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Présentation

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Données générales

Nom officiel : Grand-Duché de Luxembourg
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Grand-Duc Henri de Luxembourg depuis le 7 octobre 2000
Chef du Gouvernement : M. Jean-Claude Juncker depuis le 20 janvier 1995

Données géographiques

Superficie : 2586 km²
Capitale : Luxembourg-Ville
Villes principales : Luxembourg, Esch-sur-Alzette
Langues officielles : luxembourgeois, français, allemand
Langues courantes : luxembourgeois, français, allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 23 juin

Données démographiques

Population (1er janvier 2012) : 524 853 (dont 40% d’étrangers)
Densité : 202,9 hab./km2
Croissance démographique : 0,247%
Espérance de vie (2010) : 77,9 ans pour les hommes et 83,5 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholicisme (87 %)
Indice de développement humain (rapport PNUD 2011) : 0,867 ; 25ème rang (France : 0,884 ; 20ème)

Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, portail des statistiques du Luxembourg)

PIB (2011) : 42,8 Mds €
PIB par habitant (2011) : 82 700 € (en SPA 68.900 €)

Taux de croissance (2012) : 0,3 % (estimations pour 2013 : 1,0 %)
Taux de chômage (avril 2013) : 6,5 %
Taux d’inflation (janvier 2013) : 2,1 %

Solde budgétaire (2012) : - 0,8 % (estimations pour 2013 : - 1,4 %)
Balance commerciale (2012) : - 7,9 Mds €

Principaux clients (2012)( : Allemagne (27,9 %), France (15,9 %), Belgique (12,2 %), Italie (4,3%), Royaume-Uni (3,8%).
Principaux fournisseurs (2012) : Belgique (33,9 %), Allemagne (28,9%), France (12,0%), Pays-Bas (6,3%) ; États-Unis (4,6%).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 0,3%
- industrie : 12,8%
- services : 86,8 % (le poids du secteur financier dans la valeur ajoutée dépasse 30 % contre 25% en 2000).

Exportations de la France vers le Luxembourg (2012) : 2.218 milliards d’euros
Importations françaises du Luxembourg (2012) : 1.598 milliards d’euros

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat de France : Luxembourg

Communauté française au Luxembourg : 30.052 Français immatriculés (décembre 2012) et 78.000 travailleurs transfrontaliers

Communauté luxembourgeoise en France : 1000 personnes

Politique intérieure

Le Grand-Duché de Luxembourg est une monarchie constitutionnelle, au sein de laquelle les prérogatives du Grand-duc sont déléguées au premier ministre.

La vie politique luxembourgeoise est traditionnellement dominée par trois grandes formations : le Parti chrétien social (PCS - ou CSV) dont est issu le Premier ministre Jean-Claude Juncker, le Parti démocratique, d’inspiration libérale (DP), et le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (POSL ou LSAP).

À l’issue des élections de juin 2009, le PCS de M. Juncker a reconduit son alliance avec le Parti Ouvrier Socialiste Luxembourgeois. À la tête du gouvernement luxembourgeois depuis janvier 1995, M. Jean-Claude Juncker exerce ainsi les fonctions de premier ministre pour un quatrième mandat. Il bénéficie d’une très forte popularité, nourrie de son intérêt constant pour les dossiers sociaux, l’emploi, le développement de la coopération transfrontalière ainsi que de son statut sur la scène européenne.

Avec neuf portefeuilles pour les chrétiens-sociaux et six pour les socialistes, le contrat de gouvernement continue de privilégier le Parti chrétien social dans les domaines politique et économique, mais tient compte de certaines préoccupations sociales de son partenaire, également proches de celles des chrétiens-sociaux (emploi, logement, réforme des retraites, formation, intégration).

Des élections communales ont eu lieu le 9 octobre 2011 au Luxembourg. Les 116 communes du Grand-Duché ont renouvelé leurs autorités communales. Les Verts sont les grands vainqueurs de ce scrutin puisqu’ils détiennent désormais 74 mandats locaux (+33, sur un total d’environ 500). Le Parti démocratique (libéral) progresse légèrement et conforte sa place de troisième parti luxembourgeois.

Les deux grands partis luxembourgeois, le CSV démocrate-chrétien et le LSAP-PSOL social-démocrate, reculent, mais restent de loin les deux premiers partis. L’extrême-gauche enregistre quelques gains, tandis que la droite populiste de l’ADR recule. M. Xavier Bettel a été élu maire de Luxembourg.

Situation économique

Pays le plus riche de l’UE en termes de revenu par habitant (82.100 euros contre 26.760 pour la France), le Luxembourg a connu, jusqu’en 2007, une croissance économique vigoureuse. Pays à l’économie très ouverte vers l’extérieur, le Luxembourg a subi les effets de la crise économique et financière, avec un taux de croissance négatif de -5,3% du PIB en 2009. La situation du Luxembourg s’est améliorée, avec une croissance s’établissant à 2,7% en 2010 puis à 1,7% en 2011 mais faiblissant à 0,3% en 2012. Les prévisions tablent sur une croissance de 1,0% en 2013.

Si le Luxembourg a recouvré la santé économique, l’impact de la crise financière sur le pays a mis en évidence la polarisation importante de l’économie luxembourgeoise vers le secteur financier. La place financière luxembourgeoise, touchée comme ses homologues par la chute des valeurs boursières en 2008, garde néanmoins une position privilégiée en Europe et dans le monde (deuxième centre bancaire mondial après les Etats-Unis pour l’industrie des fonds d’investissement).

Face au constat de sa dépendance à l’égard du secteur financier, le Grand Duché recherche actuellement une diversification de ses activités économiques. Or, comme en Belgique et en France, l’industrie sidérurgique luxembourgeoise connaît de grandes difficultés : les hauts-fourneaux de Schifflange ont été mis à l’arrêt pour une durée indéterminée tandis que la production du site de Rodange a été ralentie.

Le Luxembourg tente donc dans ce contexte de développer ses atouts pour se positionner comme un centre audiovisuel et des NTIC, d’attirer les sociétés de services électroniques, notamment pour le e-commerce car le Grand Duché offre un taux de TVA de 15% très attractif pour les implantations de sociétés de pays tiers en Europe, de développer et d’enrichir son activité de logistique déjà importante et d’investir dans la recherche et le développement, notamment dans le secteur des biotechnologies, de l’écologie et du développement durable.

Ces dernières années, le Luxembourg a aussi considérablement développé les secteurs des assurances, notamment avec la Libre Prestation de Services vers les autres Etats membres de l’UE à partir du Grand Duché. Outre le défi de la diversification de son économie, le Luxembourg est confronté à la question de la soutenabilité des finances publiques, en raison notamment des dépenses induites par le vieillissement de la population.

La Commission européenne estime que le Luxembourg est l’État membre dont le risque de soutenabilité des dépenses publiques à long terme est le plus élevé.

Le chômage est en augmentation, atteignant 6,5% en avril 2013 contre 4,6% en 2010. Le Luxembourg recourt massivement à la main-d’œuvre étrangère, principalement transfrontalière : environ 140 000 « navetteurs » quotidiens, dont 52% de Français, essentiellement en provenance de Lorraine, se rendent quotidiennement au Luxembourg.

Le Luxembourg est parmi les quatre pays les mieux notés d’Europe avec l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande. En raison de l’aggravation des difficultés économiques de la Grèce, l’Italie et l’Espagne, l’agence Moody’s a annoncé le 24 juillet 2012 avoir abaissé la perspective du Luxembourg en "négative".

Du fait de la pression internationale, le Luxembourg, membre du Groupe d’action financière (GAFI), a accepté de mettre en œuvre les standards internationaux en matière de transparence et d’échange d’informations fiscales. Avec la signature effective de plus de douze conventions, il a rejoint la première catégorie ("liste blanche") de la liste de l’OCDE établie au sommet du G20 de Londres. Le Luxembourg a annoncé en avril 2013 être prêt à assouplir le secret bancaire en acceptant l’échange automatique d’informations à partir du 1er janvier 2015. Il a en revanche refusé de participer à la coopération renforcée instaurant une Taxe sur les transactions financières et a soutenu le recours du Royaume-Uni devant la Cour de justice européenne au motif qu’elle ne préservait pas les intérêts des Etats ne souhaitant pas y participer.

Politique extérieure

La priorité européenne par vocation

La construction européenne est l’axe prioritaire de la politique étrangère du Luxembourg, qui s’efforce également de promouvoir la coopération transfrontalière avec ses voisins (France, Allemagne, Belgique) et a l’ambition de voir le large espace géographique créé à son initiative, la "Grande Région", devenir le laboratoire d’une Europe des régions.

Membre fondateur, le Luxembourg a toujours joué un rôle très actif dans la construction européenne. Il considère comme essentiel pour l’Union que la dimension sociale ne soit pas négligée.

Le Grand Duché s’implique par ailleurs activement dans la politique européenne de sécurité et de défense. C’est lors de la présidence luxembourgeoise de l’Union européenne au 1er semestre 2005 qu’ont été signé l’accord sur la révision du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) et de la stratégie de Lisbonne et le traité d’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie.

Le pays est signataire du traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance établi entre 25 des 27 pays de l’UE. En outre, la chambre des députés a adopté le 26 juin 2012 à la majorité qualifiée les projets de loi portant ratification du Mécanisme européen de stabilité (MES) et révision de l’article 136 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).

L’instrument de ratification a été transmis au Conseil de l’UE le 5 juillet 2012. Le Luxembourg a ratifié le 27 février 2013 le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance. Le parti populaire chrétien social (CSV), le Parti ouvrier socialiste (LSAP), et le parti démocratique (DP) ont voté pour, tandis que les Verts, les deux députés du Parti réformiste d’alternative démocratique (ADR) et l’unique député de Déi Lénk ont voté contre.

Le Luxembourg et le Kossovo ont signé le 23 avril, quelques jours après l’accord historique entre la Serbie et le Kossovo, un accord bilatéral officialisant la coopération existante (santé, formation, assainissement de l’eau) et rehaussant l’actuel bureau de coopération du Luxembourg à Pristina au niveau d’ambassade.

Le Luxembourg entretient des relations étroites avec ses voisins néerlandais et belges. Les trois pays sont regroupés au sein de "l’Union du Bénélux" en vertu du traité signé en 2008 et entré en vigueur en 2011, qui succède à celui signé en 1958 pour une période de cinquante ans.

Ce traité dote le Bénélux de nouvelles compétences en matière de développement durable, de justice et d’affaires intérieures. Un programme de travail commun pour 2013-2016 a été adopté en décembre 2012. La coopération politique reste informelle mais les trois pays ont convenu de se concerter avant toute réunion ministérielle européenne afin d’adopter des positions communes. Le Luxembourg a pris la présidence tournante du Bénélux le 1er janvier 2013, succédant à la Belgique.

Le Luxembourg s’efforce également de diversifier son action internationale

L’armée luxembourgeoise (1000 hommes) tient à marquer sa volonté de prendre part, à la hauteur de ses moyens, à l’effort de défense européenne, notamment dans les missions de maintien de la paix.

Professionnalisée en 1996, l’armée a intégré des citoyens originaires d’autres pays de l’UE en février 2004. Le Grand Duché est actif dans les Balkans, où il a participé à la SFOR et contribue à l’opération Althea qui lui a succédé. À l’échelle de ses moyens, l’armée luxembourgeoise, qui s’inscrit dans un processus de coopération militaire avec ses deux partenaires du Bénélux, participe à des opérations de maintien de la paix, notamment dans le cadre des Nations-Unies en intégrant généralement des militaires dans des contingents belges (KFOR, ISAF et EUSEC CONGO).

Au Proche-Orient, où il contribue avec détermination au développement économique de la bande de Gaza, ses militaires font partie du contingent de la FINUL. Le Luxembourg participe par ailleurs à l’opération Atalante. Il s’est rapproché de l’Amérique latine et a mis l’accent sur l’intensification de ses relations avec l’Asie orientale, y compris Taïwan. Le Luxembourg participe à l’opération EUTM Mali (envoi de deux instructeurs).

Le pays a atteint son objectif de consacrer 1% du revenu national brut (RNB) pour l’aide et la coopération internationale. Ayant défini dix pays cibles parmi les plus défavorisés (la plupart dans l’espace francophone), le Luxembourg y mène, au moyen de programmes indicatifs de coopération quadriennaux, une politique adaptée aux besoins locaux. La part de l’aide bilatérale (70% du total) est en augmentation mais l’action du Luxembourg s’inscrit dans un contexte essentiellement multilatéral.

Mise à jour : 02.05.13

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