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Présentation du Liban

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Présentation

Données générales

Nom officiel : République libanaise
Nature du régime : République parlementaire
- Chef de l’Etat : Président de la République, le général Michel Sleimane (depuis le 25 mai 2008)
- Président du Conseil des Ministres : M. Najib Mikati (désigné le 25 janvier 2011)
- Président du Parlement : M. Nabih Berry (depuis 1992)

Données géographiques

Superficie : 10.452 km2
Capitale : Beyrouth
Villes principales : Tripoli, Saïda, Tyr, Zahlé
Langue officielle : arabe (depuis 1943)
Langues courantes : arabe libanais, français, anglais
Monnaie : livre libanaise (1 USD = 1507,5 LL)
Fête nationale : fête de l’Indépendance, 22 novembre

Données démographiques

Population (évaluation en l’absence de recensement depuis 1932) : 3,9 millions dont 416.000 réfugiés palestiniens enregistrés par l’UNRWA
Indice synthétique de fécondité : 2,1
Espérance de vie : 71,7 ans
Taux d’alphabétisation : 88,5 %
Religions (les pourcentages sont des évaluations) : 18 communautés confessionnelles sont reconnues notamment musulmans chiites (31%), sunnites (22%), druzes (5%), chrétiens maronites (23%), grecs-orthodoxes et catholiques (13%) et Arméniens (3%)
Indice de développement humain : 0,791

Données économiques 2011

PIB (2011) : 41.5 Mds USD
PIB par habitant (2011) : environ 10000 USD
Taux de croissance (2011) : entre 1 et 2 %
Taux de chômage (au sens du BIT) (2008) : 15 %
Taux d’inflation (2011) : 6 %
Déficit budgétaire (2011) : entre 7.5 et 9.7 % du PIB
Dette publique (2011) : entre 121 et 132 % du PIB
Solde commercial (2011) : - 14.9 Mds USD
Balance commerciale (2010) : - 32 % PIB

Principaux clients (2011) : La France est le 14ème client du Liban et son 5ème client non régional, après la Suisse (12%), la Turquie (6%), la Belgique (3%) et le Royaume-Uni (1%).
Principaux fournisseurs (2011) : la France est le 4ème fournisseur du Liban (avec 7% de parts de marché) derrière les États-Unis (10%), l’Italie (9%) et la Chine (8%), mais devant l’Allemagne (6%).

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 6 %
- industrie : 23 %
- services : 71 %

Exportations de la France vers le Liban : 1.1 milliards EUR d’exportations en 2011 (894 M€ en 2010)
Importations françaises depuis le Liban : 40 millions EUR d’importations en 2011 (32.5 M€ en 2010)
Balance commerciale avec la France : 1.1 milliard EUR en 2011
www.missioneco.org/liban

Consulat Général de France : Beyrouth
Institut français : Beyrouth ; antennes à Tripoli, Zahlé, Baalbek, Jounié, Deir el Qamar, Saïda, Tyr et Nabatiyeh
Lycées français : 6 Lycées (Beyrouth, Tripoli) conventionnés par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et 23 établissements homologués par l’AEFE
Communauté française au Liban : environ 23.000 (plus de 21.000 immatriculés en 2012)
Communauté libanaise en France : environ 210.000

Politique intérieure

La crise syrienne a exacerbé la forte polarisation de la scène politique libanaise entre les forces du « 8 mars », pro-régime syrien, celles du « 14 mars », anti-régime, et un pôle « centriste » proche du président Michel Sleimane (comprenant notamment le chef druze Walid Joumblatt, critique lui aussi à l’égard de la répression en Syrie sans pour autant basculer dans l’opposition). Les chrétiens sont divisés entre les partisans du Général Aoun qui font partie du 8 mars et les « souverainistes » du 14 mars (Samir Geagea, Amine Gemayel notamment).

Le Premier ministre Najib Mikati , qui dirigeait le gouvernement depuis le renversement de Saad Hariri en janvier 2011, a démissionné le 22 mars 2013, en raison de désaccords avec le Hezbollah, notamment sur la question de l’adoption d’une nouvelle loi électorale en vue des prochaines élections législatives, prévues pour juin 2013. Tammam Salam , député de Beyrouth, lui a succédé le 6 avril. Membre modéré du « 14 mars » et soutenu par Walid Joumblatt, il a reçu le soutien de la quasi-totalité au Parlement (124 voix sur 128 au total). Il doit désormais former un gouvernement qui aura pour tâche principale l’organisation des élections.

Les autorités libanaises, au premier rang desquelles le Président Sleimane, adoptent une « politique de dissociation » vis-à-vis de la crise syrienne, dans le but de préserver la stabilité du Liban. Après plusieurs mois d’interruption en raison des tensions politiques entre les deux camps, quelques sessions du dialogue national (qui réunit des représentants de tous les partis politiques), ont pu se tenir, notamment celle qui a rassemblé le 11 juin 2012 toutes les formations politiques (hormis les Forces libanaises), donnant lieu à la Déclaration de Baabda qui rappelle l’attachement de tous les partis à la stabilité du pays et à son unité, ainsi que la nécessité du soutien à l’armée libanaise.

L’afflux de réfugiés syriens (au moins 500.000 selon le HCR début avril 2013) et palestiniens de Syrie (au moins 35.000 début avril 2013) au Liban se poursuit. S’ajoutant au nombre de Syriens déjà présents au Liban, il porte à un million au total le chiffre de la population syrienne au Liban, soit un quart de la population libanaise. Au-delà des problèmes liés à la prise en charge (refus de construire des camps, chiffrage des besoins à hauteur de plus de 400 millions d’euros), l’arrivée constante de Syriens (au moins 10.000 nouvelles demandes hebdomadaires auprès du HCR) alimente les craintes sécuritaires et la surenchère communautaire.

Même si tous les acteurs libanais souhaitent éviter un engrenage, les retombées sécuritaires de la crise syrienne sont nombreuses et les violences en lien avec la Syrie sont régulières : tirs d’obus et incursions de l’armée syrienne dans des villages frontaliers du Nord et de la Bekaa, affrontements intercommunautaires à Tripoli, heurts entre partisans et détracteurs du régime syrien à Beyrouth, tensions dans les camps de réfugiés palestiniens. Les tentatives d’assassinat qui ont visé des personnalités de l’opposition libanaise (Samir Geagea, Boutros Harb) et l’attentat du 19 octobre 2012 à Beyrouth qui a tué le général Wissam El Hassan, chef du bureau des renseignements des Forces de sécurité intérieures et proche de Saad Hariri, ont fait monter les tensions dans le pays.

Le Sud-Liban reste quant à lui relativement stable. En raison des tensions aux frontières avec la Syrie, les Forces armées libanaises (FAL) ont redéployé vers le Nord plusieurs bataillons qui se trouvaient en zone FINUL. La revue stratégique de la FINUL, dont les conclusions ont été présentées par le Secrétaire général des Nations Unies le 13 mars 2012, avait pour objectif de relancer la mise en œuvre de la résolution 1701. La France a procédé à un ajustement de son contingent à la suite de cette revue stratégique. Il y a désormais environs 900 soldats français au sein de la FINUL.

Situation économique

La croissance libanaise est affectée par la crise syrienne, surtout en raison de l’attentisme qu’elle suscite chez les opérateurs économiques (sur les marchés financiers et immobiliers) :

- le tourisme en 2011 s’est réduit de 25% par rapport à l’année précédente ;

- les exportations de produits libanais (y compris les produits agricoles), dont l’essentiel transite par le territoire syrien, ont été affectées mais les routes restent ouvertes et le commerce se poursuit ;

Politique extérieure

Marqué par la guerre civile, l’occupation israélienne, puis, jusqu’en 2005, par la domination de la Syrie, le Liban a une capacité d’action extérieure limitée.
Le Liban est toujours formellement en guerre avec Israël et aucun cessez-le-feu permanent n’a été conclu entre les deux pays qui ont toutefois cessé leurs hostilités, en application de la résolution 1701 d’août 2006.Depuis la guerre de 2006, les tensions avec Israël, au sud du Liban, restent présentes mais demeurent contenues.

Concernant le processus de paix, la position officielle du Liban se décline en plusieurs points : soutien à un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale, appel à des mesures contraignantes pour qu’Israël respecte ses obligations internationales, demande d’un retour des réfugiés palestiniens (400.000 selon l’UNRWA).

Le Liban et l’UE sont liés par un accord d’association, signé à Luxembourg le 17 juin 2002 et entré en vigueur le 1er avril 2006. L’Union européenne est un partenaire particulièrement important pour le Liban. Sur le plan politique, par son soutien en faveur de l’unité, de la stabilité et de l’indépendance du Liban, son implication dans le suivi des résolutions adoptées aux Nations Unies et son appui aux réformes politiques et économiques. Sur le plan économique car l’UE est le premier partenaire commercial du Liban avec des échanges de 5,6 milliards d’euros en 2011 (29% des échanges commerciaux totaux du Liban).

Le Liban est un membre assidu et actif de la Francophonie multilatérale dont le président Charles Hélou fut, avec ses homologues sénégalais, nigérien et tunisien (et avec Norodom Sihanouk), l’un des pionniers. Le président Michel Sleiman a lui-même signé le Pacte linguistique associant le Liban à l’OIF lors du sommet de Montreux (octobre 2010).

Questions onusiennes

En 2010 et 2011, le Liban était membre non permanent au sein du CSNU.

FINUL
La France reste engagée au sein de la FINUL, qui accomplit son mandat avec détermination, tout en restant vigilante sur les questions de sécurité. Elle appelle à une solution sur Ghajar et Chebaa, sous l’égide des Nations Unies. La position française sur la FINUL s’inscrit aujourd’hui dans le cadre des conclusions de la Revue stratégique publiée le 12 mars 2012, prévoyant notamment un renforcement de la présence des forces armées libanaises (FAL) et de la coopération entre les FAL et la FINUL. Par la résolution 2064 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 30 août 2012, le mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a été renouvelé pour un an.

La France est le 5ème contributeur de la force (derrière l’Indonésie, l’Italie, le Népal et l’Inde) et le deuxième contributeur européen derrière l’Italie, avec un contingent de 900 hommes sur environ 11.000 soldats fin janvier 2013.

TSL
Le TSL, créé par la résolution 1757 (2007) du Conseil de sécurité, sous chapitre VII, a été mis en place à La Haye le 1er mars 2009. Il a vocation à permettre le jugement des auteurs, commanditaires, organisateurs et complices de l’attentat commis contre Rafic Hariri, Premier Ministre du Liban, le 14 février 2005.
Le TSL a émis en 2011 quatre mandats d’arrêt visant des membres du Hezbollah. Les accusés n’ont pas été arrêtés et un procès par contumace devrait s’ouvrir prochainement.
La France, avec ses partenaires européens et l’UE, contribue chaque année au budget du TSL et soutien son action, qui est au cœur de la lutte contre l’impunité au Liban
Mise à jour : 08.04.13

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