Présentation du Luxembourg

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Grand-Duché de Luxembourg
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Grand-Duc Henri de Luxembourg depuis le 7 octobre 2000
Chef du Gouvernement : M. Xavier Bettel depuis le 4 décembre 2013

Données géographiques

Superficie : 2.586 km²
Capitale : Luxembourg-Ville
Villes principales : Luxembourg, Esch-sur-Alzette
Langues officielles : luxembourgeois, français, allemand
Langues courantes : luxembourgeois, français, allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 23 juin

Données démographiques

Population (1er janvier 2016) : 576 200 (dont 46% d’étrangers)
Densité (1er janvier 2016) : 222,8 hab./km2
Croissance démographique : 2,4%
Espérance de vie (2013) : 80,2 ans pour les hommes et 84,8 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholicisme (90 %)
Indice de développement humain (rapport PNUD 2013) : 0,892 ; 19ème rang (France : 8,888 ; 22ème)

Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, portail des statistiques du Luxembourg) : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/Luxembourg

PIB (2015) : 52,1 Mds €
PIB par habitant (2015) : 91 634 €
Taux de croissance (2015) :4,8% (estimations pour 2016 : 3,3 %)
Taux de chômage (janvier 2016) : 6,4%
Taux d’inflation (2015) : 0,1%
Solde budgétaire (2015) : 1,3 % du PIB (estimations pour 2016 : 0,8%)
Dette publique (2015) : 21,4% du PIB
Balance commerciale (2015) : 4,8% du PIB
Principaux clients (2015) : Allemagne (21,4%), Belgique (16,6%) ; France (16,5%), Royaume-Uni (4,7%) ; Italie (4,5%), Pays-Bas (4%)
Principaux fournisseurs (2015) : Belgique (27,1%), Allemagne (21,7%), Chine (11,6%) France (9,3%), États-Unis (8,2%), Pays-Bas (4,2%) ;
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 0,3%
  • industrie : 11,9%
  • services : 87,8 %
    Exportations de la France vers le Luxembourg (2015) : 1971 millions d’euros
    Importations françaises du Luxembourg (2015) : 1.445 millions d’euros

Composition du gouvernement

À la suite de la démission du gouvernement Juncker le 11 juillet 2013, des élections anticipées ont eu lieu le 20 octobre 2013. Disposant d’une courte majorité (32 sièges sur 60), les socialistes, les libéraux et les Verts, sont parvenus à s’entendre sur un programme de gouvernement commun, écartant le parti chrétien-social (CSV) du pouvoir, pour la première fois depuis 1979. La composition du gouvernement (sept libéraux, sept socialistes et quatre Verts) reflète le rapport de forces au sein de la coalition.
Gouvernement du 4 décembre 2013

  • Xavier BETTEL (DP) Premier ministre, ministre des Communications et des médias, ministre des Cultes
  • Étienne SCHNEIDER (LSAP) Vice-premier ministre, ministre de l’Économie, ministre de la Sécurité intérieure, ministre de la Défense
  • Jean ASSELBORN (LSAP) Ministre des Affaires étrangères et européennes, ministre de l’Immigration et de l’Asile
  • Félix BRAZ (les Verts) Ministre de la Justice
  • Nicolas SCHMIT (LSAP) Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire
  • Romain SCHNEIDER (LSAP) Ministre de la Sécurité sociale, ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, ministre des Sports
  • François BAUSCH (les Verts) Ministre du Développement durable et des Infrastructures
  • Fernand ETGEN (DP) Ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, ministre aux relations avec le Parlement
  • Maggy NAGEL (DP) Ministre de la Culture, ministre du Logement
  • Pierre GRAMEGNA (DP) Ministre des Finances
  • Lydia MUTSCH (LSAP) Ministre de la Santé, ministre de l’Égalité des chances
  • Daniel KERSCH (LSAP) Ministre de l’Intérieur, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative
  • Claude MEISCH (DP) Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
  • Corinne CAHEN (DP) Ministre de la Famille et de l’Intégration, ministre à la Grande Région
  • Carole DIESCHBOURG (les Verts) Ministre de l’Environnement
    Francine CLOSENER (LSAP) Secrétaire d’État à l’Économie, à la Sécurité intérieure et à la Défense
  • Camille GIRA (les Verts) Secrétaire d’État au Développement durable et aux Infrastructures
  • Marc HANSEN (DP) Secrétaire d’État à l’Éducation nationale, à l’Enfance et à la Jeunesse, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à Recherche ; Secrétaire d’Etat au Logement depuis avril 2015

Présence française
https://lu.ambafrance.org/

Communauté française au Luxembourg : 33.250 français immatriculés (décembre 2015).

Selon, l’Institut national de la statistique et des études économiques du Luxembourg (Statec), les français, au nombre de 41671, forment la deuxième communauté étrangère du Luxembourg après les portugais (16,2%) et représentent 7% de la population. En outre, près de 90.000 travailleurs transfrontaliers résidant en France se rendent quotidiennement au Grand-Duché.

Communauté luxembourgeoise en France : 1.000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Grand-Duché de Luxembourg est une monarchie constitutionnelle, au sein de laquelle les prérogatives du Grand-duc sont déléguées au Premier ministre. La vie politique luxembourgeoise est traditionnellement dominée par trois grandes formations : le Parti chrétien social (CSV), le Parti démocratique (DP) d’inspiration libérale, et le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP). Le parti des Verts, qui bénéficie d’un fort ancrage local, participe à un gouvernement pour la première fois de son histoire (accord de coalition entre le DP, le LSAP et les Verts signé le 2 décembre 2013). Xavier Bettel, le jeune et charismatique leader du parti libéral, troisième force politique du pays, est le premier ministre de cette coalition.

Le nouvel exécutif a marqué une véritable rupture avec le précédent gouvernement sur les questions sociétales (« loi sur la réforme du mariage », célébrations officielles de la fête nationale détachées de tout caractère religieux, réforme des relations entre les pouvoirs publics et les cultes par un accord du 26 janvier 2015). Toutefois, la large victoire du « non » au référendum du 7 juin 2015 au cours duquel avait été posées les questions de l’abaissement de l’âge du droit de vote à 16 ans, du droit de vote des étrangers (à condition qu’ils résident dans le pays depuis plus de dix ans et qu’ils aient déjà pris part à un scrutin européen ou municipal), et de la limitation de la durée des mandats ministériels à dix ans consécutifs, n’a pas permis au gouvernement d’engager toutes les réformes sociétales qu’il souhaitait.

Le Parlement luxembourgeois est composé d’une chambre unique comprenant 60 députés élus au suffrage universel proportionnel. Depuis les élections du 20 octobre 2013, la composition de la Chambres est la suivante :

Les dernières élections municipales ont eu lieu le 9 octobre 2011 dans les 116 communes du Grand-Duché. Les Verts ont été les grands vainqueurs de ce scrutin et détiennent 74 mandats locaux (+33, sur un total d’environ 500).

Situation économique

La situation économique du Luxembourg, pays à l’économie très ouverte vers l’extérieur et recourant massivement à la main-d’œuvre étrangère, principalement transfrontalière (environ 164 000 « navetteurs » quotidiens, dont 50% de français, essentiellement en provenance de Lorraine) reste très enviable, mais le pays est confronté à d’importants défis. Noté AAA, il présentait en 2015 un excédent public de 1,2% du PIB pour une dette de 21 %. Après avoir ralentie ces dernières années (-0,2% en 2012 contre une moyenne de 5% entre 1995 et 2007), la croissance du pays est repartie à la hausse avec 4,3% en 2013, 4,1% en 2014 et 4,8% en 2015, et le taux de chômage, qui a connu une forte augmentation au cours des dernières années, se stabilise à 6,4%. Cette embellie devrait être stable malgré un léger ralentissement au cours des prochaines années puisque la Commission européenne prévoit une croissance de 3,3% en 2016 et de 3,9% en 2017. Dans le but de conserver la notation AAA du pays, le gouvernement souhaite en outre maintenir le déficit budgétaire en dessous de 3% du PIB. Dans cette optique, il s’est engagé à mettre en œuvre un « plan d’avenir » comprenant 1Md€ d’économies d’ici 2018.

Très dépendant à l’égard du secteur financier (27% de la valeur ajoutée, 11% de l’emploi, le total des actifs bancaires représentant 200 fois le PIB), le Luxembourg est confronté au défi de la diversification de son économie, rendu plus urgent depuis la fin du secret bancaire au 1er janvier 2015. Le Luxembourg doit également faire face au vieillissement de la population qui fait peser un risque important, souligné par la Commission européenne, sur la soutenabilité de ses finances publiques. Dans ce contexte, une « Stratégie de la troisième révolution industrielle », élaborée par l’économiste américain Jeremy Rifkin, a été dévoilée en novembre 2016. Elle vise à mettre en place un nouveau modèle économique s’appuyant sur la convergence des TIC, des énergies renouvelables et des transports afin de répondre à la baisse des ressources pétrolières, et favorise une transition vers un développement plus soutenable basé sur une économie décarbonée.

Fiscalité

Une réforme fiscale « en profondeur » est préparée par le gouvernement (coût estimé à 373 M€ pour 2017). Elle a pour objectif de soutenir l’attractivité fiscale du pays pour les entreprises (baisse du taux nominal de l’impôt sur les sociétés, actuellement fixé à 21 %, à 19 % en 2017 puis à 18 % en 2018) et de redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes (diminution du barème de l’impôt par le bas, revalorisation des crédits d’impôts pour les revenus les moins élevés et les parents isolés et création d’une nouvelle tranche d’imposition au taux de 42% pour les revenus supérieurs à 200 000 €).

Au niveau européen, le Luxembourg est fermement opposé à toute harmonisation fiscale, et n’a pas souhaité prendre part à la coopération renforcée relative à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières (TTF). Cette position intransigeante a toutefois connue une inflexion sensible depuis l’entrée en fonctions du nouveau gouvernement. En mars 2014, le Luxembourg a accepté, tout comme l’Autriche, de lever son véto à l’adoption de la directive révisée sur la fiscalité de l’épargne (mesures anti-contournement, élargissement du champ d’application) en contrepartie de l’octroi par la Commission de garanties concernant les négociations avec les cinq États tiers, parmi lesquels la Suisse. De plus, le Luxembourg ne s’est pas opposé à l’approbation du projet de directive révisée sur la coopération administrative visant à étendre l’échange automatique et obligatoire d’informations dans le domaine fiscal, qui a permis de généraliser depuis le 1er janvier 2017 l’échange automatique d’information à cinq nouveaux domaines en plus de ceux couverts par la directive de 2011/16. Le Luxembourg a en outre signé le 28 mars 2014 un accord FATCA (modèle I) avec les États-Unis.

A la suite de la publication d’articles relatifs à la négociation par l’administration luxembourgeoise de rescrits fiscaux (« rulings ») avec 340 multinationales leur permettant de bénéficier d’un taux d’imposition très faible, voire négatif, le gouvernement luxembourgeois a dû se résoudre à transmettre en décembre 2014 la liste exhaustive de ses rescrits fiscaux aux autorités communautaires. L’adoption de la loi du 19 décembre 2014 a permis de donner une base légale à la pratique des rescrits fiscaux, tout en l’encadrant.

Lors de sa présidence du Conseil de l’UE au deuxième semestre 2015, le Luxembourg a agi sur la base des propositions de la Commission en matière de transparence sur les rescrits et de lutte contre l’optimisation fiscale (accord du Conseil sur la directive sur l’échange d’informations sur les rescrits fiscaux en octobre 2015). La loi portant transposition de la directive (UE) 2016/881 du Conseil du 25 mai 2016 modifiant la directive 2011/16/UE relative à l’échange automatique et obligatoire d’informations dans le domaine fiscal et aux règles de déclaration pays par pays pour les groupes d’entreprises multinationales a été adoptée par le Grand-Duché le 23 décembre 2016.

Politique étrangère

Le Luxembourg est un allié précieux, présentant des vues proches des nôtres sur les grands dossiers internationaux, et contribuant, à la hauteur de ses moyens (armée comprenant 1000 hommes), à de nombreuses opérations de maintien de la paix.

En juillet 2015, la participation du Luxembourg à la KFOR a été prolongée jusqu’au 15 novembre 2017. Le Grand-Duché est également actif dans les Balkans, où il participe à l’opération Althea. Le Luxembourg a prolongé sa participation à la mission EUCAP Sahel Niger pour deux ans et participe par ailleurs à l’opération EUTM Mali (envoi d’un deuxième militaire en réponse à l’activation par la France de la « clause de solidarité européenne » par le biais de l’article 42-7 TUE pour lutter contre l’Etat Islamique) et à la mission PSDC civile de l’UE au Mali EUCAP Sahel Mali. Le Luxembourg a également mis à disposition de l’opération EUNAVFOR MED une capacité de surveillance aérienne maritime.

Dans le cadre de l’OTAN, le Luxembourg a adopté en janvier 2016 le projet de règlement autorisant la participation de l’Armée luxembourgeoise à la mission « Resolute Support » en Afghanistan, avec un maximum de 6 militaires simultanément présents sur le terrain.

En 2016, le Luxembourg a en outre alloué 7,5 millions d’euros de son budget dédié à la coopération à l’aide aux victimes de la crise syrienne et maintiendra sa contribution à ce niveau pour les cinq années à venir (37,5 millions d’euros sur 5 ans).

La politique d’aide au développement du Grand-Duché se veut exemplaire. En 2016, l’APD luxembourgeoise a atteint 1% du revenu national brut. Le Luxembourg travaille avec sept pays partenaires (5 en Afrique de l’Ouest, un en Asie du sud-est et un en Amérique centrale) dans lesquels il mène une politique adaptée aux besoins locaux. Les thématiques de la politique luxembourgeoise de coopération et de développement sont la gouvernance, le genre et l’environnement/climat. Les secteurs prioritaires du Luxembourg sont la santé, l’éducation/formation professionnelle, et le développement local et rural. La part de l’aide bilatérale (70% du total) est en augmentation mais l’action du Luxembourg s’inscrit dans un contexte essentiellement multilatéral.

Coopération au sein du Benelux

Le Traité sur l’« Union du Benelux » signé en 2008 et entré en vigueur en 2011 (qui succède à celui ratifié en 1958 pour une période de cinquante ans) vise à renforcer l’influence des trois pays, notamment sur la scène européenne (plan d’action sur la mobilité professionnelle transfrontalière adopté en 2014, plan d’action pour l’emploi et la croissance adopté en 2015).

Les Nations unies et le Luxembourg

Pour la première fois de son histoire, le Luxembourg a occupé un mandat de membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies lors du biennium 2013-2014.
Le Grand-Duché contribue au budget ordinaire des Nations-Unies à hauteur de 0,081%, le montant brut de sa contribution pour 2013 s’est élevé à 2,27 millions de dollars.

Mise à jour : 28.04.17

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