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Présentation du Guatemala

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Guatémala
Nature du régime : république unitaire dotée d’un régime de type présidentiel
Chef de l’Etat : Alejandro Baltazar Maldonado Aguirre (depuis le 3 septembre 2015)

Données géographiques

Superficie : 108 890 km2
Capitale : Ciudad de Guatémala
Villes principales : Quetzaltenango, Escuintla, Retalhuleu, Mazatenango, Puerto Barrios
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : espagnol et 23 langues autochtones (quiché, mam, cakchiquel, etc.)
Monnaie : le Quetzal
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 16,2 millions d’habitants (FMI 2015)
Densité : 130 habitants/km2
Croissance démographique : 1,95 %
Espérance de vie : 72 ans (Banque mondiale 2013)
Taux d’alphabétisation : 78 % (Banque mondiale 2012)
Religions : catholiques (47 %), protestants évangélistes (40 %)
Indice de développement humain : 0,628 (rang : 125) (PNUD 2013)

Données économiques

PIB (FMI 2015) : 60 Mds $
PIB par habitant (FMI 2015) : 4 060 $
Transfert d’argent des migrants : 11 % du PIB
Taux de croissance (FMI 2015) : 4 %
Taux de chômage (DGT 2012) : 4,2 %
Taux d’inflation (FMI 2015) : 3 %
Déficit public (FMI 2015) : -2,3 % du PIB
Solde commercial : - 7,4 Mds USD (OMC 2014)
Principaux clients : Etats-Unis (35 %), pays du SIECA (31 %), UE (7,6 %)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (40 %), Mexique (11 %), Chine (9,8 %), UE (6,2 %),
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2014) :

  • agriculture : 11,5 %
  • industrie/mines : 29 %
  • services : 59,5 %

Exportations de la France vers le Guatémala : 118, 9 M € en 2014 (74,4 en 2013)
Importations françaises depuis le Guatémala : 41,1 M € en 2014 (36,8 en 2013)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/guatemala/

Communauté française au Guatémala : 858 inscrits, dont 60 % de binationaux
Communauté guatémaltèque en France : 1088 personnes enregistrées

Politique intérieure

La violence est la préoccupation majeure des Guatémaltèques. Ses causes sont multiples : crime organisé, trafic de drogue, impunité, corruption, inégalités, pauvreté, ostracisation dont souffre la majorité indigène. Ce pays, fréquemment victime de catastrophes naturelles, est néanmoins riche en ressources touristiques, agricoles, hydriques et minières.

Depuis le printemps 2015, le Guatémala traverse une profonde crise politique : après la révélation de plusieurs scandales au sein de l’administration des douanes, le Président de la République, Otto Perez Molina, a démissionné le 3 septembre 2015, avant d’être placé en détention provisoire.

Le nouveau Président, M. Alejandro Maldonado Aguirre, expédiera les affaires courantes jusqu’à l’investiture du nouveau Chef de l’Etat, le 14 janvier 2016.

Le 6 septembre 2015 les électeurs guatémaltèques (plus de 7,5 millions) étaient appelés aux urnes afin de désigner leur prochain chef d’Etat, son vice-Président, les 158 députés au Congrès de la République, leurs 20 députés au parlement centraméricain et leurs 338 maires. Le second tour des élections présidentielles, qui aura lieu le 25 octobre, verra s’opposer M. Jimmy Morales (Frente de Convergencia nacional - FCN) et Mme Sandra Torres (UNE - Union nationale de l’espérance), ancienne épouse du Président Alvaro Colom (2008-2012).

Situation économique et sociale

Premier pays d’Amérique centrale par sa population (16,2 millions d’habitants) et son produit intérieur brut (60 Mds de dollars en 2015), le Guatémala n’en reste pas moins un pays pauvre et très inégalitaire. Pour autant, il a fait preuve d’une forte résilience pendant la crise de 2008-2009 en évitant la récession, et dispose d’une bonne stabilité macroéconomique et financière. L’économie a repris un rythme dynamique avec une croissance annuelle de l’ordre de 4 % en 2015 et 3,4 % en 2014. En 2014, les échanges de biens du Guatémala ont atteint 27,6 Mds de dollars (+2 %) sous l’effet d’une progression des exportations et des importations. Son déficit commercial s’est creusé de 6,7 % pour atteindre 7,4 Mds de dollars (presque 14% du PIB).

Les exportations guatémaltèques ont été portées par le dynamisme des ventes de produits transformés, bénéficiant du régime incitatif des « maquilas » (exonération fiscale pendant 10 ans et exemption de droits de douane à l’importation des matières premières), qui concerne principalement la filière textile, premier poste d’exportation en 2014 (1,3 Md USD). Les ventes de sucre se placent en seconde position (951 MUSD), devant le café (667 MUSD), les bananes (655 MUSD), les minerais (382 MUSD) et la cardamome (229 MUSD, dont le Guatemala est le premier exportateur mondial).

Le PIB/habitant atteint à peine 4 000 USD et 54 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (13 % d’extrême pauvreté). Les contrastes ne sont pas seulement économiques et sociaux, mais également ethniques et territoriaux : les indices de pauvreté les plus élevés du pays coïncident avec les départements fortement peuplés par les communautés indigènes. Les moins de 30 ans représentent 70 % de la population guatémaltèque, caractérisée par un faible taux de scolarité (seulement 65 % chez les moins de 18 ans, durée moyenne de scolarité : 4 ans), une maternité prématurée, le chômage et la violence.

La charge fiscale au Guatémala est l’une des plus faible au monde (autour de 11 % du PIB) et le pays est 135ème sur 151 pour le rapport investissement public / PIB. De plus, selon les estimations du ministère guatémaltèque des Finances, le taux d’évasion fiscale concernerait entre 70 et 74 % du montant de l’impôt sur le revenu, et entre 30 et 35 % de la TVA (IVA).

"Plan pour la prospérité"

Destiné à endiguer le flux d’émigration, notamment d’enfants seuls (70 000 en 2014), vers les Etats-Unis, le « Plan pour la prospérité », également appelé « Alliance pour la prospérité », proposé par l’Administration américaine, adopté en novembre 2014, prévoit un programme de développement des pays dits "du Triangle nord" (Guatémala, Honduras, Salvador), sur 5 ans (2016-2020). Le Plan porte sur quatre volets et 40 engagements : le développement du secteur productif (infrastructures, énergie, échanges commerciaux), la valorisation du capital humain (formation, éducation), l’amélioration de la sécurité et de la justice, le renforcement des institutions.
Le financement de ce programme (1 milliard de dollars pour 2016) demeure néanmoins suspendu à l’accord du Congrès nord-américain et de sa majorité républicaine.

Politique extérieure

La politique extérieure du Guatémala prend appui sur ses axes traditionnels que sont les relations avec les Etats-Unis, le Mexique, la région centraméricaine et l’Amérique du sud, mais s’oriente de plus vers la scène multilatérale. Le Guatémala a notamment ratifié le Traité de Rome instituant la CPI en 2012.

Le Guatémala a participé activement aux débats du Conseil de sécurité des Nations Unies lorsqu’il en était membre non permanent, en 2012-2013. Sur les grands dossiers internationaux, ses positions sont proches des positions françaises, comme en témoigne le soutien accordé au principe d’une intervention militaire contre les installations d’armement chimique syriennes. Il participe par ailleurs depuis une dizaine d’années aux opérations de maintien de la paix, avec deux contingents d’environ 300 casques bleus en Haïti (lequel devrait aller en diminuant) et en RDC, et dans quelques autres OMP par l’envoi d’observateurs.

Les Etats-Unis sont le partenaire incontournable du Guatémala. Premier client et premier fournisseur (35 % des exportations et 40 % des importations du Guatémala), ils sont aussi le deuxième pourvoyeur bilatéral d’aide au développement (derrière l’Espagne), et accueillent près d’1, 5 million d’émigrés guatémaltèques dont les transferts d’argent vers leur famille représentent 10 % du PIB du Guatémala.

Le Guatémala maintient des relations diplomatiques avec Taïwan, qui lui verse une aide substantielle, mais s’efforce de développer ses échanges commerciaux avec la Chine.

L’intégration régionale est une des priorités de la politique étrangère du Guatémala, qui est membre du Système d’intégration centraméricain (SICA), dont il a assumé la présidence lors du 1er semestre 2015. L’UE soutient ce processus d’intégration, dont le renforcement était un des objectifs de l’accord d’association bi-régional : ce dernier a été signé en 2012 et ratifié le 13 juin de la même année par le Congrès guatémaltèque. Son volet commercial est entré en vigueur, à titre transitoire, le 1er décembre 2013. L’Allemagne est le principal fournisseur européen du Guatémala en 2014, devant l’Espagne, la Belgique et l’Italie (la France est en 6ème position) : ses exportations se sont élevées à 289 millions de dollars, représentant ainsi près de 24 % des exportations européennes vers le Guatémala.

Par ailleurs, le Guatémala est, derrière le Honduras et le Nicaragua, le troisième bénéficiaire en Amérique centrale de la coopération européenne (187 M€ pour 2014-2020).

Mise à jour : 08.10.15

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