Présentation
Données générales
Nom officiel : République italienne
Nature du régime : démocratie parlementaire
Président de la République : M. Giorgio Napolitano (22 avril 2013), ancien membre du PCI, parti communiste italien)
Président du conseil (chef du gouvernement) : M. Enrico Letta (27 avril 2013)
Données géographiques
Données géographiques
Superficie : 310 226 km2
Capitale : Rome (2 644 000 habitants, aire urbaine : 4 103 250 habitants)
Villes principales : Milan (1 301 000 ; aire urbaine : 7 123 563 d’habitants) Turin (1 012 000), Naples (1 003 000), Palerme (700 000).
Langue (s) officielle (s) : italien
Monnaie : euro
Fête nationale : 2 juin (fête de la République, 1946)
Données démographiques
Population : 60,8 millions (au 1er janvier 2012)
Croissance démographique : 0,3 %
Espérance de vie : 82 ,7 (eurostat 2011) hommes 80,1, femmes 85,3
Taux d’alphabétisation : 98,5%
Religion (s) : catholiques (87,8%), musulmans (1,4 %), juifs (1,2%)
Indice de développement humain : 23ème rang mondial
Données économiques
PIB (2012) : 1 565 milliards €
Taux de croissance (2012) : -2,2 %
Taux de chômage (au sens du BIT) (2012) : 10,6%
Taux d’inflation (2012) : +3,3 %
Solde budgétaire (2012) : -2,9 %
Balance commerciale (2012) : 11,1 milliards d’euros
Principaux clients (2012) : 1° Allemagne (12 %) - 2° France (11%) - 3° Etats-Unis (7 %) ; 4° Suisse (6 %) ; 5° Royaume-Uni (5 %) Espagne (5 %)
Principaux fournisseurs : (2012) : 1° Allemagne (15 %) - 2° France (8 %) - 3° Chine (7 %). 4° Pays-Bas (5 %), 5° Russie (5 %), Espagne (4 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture : 2 %
industrie : 25 %
services : 73 %
Exportations de la France vers l’Italie (2012) : 31,9 milliards d’euros)
Importations françaises depuis l’Italie : (2012) : 36,5 milliards d’euros
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…
Consulats de France : Milan, Turin, Naples
Communauté française en Italie : 50.000 inscrits
Communauté italienne en France : 380.000 personnes
Politique intérieure
Mario Monti, économiste et ancien commissaire, a dirigé un gouvernement « technique », de novembre 2011 à avril 2012. Soutenu par les trois principaux partis, de la gauche au centre-droit : PDL, UDC, PD, ce gouvernement, composé de hauts fonctionnaires ou chefs d’entreprises, a pu pendant les premiers mois de son action, adopter des mesures d’envergure (rétablissement de la taxe d’habitation, retraite à 67 ans à compter de 2021 et durée de cotisation de 42 ans) visant à réduire le déficit budgétaire de l’Italie, à retrouver la confiance des marchés et à adopter des mesures structurelles pour relancer l’économie.
Le gouvernement a cependant dû faire face à des blocages syndicaux et politiques quant il s’est agit de libéraliser certaines professions (mesure finalement votée) et d’assouplir les règles de licenciement (projet encore en cours de discussion au parlement).
A l’issue du vote de la loi de finances, le 21 décembre 2012, le gouvernement de Mario Monti a démissionné, avançant ainsi de quelques semaines le calendrier électoral et la convocation des électeurs pour désigner leurs représentants au parlement. Après avoir largement remporté les primaires de gauche, Pierluigi Bersani a mené la coalition entre le parti démocrate et le parti SEL, son allié traditionnel. Revenu sur le devant de la scène Silvio Berlusconi a conclu une nouvelle alliance avec la ligue du nord, en étant toutefois contraint de s’engager à ne pas briguer un nouveau mandat de président du Conseil.
Enfin, Mario Monti est officiellement entré en politique, à la tête d’une liste civile et d’un programme intitulé agenda Monti pour l’Italie », auquel se sont fédérés les centristes de l’UDC, le parti FLI de M. Fini et le groupe de personnalités mené par Luca di Montezemolo, président de Ferrari. Concourant pour la première fois dans le cadre d’un scrutin législatif, le mouvement « 5 étoiles » a choisi d’arrêter la liste de ses candidats, majoritairement novices en politique, sur la base de leur désignation spontanée sur internet.
Les élections législatives (chambre des députés et sénat) se sont tenues les 24 et 25 février 2013. Les résultats de ces élections ont été profondément influencés par un triple contexte de crise : socio-économique (récession de 2,3% en 2012 et taux de chômage de 36% chez les 18-35 ans), politique (perte de confiance et scandales financiers à répétition) et européenne (rejet des politiques de rigueur). Ces élections ont abouti sur une absence de majorité au sénat alors que les deux chambres du parlement disposent strictement des mêmes pouvoirs, en matière de contrôle du gouvernement et de vote de la loi.
Comme le prévoit la constitution, le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, a procédé, à compter du 20 mars, à la consultation des partis en vue de la désignation d’un président du conseil, susceptible de constituer un gouvernement qui pourrait obtenir la confiance dans les deux chambres. Cette tâche s’est avérée particulièrement ardue.
Le 22 mars, Giorgio Napolitano a finalement chargé Pierluigi Bersani d’apporter la preuve qu’il disposerait d’une « majorité certaine » pour la formation d’un gouvernement autour du parti démocrate. Après deux journées de consultation et de discussion avec les partis, Pierluigi Bersani a dû se résoudre à un constat d’échec, faisant état d’ « entraves » de la part du mouvement « 5 étoiles » et de « conditions inacceptables » de la part du parti berlusconien « Peuple de la Liberté ».
Face à ce blocage, le président Giorgio Napolitano, a chargé deux groupes de travail politico-techniques d’élaborer une « plateforme programmatique » dans les domaines institutionnel et socio-économique. Il leur a donné 8 à 10 jours pour remettre leur rapport. Cette solution inédite a eu pour conséquence de renvoyer la désignation du président du Conseil après l’élection du président de la République, qui a débuté le 18 avril.
Cette élection présidentielle a abouti, après 6 tours de scrutin, sur la réélection de Giorgio Napolitano, à une large majorité. Cette réélection, inédite dans l’histoire de la République italienne, s’est révélée l’ultime solution après l’échec de Franco Marini, candidat de compromis entre le PD et le PDL et le rejet de Romano Prodi par une partie de son propre camp. Elle a ouvert la voie à la formation d’un gouvernement de grande coalition entre le parti démocrate, la droite de Silvio Berlusconi et les centristes.
Enrico Letta, numéro deux du parti démocrate, a été investi en tant que président du Conseil. Il a constitué une équipe gouvernementale qui allie des hommes politiques de gauche, de droite, du centre et des techniciens. La composition du gouvernement traduit ainsi un équilibre entre les différents partis, avec un léger avantage numérique pour le parti démocrate qui compte 9 ministres sur 22.
Angelino Alfano, secrétaire général du parti de Silvio Berlusconi, se voit attribuer la vice-présidence du Conseil ainsi que le portefeuille de l’intérieur. Le nouveau gouvernement italien a obtenu une large confiance à la Chambre des députés et au Sénat, grâce au vote cumulé des élus du parti démocrate, du peuple de la liberté et des centristes. Pour compléter cette équipe initiale, 40 vice ministres et secrétaires d’Etat issus des différents partis ont été nommés. Les équilibres du nouveau gouvernement sont complexes. Le maintien de la cohésion de cette grande coalition reste le principal défi.
Le nouveau président du Conseil a consacré une grande partie de son discours d’investiture aux dossiers européens. Il a également rappelé les deux priorités d’action du gouvernement. La première est économique, avec le maintien d’une ligne de rigueur budgétaire, équilibrée par l’adoption de mesures de croissance. La seconde est politique, visant à une réforme institutionnelle d’ampleur ayant pour objectif la réduction des risques d’instabilité et la résorption du fossé qui s’est creusé avec l’opinion publique.
Les résultats des élections législatives des 24 et 25 février ont rebattu les cartes entre les différentes formations politiques, replaçant le PDL et Silvio Berlusconi au centre du jeu. Les secousses ont été fortes au sein de la gauche italienne qui a frôlé l’implosion. Le résultat en demi-teinte obtenu par le parti démocrate et l’échec des candidats successifs proposés à l’élection présidentielle ont provoqué la démission de Pierluigi Bersani de ses fonctions de secrétaire général du PD. Guglielmo Epifani, a été élu en tant que secrétaire général jusqu’au prochain congrès du parti, prévu en octobre.
Situation économique
Troisième économie européenne, l’Italie dispose d’atouts importants : taux d’endettement privé faible, inexistence de bulle immobilière, gestion rigoureuse du déficit avec le seul excédent primaire de la zone euro. Son tissu industriel, dense et dynamique, composé d’un réseau de 4 millions de PME, peine, néanmoins, à s’adapter à l’intensification de la mondialisation (absence de gains de productivité, perte de compétitivité, rigidité du marché du travail, insuffisance de l’innovation et des dépenses de R&D).
L’Italie connaît ainsi une croissance faible depuis une décennie. Après un léger redémarrage de l’activité en 2010(+1,1%), le pays est entré en récession à la fin de l’année 2011 (prévision de -2.7% pour 2012), avec un taux de chômage élevé (10,7% de la population active) en particulier chez les jeunes (36%). L’Italie doit également faire face à un endettement colossal (1980 milliards d’euros soit 126,4% du PIB), et à une forte pression sur les taux de financement de ses obligations. Cumulée à l’économie souterraine (évaluée entre 250 et 270 milliards d’euros, soit 16 à 17,5% du PIB), l’évasion fiscale estimée entre 120 à 170 milliards d’euros constitue un constitue un handicap majeur pour l’économie italienne.
Dans ce contexte de crise, le gouvernement de Silvio Berlusconi puis celui de Mario Monti ont adopté trois plans de consolidation budgétaire et aux deux spending reviews, représentant au total 82 Md€ d’économies sur 2011-2015. Ces mesures ont permis de stabiliser la situation de l’Italie et de faire baisser le spread (différentiel de taux avec l’Allemagne) sous les 300 points alors qu’il dépassait les 500 points en novembre 2011.
Le nouveau gouvernement devra relever le défi de maintenir le cap de la réduction de la dette et de la consolidation budgétaire tout en adoptant des mesures en faveur de la croissance et en veillant à la dimension sociale des politiques. Les attentes sont très fortes du côté des PME, moteurs de l’économique transalpine qui redoutent un assèchement de leurs possibilités de financement (arriérés de l’Etat, réduction de l’accès au crédit bancaire).
La mise en place d’une grande coalition a nécessité différentes concessions, dont la suppression, souhaitée par le PDL, de la taxe sur la résidence (IMU). L’ensemble de ces nouvelles mesures représente un montant d’environ 15 milliards d’euros, pour lesquels le gouvernement italien devra trouver des compensations, s’il veut respecter les règles européennes de maîtrise du déficit et de la dette publics.
Politique extérieure
Les priorités de politique étrangère italienne sont l’Union européenne, outil indispensable à sa modernisation et à son rayonnement international, l’alliance atlantique et le lien particulier avec Washington, garant de sa sécurité, les Balkans et, la Méditerranée, zones privilégiées pour ses échanges économiques et culturels. L’Italie concentre ses moyens diplomatiques et militaires sur cet environnement régional.
Membre du Quint et du groupe de contact, l’Italie est un partenaire fondamental de la France dans les Balkans qui constituent pour Rome une zone de coopération économique intense. L’Italie est ainsi le plus fervent promoteur de la perspective européenne des Balkans occidentaux. Cela vaut en particulier pour la Serbie.
Partageant une frontière avec la Slovénie, elle a accueilli avec satisfaction le règlement en 2009 du différend maritime croato-slovène ouvrant la voie à la poursuite du processus d’adhésion de la Croatie. L’Italie a fortement promu les mesures de libéralisation du régime de visas de l’UE en faveur de ces pays. Rome a reconnu le Kosovo le 21 février 2008.
Ayant fait de la Méditerranée sa zone privilégiée d’action, l’Italie assume le poste de secrétaire général adjoint "primus inter pares" de l’UpM, responsable du financement des projets et des PME. Souhaitant accompagner les transitions démocratiques dans les pays du Sud de la Méditerranée, Rome cherche à rebâtir une relation solide avec la Libye, la Tunisie et l’Egypte, en multipliant les contacts de haut et en négociant de nouveaux accords de partenariat (sécurité, immigration, énergie, économie).
Rome est également très proche d’Israël tout en restant attentive aux intérêts des Palestiniens et aux développements du Processus de paix. Elle défend avec la France la liberté religieuse et le respect des droits des chrétiens d’orient.
Mise à jour : 30.05.13
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