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Présentation du Kosovo

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Kosovo
Régime politique : République parlementaire
Chef de l’Etat : Atifete JAHJAGA, Présidente de la République (depuis 2011)
Chef du Gouvernement : Hashim THACI, Premier Ministre (depuis 2008)
Président de l’Assemblée du Kosovo : Jakup KRASNIQI
Langues officielle s : albanais, serbe Monnaie : euro
Fête nationale : 17 février (jour de l’indépendance)

Données géographiques

Superficie : 10 887 km2
Capitale : Pristina
Villes principales : Prizren ; Peć/Pejë ; Mitrovica/Mitrovicë
Climat : continental-humide

Données démographiques

Population . (estimation recensement 2011) : 1,8 million d’habitants, dont environ 120 000 serbes, et 40 000 représentant d’autres minorités (Roms-Ashkalis-Egyptiens, Turcs, Goranis, Croates, Bosniaques, Monténégrins).
Densité : 197 habitants/km² (Bureau statistique du Kosovo)
Croissance démographique : 5,1 %
Espérance de vie : 70 ans (Banque mondiale)
Religion (s) : musulmane (90 %), orthodoxe (5 %), catholique

Données économiques

PIB (2012) : 5 Mds EUR (FMI)
PIB/habitant (2012) : 2760 euros (FMI)

Taux de croissance (2012) : 2,3 % (FMI)
Taux de chômage (2012) : 30,9 % (FMI)
Taux d’inflation (2013) : 1,5 % (FMI)

Déficit budgétaire (2012) : - 2,6 %
Déficit courant (2012) : 21% (FMI)

Transferts des migrants (2012) : 11,4 % du PIB
Part de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté : 29,7 % (Banque mondiale, 2011)

Principaux clients : Italie, Albanie, Macédoine
Principaux fournisseurs : Macédoine, Allemagne, Serbie

Exportations de la France vers le Kosovo (2012) : 25 millions € (source : douanes kosovares)
Importations françaises depuis le Kosovo (2012) : 1,5 millions €

Lien : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française au Kosovo : 125 (hors KFOR et EULEX)
Communauté kosovare en France : 40 000 (source gendarmerie)


Situation intérieure

Politique intérieure

A l’automne 2010, la démission du Président Sejdiu pour cumul de mandats, l’éclatement de la coalition PDK-LDK, ainsi que le vote d’une motion de censure à l’encontre du gouvernement ont conduit à l’organisation d’élections législatives anticipées le 12 décembre 2010. M. Hashim Thaci (PDK) a été reconduit à la tête du gouvernement et dispose d’une majorité relative au Parlement. Après l’invalidation de l’élection présidentielle du 22 février 2011 par la Cour constitutionnelle, Mme Atifete Jahjaga a été élue par l’Assemblée Présidente de la République du Kosovo, le 7 avril 2011.

La coalition gouvernementale se compose du Parti démocratique du Kosovo (PDK, du PM Thaçi, 32,10%, 34 sièges), de l’Alliance pour le renouveau du Kosovo (KKR de Behgjet Paçolli, 7,30 %, 8 sièges) et d’un parti représentant la minorité serbe (SLS, 7 sièges). L’opposition est représentée par la Ligue démocratique du Kosovo (LDK, ancien parti de Ibrahim Rugova, 24,70 %, 29 sièges), de Vetevendosje (autodétermination 12,70 %, d’Albin Kurti, 11 sièges) et de l’Alliance pour l’avenir du Kosovo (AAK, 11,05 % de Ramush Haradinaj, 12 sièges). Les minorités disposent au parlement de 20 sièges réservés. Le nouveau gouvernement compte un Vice premier-ministre et trois ministres issus de la minorité serbe ainsi qu’un ministre de la minorité turque.

Les élections municipales du 3 novembre et du 1er décembre se sont déroulées de manière ordonnée et apaisée, marquant selon la mission d’observation de l’Union européenne « une étape positive pour la démocratie au Kosovo ». Malgré des incidents à Mitrovica, la bonne tenue des élections au nord du Kosovo, qui se déroulaient pour la première fois selon le régime électoral kosovar, conforte la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina.

Les élections ont été particulièrement disputées dans les municipalités serbes du sud du Kosovo, avec un taux de participation de 58 %, supérieure à la moyenne nationale (d’environ 47 %). C’est le signe d’une appropriation des institutions de Pristina de la part de la communauté serbe au sud du Kosovo (80 000 contre 40 000 au nord).

Les listes soutenues par Belgrade (Srpska), qui appelait pour la première fois à voter pour des élections se tenant au Kosovo, sont arrivées en tête dans 9 municipalités serbes sur 10.

D’une manière générale, ces élections marquent une aspiration au changement, sans que l’on puisse distinguer nettement un gagnant sur le plan national : la Ligue Démocratique du Kosovo (LDK, parti fondé par Rugova) gagne plusieurs grandes villes mais perd la capitale, Pristina. Les partis issus de la résistance armée (UCK), le PDK et l’AAK, sont en recul. Le parti au pouvoir (PDK de Thaci) conserve sa position de premier parti en nombre de voix. Le parti nationaliste Vetevendosije crée la surprise en remportant la capitale mais il est en recul ailleurs.

Prochaines échéances électorales : élections législatives (2014)


Situation économique

La situation du jeune Etat reste fragile sur le plan économique. Malgré un bon taux de croissance (2,3%) et une situation budgétaire relativement saine, le Kosovo reste dépendant de l’aide extérieure et des transferts de la diaspora, avec un taux de chômage de 31 %. Des efforts conséquents doivent être encore entrepris pour bâtir une économie productive.

Le Kosovo dispose de richesses minières (bauxite, lignite, nickel et or) et hydro-électriques, mais l’appareil de production souffre de vétusté et nécessiterait des investissements considérables.


Politique extérieure

Reconnaissance internationale

En décembre 2013, le Kosovo avait été formellement reconnu par 102 Etats, (dont 23 des 28 Etats membres de l’Union européenne et tous les membres du G7). Le pays dispose de 20 représentations diplomatiques à l’étranger, dont une en France, et de plusieurs consulats, dont un qui s’est ouvert en 2013 à Strasbourg. Le Kosovo est membre du FMI, de la Banque mondiale, de la BERD et de la Banque de développement du Conseil de l’Europe.

La Cour Internationale de Justice, saisie par l’Assemblée Générale des Nations Unies à l’initiative de la Serbie, a conclu le 22 juillet 2010 à la conformité au droit international de la déclaration d’indépendance du Kosovo, clôturant ainsi le volet juridique.


Perspective européenne

Le Kosovo bénéficie comme ses voisins des Balkans occidentaux d’une perspective européenne dans le cadre du Processus de stabilisation et d’association. Il se trouve toutefois pénalisé par la non-reconnaissance de son indépendance par cinq Etats membres (Espagne, Roumanie, Slovaquie, Grèce, Chypre). Plusieurs avancées importantes ont néanmoins eu lieu depuis 2012, rendant la perspective européenne du Kosovo plus tangible :

  • un dialogue sur la libéralisation des visas de court séjour a été ouvert.
  • un accord a été donné par le Conseil sur la participation du Kosovo aux programmes de l’UE.
  • Le Conseil du 28 juin 2013 a adopté la décision autorisant la Commission à négocier un accord de stabilisation et d’association (ASA) avec le Kosovo. Les négociations ont débuté le 28 octobre 2013 et devraient s’achever en 2014.


Relations Serbie-Kosovo

La Serbie n’a pas reconnu l’indépendance du Kosovo, dont elle continue de revendiquer la souveraineté. Elle a néanmoins accepté d’ouvrir le 8 mars 2011 un dialogue avec le Kosovo, sous l’égide de l’Union européenne. Plusieurs accords « techniques » ont été conclus : le 2 juillet 2011 (liberté de circulation, reconnaissance mutuelle des diplômes, état civil), le 2 septembre 2011 (cadastre, tampons douaniers), le 2 décembre 2011 (gestion intégrée des frontières), le 24 février 2012 (participation du Kosovo aux fora régionaux) et le 8 septembre 2013 (énergie et télécommunications). Les deux pays ont rétabli leurs échanges commerciaux

Ce dialogue est entré depuis le mois d’octobre 2012 dans une phase plus « politique » avec l’engagement de Mme Ashton, qui a réuni à 20 reprises les premiers ministres serbe, M. Dacic, et kosovar, M. Thaci. Cette nouvelle phase de la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo a abouti à des avancées significatives : mise en œuvre de l’accord sur la gestion intégrée des frontières, désignation d’officiers de liaison, mise en place d’une unité de police kosovare spécialement consacrée à la protection du patrimoine orthodoxe au Kosovo, mise en place en décembre 2013 d’un fond de développement pour le nord du Kosovo alimenté par les taxes douanières collectées au nord du Kosovo. Les présidents serbe et kosovar se sont également rencontrés pour la première fois le 6 février 2013.

Belgrade et Pristina sont finalement parvenus, le 19 avril 2013, à un premier accord d’ensemble pour améliorer durablement leurs relations. Le 22 mai les deux Premiers ministres ont défini une feuille de route pour mettre en œuvre cet accord historique. Il s’agit d’un tournant majeur pour ces deux pays et pour la stabilité régionale.

L’accord du 19 avril porte principalement sur le nord du Kosovo (à majorité serbe). En échange de garanties de sécurité et d’autonomie offertes à une « Communauté des communes serbes » du Kosovo (en matière socio-économique mais également de police et justice et d’une forme de démilitarisation temporaire garantie par l’OTAN), la Serbie s’est engagée à démanteler les structures dites « parallèles » qu’elle maintenait au nord du Kosovo dans les domaines de la police, du renseignement et de la justice. Cet accord a permis l’organisation d’élections municipales au nord du Kosovo le 3 novembre et le 1er décembre.

Le 16 décembre 2013, Mme Ashton a présenté devant le Conseil une évaluation positive de la mise en œuvre de l’accord du 19 avril et des accords sur l’énergie, les télécoms et la gestion des frontières.


Mise à jour : 19.12.13

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