Présentation
Données générales
Nom officiel : République du Guatemala
Nature du régime : république unitaire dotée d’un régime de type présidentiel
Chef de l’Etat : Otto PÉREZ MOLINA (depuis le 14 janvier 2012)
Données géographiques
Superficie : 108 890 km2
Capitale : Ciudad de Guatemala
Villes principales : Quetzaltenango, Escuintla, Retalhuleu, Mazatenango, Puerto Barrios
Langue (s) officielle (s) : espagnol
Langue (s) courante (s) : espagnol + 23 langues autochtones (les principales sont le quiché, le mam, le cakchiquel et le kekchi)
Monnaie : le Quetzal (1 GTQ = 0,09 € au 01/05/11)
Fête nationale : 15 septembre
Données démographiques
Population : 14,8 millions d’habitants (pays le plus peuplé d’Amérique centrale) (PNUD 2011)
Densité : 124 habitants/km²
Croissance démographique : 2,5 % (PNUD 2011)
Espérance de vie : 71
Taux d’alphabétisation : 69,1 %
Religion (s) : catholiques (60 %, avec syncrétisme Maya), protestants évangélistes 40 %
Indice de développement humain : 0,574 (rang : 131ème) (PNUD 2011)
Données économiques
PIB (DG-T 2011) : 46,8 Mds $
PIB par habitant (2010) : 2 839 $ (FMI) (Service Economique Régional)
Taux de croissance (DG-T 2011) : 3,9 %
Taux de chômage (au sens du BIT) : 4,1 % (DG-T 2011)
Taux d’inflation (DG-T 2011) : 4,9 %
Solde budgétaire (DG-T 2011) : 2,8 % du PIB
Balance commerciale : - 6,1 Mds USD (DG-T 2011)
Principaux clients : Etats-Unis (42 %), pays du SIECA (28 %), UE (6,7 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (39,2 %), Mexique (11,2 %), Chine (6,9 %), UE (6,5 %),
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (DG-T 2011) :
agriculture : 13, 5 %
industrie/mines : 24,5 %
services : 62 %
Exportations de la France vers Guatemala : 46 M € (2011)
Importations françaises depuis Guatemala : 27 M € (2011)
Consulat (s) de France : Guatemala
Communauté française au Guatemala : 785 inscrits, dont 487 binationaux (soit 62%)
Communauté guatémaltèque en France : 1088 personnes enregistrées.
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…
Politique intérieure
La violence est la préoccupation majeure des Guatémaltèques. Ses causes sont multiples (crime organisé, narcotrafic, impunité, corruption), et les inégalités et la pauvreté lui offrent un terreau favorable. Ce pays fréquemment victime de catastrophes naturelles (éruptions volcaniques, ouragans) est néanmoins riche en ressources touristiques, agricoles, hydrologiques et minières.
Les autorités guatémaltèques ont marqué leur volonté de lutter contre les problèmes sociaux et la délinquance par quelques initiatives encourageantes : loi de confiscation des biens illicites votée en décembre 2011, nomination d’une femme réputée pour son engagement en faveur de l’Etat de droit et des droits de l’homme au poste de Procureur général, création de la Brigade Verte chargée de lutter contre l’implantation des narcotrafiquants et la dégradation du milieu naturel dans la jungle du Petén, et priorité politique accordée à la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG).
L’ancien général à la retraite Otto PÉREZ MOLINA (du parti de droite "parti patriote"), a remporté les élections générales de 2011 avec plus de 53 % des voix. Il jouit d’un bon capital de confiance, limité cependant dans les zones rurales, où la situation sociale reste tendue. Les 100 premiers jours de cette présidence ont débouché sur de nouveaux moyens alloués à la lutte contre l’insécurité, la création d’un ministère du développement social, et la mise en place du plan "faim zéro". Un projet de réforme constitutionnelle a été déposé au Congrès : portant sur 35 articles, les principales propositions concernent le droit des peuples indigènes, la limitation du nombre de députés, la mise en place d’une carrière judiciaire et la reconnaissance du rôle de la police.
Situation économique et sociale
Les indicateurs économiques du Guatemala traduisent une bonne stabilité macroéconomique et financière. Les mesures emblématiques prises dernièrement par le gouvernement, en particulier la loi anti-évasion et la loi d’actualisation fiscale (élargissant l’assiette et le niveau de l’imposition), permettront d’augmenter les ressources budgétaires de l’Etat. D’autres initiatives en termes de transparence et de lutte contre la corruption demeurent cependant bloquées par le jeu des partis au Congrès.
Le Guatemala est un pays jeune marqué par de fortes inégalités. Au classement IDH, le Guatemala se situe à la 131e position sur 187 pays, ce qui fait de lui le pays le plus mal noté en Amérique latine après Haïti. Les contrastes ne sont pas seulement économiques et sociaux mais également ethniques et territoriaux : les indices de pauvreté les plus élevés du pays coïncident avec les départements fortement peuplés par les communautés indigènes. Les moins de 30 ans représentent 70 % de la population guatémaltèque, une population caractérisée par un faible taux de scolarité (seulement 65 % chez les moins de 18 ans), une maternité prématurée, le chômage et la violence (le taux d’homicides chez les 15-24 ans est le 4e plus élevé au monde).
Politique extérieure
Les Etats-Unis constituent le partenaire incontournable du Guatemala. Premier client et premier fournisseur, ils sont aussi le deuxième pourvoyeur bilatéral d’aide au développement (derrière l’Espagne), et accueillent environ 1,4 million d’émigrés guatémaltèques dont les transferts d’argent représentent 11 % du PIB. Mais ils restent opposés à la position du Président Otto Perez sur la dépénalisation des drogues.
L’intégration régionale est une des priorités de la politique étrangère du Guatemala, qui est membre du Système d’Intégration d’Amérique Centrale (SICA). L’UE soutient ce processus d’intégration, dont le renforcement était une des conditions de l’accord d’association bi-régional. Le Guatemala est, derrière le Nicaragua, le deuxième bénéficiaire en Amérique centrale de la coopération européenne (DSP de 135 M€ pour 2007-2013) et bénéficie du Schéma de Préférences Généralisées communautaire, qui sera remplacé par l’Accord d’Association entre l’UE et l’Amérique centrale (signé en juin 2012).
Le Guatemala maintient des relations diplomatiques avec Taïwan, qui lui verse une APD substantielle, mais s’efforce de développer ses échanges commerciaux avec la Chine.
Membre non-permanent du conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2012-2013, le Guatemala a récemment ratifié le Traité de Rome instituant la CPI. Concernant le contentieux frontalier avec le Bélize, un référendum relatif au recours de la CIJ sera organisé le 6 octobre 2013, simultanément dans les deux pays.
Mise à jour : 10.01.13
Liens utiles
- Instantanés diplomatiques
- Documents de référence
-
Traités bilatéraux
-
Déclarations de politique étrangère
-
Chronologie des relations bilatérales
- Liens utiles
-
Représentations diplomatiques et consulaires françaises au Guatemala
-
Mission économique française
-
Représentations diplomatiques et consulaires du Guatemala en France
-
Carte du réseau français dans le monde
-
Trouver un établissement scolaire français au Guatemala
- Les Français et l’étranger
-
Maison des Français de l’étranger
-
Adoption internationale
-
Agence pour l’enseignement du français à l’étranger






