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Présentation de la Gambie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Gambie
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : M. Alhaji Yahya Abdul-Aziz Jamus Junkung JAMMEH


Données géographiques

Superficie : 11.295 km²
Capitale : Banjul
Villes principales : Brikama, Bakau, Farafenni, Serrekunda
Langue officielle : En mars 2014, le président Jammeh a annoncé l’abandon de l’anglais comme langue officielle sans définir, pour l’heure, de calendrier d’application et en désignant arbitrairement l’arabe comme langue de substitution.
Langue (s) courante (s) : wolof, mandingue, fula, jola, serere.
Monnaie : dalasi (1$= 39.65 Dalasis en août 2014 )
Fête nationale : 18 février (proclamation de l’indépendance, en 1965)


Données démographiques

Population : 1,8 million d’habitants en 2013
Densité : 153 hab/km²
Croissance démographique : 2,7 % en 2013
Espérance de vie : 58 ans
Taux d’alphabétisation des plus de 15 ans : 46 % (2013) (DGTPE)
Religion (s) : Islam (85%), christianisme et animisme (15%)
Principaux groupes ethniques : Mandingues, Fulas, Wolofs, Jolas, Sérères.
Indice de développement humain : 172ème sur 187 pays (PNUD, classement paru en 2014)


Données économiques

PIB (2012) : 917 M$ (Banque Mondiale)
PIB par habitant s’élève à 453 USD en 2013 (DGPTE)

Taux de croissance : 6,4% en 2013 (FMI)
Taux d’inflation : 5% en 2011, 4,6 % en 2012 et 5,2% en 2013 (FMI)

Solde budgétaire : estimé à 3,9% du PIB en 2012 (The Economist Intelligence Unit)
Dette publique totale de la Gambie (fin 2012) : 66% du PIB
Stock d’IDE (en 2012) : 782 M$ (CNUCED)
Balance commerciale (2013) : déficit équivalent à 20,67%

Principaux clients en 2012 : Sénégal (35,3%), Guinée (23,2%), Mali (16,7%), Guinée Bissa0 (11,3%), UE (5,5%)(OMC)
Principaux fournisseurs en 2012 : UE (25,2%),Côte d’Ivoire (21,1%), Brésil (9,7 %), Chine (8,7%) Sénégal(4,8%) (OMC)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2010 (The Economist Intelligence Unit) :

  • agriculture : 27,5 % qui emploie 70% de la population active
  • industrie : 15,5 %
  • services : 57% %

Indice de Transparency International (IPB) pour 2013 : 127ième sur 177 pays
Indice de Développement Humain (IDH) pour 2012 : 165ième sur 187 pays

Exportations de la France vers la Gambie : 7,3 M€ en 2012 (DGPTE)
Importations françaises depuis la Gambie : 5,3 M€ en 2012 (DGPTE)

Site de la mission économique

Communauté française en Gambie : 103 personnes inscrites au registre des Français de l’Etranger en juin 2012.
Communauté gambienne en France : estimée à 1 400 personnes.


Politique intérieure

Le 22 juillet 1994, le lieutenant Yahya Jammeh a renversé par un coup d’Etat le Président Dawda Jawara, au pouvoir depuis l’indépendance acquise en 1965. Sous la pression internationale, un calendrier de retour à la démocratie a été élaboré. Une nouvelle constitution a été adoptée par référendum en août 1996 et l’élection présidentielle de septembre 1996 a permis à Yahya Jammeh d’être élu. La Gambie a renoué, dès mars 1997, avec la communauté internationale et les bailleurs de fonds pour la reprise de l’aide suspendue depuis 1994.

Le président Jammeh a été réélu en 2001 et le parti présidentiel, Alliance for Patriotic Reorientation and Construction (ARPC), a remporté en 2002 une large majorité au Parlement. La tentative de coalition circonstancielle des cinq principaux partis de l’opposition, en janvier 2005, pour affronter le président sortant à l’élection présidentielle de septembre 2006, a éclaté au bout de quelques mois. Deux candidats de l’opposition ont donc finalement affronté le président sortant, Halifa Sallah de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (NADD) et M. Ousainou Darboe du Parti de l’unité et la démocratie (UDP). Avec respectivement 26% et 7% des voix, ils n’ont pas empêché la réélection de Yahya Jammeh (67%). Les élections législatives de janvier 2007 ont confirmé la domination sans partage du chef de l’Etat et de son parti, l’Alliance for Patriotic Reorientation and Construction, riche et solidement implantée (42 des 48 sièges). Ces deux scrutins, calmes et avalisés par des observateurs internationaux, traduisent, avec 58 et 41 % de participation, la faiblesse de l’enjeu.

Le 24 novembre 2011, le Président Jammeh a été réélu à la Présidence de la République de Gambie avec 470.550 suffrages (71,53 %) face à ses deux adversaires, MM. Bah (73.060 voix soit 11,10 %) et Maître Darboe (114.177 soit 17,35 %). Le taux de participation, beaucoup plus élevé que lors des précédentes présidentielles a atteint 83 %. Le Président est vainqueur dans tous les centres, même si l’APRC (son parti politique) a été battue dans de nombreux villages mandingues.

Le 29 mars 2012, les élections législatives se sont tenues dans le plus grand calme avec un faible taux de participation comparativement à celui des élections présidentielles (50 % pour l’ensemble des circonscriptions ayant un scrutin). En revanche, dans l’intérieur du pays, les taux ont avoisiné les 70 % comme à Janjangbureh. Le parti au pouvoir, L’Alliance patriotique pour la réorientation et la reconstruction (APRC) a remporté 43 sièges et l’opposition cinq (quatre pour les « indépendants » et un pour le parti d’Hamat Bah, le NRP) sur les 48 sièges à pourvoir lors de ce scrutin un peu particulier. En effet, l’opposition n’a pas présenté de candidat dans 25 circonscriptions, à la suite du boycott de six des sept partis d’opposition. Le 17 avril, le Président a désigné, comme le prévoit la Constitution 5 députés au sein desquels seront choisis le Speaker et le Deputy Speaker. Au final, le parti au pouvoir dispose désormais de 48 sièges sur les 53 que compte l’Assemblée.

Le 20 août 2012, le Président Jammeh a annoncé sa décision d’exécuter les trente-sept condamnés à mort en Gambie. En dépit des pressions internationales de la France, des Britanniques, de l’Espagne, de l’Allemagne, de l’Union africaine et de l’Union européenne, neuf exécutions ont eu lieu le 23 août 2012 (sept ressortissants gambiens et deux Sénégalais), levant de facto le moratoire sur la peine de mort en Gambie qui était en vigueur depuis 1981. suite à l’exécution de deux Sénégalais, les relations entre le Sénégal et la Gambie se sont vivement détériorées.

Suite à l’intervention de l’ancien Premier ministre sénégalais, le Président Jammeh a annoncé le 20 septembre 2012 la mise en place d’un nouveau moratoire sur la peine de mort sans limitation de temps.

Les relations avec l’Union européenne ont également été affectées par cette affaire. A l’issue d’une réunion extraordinaire avec son Cabinet ministériel, le 8 janvier 2013, le Président Jammeh a prononcé au cours d’une conférence de presse, une violente driatribe contre l’Union Européenne. Il l’a accusée de vouloir déstabiliser la Gambie et a rompu le dialogue politique avec l’Union européenne (article 8).Le 11 juillet 2013, Nick Wescott, directeur du département de l’Afrique subsaharienne du Service européen pour l’action extérieure a rencontré le Président Jammeh et il a été décidé de relancer le dialogue politique entre l’UE et les autorités Gambiennes.

La dernière session de dialogue politique UE-Gambie s’est tenue le 8 avril dernier : l’Union européenne a posé comme condition au décaissement des projets FED le constat d’avancées dans le domaine des droits de l’homme.


Situation économique

La Gambie (11 300 km²), PMA imbriqué dans le territoire sénégalais, couvre une étroite bande de 15 à 25 km de part et d’autre du fleuve éponyme.

Le secteur agricole représente 27,5 % du PIB et emploie 70% de la population active. Le secteur secondaire ne représente que 15,5% du PIB. Le secteur des services représente 57,1 % du PIB, alimenté par les NTIC, notamment la téléphonie mobile. Le tourisme, en majorité britannique et allemand, représente 19% des services et constitue le premier poste de salariés déclarés en Gambie.

Le secteur financier est marqué par un coût du crédit important (25 à 30% d’intérêt) justifié par un risque client élevé et un recours substantiel, bien qu’en réduction, de l’Etat aux emprunts domestiques.
Hormis un exercice 2011 miné par une forte sécheresse (recul du PIB de -4,3%), la Gambie a fait preuve d’une forte résilience face à la crise économique mondiale, enregistrant depuis 2008 des taux de croissance compris entre 5,5% et 6,5%. Cette résilience est toutefois liée à la très faible inclusion du pays dans les circuits commerciaux et financiers internationaux. Le FMI estime que cette dynamique de croissance devrait se renforcer en 2013 (croissance de 6,4%) et 2014 (prévision de 8,5%), appuyée sur des récoltes agricoles satisfaisantes et une bonne tenue du secteur touristique.

Cependant, au-delà de ces performances macro-économiques solides dont les fondements échappent largement aux acteurs locaux (bonne pluviométrie pour le secteur agricole ; légère amélioration de la conjoncture européenne pour le secteur touristique), de nombreux acteurs du secteur privé dénoncent une aggravation accélérée du climat des affaires obérant toute perspective de développement pérenne du pays, en lien avec la multiplication d’interventions erratiques des pouvoirs publics dans la sphère économique.

Les entraves aux capitaux étrangers sont également renforcées par une aggravation de la prédation économique exercée par le cercle présidentiel. L’étendue des activités économiques du Président Jammeh demeure opaque mais comprend, à titre d’exemple, le contrôle de la société monopolistique d’importation d’hydrocarbures ainsi que celui de la centrale électrique qui est son principal client. Ces activités permettent au pouvoir de subventionner, sous forme de dons à la population, des produits ciblés (pain, textile, etc). Elles font également peser un risque d’éviction des acteurs privés dans certains secteurs porteurs, plusieurs entreprises ayant été démises de leurs activités, chassées de leur terrain voire poursuivies en justice par la Présidence.

Deuxièmement, les décisions arbitraires en matière de politique de change ont accentué la dépréciation du Dalasi. Le déficit chronique de la balance courante gambienne (15% du PIB en moyenne sur la période 2008-2013) engendre des pressions à la baisse sur la monnaie nationale. Face à cette tendance, les autorités du pays ont eu recours à quatre reprises entre octobre 2012 et octobre 2013, à l’imposition arbitraire d’un taux de change fixe et surévalué entre le dollar et le dalasi. Ces mesures s’accompagnaient d’un durcissement des règles régissant la sortie de capitaux voire de la fermeture temporaire de l’ensemble des bureaux de change du pays. Ces mesures ont contribué à aggraver la situation : dès que la fixité du taux de change était levée, la fuite de capitaux entraînait une nouvelle dépréciation brutale du dalasi. Sur l’ensemble de l’année 2013, la monnaie gambienne a perdu près de 30% de sa valeur passant de 30 dalasi à 41 dalasi pour 1 dollar.

Outre la difficulté pour les agents économiques nationaux de se couvrir contre ces fluctuations du taux de change, cette dépréciation a contribué à augmenter les pressions inflationnistes en Gambie : 6% en moyenne sur l’année 2013 et 7% en glissement annuel à fin décembre 2013. L’inflation frappe particulièrement les populations fragiles, la hausse des prix ayant atteint 10% sur les produits alimentaires.

Troisièmement, l’année 2013 a été marquée par un glissement du déficit budgétaire (qui pourrait atteindre 8% du PIB) et la persistance d’importantes dépenses extrabudgétaires. L’accès du pays aux flux financiers internationaux étant fortement limité, les autorités gambiennes financent ces déséquilibres via un recours massif à l’endettement domestique. Cet endettement auprès des banques locales créé un effet d’éviction au détriment du secteur privé à double titre. D’une part, en matière de volume, dans un contexte de capitaux limités (lié à la faiblesse de l’épargne domestique et des investissements étrangers), l’Etat capte une part importante des fonds, ne laissant qu’une portion congrue aux acteurs privés. D’autre part, en matière de taux d’intérêt, face à cette hausse des besoins de financement de l’Etat, les taux sur les bons du Trésor à 1 an ont fortement augmenté en 2013 pour atteindre près de 18%. Disposant de cette alternative de placement rentable, les banques locales ne prêtent donc aux acteurs privés (au profil plus risqué) qu’à des taux supérieurs à 20%.

La Gambie est classée en catégorie 7 de l’OCDE et est « interdite » à l’assurance-crédit.


Relations avec le Fonds monétaire international

La revue du programme FEC de novembre 2013 a permis le décaissement de 1,55 MDTS. Aucun nouveau décaissement n’est intervenu en 2014. Les modalités de versement du solde des fonds associés au programme FMI seront précisés lors de la deuxième revue de la FEC qui aura lieu au second semestre 2014


Relations avec la Banque mondiale

La Banque Mondiale dispose de 8 projets actifs en 2014 pour des engagements totaux de 53.82 M$. Ils se concentrent principalement sur l’éducation (12M$), croissance et compétitivité (12M$), Agriculture (16M$).


Relations avec l’Union européenne

La coopération communautaire a été relancée fin 2005. Elle se concentre dans les deux secteurs du développement rural, pour accompagner la décentralisation et la gestion des ressources en eau, et de la réhabilitation d’infrastructures routières destinées au désenclavement. La dotation du 9ème Fonds européen de développement – FED – (2002-2007) s’élevait à 51,5 M€. Pour la période 2008-2013, le 10ème FED a accordé à la Gambie 76 M€ au titre de l’enveloppe A (1,9M€ alloués au titre de l’enveloppe B -gouvernance), pour prolonger et renforcer les objectifs antérieurs, dont 35M€ pour les transports et infrastructures, 11M€ pour la gouvernance, et 22M€ pour une aide budgétaire globale.

La session de dialogue politique UE-Gambie qui s’est tenue le 8 avril dernier a permis de rétablir un dialogue politique dans des conditions acceptables. Concernant les principales questions (peine de mort, détentions arbitraires, restrictions à la liberté de la presse, discriminations à l’encontre des LGBTI), les autorités gambiennes, tout en acceptant d’entendre les observations européennes, n’ont pas montré de signes d’ouverture. Sur la question des LGBTI notamment, elles ont indiqué qu’elles ne modifieraient en rien leur position en la matière.

Dans ce contexte, la signature des conventions de financement pour les deux projets du 10ème FED, ainsi que la décision concernant l’enveloppe globale du 11ème FED pour 2014-2017, demeurent conditionnées à un engagement ferme de la Gambie concernant la situation des droits de l’Homme.


Relations avec la Banque africaine de développement

S’agissant de la BAD, il y a à ce jour sept projets actifs nationaux pour des engagements totaux de 40 MUSD. Les principaux secteurs ciblés sont l’agriculture et l’eau/assainissement. Dans le domaine des transports, la BAD finance, en faveur de la Gambie et du Sénégal, la première phase du corridor transgambien pour un montant total de 106 MUSD.

La Gambie a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE en décembre 2007, ramenant la dette publique extérieure de 676 M$ à 299 M$ (41,7 % du PIB).

A la fin 2012, selon le Ministère des Finances, la dette publique totale de la Gambie représente 66% du PIB. La dette interne atteint 33% du PIB. Elle est détenue à 70% par les banques commerciales privées (13 établissements pour une population totale de 1,7 M d’habitants) sous la forme de bons du Trésor à court terme d’une rémunération moyenne d’environ 14% par an. Les intérêts de la dette interne représentent 18,5% des recettes de l’Etat (22,5 % si l’on agrège les intérêts de la dette externe).


Politique extérieure

En raison de sa position géographique enclavée, la Gambie dépend étroitement du Sénégal pour sa sécurité et son économie. L’éphémère fédération sénégambienne fondée en 1982 a été dissoute en 1989. Malgré les visites croisées entre les deux chefs d’Etat, les relations bilatérales sont restées empreintes de méfiance et plusieurs sujets ont provoqué périodiquement des tensions : tarifs des bacs permettant de franchir la rivière Gambie, situation en Casamance, mise en cause des autorités sénégalaises par la Gambie au sujet de leurs liens supposés avec l’opposition gambienne. La visite du Président Wade en Gambie en janvier 2010 avait permis d’apaiser les relations entre les deux Etats et s’était conclue par l’annonce de mesures d’apaisement hautement symboliques : exemption de la carte d’identité « alien card » pour les Sénégalais en Gambie et réalisation d’un pont sur le fleuve Gambie, formation de militaires gambiens par les forces sénégalaises en octobre 2010.

En Casamance, le rôle trouble de la Gambie empêche une avancée des processus de négociation. La menace principale ressort aujourd’hui davantage du grand banditisme qui touche divers secteurs d’activités : trafics illicites de noix de cajou, de chanvre indien et de bois avec la complicité des autorités gambiennes.

Les décisions brutales de retrait du Commonwealth en octobre 2013 puis de rupture des relations diplomatiques avec Taïwan (pourtant principal détenteur de la dette extérieure) en novembre 2013 ont considérablement renforcé l’isolement international de la Gambie.

En mars 2014, le président Jammeh a annoncé l’abandon de l’anglais comme langue officielle sans définir, pour l’heure, de calendrier d’application et en désignant arbitrairement l’arabe comme langue de substitution. Ces décisions annihilent tout effort des autorités gambiennes pour attirer les investisseurs étrangers.

Le 2 avril 2014, la Gambie a décidé unilatéralement de fermer temporairement ses frontières terrestres avec le Sénégal avant de les rouvrir sans aucune explication.

La Gambie est membre de l’Organisation de mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et du Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). Par ailleurs, la Gambie est membre de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI).

Malgré la détérioration évidente de la situation des droits humains depuis 20 ans, la Gambie abrite le siège de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (principal mécanisme africain de protection et de promotion des droits humains).

La Gambie sera soumise à l’Examen Périodique Universel (EPU) en octobre 2014.


Mise à jour : 19.08.14

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