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Présentation de l’Indonésie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Indonésie
Nature du régime : démocratique, régime présidentiel
Chef de l’Etat : M. Joko WIDODO, Président de la République
Vice-président : M. Jusuf KALLA

Données géographiques

Superficie : 1 905 000 km²
Capitale : Jakarta
Villes principales : Bandung, Surabaya, Medan, Palembang, Makassar, Semarang.
Langue officielle : indonésien
Monnaie : rupiah (roupie indonésienne - IDR)
Fête nationale : 17 août (anniversaire de l’indépendance)
L’Indonésie est un "État archipélagique", conformément à la Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer, exerçant sa souveraineté sur les eaux séparant les îles de l’archipel. Les navires étrangers doivent emprunter des voies archipélagiques" dont le tracé a été avalisé par l’OMI pour traverser cet espace.

Données démographiques

Population : 247 millions (estimation 2012)
Répartition : Java 123,5 M, Sumatra 46 M, Kalimantan 19 M, Sulawesi : 17,3 M, Madura 3,5 M, Bali 3,8 M, Papouasie 3,5 M, Moluques 2,5 M (population urbaine : 49,79%)
Densité : 124 habitants au km² (fortes disparités dans l’archipel : 974 habitants au km² à Java, 8 habitants au km² en Papouasie)
Croissance démographique (BPS) : 1,49 %
Espérance de vie (PNUD 2012) : 69,8 ans
Taux d’alphabétisation (BPS) : 92,37 %
Religions : musulmans 87,18%, protestants 6,96%, catholiques 2,91%, hindous 1,69% ; bouddhistes 0,72%, autres 0,56 %
Indice de développement humain (PNUD 2012) : 0,629 (121ème rang)

Données économiques

PIB (FMI 2013) : 870 Mds USD
PIB par habitant (FMI 2013) : 3510 USD
Taux de croissance (2013) : 5,8 %
Taux de chômage (2013) : 6,2 %
Taux d’inflation (2013) : 6,4 %
Balance commerciale (DG Trésor 2013) : - 3,8 Mds US$

Principaux clients (2013) : ASEAN (21,3%), Japon (14,4%), Chine (12,3%), Europe (9,1%), États-Unis (8,6%)
Principaux fournisseurs (2013) : ASEAN (30% dont Singapour pour 14,5% du total), Chine (15,9%), Japon (10,2%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (BPS 2013) :

  • secteur primaire : 26,3 %
  • secteur secondaire : 35 %
  • secteur tertiaire : 38,7 %

Exportations de la France vers l’Indonésie (2013) : 1, 61 Md€ (+20,2%)
Importations françaises en provenance d’Indonésie (2012) : 1,55 Md€ (-10,5%)

Pour plus d’informations sur le commerce franco-indonésien, se reporter au site du service économique : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française en Indonésie (2013) : 3973 personnes
Communauté indonésienne en France : 2 314 personnes

Politique intérieure

Le président sortant Susilo Bambang Yudhoyono (2004 - 2009), a engagé une politique de réformes politiques et économiques afin de stabiliser la situation interne du pays, de poursuivre l’assainissement de son économie et, à plus long terme, de rétablir la place de l’Indonésie sur la scène internationale.

La démocratisation de la société passe, en premier lieu, par une réforme de l’outil militaire, dans un pays où l’armée (TNI) a joué, de 1965 à 1998, un rôle politique de premier plan, au nom de la défense de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. Le processus de réforme de l’armée, engagé depuis 2002, s’est traduit par la suppression des sièges réservés aux militaires au parlement, la res¬ponsabilité des opérations de maintien de l’ordre remise à la police, et par un profond renouvellement de l’état-major.

La pacification d’Aceh a constitué le principal succès du premier mandat de Yudhoyono. Le mémorandum signé à Helsinki en août 2005 a été pour l’essentiel appliqué sur le terrain (désarmement des militants du GAM, notamment). La Loi sur le Gouvernement d’Aceh (LOGA) promulguée en juillet 2006 a accordé à la province une large autonomie (contrôle des ressources naturelles, du commerce extérieur et du pouvoir local par les nouvelles autorités acéhnaises). Les élections locales se sont tenues en avril 2012 et ont été largement remportées par le Partai Aceh.

La situation reste en revanche tendue en Papouasie, depuis la promulgation de la loi d’autonomie spéciale de 2001, mal acceptée par la population, et l’assassinat du chef indépendantiste Theys Eluay, fin 2001.

Le gouvernement s’est résolument engagé dans la lutte contre le terrorisme islamiste : la Jemaah Islamiyah (JI), organisation terroriste responsable des attentats de Bali, a été en partie démantelée suite à l’arrestation ou l’élimination des principaux leaders de l’organisation. Son chef spirituel, Abu Bakr Bashir, a ainsi été arrêté en août 2010 et condamné à 15 ans de prison en juin 2011. La menace terroriste reste néanmoins latente, comme le montrent les arrestations épisodiques, la découverte d’un camp d’entraînement à Aceh au début de 2010 et les opérations de l’unité anti-terroriste de la police (ex : 11 suspects, anciens membres d’une organisation appelée "Hasmi", arrêtés sur l’île de Java fin octobre 2012 alors qu’ils fomentaient des attentats). Une nouvelle agence de coordination antiterroriste a été créée en juin 2010.

Les élections organisées en 2014 (élections législatives le 9 avril et élections présidentielles le 9 juillet), se sont déroulées dans le calme et ont permis de confirmer la consolidation des institutions démocratiques du pays. Le ticket présidentiel Joko Widodo (Jokowi) - Jusuf Kalla a remporté l’élection présidentielle avec 53,5% des votes, contre 46,85% pour Prabowo Subianto et son co-listier Hatta Rajasa.

Le Président Joko Widodo, dit "Jokowi" (52 ans), précédemment gouverneur de Jakarta, incarne le renouvellement de la classe politique indonésienne. Il a pris ses fonctions le 20 octobre 2014 et constitué son gouvernement le 26. Les quatre Ministères « coordinateurs » au sein de son gouvernement traduisent ses priorités : affaires politiques, de justice et de sécurité ; économie (avec une équipe essentiellement formée d’entrepreneurs) ; développement humain et culture ; et affaires maritimes (Jokowi souhaite faire de l’Indonésie "l’axe maritime mondial").

Situation économique

Après un relatif fléchissement en 2009, qui a eu des effets négatifs sur l’emploi et la lutte contre la pauvreté, la croissance a été de 6,2% en 2012 et 5,8% en 2013, avec un PIB de 870 Mds$, soit un PIB/habitant de 3 510$. La demande interne reste le principal moteur de la croissance, mais les exportations et l’investissement y participent désormais pour une plus grande part. L’inflation, qui est un su¬jet de préoccupation depuis 2008 sous l’effet notamment de la hausse du prix des matières pre¬mières et des denrées alimentaires, est repartie à la hausse en 2013 à 6,4%, après avoir été ramenée de 7% en 2010 à 4,3% en 2012.

La politique budgétaire du gouvernement sortant visait à limiter l’endettement interne et externe (dette publique à 26% du PIB), avec un faible déficit grâce à l’amélioration du rendement de la collecte fiscale et une approche très conservatrice de l’endettement public. Une des premières décisions du Président Jokowi a été d’augmenter les prix du carburant, subventionnés depuis plusieurs décennies, de plus de 30 %. Cette décision vise à réduire les importations, dont le pays est devenu de plus en plus dépendant (22,5 Mds USD en 2013), et devrait permettre au gouvernement d’avoir une plus grande marge de manœuvre budgétaire (9,2 Mds d’économie). La politique de ré-allocation de ces ressources, possiblement sur des investissements dans les secteurs maritime et agricole ainsi que dans les infrastructures, devrait être clarifiée dans le cadre d’une révision du budget 2015.

Les exportations indonésiennes, en baisse pour la seconde année consécutive, se montent à 183,4 Mds USD en 2013 (soit - 2,6%, après une baisse de 6,3% en 2012). Le pays dispose de considérables ressources agricoles (huile de palme, caoutchouc naturel, ca¬cao, café), énergétiques et minières (charbon, pétrole, gaz naturel liquéfié), mais les matières premières, moteur traditionnel des exportations indonésiennes, marquent le pas. Le secteur manufacturier (biens intermédiaires et biens de consommation) représente 62,8% des exportations. L’Indonésie réalise plus de 70% de ses exportations vers l’Asie au sens large, plus de 20% vers les pays de l’ASEAN, et moins de 10% avec l’Europe.

Les importations, en légère baisse en 2013 (- 1,6%), s’élèvent à 187,4 Mds USD. Le déficit commercial de l’Indonésie s’élève à 3,8 Mds USD (déficit de 2,1 Mds en 2012 après un excédent de 24,6 Mds USD en 2011). Les exportations sont principalement composées de matières premières et de biens intermédiaires (66,9% des importations en 2012). Les biens d’équipement représentent près de 19%, en progression de 13,7%. La Chine reste le premier pays d’origine des importations indonésiennes (15,9% soit 29,8 Mds UDS), suivie par Singapour (14,5% soit 27,2%) et le Japon (10,2% soit 19,2 Mds USD).

Au niveau régional, le premier partenaire de l’Indonésie reste l’ASEAN, avec 39,1 Mds UDS (21,3%) d’exports et 56,2 Mds USD d’imports (30%).

Le nouveau gouvernement poursuit le vaste programme de développement des infrastructures décidé par les précédentes autorités, et comptant sur l’apport indispensable des investisseurs privés. L’Indonésie s’est vue accorder l’« investment grade » à la fin 2011, reconnaissance des progrès réalisés, même si de réels problèmes de gouvernance subsistent : elle est classée au 129e rang sur 183 pour la « facilité à faire des affaires » (Banque Mondiale) et au 118e rang sur 179, s’agissant de la corruption (ONG Transparency International).

Politique extérieure

Depuis la crise asiatique de 1997, l’Indonésie s’est employée à reconquérir son statut de puissance régionale. Elle a exercé la présidence de l’ASEAN en 2011. Elle est un membre particulièrement actif de l’association. Jakarta coopère avec l’Australie dans la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’avec la Malaisie et Singapour pour la surveillance conjointe du dé¬troit de Malacca. L’Indonésie a siégé au Conseil de Sécurité des Nations Unies en 2007-2008. Elle participe au G20, et s’est démarquée des autres grands pays émergents en acceptant, au sommet de Copenhague, l’objectif d’une limitation de ses émissions de gaz à effet de serre.

La relation bilatérale avec les Etats-Unis s’est normalisée. Le rétablissement d’un dialogue de sécurité, et surtout la levée de l’embargo sur les armes (novembre 2005), en ont été les symboles. Une série d’accords, en juin 2010, a jeté les bases de plusieurs projets dans le domaine des inves¬tissements et de la défense. Les visites à Jakarta du président Obama en 2010 et 2011 ont confirmé ce regain d’intérêt américain et constitué une nouvelle étape de la relation, portée au rang de parte¬nariat global en novembre 2010.

Les relations ont longtemps été complexes avec la Chine, notamment en raison de la pré¬sence en Indonésie d’une communauté d’origine chinoise (3% de la population) très active dans les secteurs financiers et du commerce. Jakarta et Pékin se sont rapprochés ces dernières années en s’efforçant de mettre sur pied de nouvelles coopérations (ressources naturelles, infrastructures). Bien que les récentes tensions en Mer de Chine du Sud compliquent la relation bilatérale, la Chine est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Indonésie. Lors de sa visite à Jakarta en octobre 2013, le Président chinois Xi JINPING a manifesté, avec son homologue indonésien, le souhait d’accroitre la relation bilatérale dans tous les domaines.

Avec l’Australie, la relation bilatérale est étroite, avec des échanges devenus multiformes après avoir longtemps été dominés par le commerce et la lutte contre le terrorisme. L’Indonésie, premier récipiendaire de l’aide australienne, constitue une des priorités de l’Australie dans la région. Les deux pays sont liés par un partenariat stratégique global et entretiennent un dialogue politique dense, avec notamment une rencontre annuelle des chefs d’État et de gouvernement et un dialogue annuel 2+2 (Affaires étrangères et Défense). C’est en Indonésie que l’actuel Premier Ministre australien, Tony Abbott, a choisi de se rendre, début octobre 2013, pour sa première visite officielle à l’étranger. Deux affaires ont néanmoins entraîné une brutale dégradation des relations entre les deux pays fin 2013 (incursions dans les eaux territoriales indonésiennes de navires australiens en charge du contrôle des frontières fin et révélation par voie de presse de faits d’espionnage auxquels se serait livrée l’ambassade d’Australie à Jakarta).

Mise à jour : 15.12.14

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