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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Madagascar
Nature du régime : Présidentiel
Chef de l’Etat : S.E.M. Hery Rajaonarimampianina (investi président de la République le 25 janvier 2014).


Données géographiques

Superficie : 592.000 km²
Capitale : Tananarive
Villes principales : Tananarive, Tamatave, Majunga
Langue (s) officielle (s) : malgache, français, anglais
Langue (s) courante (s) : malgache, français
Monnaie : Ariary (3.224 ariary pour 1 €, en mars 2014)
Fête nationale : 26 juin


Données démographiques

Population : 22.29 millions d’habitants (Banque mondiale, 2012)
Densité : 37.65 habitants/km²
Croissance démographique : 2,79 % (Banque mondiale, 2012)
Espérance de vie à la naissance : 63,79 ans (Banque mondiale, 2011)
Taux d’alphabétisation : 66 % (Banque mondiale, 2010)
Religion (s) : Fond commun traditionnel axé sur le respect des ancêtres (50 %) ; Christianisme (45 %), dont 25 % de Catholiques et 20 % de Protestants ; Islam (5 %)
Indice de développement humain : 151ème sur 187 pays (PNUD, 2013)


Données économiques

PIB (2012) : 9,975 Mds $ (Banque mondiale)
PIB par habitant (2012) : 447,5 $

Taux de croissance (2012) : 3,1 % (Banque mondiale)
Taux de chômage (au sens du BIT) : non renseigné
Taux d’inflation (prix à la consommation) : 6,35 % en 2012 (Banque mondiale)

Principaux clients : France (29% en 2012), Allemagne (7%), Chine (7%)
Principaux fournisseurs : Emirats arabes unis (15% en 2012), Chine (14%), France (6%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 28 % (Riz)
  • industrie : 15 % (Textile)
  • services : 57 % (Tourisme, TIC)

Exportations de la France vers Madagascar : 298 M€ en 2012
Importations françaises depuis Madagascar : 336 M€ en 2012
www.missioneco.org/madagascar

Consulat (s) de France : Tananarive
Chancelleries détachées : Majunga, Diego Suarez, Tamatave
Communauté française à Madagascar : 25.000 personnes (dont 13.000 binationaux)
Communauté malgache en France : environ 70.000 personnes


Politique intérieure

Les crises politiques se sont succédé à Madagascar (1972, 1991-92, 2001-2002 ou 2009). En 2009, date à laquelle sous la pression de la rue et de l’armée le président Marc Ravalomanana s’enfuit en exil et Andry Rajoelina prend le pouvoir. L’ensemble de la communauté internationale condamne ce changement de régime et plusieurs organisations régionales suspendent Madagascar, notamment l’Union Africaine (UA), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ou l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Une mission de médiation est confiée par la SADC et l’UA à l’ancien Président mozambicain, Joaquim Chissano. Une Feuille de route est signée, le 17 septembre 2011, par les principales formations politiques malgaches. Elle réforme les institutions de la « Transition » et vise à la tenue d’élections crédibles, avec l’aide de la Communauté internationale. En application des dispositions de cette feuille de route, un Premier Ministre de Transition, Jean-Omer Beriziky, est nommé le 28 octobre 2011 et un Gouvernement d’Union Nationale de Transition est formé le 21 novembre. En mars 2012, la Commission Electorale Nationale Indépendante est mise en place (CENI-T) et une loi d’amnistie est adoptée en avril.

Parallèlement à ce processus, la SADC obtient fin 2012 / début 2013 des deux principaux protagonistes de la crise un engagement à ne se pas se présenter aux élections présidentielles – formule dite du « ni-ni » qui crée les conditions d’élections crédibles, dans un climat apaisé.

Fin octobre et fin décembre 2013 se déroulent, dans le calme, les élections présidentielles et législatives. L’ensemble des missions d’observation électorale des organisations régionales et internationales, présentes sur la Grande Ile, saluent la bonne tenue des scrutins.
Le 17 janvier 2014, la Cour électorale spéciale de Madagascar proclame Hery Rajaoramampianina vainqueur, par 53,5% des voix, sur son rival Jean-Louis Robinson.

Hery Rajaoramampianina est officiellement investi président de la République de Madagascar le 25 janvier 2014.

Ce processus électoral a bénéficié du fort soutien de la communauté internationale. Plusieurs organisations ont apporté une expertise technique (Nations Unies, SADC, OIF/COI) et un financement (à hauteur de 17 M€ pour l’Union européenne). La France a contribué au financement de ces élections à hauteur de 4,5 millions d’euros (3,3 millions à travers le canal UE et 1,2 M€ à travers les organisations régionales : Union africaine, SADC, COI, OIF).


Situation économique

La crise politique a eu un impact très sévère sur le développement socio-économique de Madagascar. La faiblesse de l’économie de la Grande Ile se reflète à travers divers indicateurs : en 2012, le PIB/habitant situe Madagascar au 175ème rang sur 182 pays. Dans les classements internationaux, la Grande Ile se place au 151ème rang pour l’Indice de Développement Humain, au 142ème selon Doing Business, et au 118ème selon Transparency International.

Le pays qui compte aujourd’hui 22 millions d’habitants a connu une croissance économique quasi ininterrompue depuis 1995 (exception faite de 2002), avec un pic en 2008 (+7,1%). Les principaux moteurs étaient les deux grands projets miniers (QMM Rio Tinto et Sherrit Ambatovy), le BTP et les services. La crise politique malgache et la crise mondiale ont changé la donne avec un recul du PIB de -3,7% en 2009, une stagnation en 2010, une croissance modérée de 1,9% en 2011, et une reprise estimée à 3,1% en 2012 tirée par la récente mise en exploitation du projet minier d’Ambatovy. Cette croissance devrait se consolider pour atteindre 4% en 2013, puis plus de 5% en 2014.

Après deux années en 2008 et 2009 caractérisées par d’importants déficits du solde courant, liés aux importations d’équipements pour les investissements miniers, la balance des opérations courantes a retrouvé depuis 2010 sont niveau d’avant 2008, soit en 2011 6,2% du PIB contre 21,0% en 2009, et devrait devenir excédentaire en 2014. Les exportations, après s’être tassées en 2009 et 2010 avec la crise et le retrait de l’agrément AGOA, sont aujourd’hui tirées par le secteur minier. L’entrée en opération en 2012 du complexe minier d’Ambatovy, dont le potentiel d’exportation est de 1 Md $, devrait permettre de porter à 2 Mds $ en 2013, puis à 2,4 Mds $ en 2014 le potentiel d’exportation de Madagascar contre 1,3 Md $ avant la crise en 2008.

En 2012, le commerce bilatéral France-Madagascar a atteint 634 millions €, en hausse de 6,5% par rapport à l’année précédente. Premier client historique de Madagascar, la France reçoit 28,5% des exportations malgaches. Les principaux produits achetés sont les textiles, les produits des industries alimentaires, les produits agricoles, de la pêche et de l’aquaculture (crevettes, vanille, cacao). 73,4% des produits exportés en France proviennent des zones franches.

Troisième fournisseur de Madagascar, les exportations de la France représentent 6% du montant total des achats malgaches. La France exporte essentiellement des textiles afin de répondre principalement aux besoins en matières premières des entreprises franches, des équipements mécaniques, du matériel électrique et électronique, des produits des industries agro-alimentaires (boissons, produits laitiers, produits carnés, café ainsi que produits de la meunerie).

(source : mission économique)


Politique extérieure

Jusqu’en 2009, la diplomatie malgache était axée principalement sur :

  • l’entretien de bonnes relations avec le FMI, la Banque mondiale et les bailleurs bilatéraux (France, Union Européenne, Etats-Unis) ;
  • une meilleure intégration régionale : adhésions à la COI en 1982, au COMESA en 1993, à l’IOR-ARC en 1996, à la SADC en août 2005, demande d’adhésion à l’association des « petits Etats insulaires en développement » en janvier 2005, recherche de partenariats avec Maurice, l’Afrique du Sud, le Mozambique ;
    puceoupas le développement de relations commerciales et de coopération avec l’Asie (Japon, Chine, déjà très présents, Thaïlande, Australie) ;
    puceoupas la recherche d’une visibilité internationale, surtout sous les mandats de M. Ravalomanana, (participation du Président à de nombreux sommets, candidature pour l’organisation des sommets de l’UA en 2009 et de la Francophonie en 2010).


Isolement et sanctions, suite à la crise de 2009

Conséquence de la crise politique initiée en 2009, certains partenaires bilatéraux ont décidé du gel de leur aide. Les Etats-Unis ont ainsi annoncé le 23 décembre 2009 le retrait de Madagascar des bénéficiaires de l’AGOA.

Comme l’ensemble de la Communauté internationale, l’Union européenne a dénoncé le changement de régime anticonstitutionnel et suspendu, à titre conservatoire, la coopération communautaire : 630 M €, dont 577 M € au titre du 10ème FED. Faute de voir émerger une solution consensuelle à la crise politique, l’Union Européenne a adopté en juin 2010 une décision clôturant les consultations au titre de l’article 96 de Cotonou et pris des « mesures appropriées » en ce qui concerne la coopération (Fonds européen de développement).
La signature d’une Feuille de Route pour la sortie de crise et la nomination du Premier ministre de Transition ont conduit l’Union européenne à revoir ses mesures appropriées en décembre 2011.


Normalisation et relance de l’aide

Fin 2013, la tenue d’élections présidentielles et législatives libres et crédibles, sous observation internationale, a permis au pays de clore la période de crise politique ouverte en 2009. Elle doit désormais permettre à Madagascar de recouvrer pleinement la place qui est la sienne, tant sur la scène régionale qu’internationale, et recouvrer le soutien des principaux bailleurs internationaux (FED, FMI, Banque Mondiale).

L’Union africaine a d’ores et déjà réintégré la Grande Ile au sein de ses instances (le 27 janvier 2014), et la directrice générale du FMI a annoncé le 12 mars à son Conseil d’administration la reprise de l’assistance financière du fonds à Madagascar.

Une conférence des bailleurs internationaux est envisagée pour Madagascar.


Mise à jour : 24.03.14


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