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Présentation du Kosovo

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Kosovo
Régime politique : République parlementaire
Chef de l’Etat : Atifete JAHJAGA, Présidente de la République (depuis 2011)
Chef du Gouvernement : Isa MUSTAFA, Premier Ministre
Président de l’Assemblée du Kosovo : Kadri VESELI
Langues officielles : albanais, serbe
Monnaie : euro
Fête nationale : 17 février (jour de l’indépendance)

Données géographiques

Superficie : 10 887 km2
Capitale : Pristina
Villes principales : Prizren ; Peć/Pejë ; Mitrovica/Mitrovicë
Climat : continental-humide

Données démographiques

Population . (estimation recensement 2011) : 1,8 million d’habitants, dont environ 120 000 serbes, et 40 000 représentant d’autres minorités (Roms-Ashkalis-Egyptiens, Turcs, Goranis, Croates, Bosniaques, Monténégrins).
Densité : 197 habitants/km² (Bureau statistique du Kosovo)
Croissance démographique : 5,1 %
Espérance de vie : 70 ans (Banque mondiale)
Religion (s) : musulmane (90 %), orthodoxe (5 %), catholique

Données économiques

PIB (2013) : 6,8 Mds USD (FMI)
PIB/habitant (2013) : 2794 euros (FMI)

Taux de croissance (2013) : 2,5 % (FMI) Prévisions en 2014 : 3,9 % (FMI)
Taux de chômage (2013) : 30,9 % (FMI)

Taux d’inflation (2013) : 1,5 % (FMI, avril 2014)
Déficit budgétaire (2013) : - 2,5 % du PIB
Déficit courant (2013) : 6,6 % du PIB (FMI)

Transferts des migrants (2013) : 11,4 % du PIB
Part de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté : 29,7 % (Banque mondiale, 2011)

Commerce extérieur : réduction du déficit commercial à 41,7 % du PIB en 2013
40,8 % des échanges commerciaux du Kosovo sont réalisés avec l’Union européenne et 28,6 avec le CEFTA

Principaux clients : Italie, Albanie, Macédoine (France : 16ème client)
Principaux fournisseurs : Serbie, Allemagne, Italie (France : 19ème fournisseur)
Principaux investisseurs (en stock) : Turquie , Slovénie, Allemagne (France : 13ème investisseur)

Exportations de la France vers le Kosovo (2013) : 10,1 millions € (part de marché de la France : 0,4%).
Importations françaises depuis le Kosovo (2013) : 1,77 millions €

Lien : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française au Kosovo : 129 (hors KFOR et EULEX)
Communauté kosovare en France : 40 000 (source gendarmerie)

Politique intérieure

A l’automne 2010, la démission du Président Sejdiu pour cumul de mandats, l’éclatement de la coalition PDK-LDK, ainsi que le vote d’une motion de censure à l’encontre du gouvernement ont conduit à l’organisation d’élections législatives anticipées le 12 décembre 2010. M. Hashim Thaci (PDK) a été reconduit à la tête du gouvernement avec une majorité relative au Parlement. Après l’invalidation de l’élection présidentielle du 22 février 2011 par la Cour constitutionnelle, Mme Atifete Jahjaga a été élue par l’Assemblée Présidente de la République du Kosovo, le 7 avril 2011.

Les élections municipales du 3 novembre et du 1er décembre 2013 se sont déroulées de manière ordonnée et apaisée, marquant selon la mission d’observation de l’Union européenne « une étape positive pour la démocratie au Kosovo

Les élections législatives du 8 juin, convoquées de manière anticipée, se sont déroulées dans le calme et sans irrégularité notable. La participation a été satisfaisante au sein de la communauté serbe, y compris au nord du Kosovo. Le PDK d’Hashim Thaci est arrivé en tête, avec 30,38 % des voix (37 sièges), suivi de la LDK de l’ancien maire de Pristina, Isa Mustapha, avec 25,24% des voix (30 sièges), Vetevendosije devient le 2ème parti d’opposition, avec 13,59 % (16 sièges). L’AAK de Ramush Haradinaj obtient 9,54 % (11 sièges), en recul, suivi de Srpska (5,22%, 9 sièges) et de NISMA (dissidents du PDK) avec 5,15 % (6 sièges) et d’autres listes représentant les minorités (turque, bosniaque, roms…), qui obtiennent une dizaine de sièges réservés au total.

Après six mois de blocage politique, une alliance entre le PDK et le LDK a permis la formation du nouveau gouvernement à partir du 9 décembre 2014, avec le soutien de la liste Srpska.

Situation économique

La situation du jeune Etat reste fragile sur le plan économique. Malgré un bon taux de croissance (2,3%) et une situation budgétaire relativement saine, le Kosovo reste dépendant de l’aide extérieure et des transferts de la diaspora, avec un taux de chômage de 31 %. Des efforts conséquents doivent être encore entrepris pour bâtir une économie productive.

Le Kosovo dispose de richesses minières (bauxite, lignite, nickel et or) et hydro-électriques, mais l’appareil de production souffre de vétusté et nécessiterait des investissements considérables.

Politique extérieure

Reconnaissance internationale

En avril 2014, le Kosovo avait été formellement reconnu par 105 Etats, (dont 23 des 28 Etats membres de l’Union européenne et tous les membres du G7). Le pays dispose de 20 représentations diplomatiques à l’étranger, dont une en France, et de plusieurs consulats, dont un qui s’est ouvert en 2013 à Strasbourg. Le Kosovo est membre du FMI, de la Banque mondiale, de la BERD, de la Banque de développement du Conseil de l’Europe et de la Commission de Venise. Il est membre observateur à l’Organisation internationale de la Francophonie depuis novembre 2014

La Cour Internationale de Justice, saisie par l’Assemblée Générale des Nations Unies à l’initiative de la Serbie, a conclu le 22 juillet 2010 à la conformité au droit international de la déclaration d’indépendance du Kosovo, clôturant ainsi le volet juridique.

Perspective européenne

Le Kosovo bénéficie comme ses voisins des Balkans occidentaux d’une perspective européenne dans le cadre du Processus de stabilisation et d’association. Il se trouve toutefois pénalisé par la non-reconnaissance de son indépendance par cinq Etats membres (Espagne, Roumanie, Slovaquie, Grèce, Chypre). Plusieurs avancées importantes ont néanmoins eu lieu depuis 2012, rendant la perspective européenne du Kosovo plus tangible :

  • un dialogue sur la libéralisation des visas de court séjour a été ouvert.
  • un accord a été donné par le Conseil sur la participation du Kosovo aux programmes de l’UE.
  • Le Conseil du 28 juin 2013 a adopté la décision autorisant la Commission à négocier un accord de stabilisation et d’association (ASA) avec le Kosovo. Les négociations ont débuté le 28 octobre 2013. Le texte de l’ASA a été paraphé le 25 juillet 2014.

Relations Serbie-Kosovo

La Serbie n’a pas reconnu l’indépendance du Kosovo, dont elle continue de revendiquer la souveraineté. Elle a néanmoins accepté d’ouvrir le 8 mars 2011 un dialogue avec le Kosovo, sous l’égide de l’Union européenne. Plusieurs accords « techniques » ont été conclus depuis lors portant sur : la liberté de circulation, la reconnaissance mutuelle des diplômes, les questions d’état civil, de cadastre, de tampons douaniers, la gestion intégrée des frontières, la participation du Kosovo aux fora régionaux, l’énergie et les télécommunications. Les deux pays ont rétabli leurs échanges commerciaux.

Ce dialogue est entré depuis le mois d’octobre 2012 dans une phase plus « politique » avec l’engagement de Mme Ashton, qui a réuni à vingt reprises les premiers ministres serbe, M. Dacic, et kosovar, M. Thaci. Cette nouvelle phase de la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo a abouti à des avancées significatives : mise en œuvre de l’accord sur la gestion intégrée des frontières, désignation d’officiers de liaison, mise en place d’une unité de police kosovare spécialement consacrée à la protection du patrimoine orthodoxe au Kosovo, mise en place en décembre 2013 d’un fond de développement pour le nord du Kosovo alimenté par les taxes douanières collectées au nord du Kosovo. Les présidents serbe et kosovar se sont également rencontrés pour la première fois le 6 février 2013.

Belgrade et Pristina sont parvenus, le 19 avril 2013, à un premier accord d’ensemble pour améliorer durablement leurs relations. Le 22 mai les deux Premiers ministres ont défini une feuille de route pour mettre en œuvre cet accord historique. Il s’agit d’un tournant majeur pour ces deux pays et pour la stabilité régionale.

L’accord du 19 avril 2013 porte principalement sur le nord du Kosovo (à majorité serbe). En échange de garanties de sécurité et d’autonomie offertes à une « Communauté des communes serbes » du Kosovo (en matière socio-économique mais également de police et justice et d’une forme de démilitarisation temporaire garantie par l’OTAN), la Serbie s’est engagée à démanteler les structures dites « parallèles » qu’elle maintenait au nord du Kosovo dans les domaines de la police, du renseignement et de la justice. Cet accord a permis l’organisation des élections municipales au nord du Kosovo le 3 novembre et le 1er décembre.

Mise à jour : 10.12.14

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