Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS

Présentation du Kosovo

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Kosovo
Nature du régime : Régime parlementaire mixte
Chef de l’État : Atifete JAHJAGA, Présidente de la République
Chef du gouvernement : Hashim THACI, Premier ministre
Président de l’Assemblée du Kosovo : Jakup KRASNIQI
Régime politique : République parlementaire

Données géographiques

Superficie : 10 887 km²
Capitale : Pristina
Villes principales : Prizren ; Peć/Pejë ; Mitrovica/Mitrovicë
Langue (s) officielle (s) : albanais, serbe (les langues des minorités sont langues officielles dans les municipalités où ils se trouvent en nombre conséquent).
Langue (s) courante (s) : albanais, serbe
Monnaie : euro
Fête nationale : 17 février (jour de l’indépendance)

Données démographiques

Population : (estimation recensement 2011) : 1,8 million d’habitants, dont environ 120 000 serbes, et 40 000 représentant d’autres minorités (Roms-Ashkalis-Egyptiens, Turcs, Goranis, Croates, Bosniaques, Monténégrins).
Densité : 197 habitants/km² (Bureau statistique du Kosovo)
Croissance démographique : 5,1 %
Espérance de vie : 70 ans (Banque mondiale)
Religion (s) : musulmane (90 %), orthodoxe (5 %), catholique

Données économiques

PIB (2011) : 4,6 Mds EUR (FMI)
PIB/habitant (2011) : 2674 euros (FMI)
Taux de croissance (2012) : 2,7 % (FMI)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2010) : 45,1 %
Taux d’inflation (2011) : 7,3 % (FMI)
Déficit budgétaire (2012) : - 2,7 %
Déficit commercial (2011) : 41 %
Part de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté : 34,5 % (Banque mondiale, 2009)

Principaux clients : Italie, Albanie, Macédoine
Principaux fournisseurs : Macédoine, Allemagne, Serbie

Exportations de la France vers le Kosovo (2012) : 25 millions €
Importations françaises depuis le Kosovo (2012) : 1,5 millions €

Communauté française au Kosovo : 125 (hors Kfor et Eulex)
Communauté kosovare en France : 40 000 (source gendarmerie)

Politique intérieure

Le Kosovo est indépendant depuis le 17 février 2008. L’indépendance supervisée du Kosovo a pris fin le 10 septembre 2012 avec la fermeture du Bureau civil international, qui était en charge de veiller à la mise en œuvre par le gouvernement kosovar des dispositions de la proposition globale de règlement pour le statut de Martti Ahtisaari. Une présence internationale importante subsiste néanmoins dans les domaines militaire (KFOR) et civil (OSCE, MINUK, EULEX).

Le Conseil de l’Union européenne, dans ses conclusions du 18 février 2008, a pris acte de ce que les États membres prendraient une décision, conformément à leurs pratiques nationales et au droit international, sur leurs relations avec le Kosovo. Il a réaffirmé les engagements de l’Union européenne portant sur l’accord relatif à l’action commune concernant la mise en place d’une mission PSDC, appelée EULEX , dans le domaine de l’État de droit et à l’action commune portant nomination d’un représentant spécial de l’UE au Kosovo (RSUE). EULEX a été reconfigurée en 2012 et son mandat a été reconduit jusqu’en juin 2014. Elle dispose toujours de tâches exécutives, notamment dans le domaine judiciaire.

La Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK), qui reste sur place en vertu de la résolution 1244 du Conseil de sécurité, a été profondément reconfigurée par le Secrétaire général des Nations unies le 12 juin puis le 28 novembre 2008 afin d’adapter celle-ci aux nouvelles réalités découlant de l’indépendance et du déploiement de la mission EULEX.

La Constitution promulguée le 15 juin 2008 reprend les dispositions du plan Ahtisaari. Cette promulgation a été aussitôt suivie de celle de 41 textes de loi mettant en œuvre les principales dispositions du texte constitutionnel (nouvelles municipalités serbes, décentralisation, protection des biens religieux serbes, etc.). La constitution établit un régime parlementaire, avec des droits dérogatoires pour les minorités et notamment pour la communauté serbe du Kosovo (système de double majorité). Le processus de décentralisation initié en 2009 a par ailleurs permis la création ou le réaménagement de 5 des 6 municipalités prévues par le plan Ahtisaari, les Serbes y habitant pouvant ainsi jouir d’une plus grande autonomie au niveau local.

Des élections municipales ont eu lieu au Kosovo les 15 novembre et le 13 décembre 2009. Trois municipalités ont procédé à un nouveau scrutin les 31 janvier et 14 mars 2010. Elles ont vu la participation significative des membres de la communauté serbe au scrutin et permis à des partis serbes de remporter plusieurs municipalités.

À l’automne 2010, la démission du président Sejdiu pour cumul de mandats, l’éclatement de la coalition PDK-LDK, ainsi que le vote d’une motion de censure à l’encontre du gouvernement ont conduit à l’organisation d’élections législatives anticipées, le 12 décembre 2010. M. Hashim Thaci a été reconduit à la tête du gouvernement et dispose d’une majorité relative au Parlement (51 députés sur 120). Après l’invalidation de l’élection présidentielle du 22 février 2011 par la Cour constitutionnelle, Mme Atifete Jahjaga a été élue présidente de la République du Kosovo, le 7 avril 2011.

Cinq principaux partis dominent dorénavant la vie politique. La coalition gouvernementale se compose du Parti démocratique du Kosovo (PDK, du PM Thaçi, 32,10%), de l’Alliance pour le renouveau du Kosovo (AKR de Behgjet Paçolli, 7,30 %) et d’un parti représentant la minorité serbe (SLS). L’opposition se compose de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK, ancien parti d‘Ibrahim Rugova, 24,70 %), de Vetevendosje (autodétermination 12,70 %, d’Albin Kurti) et de l’Alliance pour l’avenir du Kosovo (AAK, 11,05 % de Ramush Haradinaj). Un nouveau parti dans le paysage politique kosovar, et issu de la société civile, n’a pas capitalisé assez de voix pour avoir des représentants à l’Assemblée parlementaire (FER – souffle nouveau – 2,17 %). La Ligue démocratique de Dardanie – LDD- (parti né d’une scission avec la LDK en décembre 2007) ne représente plus que 2,14 % des voix). La participation des Serbes du Kosovo du sud de l’Ibar a été pour la première fois aussi importante que celle des Albanais du Kosovo. Le nouveau gouvernement compte un vice Premier-ministre et trois ministres issus de la minorité serbe.

Des élections municipales doivent se tenir à l’automne 2013.

Situation économique

Si l’on peut considérer la phase de reconstruction comme achevée, des efforts conséquents doivent être encore entrepris pour bâtir une économie productive. Avec un taux de chômage de 45% touchant principalement les jeunes (70 % des 15-25 ans), le territoire est marqué par de nombreux handicaps structurels : insuffisance des infrastructures (énergie, transport…), faible niveau de formation technique de la main-d’œuvre, émigration des élites. L’économie kosovare, presque exclusivement centrée sur le petit commerce et les activités de construction, reste dépendante de l’aide internationale (8, 6% du PIB en 2011), des flux d’IDE (7,4 % du PIB) et des transferts financiers de la diaspora (12% du PIB en 2011). Il existe aussi des réseaux d’économie parallèle. La population est régulièrement affectée par des coupures d’électricité, faute d’une production suffisante.

Le Kosovo dispose de richesses minières (bauxite, lignite, nickel et or) et hydro-électriques, mais l’appareil de production souffre de vétusté et nécessiterait des investissements considérables.

Deux indicateurs encourageants sont à relever : le Kosovo a été relativement épargné par la crise économique et a enregistré en 2012 la plus forte croissance dans les Balkans occidentaux (de l’ordre de 2,7 %) ; il a signé un nouvel accord de confirmation avec le FMI en avril 2012 après la mise en œuvre réussie d’un programme de redressement des finances publiques.

Politique étrangère

Reconnaissance internationale

En mars 2013, le Kosovo avait été formellement reconnu par 96 États, représentant l’essentiel des grandes démocraties (dont 22 des 27 États membres de l’Union européenne et tous les membres du G7). Le pays dispose de 20 représentations diplomatiques à l’étranger, dont une en France, et de plusieurs consulats, dont un qui vient de s’ouvrir à Strasbourg. Le Kosovo est membre du FMI, de la Banque mondiale et de la BERD.

La Cour internationale de justice, saisie par l’Assemblée générale des Nations unies à l’initiative de la Serbie, a conclu le 22 juillet dernier à la conformité au droit international de la déclaration d’indépendance du Kosovo, clôturant ainsi le volet juridique.

La résolution UE/Serbie adoptée le 9 septembre 2010 à l’AGNU, « prend acte du contenu » de l’avis de la Cour et « salue la disponibilité de l’UE à faciliter un processus de dialogue » entre Belgrade et Pristina.

Perspective européenne

Le Kosovo bénéficie comme ses voisins des Balkans occidentaux d’une perspective européenne dans le cadre du Processus de stabilisation et d’association. Il se trouve toutefois pénalisé par la non-reconnaissance de son indépendance par cinq États membres (Espagne, Roumanie, Slovaquie, Grèce, Chypre).

Plusieurs avancées importantes ont néanmoins eu lieu en 2012, rendant la perspective européenne du Kosovo plus tangible :
-  un dialogue sur la libéralisation des visas a été ouvert.
-  un accord a été donné par le Conseil sur la participation du Kosovo aux programmes de l’UE
-  une étude de faisabilité de la Commission a conclu à la possibilité à court terme de lancer la négociation d’un accord de stabilisation et d’association (ASA) UE-Kosovo.

Les conclusions du Conseil (des Affaires générales) du 11 décembre 2012 prévoient que le Conseil soit saisi « sous la prochaine présidence de l’UE » en vue d’une possible décision d’ouverture des négociations d’un ASA UE-Kosovo si les conditions sont remplies (ces conditions portent sur des réformes en matière d’État de droit, d’administration publique, de protection des minorités et de commerce). Les conclusions du Conseil introduisent également une articulation entre l’ouverture des négociations d’un ASA et les progrès du dialogue entre Belgrade et Pristina.

Relations Serbie-Kosovo

La Serbie n’a pas reconnu l’indépendance du Kosovo, dont elle continue de revendiquer la souveraineté. Elle a néanmoins accepté d’ouvrir un dialogue avec le Kosovo.

Le dialogue Belgrade-Pristina, sous l’égide de l’Union européenne, a débuté le 8 mars 2011 à Bruxelles. Des accords « techniques » ont été conclus le 2 juillet 2011 (liberté de circulation, reconnaissance mutuelle des diplômes, état civil), le 2 septembre 2011 (cadastre, tampons douaniers), le 2 décembre 2011 (gestion intégrée des frontières) et le 24 février 2012 (participation du Kosovo aux forums régionaux). Les deux pays ont rétabli leurs échanges commerciaux. La question des télécommunications et de l’énergie devrait être abordée ultérieurement.

Ce dialogue est entrée depuis le mois d’octobre 2012 dans une phase plus « politique » avec l’engagement de Mme Ashton, qui a réuni à sept reprises les premiers ministres serbe, M. Dacic, et kosovar, M. Thaci. Cette nouvelle phase de la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo a déjà abouti à des avancées significatives : mise en œuvre de l’accord sur la gestion intégrée des frontières, désignation d’officiers de liaison, mise en place d’une unité de police kosovare spécialement consacrée à la protection du patrimoine orthodoxe au Kosovo, mise en place d’un fond de développement pour le nord du Kosovo. Les présidents serbe et kosovar se sont également rencontrés pour la première fois le 6 février 2013.

La situation au nord du Kosovo reste néanmoins tendue. Le 14 et 15 février 2012, les 4 communes serbes du nord du Kosovo ont organisé, malgré l’opposition de Belgrade, un référendum visant à rejeter l’autorité de Pristina.

Mise à jour : 25.03.13

PLAN DU SITE