Accès rapide :

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Guatémala
Nature du régime : république unitaire dotée d’un régime de type présidentiel
Chef de l’Etat : Otto Pérez Molina (depuis le 14 janvier 2012)

Données géographiques

Superficie : 108 890 km2
Capitale : Ciudad de Guatémala
Villes principales : Quetzaltenango, Escuintla, Retalhuleu, Mazatenango, Puerto Barrios
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : espagnol et 23 langues autochtones (quiché, mam, cakchiquel, etc.)
Monnaie : le Quetzal
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 15,5 millions d’habitants
Densité : 130 habitants/km2
Croissance démographique : 1,95 %
Espérance de vie : 72 ans (Banque mondiale 2012)
Taux d’alphabétisation : 78 % (Banque mondiale 2012)
Religions : catholique (60 %, avec syncrétisme Maya), protestants évangélistes (40 %)
Indice de développement humain : 0, 628 (rang : 125) (PNUD 2013)

Données économiques

PIB (FMI 2013) : 54 Mds $
PIB par habitant (FMI 2013) : 3 475 $
Transfert d’argent des migrants : 11 % du PIB
Taux de croissance (Rapport FMI 2013) : 3,7 % en 2013
Taux de chômage (DGT 2012) : 4,2 %
Taux d’inflation (FMI 2013) : 4,3 % en 2013
Déficit public (FMI 2013) : -2,7 % du PIB
Solde commercial : - 7,4 Mds USD (FMI 2013)

Principaux clients : Etats-Unis (39 %), pays du SIECA (27,7 %), UE (6,6 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (37 %), Mexique (11,2 %), Chine (8,2 %), UE (6,9 %),

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2012) :

  • agriculture : 11,3 %
  • industrie/mines : 68,5 %
  • services : 20,2 %

Exportations de la France vers le Guatémala : 74,4 M € (2013)
Importations françaises depuis le Guatémala : 36,8 M € (2013)
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française au Guatémala (2013) : 780 inscrits, dont 60 % de binationaux
Communauté guatémaltèque en France : 1088 personnes enregistrées

Politique intérieure

La violence est la préoccupation majeure des Guatémaltèques. Ses causes sont multiples (crime organisé, narcotrafic, impunité, corruption) et les inégalités comme la pauvreté lui offrent un terreau favorable. Ce pays, fréquemment victime de catastrophes naturelles, est néanmoins riche en ressources touristiques, agricoles, hydrologiques et minières. Le général (en retraite) Otto Pérez Molina (« parti patriote », marqué à droite) a remporté les élections générales de 2011 avec plus de 53 % des voix. Il jouit d’un bon capital de confiance, moindre cependant dans les zones rurales, où la situation sociale reste tendue.

A un an des prochaines élections présidentielles, le Congrès est en pleine recomposition. Le principal parti d’opposition, LIDER (arrivé en seconde position lors du dernier scrutin présidentiel en 2011), poursuit son avancée. Avec 52 députés (contre quatorze en 2012), il devient le premier parti du pays en dépassant le parti du président guatémaltèque (qui ne dispose plus que de 47 sièges). Cette nouvelle donne pourrait compliquer sérieusement la fin de la législature et le travail du gouvernement, alors que se profilent des débats importants sur la désignation des magistrats, la réforme de la loi électorale, ou encore le vote du budget (déjà rejeté l’année dernière).

Situation économique et sociale

Premier pays d’Amérique centrale par sa population (15,5 millions d’habitants, soit presque autant que le Chili) et son produit intérieur brut (54,4 mds de dollars en 2013, soit plus du double de la Bolivie), le Guatémala n’en reste pas moins un pays pauvre et très inégalitaire. Pour autant, le pays a fait preuve d’une forte résilience pendant la crise de 2008-2009 en évitant la récession, et dispose d’une bonne stabilité macroéconomique et financière. L’économie a repris un rythme dynamique avec une croissance annuelle de l’ordre de 3,7 % en 2013. Cette année, les échanges de biens du Guatémala ont atteint 27,6 Mds de dollars (+2 % par rapport à 2012) sous l’effet d’une progression des exportations et des importations. Son déficit commercial s’est creusé de 6,7 % pour atteindre 7,4 Mds de dollars (presque 14 % du PIB).

Les exportations guatémaltèques ont été portées par le dynamisme des ventes de produits transformés, bénéficiant du régime incitatif des « maquilas », qui concerne principalement la filière textile, premier poste d’exportation en 2013. Les ventes de sucre ont fortement progressé en 2013 pour atteindre 942 MUSD (+17%). En revanche, les exportations de produits agricoles (25 % du total) ont diminué de 5%, en particulier la vente de café, en raison de la baisse des cours du café arabica et de la propagation d’un champignon.

Le PIB/habitant atteint à peine 3 500 USD et 54 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (13 % d’extrême pauvreté). Les contrastes ne sont pas seulement économiques et sociaux mais également ethniques et territoriaux : les indices de pauvreté les plus élevés du pays coïncident avec les départements fortement peuplés par les communautés indigènes. Les moins de 30 ans représentent 70 % de la population guatémaltèque, une population caractérisée par un faible taux de scolarité (seulement 65 % chez les moins de 18 ans, durée moyenne de scolarité : 4 ans), une maternité prématurée, le chômage et la violence.

Problématique des mineurs migrant aux Etats-Unis

S’ils n’étaient que 6 000 mineurs centraméricains à être interpellés à la frontière mexicano-américaine en 2011, leur nombre devrait atteindre les 90 000 pour l’année 2014. Ils fuient, pour la plupart d’entre eux, la violence et la pauvreté (trois mineurs migrants sur dix sont par ailleurs abandonnés par leurs familles). Sur les 57 000 mineurs centraméricains interceptés au cours des six premiers mois de l’année, 11 500 étaient guatémaltèques. Au-delà de cette crise humanitaire et diplomatique, la perspective d’un retour massif des enfants, annoncé par les Etats-Unis, menace tout le système guatémaltèque de protection de l’enfance, déjà fragile.

Le Guatémala, le Honduras et le Salvador, tentent de négocier une solution conjointe avec les Etats Unis (qui ont admis le principe de coresponsabilité) et le Mexique, pour faire face à cette crise humanitaire. Les Etats-Unis envisagent ainsi de mettre en œuvre un plan d’aide en vue d’endiguer ces flux. Le Guatémala devrait, dans ce cadre, recevoir 40 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer la sécurité et lutter contre les « facteurs de risque » entraînant les mineurs dans les bandes criminelles.

Les 16 et 17 juillet 2014, une conférence internationale sur ce thème a été organisée à Tégucigalpa en partenariat avec les pays de l’Isthme.

Politique extérieure

La politique extérieure du Guatémala s’appuie sur ses axes traditionnels que sont les relations avec les Etats-Unis, le Mexique, la région centraméricaine et l’Amérique du sud, tout en développant une politique multilatérale dynamique. Le Guatémala a notamment ratifié le Traité de Rome instituant la CPI en 2012.

Le Guatémala a participé activement aux débats du Conseil de sécurité des Nations Unies lorsqu’il en était membre non permanent, en 2012-2013. Sur les grands dossiers internationaux, les positions du Guatémala sont proches des positions françaises, comme en témoigne le soutien accordé au principe d’une intervention militaire contre les installations d’armement chimique syriennes. Il participe par ailleurs depuis une dizaine d’années aux opérations de maintien de la paix, avec deux contingents d’environ 300 casques bleus en Haïti (lequel devrait aller en diminuant) et en RDC, et dans quelques autres OMP par l’envoi d’observateurs.

Les Etats-Unis sont le partenaire incontournable du Guatémala. Premier client et premier fournisseur (39% des exportations et 37% des importations du Guatémala), ils sont aussi le deuxième pourvoyeur bilatéral d’aide au développement (derrière l’Espagne), et accueillent près d’1,4 million d’émigrés guatémaltèques dont les transferts d’argent vers leur famille représentent 11 % du PIB au Guatémala.

Le Guatémala maintient des relations diplomatiques avec Taïwan, qui lui verse une APD substantielle, mais s’efforce de développer ses échanges commerciaux avec la Chine.

L’intégration régionale est une des priorités de la politique étrangère du Guatémala, qui est membre du Système d’intégration centraméricain (SICA) et en assumera la présidence au 1er semestre 2015. L’UE soutient ce processus d’intégration, dont le renforcement était un des objectifs de l’accord d’association bi-régional : ce dernier est signé en 2012 et ratifié le 13 juin par le Congrès guatémaltèque. Son volet commercial est entré en vigueur, à titre transitoire, le 1er décembre 2013. L’Allemagne est le principal fournisseur européen du Guatémala en 2013, devant l’Espagne, la Belgique et l’Italie : ses exportations se sont élevées à 289 millions de dollars, représentant ainsi près de 24 % des exportations européennes vers le Guatémala.

Par ailleurs, le Guatémala est, derrière le Honduras et le Nicaragua, le troisième bénéficiaire en Amérique centrale de la coopération européenne (187 M€ pour 2014-2020).

L’ouverture d’un débat sur l’établissement de « voies alternatives » dans la lutte contre le narcotrafic est depuis près de deux ans une priorité affichée du président Otto Perez Molina. L’Assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA), réunie à Antigua en juin 2013, a privilégié une nouvelle approche, plus globale, du problème des drogues, combinant sanction, prévention, réduction de la demande, mesures de santé publique, et respect des droits de l’Homme.

Mise à jour : 15.10.14


PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014