.

Le 5 avril 2012, le Président Mutharika succombe subitement à une crise cardiaque. Son entourage tente de cacher le décès pour faciliter une prise de pouvoir inconstitutionnelle du frère du Président. Toutefois, c’est finalement la Vice-Présidente Joyce Banda qui est investie, conformément à la constitution, le 7 avril 2012. La nouvelle Présidente rétablit les relations les relations, dégradées, avec les bailleurs (série de visites officielles aux Etats-Unis, au FMI et à la Banque Mondiale, à Londres et à Bruxelles). Elle prend des mesures courageuses pour redresser l’économie (dévaluation du kwacha de 49% en mai 2012, fluctuation du cours, dérégulation des prix de l’eau et de l’électricité, budget d’austérité). La Présidente choisit aussi le renforcement de la démocratie au Malawi (en rupture avec une tradition d’autoritarisme et de culte de la personnalité). Elle fait abroger des lois limitant les libertés d’expression, la liberté de la presse, et la pénalisation de l’homosexualité.

La tentative de coup de 2012 a fait l’objet d’enquête et de pousuite : le 6 Mars 2013, la Présidence rend public le rapport de la Commission d’enquête sur les circonstances du décès du Président Mutharika et les évènements qui ont précédé l’investiture de Mme Banda. 11 arrestations suivent immédiatement : 8 ministres de l’ancien gouvernement (dont Peter Mutharika, ancien ministre des affaires étrangères) poursuivi pour haute trahison, et Goodall Gondwe, numéro deux du Cabinet de Joyce Banda en qualité de ministre de la Planification économique et du développement), mais le procès se perd dans les sables.

Un scandale de corruption, dit « Cashgate » portant sur des détournements de fonds publics d’au moins 30 M$ éclate à l’occasion de la tentative d’assassinat du Directeur du Trésor en Septembre 2013 entache l’image de la Présidente Joyce Banda, malgré la prise de mesures fermes, (enquêtes, démission de son cabinet, révocation de deux ministres (Justice, finance). Le scandale entraîne la suspension de l’aide budgétaire des bailleurs bilatéraux au Malawi, (mais non de leur aide programme).

Le 20 Mai 2014, le déroulement des élections générales au Malawi sont marquées par des incidents violents liés à la désorganisation du scrutin et aux soupçons de manipulation des élections. Le 24 mai, la présidente Joyce Banda annule l’élection présidentielle, invoquant des irrégularités dont son adversaire serait responsable. Alors que les résultats du scrutin sont contestés par plusieurs partis politiques, la haute cour de Blantyre annonce un recomptage des voix avant d’ordonner, quelques heures plus tard à la commission électorales du Malawi de rendre public les résultats, (un juge ne pouvant modifier la loi).

Le nouveau Président, Peter Mutharika, issu du parti (DPP) et frère de l’ancien Président, feu, Bingu Mutharika, a été investi en Juin 2014 après avoir remporté les élections présidentielles du 20 Mai 2014, avec 36, 4% des voix, contre 27, 8% pour L. Chakwera (MCP) et 20,2% seulement pour la Présidente sortante Joyce Banda (PP).

Le Democratic Progressive Party ne dispose que d’un quart des sièges au parlement mais jouera probablement des différents leviers pour rallier une partie de l’opposition, au pouvoir. Le nouveau Président a déclaré son intention de se démarquer du mandat de Bingu Mutharika, et d’éradiquer la corruption au Malawi. Après des élections émaillées d’incidents et de fraude, la réconciliation prendra du temps.


Situation économique

La croissance réelle du PIB a atteint près de 5 % en 2013, après des taux de croissance déjà élevés en 2011 (6%), 2010 (6.6%) et 2009 (7.6%). L’économie du Malawi repose principalement sur le secteur agricole (tabac, thé, sucre, maïs, arachides, café), qui représente 30% du PIB, plus de 80% des recettes d’exportation, et emploie 90% de la population active. Le secteur minier, relativement faible par rapport aux pays voisins (5.8%du PIB), est en développement (attribution en avril 2009 d’une nouvelle concession d’exploitation d’uranium à une entreprise australienne dans le nord du pays). A noter les importantes réserves de charbon identifiées dans plusieurs sites du pays. Le pays dispose par ailleurs d’un potentiel touristique largement sous-exploité.

Le Malawi souffre de handicaps structurels qui limitent le développement de nouvelles activités : enclavement, faiblesse des infrastructures, marché local restreint, forte concurrence des principaux partenaires commerciaux de la région (notamment de l’Afrique du Sud).


Politique extérieure

Après avoir été mis au ban des nations pendant l’ère Hastings Banda, du fait de la dictature et de ses liens avec le régime de l’apartheid (accord capitaux et armement contre travailleurs), le pays s’est ouvert à la démocratie en 1994 et a normalisé ses relations extérieures dans le nouvel environnement régional et mondial. Du fait notamment de son enclavement et de sa diaspora, le Malawi a toujours gardé de bonnes relations avec ses voisins.

Un conflit perdure avec la Tanzanie au sujet des eaux du lac Malawi ("lac Nyassa" selon la Tanzanie). L’ancien Président mozambicain Joaquim Chissano, médiateur de la SADC pour la crise malgache et président du groupe des anciens chefs d’Etats de la SADC, conduit une médiation entre le Malawi et la Tanzanie au sujet de leur différend frontalier sur la ligne de partage du lac.

Du fait de son statut de Pays Moins Aavancé, le Malawi bénéficie d’une importante aide internationale, dont il est très dépendant (40% du budget). Le pays a connu des difficultés avec certains bailleurs de fonds dans la première moitié des années 2000 du fait de la corruption. Les deux principaux bailleurs de fonds du pays sont aujourd’hui le Royaume-Uni et les Etats-Unis au plan bilatéral et l’UE, la Banque mondiale et le FMI à titre multilatéral.

Le Malawi est membre du COMESA, de la SADC et de l’Union Africaine. Il reste également partie au Mouvement des Non-Alignés.


Mise à jour : 22.08.14


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