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Présentation

Données générales

Nom officiel : Grand-Duché de Luxembourg
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Grand-Duc Henri de Luxembourg depuis le 7 octobre 2000
Chef du Gouvernement : M. Xavier Bettel depuis le 4 décembre 2013

Données géographiques

Superficie : 2586 km²
Capitale : Luxembourg-Ville
Villes principales : Luxembourg, Esch-sur-Alzette
Langues officielles : luxembourgeois, français, allemand
Langues courantes : luxembourgeois, français, allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 23 juin

Données démographiques

Population (1er janvier 2014) : 549.680 (dont plus de 45% d’étrangers)
Densité : 207,7 hab./km2
Croissance démographique : 0,23%
Espérance de vie (2011) : 79,1 ans pour les hommes et 83,8 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholicisme (87 %)
Indice de développement humain (rapport PNUD 2012) : 0,875 ; 26ème rang (France : 0,893 ; 20ème)

Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, portail des statistiques du Luxembourg)

PIB (2013) : 45,3 Mds €
PIB par habitant (2012) : 80.700 €
Taux de croissance (2013) : 2,1 % (estimations pour 2014 : 2,2 %)
Taux de chômage (mars 2014) : 7,1 %
Taux d’inflation (avril 2014) : 0,8 %
Solde budgétaire (2013) : - 0,2 % PIB Dette publique (2013) : 24,3% PIB
Balance commerciale (2013) : - 6,2 Mds €
Principaux clients (2012) : Allemagne (21,9 %), France (15,8 %), Belgique (15,8 %), Italie (7,2%), Suisse (4,5%).
Principaux fournisseurs (2013) : Belgique (30 %), Allemagne (22,6%), France (10,8%), États-Unis (8,2%), Chine (6,4%), Pays-Bas (4,6%) ;

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 0,3%
  • industrie : 13,4%
  • services : 86,8 % (le poids du secteur financier dans la valeur ajoutée dépasse 30 % contre 25% en 2000).

Exportations de la France vers le Luxembourg (2013) : 2.075 millions d’euros
Importations françaises du Luxembourg (2013) : 1.329 millions d’euros

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/Luxembourg

Communauté française au Luxembourg : 32.575 Français immatriculés (décembre 2013).

Selon, l’Institut national de la statistique et des études économiques du Luxembourg (Statec), les Français, au nombre de 37 100, forment la deuxième communauté étrangère du Luxembourg après les Portugais (16,5%) et représentent 6,8% de la population. En outre, 80.000 travailleurs transfrontaliers résidant en France se rendent quotidiennement au Grand-Duché.

Communauté luxembourgeoise en France : 1.000 personnes


Politique intérieure

Le Grand-Duché de Luxembourg est une monarchie constitutionnelle, au sein de laquelle les prérogatives du Grand-duc sont déléguées au premier ministre. La vie politique luxembourgeoise est traditionnellement dominée par trois grandes formations : le Parti chrétien social (CSV), le Parti démocratique, d’inspiration libérale (DP), et le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (POSL ou LSAP). Le parti des Verts, qui bénéficie d’un fort ancrage local, notamment au niveau municipal, participe à un gouvernement pour la première fois de son histoire.

Six semaines après la tenue des élections législatives anticipées, le parti libéral (DP), le parti socialiste (LSAP) et les Verts (Déi Greng) ont signé le 2 décembre 2013 un accord de coalition. Xavier Bettel, le jeune et charismatique leader du parti libéral, troisième force politique du pays mais parti ayant enregistré la plus forte progression lors du scrutin (gain de 4 sièges), est devenu premier ministre. Si ce nouveau gouvernement est inédit dans l’histoire du pays, il conserve, sur la plupart des sujets, une position proche de celle du gouvernement précédent. Les questions de société (mariage pour les personnes de même sexe, réforme de la Constitution, redéfinition des liens entre Eglise et Etat, réforme du droit à l’avortement) sont le domaine dans lequel l’accord de coalition se démarque le plus du précédent gouvernement.

Le Parlement luxembourgeois est composé d’une chambre unique comprenant 60 députés élus au suffrage universel proportionnel..

Des élections communales ont eu lieu le 9 octobre 2011 dans les 116 communes du Grand-Duché. Les Verts, qui ont été les grands vainqueurs de ce scrutin, détiennent 74 mandats locaux (+33, sur un total d’environ 500). Le Parti démocratique (libéral) a légèrement progressé, confortant sa place de troisième parti luxembourgeois tandis que le CSV démocrate-chrétien et le LSAP-PSOL social-démocrate, ont connu un léger recul.


Situation économique

La situation économique du Luxembourg reste très enviable.. Noté AAA, il est le premier pays d’Europe en PIB par habitant et présente un déficit public de 0,2% du PIB pour une dette de 24,3% en 2013. Cependant, la croissance du pays a fortement ralenti depuis plusieurs années (-0,2% en 2012 et 2,1% en 2013 selon la Commission européenne contre une moyenne de 5% entre 1995 et 2007) et le taux de chômage, en augmentation continue, s’établit à 7,1% environ (18,8% chez les jeunes de 15 à 24 ans) contre 4,1% en 2008.

Le Fonds monétaire envisage pour le Luxembourg une croissance de 2,1% en 2014 et de 1,9% en 2015 tandis que la Commission européenne table sur 2,2% et 2,5%. Après une baisse importante liée à la crise économique et financière, le nombre de banques présentes au Luxembourg est reparti à la hausse : neuf créations nettes d’établissements ont eu lieu entre juin 2013 et février 2014. Les effectifs dans le secteur bancaire se sont stabilisés après presque cinq ans consécutifs de baisse et la perte d’un millier de postes. Les indicateurs économiques laissent donc entrevoir une reprise de la croissance au Luxembourg qui devrait se traduire par des créations d’emplois.

Pour autant, le Luxembourg, pays à l’économie très ouverte vers l’extérieur et recourant massivement à la main-d’œuvre étrangère, principalement transfrontalière (environ 140 000 « navetteurs » quotidiens, dont 52% de Français, essentiellement en provenance de Lorraine, se rendent quotidiennement au Luxembourg), est confronté à d’importants défis.

Très dépendant à l’égard du secteur financier (38% de la valeur ajoutée, 17% de l’emploi, le total des actifs bancaires représentant près de 20 fois le PIB courant), le Luxembourg est confronté au défi de la diversification de son économie, rendu plus urgent par la fin programmée du secret bancaire au 1er janvier 2015. L’Institut national de la statistique et des études économiques du Luxembourg (Statec) estime que l’application de la directive épargne dans sa mouture de 2003 engendrera la fuite de 15 milliards d’euros d’actifs et la perte de 2.300 à 2.800 emplois. Le changement de territorialité du lieu de taxation à la TVA des produits électroniques à la même date pourrait entraîner la perte de 660 millions d’euros à 1,1 milliards d’euros, soit entre 4,9 et 9,1% des recettes. En outre, comme en Belgique et en France, l’industrie sidérurgique luxembourgeoise connaît de grandes difficultés.

Le Luxembourg doit également faire face au vieillissement de la population qui fait peser un risque important, souligné par la Commission européenne, sur la soutenabilité de ses finances publiques. Le très généreux système de retraite luxembourgeois (92% à 112% de taux de remplacement) pourrait se trouver remis en cause en cas de dégradation de la conjoncture économique. Le Luxembourg est, avec la Belgique, le seul pays de l’UE à pratiquer l’indexation des salaires et des pensions de retraite sur l’inflation.
L’accord de coalition rendu public le 2 décembre 2013 prévoit, dans le but de conserver la notation AAA du pays, de maintenir le déficit budgétaire en dessous de 3% du PIB. En 2014, l’endettement de l’État devrait s’établir à 11,3 milliards d’euros, soit un taux inchangé de 23% du PIB.

Le projet de budget 2014 a été déposé à la Chambre en mars avec plusieurs mois de retard, en raison de la tenue en octobre 2013 des élections anticipées. Il s‘agit d’un budget de transition qui prévoit un déficit budgétaire de 1,1% et des économies de 230 millions d’euros. L’élaboration du budget 2015, qui devra être présenté en octobre, concentre d’ores et déjà toute l’attention du nouveau gouvernement. Ce projet de budget inclura l’augmentation du taux normal de TVA de 15 à 17% au 1er janvier 2015. Cette hausse ne sera pas suffisante pour combler la perte des recettes de TVA liées à l’e-commerce, mais devrait permettre d’augmenter les recettes fiscales, en attendant la grande réforme fiscale annoncée par le ministère des Finances et qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2017.

Du fait de la pression internationale, le Luxembourg, membre du Groupe d’action financière (GAFI), a accepté de mettre en œuvre les standards internationaux en matière de transparence et d’échange d’informations fiscales. Avec la signature effective de plus de douze conventions, il a rejoint la première catégorie (« liste blanche ») de la liste de l’OCDE établie au sommet du G20 de Londres en 2009. Alors que le Luxembourg avait été mis à l’index lors de l’assemblée plénière du Forum mondial sur la transparence et l’échange d’informations fiscales en novembre 2013 à Djakarta, le ministère des Finances a obtenu une évaluation favorable lors de la réunion plénière du GAFI en février dernier, qui a reconnu des progrès significatifs du Luxembourg en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et décidé d’exclure le Grand-Duché de la procédure de suivi du 3ème cycle d’évaluation du GAFI. Cela constitue une reconnaissance de l’action de l’ancien ministre des Finances, Luc Frieden, qui avait permis l’adoption, entre 2010 et 2013, d’un ensemble de textes réglementaires en la matière. Le nouveau gouvernement installé en décembre dernier, soucieux des dommages que peut causer à l’économie du pays l’image de paradis fiscal, fait preuve de volontarisme en la matière ainsi qu’en témoigne la levée du véto luxembourgeois à l’adoption de la révision de la directive épargne de 2003 en mars dernier.


Politique extérieure

Coopération au sein du Benelux : Le Luxembourg entretient des relations étroites avec ses voisins néerlandais et belges. Les trois pays sont regroupés au sein de l’ « Union du Bénélux » en vertu du traité signé en 2008 et entré en vigueur en 2011, qui succède à celui ratifié en 1958 pour une période de cinquante ans. Ce traité dote le Bénélux de nouvelles compétences en matière de développement durable, de justice et d’affaires intérieures. La coopération politique reste informelle mais les trois pays ont convenu de se concerter avant toute réunion ministérielle européenne afin d’adopter des positions communes.

Le 21 février 2014, les trois ministres des Affaires étrangères ont signé à La Haye un nouveau traité sur la coopération transfrontalière entre les trois pays et adopté le plan d’action 2014 du Benelux qui met l’accent sur les thématiques de la mobilité professionnelle transfrontalière, de la logistique et des transports et de la lutte contre la fraude. Ce nouveau traité, qui renouvelle des procédures existant depuis 1986 et offre un cadre juridique renforcé à la coopération transfrontalière, ouvre la porte à des coopérations avec l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.

Lors du "sommet social Benelux" le 13 février 2014 à Bruxelles, les premiers ministres des trois pays du Benelux ont annoncé leur volonté de faire avancer le combat contre le dumping social et la concurrence déloyale, même en l’absence de progrès au niveau européen et signé une déclaration commune en ce sens.
Une déclaration des pays du Benelux, signée le 18 avril 2012, a formalisé le renforcement d’une coopération militaire entre les trois pays. Au-delà des intérêts objectifs des trois pays à une mise en commun de leurs ressources, il s’agit avant toute chose d’un renforcement bilatéral entre la Belgique et les Pays-Bas, le Luxembourg ne disposant que de faibles capacités.

L’armée luxembourgeoise (1000 hommes) tient à marquer sa volonté de prendre part, à la hauteur de ses moyens, à l’effort de défense européenne, notamment dans les missions de maintien de la paix. Professionnalisée en 1996, l’armée a intégré des citoyens originaires d’autres pays de l’UE en février 2004. Le Grand-Duché est actif dans les Balkans, où il a participé à la SFOR et contribue à l’opération Althea qui lui a succédé. L’armée luxembourgeoise participe à des opérations de maintien de la paix, notamment dans le cadre des Nations-Unies en intégrant généralement des militaires dans des contingents belges ou français (KFOR, ISAF et EUSEC CONGO). Au Proche-Orient, un sous-officier et un soldat, intégrés au détachement belge, font partie du contingent de la FINUL et le Conseil des ministres a donné en mars 2014 son accord pour la prolongation de la participation de l’armée luxembourgeoise jusqu’au 30 juin 2015 au plus tard.

Le Luxembourg participe par ailleurs à l’opération Atalante ainsi qu’à l’opération EUTM Mali (envoi de deux instructeurs) et le Conseil des ministres a adopté le projet de règlement grand-ducal relatif à la participation du Luxembourg à la mission PSDC civile de l’UE au Mali (un membre de la Police grand-ducale participera à cette mission civile pour un mandat initial de la mission sera de deux ans). Le Grand-Duché prendra part à EUFOR RCA à travers l’envoi d’un sous-officier.

Le Luxembourg a été élu membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le biennium 2013-201 et a exercé la présidence du Conseil lors du mois de mars 2014.

La politique d’aide au développement du Grand-Duché se veut exemplaire. Le Luxembourg est l’un des cinq pays (avec la Suède, la Norvège, les Emirats arabes unis et le Royaume-Uni) qui consacrent 1% de leur PIB à l’APD. En 2013, l’APD luxembourgeois a augmenté de 1,2%. L’aide au développement du Luxembourg se concentre sur une dizaine de pays-cibles (Mali, Sénégal, Cap Vert, Burkina-Faso, Niger, Laos, Vietnam, Nicaragua, Salvador) dans lesquels le Luxembourg mène, au moyen de programmes indicatifs de coopération quadriennaux, une politique adaptée aux besoins locaux. La part de l’aide bilatérale (70% du total) est en augmentation mais l’action du Luxembourg s’inscrit dans un contexte essentiellement multilatéral.


Mise à jour : 14.04.14


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