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Présentation

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Données générales

Nom officiel : République des Fidji
Nature du régime : République parlementaire
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Epeli NAILATIKAU, président de la République

Données géographiques

Superficie : 18 333 km2
Capitale : Suva et sa banlieue (203 000 habitants)
Villes principales : Lautoka, Nadi, Ba, Labasa
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, fidjien, hindi
Monnaie : dollar fidjien (un dollar fidjien = 0, 435 euro)
Fête nationale : 10 octobre

Données démographiques

Population : 883 125(2012)
Densité : 48 hab/km²
Croissance démographique : 0,8 % ( estimation 2011)
Espérance de vie : 69,2 ans en 2010 (72,1 pour les femmes et 66,5 pour les hommes)
Taux d’alphabétisation : 93,7% de la population (estimation 2003)
Religion (s) : chrétiens (64,5%) ; hindous (27,9%) ; musulmans (6,3%) ; sikhs (0,3%) , autres :0,6% (2007)
Indice de développement humain (classement ONU 2012) : 0,702 (rang 96)

Données économiques

PIB (2011) : 3,8 Milliards USD
PIB par habitant (2011) : 4 390 USD
Taux de croissance (2011) : + 2%
Taux de chômage (au sens du BIT) (2007) : 8,6%
Taux d’inflation (prévisions 2012) : 4,7%
Solde budgétaire (estimations 2011) : -3,1% du PIB
Balance commerciale (2011) : – 413 millions USD
Principaux clients (2011) : Australie (14,3%), Etats-Unis (11%), Japon (6,3%), Royaume-Uni (5,9%), Samoa (5,8%), Tonga (5,1%)
Principaux fournisseurs (2011) : Singapour (34,1%) ; Australie (16,3%) ; Nouvelle-Zélande (14,1 %), Chine(8,9%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2011)
Agriculture (12,9%)
Industrie (18,8%)
Services (68,3%)

Exportations de la France métropolitaine vers Fidji : 340 000 € (2011)
Importations françaises depuis Fidji : 3 137 000 € (2011)
Exportations des collectivités du Pacifique vers Fidji : 153 000 € (2011)
Importations depuis Fidji vers la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie : 26,5 millions € (2011)

Données Banque mondiale, FMI.

Communauté française à Fidji : 200 Français enregistrés

Politique intérieure

Les Fidji, qui ont connu quatre coups d’Etat depuis 1987, souffrent d’une instabilité politique chronique due, notamment, à la spécificité de la société fidjienne, composée d’une population fidjienne de souche mélanésienne (61%), dont l’organisation sociale repose sur un système traditionnel de chefferies, et de la population indo-fidjienne (38 %).

Le coup d’Etat de décembre 2006 mené par le Commodore Bainimarama, chef d’Etat-major des forces armées, a été condamné par la communauté internationale, notamment par le Secrétaire Général des Nations Unies, le Conseil de l’Union européenne (à l’initiative du Royaume-Uni et de la France), les Etats-Unis. Le Commonwealth et le Forum des Iles du Pacifique (à l’initiative de l’Australie et la Nouvelle-Zélande en particulier) ont suspendu la participation de Fidji à leur enceinte.

En avril 2009, suite à l’invalidation du gouvernement par la Cour d’appel de Suva, le Président Iloilo a abrogé la Constitution et renommé le Commodore Bainimarama dans ses fonctions de Premier ministre. L’instauration d’un « nouvel ordre légal » s’est traduite par la mise en place de mesures exceptionnelles telles que l’état d’urgence qui restreint la liberté de réunion et la liberté de la presse, la censure des médias, la destitution des magistrats, le limogeage des hauts fonctionnaires nommés par décret, la mise à la retraite anticipée des fonctionnaires à l’âge de 55 ans et le renforcement de la présence des militaires dans les structures au pouvoir.

Un processus de dialogue politique, initié par le gouvernement intérimaire avec la création en 2008 du « Conseil national pour construire un meilleur Fidji », présidé par le Commodore Bainimarama, a abouti à la présentation d’une « Charte pour un meilleur Fidji », adoptée par le Président Iloilo début 2009. La feuille de route du régime fidjien, qui prévoit la tenue d’élections générales en 2014 après l’adoption d’une nouvelle constitution en 2013, insiste notamment sur la revitalisation de l’économie nationale et la fin des discriminations ethniques.

Des avancées sont à noter après l’achèvement de la première phase du processus d’enregistrement sur les listes électorales et une réforme du mode de scrutin et du découpage électoral. En janvier 2012, le contre-amiral Bainimarama a levé l’état d’urgence mis en place depuis 2009. La France a salué cette étape importante vers la restauration de l’Etat de droit et de la démocratie aux Iles Fidji, tout en soulignant sa vigilance accrue au regard de la poursuite du processus de transition institutionnelle. Le gouvernement fidjien a également levé le 18 juillet dernier les restrictions à la liberté de réunion contenues dans le décret sur l’ordre public, après avoir autorisé en juin 2012 les réunions des organisations religieuses et des ONG.

Une Commission constitutionnelle indépendante, composée de cinq membres dont deux experts internationaux, mise en place en avril 2012 et chargée de l’élaboration de la nouvelle Constitution a reçu plus de sept mille contributions citoyennes. Elle a remis ses recommandations au Président de la République en décembre 2012 sous la forme d’un projet de constitution qui a finalement été refusé en l’état et modifié par les services juridiques du gouvernement. Ce nouveau projet met en place une république parlementaire comportant 45 membres élus pour 4 ans. Il octroie des compétences élargies au Premier ministre. Celui-ci sera le chef du parti politique ayant recueilli plus de 50% des voix aux élections. Le Président de la République conserve un rôle honorifique.

Le projet de constitution ne sera finalement pas soumis à une Assemblée constituante, dont la formation a été abandonnée mais à une consultation populaire à l’issue de laquelle le texte pourra être modifié et sera approuvé par le Président de la République.

Situation économique

Les Fidji sont un pays en développement dont l’économie repose essentiellement sur le tourisme, le sucre et la pêche. Le secteur minier, en forte expansion, pourrait se substituer rapidement au secteur sucrier dans la balance commerciale du pays. En 2009 et 2010 l’économie fidjienne a connu une récession mais l’année 2011 s’est caractérisée par une croissance moyenne (2%, en hausse par rapport aux prévisions).

Le secteur du tourisme reste le moteur de la croissance avec environ 675 000 touristes en 2012 qui représente environ un tiers du PIB fidjien. Le secteur sucrier (10% du PNB, 200 000 emplois directs et indirects), traverse une crise profonde depuis de graves inondations de janvier 2009 et début 2012 et la fin de l’accès privilégié au marché européen.

Dans le contexte de crise économique et financière mondiale, la situation économique s’améliore doucement. La révision de la notation à la hausse (de B- à B) des Fidji par Standard&Poors traduit l’amélioration reconnue des fondamentaux de son économie.

Néanmoins, le lent et difficile redressement de Fidji, caractérisé par des mesures d’austérité (notamment l’augmentation de la TVA, la mise en place de nouvelles taxes et l’augmentation des tarifs de l’électricité et de l’eau) entraîne des problèmes sociaux non négligeables.

L’inflation (7% en 2011) affecte gravement le pouvoir d’achat des populations. Elle est maintenant mieux maitrisée (4,5% en juin 2012) grâce à la baisse du cours des matières premières et à la modération des salaires. Après une période de déclin, l’économie de Fidji semble désormais mieux orientée.

Toutefois, seules des réformes à long terme (réforme agraire, démantèlement des prix administrés, amélioration du fonctionnement de l’industrie sucrière, modernisation de la fonction publique et libéralisation des échanges) permettront de consolider la reprise de l’activité et soutiendront dans la durée le flux des investissements. La santé économique de Fidji, plateforme sous-régionale, a des conséquences directes sur les petits pays insulaires voisins dont le commerce transite obligatoirement par Suva.

Politique étrangère

Le coup d’Etat du 5 décembre 2006 a remis en cause l’excellence des relations bilatérales avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande qui ont exigé un retour à la démocratie à Fidji dans les meilleurs délais. Le durcissement du régime et son refus de tenir des élections en 2009 ont conduit à la suspension de Fidji du Forum des Iles du Pacifique, principale organisation régionale du Pacifique sud, en mai 2009.

La politique étrangère fidjienne, traditionnellement centrée sur le Pacifique sud et les relations avec le Royaume-Uni et la France, à travers ses territoires du Pacifique, s’est réorientée vers le continent asiatique, comme en a témoigné l’ouverture d’une ambassade à Pékin en 2004. Le coup d’Etat de décembre 2006 a renforcé cette tendance, le Commodore Bainimarama a annoncé sa volonté d’approfondir sa « look North policy » en direction de la Chine. Le réseau diplomatique fidjien en Asie compte désormais plusieurs missions dilomatiques : Kuala Lumpur, Delhi, Pékin (qui est également accrédité pour Pyongyang), Tokyo, Séoul, Jakarta et un consulat à Shanghai. Les Fidji se tournent également vers d’autres pays comme la Russie ou les pays émergents et ont ouvert des ambassades en Afrique du Sud, au Brésil et plus récemment aux Emirats Arabes Unis. Après la suspension des Fidji par le Forum des Iles du Pacifique, le Premier ministre a rejoint le mouvement des Non-Alignés fin août 2012 et a été élu en septembre 2012 à la présidence du G77 pour un an, à compter de janvier 2013.

En Océanie, le Commodore a remporté un premier succès en réussissant à organiser le sommet du Groupe du Fer de Lance Mélanésien le 31 mars 2011 à Suva (GFLM, qui réunit les quatre pays mélanésiens, Papouasie-Nouvelle Guinée, Iles Salomon, Vanuatu, Fidji et le FLNKS de Nouvelle-Calédonie), organisation qui lui sert de contrepoids à son exclusion du Forum des Iles du Pacifique.

Après presque six ans sans grands résultats, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont révisé leur politique vis-à-vis de Fidji en juillet 2012 et ont décidé de normaliser leurs relations diplomatiques tout en restant vigilant sur la feuille de route annoncée pour la tenue des élections parlementaires en 2014.

Mise à jour 12.04.13

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