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Présentation

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Données générales

Nom officiel : Royaume du Lesotho
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Roi LETSIE III (depuis le 7 février 1996)
Chef du Gouvernement : M. Thomas Motsoahae THABANE (8 juin 2012)

Données géographiques

Superficie : 30.355 km2
Capitale : Maseru (environ 250.000 habitants)
Villes principales : Maseru, Teyateyaneng, Mafeteng et Hlotse.
Langues officielles : Anglais et Sesotho
Monnaie : Loti (LSL) à parité avec le rand sud-africain, 1.euro = 12.02 LSL au 15 avril 2013
Fête nationale : 4 octobre (indépendance du Royaume Uni en 1966)

Données démographiques

Population : 2 193 843 (juillet 2012)
Densité (2012) : 72 hab./km2
Croissance démographique : 0,33 % en 2012 (BM)
Espérance de vie : 52 ans en 2012 (est. BM - taux de prévalence du VIH de 23,6 % en 2009)
Taux d’alphabétisation : 89,6 % (est. BM)
Religions : Chrétiens (80 %), Animistes (20 %)
Indice de développement humain : 0,400 - 160ème pays sur 187 (PNUD 2011)

Données économiques

PIB (2011) : 2 426 200 017 USD (BMI)
PIB par habitant (2012) : 1106 USD (BM)
Taux de croissance (2011) : 4,2 % (BM)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2011) : environ 25%
Taux d’inflation (2011) : 5% (BM)
Déficit budgétaire : 12,4 % du PIB sur l’anne fiscale 2010/2011
Balance commerciale (2011) : - 537,6 USD (estimation EIU)
Principaux clients : Etats-Unis (59,7%), SACU (Union douanière d’Afrique australe, y compris Afrique du Sud, 19%), Belgique (17 %)
Principaux fournisseurs : SACU (85 %, essentiellement Afrique du Sud), 85 % Chine (6,8 %), Taiwan (4,9 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2009) :
- primaire : 13,3 % ;
- secondaire : 47,5 % ;
- tertiaire : 39 % (estimation EIU).

Exportations de la France vers le Lesotho : 1025 000 € en 2011 (douanes)
Importations françaises depuis le Lesotho : 12 000 € en 2011 (douanes)

Politique intérieure

Après de nouvelles élections contestées en 2007, la médiation de la SADC et du Conseil des Eglises chrétiennes du Lesotho a permis un accord entre majorité et opposition pour une révision de la loi électorale. Les élections de mai 2012 ont entraîné la première alternance démocratique et pacifique de l’histoire du pays. L’opposition s’est imposée dans les villes. Pakalitha Mosisili, chef du gouvernement depuis 1998 et dirigeant du Democratic Congress (DC), a cédé la pouvoir à Thomas Thabane, 73 ans, chef de la All Basotho Covention (ABC). M. Thabane dirige une coalition avec quatre autres formations, notamment le Lesotho Congress for Democracy (LCD) et le Basotho National Party (BNP).

Situation économique

Le Lesotho est une petite économie ouverte à bas revenu, enclavée en Afrique du Sud, à laquelle elle est étroitement liée au sein de l’union douanière d’Afrique australe (SACU) et d’une zone monétaire commune (parité fixe entre le Rand sud-africain et le Loti basotho).
Le pays connaît de graves difficultés financières, liées à une chute des transferts en provenance de l’union douanière d’Afrique australe (SACU), qui ont représenté 45 % des recettes budgétaires du pays ces cinq dernières années. Cette contraction brutale des revenus est liée à la récession de 2009 et à la diminution des droits de douanes.

Le déficit budgétaire a atteint 12 % pendant l’année fiscale 2010/2011. Le renforcement de la pression fiscale interne et des concours supplémentaires en provenance de la SACU ont permis de ramener le déficit à 0,9 % en 2011/12. Le FMI a salué ce redressement, ainsi que les réformes structurelles (climat des affaires, procédures budgétaires), en augmentant de 63,7 millions à 75 millions de dollars sa facilité élargie de crédit en juin 2012.

La croissance économique du Lesotho a été supérieure à 4 % par an au cours des trois dernières années. La crise du secteur du textile (concurrence des production asiatiques, incertitudes sur le maintien du régime préférentiel AGOA avec les Etats-Unis, surrévaluation du Loti) a été compensée par le boom du diamant. Quatre mines sont désormais en exploitation. Si ses effets sur l’emploi sont modestes (2000 salariés aujourd’hui, 3000 prévus en 2016), l’exploitation du diamant a un impact sensible sur le commerce extérieur (20 % des exportations en 2010, 54 % en 2016), les recettes fiscales (4 % en 2011, 8 % en 2016), l’investissement étranger (1,1 milliards d’USD les 5 prochaines années) et le PIB (20 % du PIB en 2016). Le secteur de la contruction bénéficie également des retombées de la seconde phase du Lesotho Highlands Water Project (LHWP II), programme de construction de barrages à des fins d’approvisionnement en eau et en électricité de l’Afrique du Sud, essentiellement financé par ce pays (993 millions de dollars).

Alors que la moitié des ménages vivent exclusivement des revenus du secteur agricole, l’agriculture a fortement pâti des intempéries ces deux dernières années. Le recul de la production de maïs et de blé a ramené en 2012 le taux de couverture des besoins alimentaires de 50 à 23 %. Un tiers de la population est en situation d’insécurité alimentaire. Le nouveau gouvernement souhaite s’atteler à la relance du secteur agricole, précédemment négligé au profit des mines et des grands travaux.

Enfin, les perspectives de développement du Lesotho continuent d’être obérées par l’épidémie de SIDA, qui a déjà fait reculer l’espérance de vie de la population à 45 ans (taux de prévalence du SIDA estimé à 23%, ce qui en fait le troisième pays le plus touché au monde). D’après le classement du PNUD pour 2011, le pays occupe la 160ème place sur 187 en termes d’indice de développement humain.

Politique extérieure

Le Royaume du Lesotho cherche à améliorer son image auprès des bailleurs de fonds, préoccupés sous l’ancien gouvernement Mosisili par certaines atteintes aux droits de l’homme, à la liberté des médias, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, et par la persistance de la corruption. Le Lesotho a adhéré au fonds américain de développement (Millenium Challenge Account - MCA) en 2007, et bénéficie depuis 2000 d’un régime préférentiel d’accès au marché américain dans le cadre de la « loi sur la croissance et les opportunités en Afrique » (AGOA). Avec l’Union européenne, le royaume entretient un dialogue politique au titre de l’article 8 de l’accord de Cotonou. Il bénéficie du Fonds européen de développement (FED) et des prêts de la Banque européenne d’investissement (BEI). Le Lesotho a signé un accord de partenariat économique intérimaire en juin 2009, à l’instar du Bostwana, du Mozambique et du Swaziland. Le pays entretient d’autre part de bonnes relations avec la Chine qui y dispose, comme les Etats-Unis, d’une ambassade.

La politique extérieure du royaume reste dominée par les relations avec la République d’Afrique du Sud. Ces rapports se caractérisent notamment par une forte dépendance économique du Lesotho, liée à l’enclavement géographique du pays, à son appartenance à la SACU, à la présence de 40 000 mineurs basothos dans les mines sud-africaines. La Commission conjointe bilatérale pour la coopération, établie en 2001, est peu active. Les Basothos ont mal vécu le renforcement des contrôles aux frontières appliqué depuis juillet 2010 pour prévenenir le trafic de drogue et les vols transfrontaliers de bétail (patrouille militaire, construction d’une barrière de sécurité). Des contentieux économiques subsistent : volonté du Trésor sud-africain de limiter les transferts dans le cadre de la SACU (droits de douane, droits d’accises), qui représentent plus d’1% du PIB sud-africain ; conséquences de la politique monétaire sud-africaine (fermeté du rand, sur lequel est aligné le Loti), pour la compétitivité du Lesotho.

Mise à jour : 18.04.13

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