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Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Irak
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Jalal Talabani


Données géographiques

Superficie : 438 317 km2 Capitale : Bagdad
Villes principales : Bagdad, Mossoul, Bassorah, Erbil, Kirkouk Langues officielles : arabe, kurde
Langues courantes : arabe, kurde, turcoman, araméen
Monnaie : dinar irakien
Fête nationale : à déterminer ; le 14 juillet (anniversaire du renversement de la monarchie en 1958), est toujours fêté


Données démographiques

Population : 33,7 millions (estimation)
Densité : 77 hab/km²
Composition ethnique : Arabes 75 %, Kurdes 20 %, Turcomans et Assyriens 5 %
Croissance démographique : 2,3 %
Espérance de vie : 69 ans
Taux d’alphabétisation : 78 %
Religions (les pourcentages sont des évaluations) : Islam, religion officielle (Chiites 60-65 %, Sunnites 37-32 %), christianisme, yézidisme, mandéisme et sabéisme (3 %)
Indice de développement humain : 0,590 (131e)


Données économiques

PIB (2013) : 222 Mds USD
PIB par habitant (2013) : 6377 USD

Taux de croissance (2013) : 4,2 %
Taux de chômage (au sens du BIT) : 18,5 % (non officiel : 30 %)
Taux d’inflation (2013) : 3 %

Solde budgétaire (2013) : - 8,9 Mds USD
Balance commerciale (2013) : solde + 26 Mds USD ; exportations 92 Mds USD, importations 66 Mds USD

Principaux clients (estimation 2012) : Etats-Unis 21,4%, Inde 21,1%, Chine 13,8%, Corée du Sud 11,2%, Canada 4,8%
Principaux fournisseurs (estimation 2012) : Turquie 27,8%, Syrie 15,9%, Chine 12,6%, Etats-Unis 5,2%, Corée du Sud 4,8%

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 3,3 %
  • industrie : 64,6%
  • services : 32,1 %

Exportations de la France vers l’Irak (2013) : 501 M€
Importations françaises depuis l’Irak (2013) : 839 M€
Solde : - 338 M€

Le site du ministère de l’économie et des finances propose plus de données statistiques.

Consulats : section consulaire à Bagdad et consulat général à Erbil
Communauté française en Irak : 317 personnes
Communauté irakienne en France : environ 3000 personnes


Politique intérieure

Système politique

L’Irak a recouvré sa pleine souveraineté en 2005, après l’adoption par référendum d’une Constitution qui instaure une république fédérale, démocratique et parlementaire.

Le Conseil des Représentants détient le pouvoir législatif. Il est élu pour une durée de quatre années et est composé de 325 membres élus au suffrage universel direct.

Le Président de la République, élu par le Conseil des représentants, partage avec le Premier ministre le pouvoir exécutif même si son rôle reste largement protocolaire (ratification des traités, accréditation des ambassadeurs). Le Premier ministre est responsable de la conduite des affaires de l’Etat et est le chef des armées.

Dans le cadre de cette république fédérale, la Constitution prévoit la possibilité pour un ou plusieurs gouvernorats, il en existe dix-huit, de constituer une région sur proposition qui doit être approuvée par un référendum local. Il n’existe pour l’instant qu’une seule région constituée, la région autonome du Kurdistan irakien qui regroupe les trois gouvernorats de Dohuk, Erbil et Salaheddine et est administrée par le Gouvernement régional kurde.


Une situation de crise politique durable

Le pays traverse depuis plusieurs mois une importante crise politique en raison de l’opposition au Premier ministre Nouri al-Maliki dont l’action est fortement critiquée. Ses adversaires sunnites et kurdes lui reprochent l’absence de mise en œuvre de certaines dispositions de l’accord d’Erbil de novembre 2010 (désignation des ministres en charge des trois ministères sécuritaires, création du Conseil National des Politiques Stratégiques) et une volonté de concentration des pouvoirs marginalisant leurs communautés. Au sein même du camp chiite, Ammar al-Hakim et Moqtada al-Sadr, les deux principaux rivaux de Nouri al-Maliki, émettent de vives critiques contre ce dernier.

Cette situation conduit à de fortes tensions institutionnelles et entrave l’action du parlement qui ne légifère plus qu’épisodiquement. Des élections provinciales se sont tenues au printemps 2013 dans 14 des 18 provinces irakiennes et ont vu le relatif affaiblissement de la liste soutenant le Premier ministre. A l’approche des élections législatives du 30 avril 2014, la scène politique apparaît fortement fragmentée, selon des lignes principalement confessionnelles et communautaires.


Une situation sécuritaire fortement dégradée

Alors que la violence avait connu un reflux entre 2009 et 2012, la situation sécuritaire s’est fortement dégradée depuis le printemps 2013 en raison des tensions politiques et de la crise syrienne. Près de 10 000 personnes ont été tuées l’année dernière dans des actions terroristes qui sont principalement le fait d’organisations liées à al-Qaïda et en particulier l’Etat islamique en Irak et au Levant, qui cible le pouvoir et la population chiite. La population civile reste la plus touchée mais les forces de sécurité sont ciblées de manière croissante.

Les autorités sont impuissantes à endiguer la violence et tendent à perdre le contrôle de territoires dans les provinces d’Anbar et de Ninive limitrophes de la Syrie comme l’illustre la prise de contrôle partielle des villes de Ramadi et Falloujah en janvier 2014 par des insurgés liés à l’EIIL. Si la partie nord du pays (entre Bagdad et la limite de la région kurde) reste la plus exposée aux attentats, notamment dans les régions de Diyala, Mossoul, Tikrit et Kirkouk et à Bagdad, le sud du pays et la région du Kurdistan ne sont plus épargnés.


Situation économique

Avec 34 millions d’habitants, l’Irak est l’un des plus grands marchés de la région. L’économie est dominée par le secteur des hydrocarbures, principal moteur de l’économie irakienne (93 % des ressources budgétaires et 50 % du PIB) qui représente 90 % de l’activité industrielle du pays. L’Irak dispose des 4èmes réserves de pétrole avérées au monde, autour de 150 Mds de barils et pourrait produire entre 6 et 9 M b/j en 2020 selon les prévisions de l’AEI.

La croissance s’est établie à 4% en 2013 (contre +8 % en 2012), en deçà des prévisions, principalement en raison d’une production et d’exportations de pétrole plus faibles que prévues (respectivement 3,06 mb/j et 2,4 mb/j). Alors que le budget 2013 a été déficitaire, le gouvernement a annoncé sa volonté de réduire les dépenses courantes ainsi que celles liées aux investissements. Le projet de budget fédéral, non encore voté par le parlement, met la priorité sur les secteurs de la sécurité et de la défense, la politique sociale (salaires de la fonction publique et pensions de retraite).

La diversification de l’économie irakienne constitue un enjeu majeur d’autant que le secteur des hydrocarbures est peu pourvoyeur en termes d’emploi (1%). D’importants défis restent à relever pour favoriser la création d’emplois, l’émergence d’un secteur privé et améliorer le niveau de vie de la population.

Les réformes entrent progressivement en vigueur mais la corruption reste un problème majeur. Un accent particulier est mis sur la modernisation de la gestion financière de l’Etat avec le soutien de la Banque Mondiale et du FMI dont les axes d’effort sont notamment la restructuration des bilans des banques publiques, la mise en cohérence des comptes de l’Etat, la réforme des entreprises publiques et l’émergence d’un secteur privé.

La reconstruction, dont le coût est estimé à 600 Mds USD, progresse lentement. Les principales infrastructures ont été détruites. Après trente ans de guerre et d’embargo, les besoins sont immenses dans les secteurs de l’énergie, de l’électricité, de l’eau, des transports, des communications ou de la santé.


Politique extérieure

La politique étrangère de l’Irak est marquée par le souci du pays de réintégrer son environnement régional et de recouvrer sa stature internationale. La volonté de Bagdad d’entretenir des relations apaisées avec l’ensemble des pays de la région est toutefois entravée par les difficultés internes.

Les relations avec les pays du Golfe ont connu une forme de normalisation mais restent difficiles, en particulier avec l’Arabie saoudite et le Qatar, inquiets de l’émergence d’un pouvoir chiite à Bagdad.

Les relations avec le Koweït connaissent une nette amélioration. La visite du Premier ministre koweïtien à Bagdad le 12 juin 2013 a permis de parachever la réconciliation entre les deux pays, après le règlement de plusieurs différends issus de la guerre du Golfe, et a été l’occasion de la signature de plusieurs accords de coopération.

Les relations avec l’Iran sont bonnes. Téhéran déploie en Irak une influence politique, économique et religieuse en s’appuyant sur les liens établis avec l’actuelle classe politique irakienne avant 2003 et sur la proximité culturelle entre les deux pays. Des irritants demeurent toutefois : le souvenir de la guerre irako-iranienne (1980-1988), la crainte de voir ressurgir un rival pétrolier et un concurrent spirituel puisque les principaux lieux saints chiites (Nadjaf, Kerbala) sont situés en Irak, et la question du partage des eaux du Chatt Al Arab.

Les relations entre le gouvernement irakien et la Turquie restent difficiles malgré une volonté commune affichée de dépasser la période de tensions liée au soutien de la Turquie à l’ancien vice-président irakien Tarek al-Hachémi en 2012. Le développement des liens économiques, notamment en matière énergétique, entre Ankara et la région du Kurdistan constitue le principal irritant.

La crise syrienne suscite une forte inquiétude à Bagdad. Les autorités irakiennes craignent des répercussions déstabilisatrices du conflit en Irak. Le pays n’en reste pas moins divisé selon des lignes confessionnelles : les chiites redoutent l’émergence d’un pouvoir sunnite à Damas alors que les sunnites irakiens espèrent la chute rapide du régime alaouite et que les Kurdes privilégient les intérêts des Kurdes syriens.

Etats-Unis : l’accord de retrait des forces américaines, adopté par le Parlement irakien le 27 novembre 2008, a abouti au départ des forces américaines de combat d’Irak, le 31 août 2010. 50 000 soldats américains sont restés sur place après cette date pour des actions de formation et d’encadrement. Le retrait complet est intervenu le 18 décembre 2011. Les Etats-Unis conservent toutefois de l’influence, notamment en matière d’armement.


Mise à jour : 15.04.14


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