Présentation de la Gambie

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République de Gambie
Nature du régime : République, régime présidentiel
Chef de l’Etat : Adama BARROW

Données géographiques

Superficie : 11.295 km²
Capitale : Banjul
Villes principales : Brikama, Bakau, Farafenni, Serrekunda
Langue officielle : anglais
Langue (s) courante (s) : wolof, mandingue, fula, jola, serere.
Monnaie : Dalasi (1euro= 47,67 dalasis en juillet 2016)
Fête nationale : 18 février (proclamation de l’indépendance, en 1965)

Données démographiques

Population : 1,9 million d’habitants (Banque Mondiale, 2015)
Densité : 174 hab/km²
Croissance démographique : 3,2 % (Banque mondiale, 2015)
Espérance de vie : 60,5 ans (Banque mondiale, 2015)
Taux d’alphabétisation des plus de 15 ans : 55,6% (Banque mondiale, 2015)
Religions : Islam (85%), christianisme et religions traditionnelles (15%)
Indice de développement humain : 173ème sur 188 pays (PNUD, 2016)

Données économiques

PIB (2015) : 938 M$
PIB par habitant : 471,5 $ (Banque Mondiale, 2015)
Croissance : 2,9% en 2016 (FMI)
Taux d’inflation : 7,21 % en 2015
Principaux clients : Mali, Guinée, Sénégal, Inde (GTA-GTIS, WFB, 2015)
Principaux fournisseurs : Chine, Brésil, Inde, Sénégal (GTA-GTIS, WFB, 2015)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2014 :

  • agriculture : 21 % qui emploie 70% de la population active
  • industrie : 16 %
  • services : 63% %
    Indice de Transparency International (IPB) pour 2016 : 145ème sur 176 pays
    Classement Doing Business 2016 : 151ème sur 189 pays
    Exportations de la France vers la Gambie : 8 M€ en 2016 (Douanes françaises)
    Importations françaises depuis la Gambie : 5 M€ en 2016 (Douanes françaises)

Site de la mission économique

Composition du gouvernement
(au 2 février 2017)

Président de la République : Adama BARROW
Vice-présidente : Fatumata Jallow-Tambajang
Gouvernement :
Ministre des Affaires étrangères : Ousainou Darboe
Ministre du Tourisme et de la Culture : Hamat N.K. Bah
Ministre de l’Agriculture : Omar A Jallow
Ministre de l’Intérieur : Mai Ahmad Fatty
Ministre de la Jeunesse et des Sports : Henry Gomez
Ministre de la Forêt, de l’Environnement, du Changement Climatique et des Ressources Naturelles : Lamin B. Dibba
Ministre du Commerce, de l’Intégration régionale, et de l’Emploi : Dr Isatou Touray
Ministre des Finances et des Affaires économiques : Amadou Sanneh
Ministres de la Pèche, de l’eau, des relations avec l’Assemblée nationale : James FP Gomez
Ministre de l’Administration du territoire et des régions : Lamin N. Dibba.
Ministre de la Justice : Aboubacar Tambadou
Ministre de l’Information et des infrastructures de communications : Demba A. Jawo
Ministre de l’enseignement primaire et secondaire : Claudiana Cole
Ministre du Travail, des Transports, et des Infrastructures : M. Lamin Jobe
Ministre de la Santé et des Affaires sociales : Saffie Lowe-Ceesay
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie : Badara Joof
Ministre du Pétrole et de l’Energie : Fafa Sanyang (nommé le 10 avril)

Présence française

Ambassade de France au Sénégal et en Gambie : https://sn.ambafrance.org/
Alliance Française de Banjul : http://www.afbanjul.org
Communauté française : 139 inscrits (2016), un consul honoraire (également directeur de l’Alliance française)
Communauté gambienne en France : estimée à plusieurs milliers

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La victoire d’Adama Barrow, candidat de l’opposition, lors de l’élection présidentielle du 1er décembre 2016, a ouvert une nouvelle ère pour la Gambie, après 22 ans de dictature. Le lieutenant Yahya Jammeh avait pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1994 et avait été élu en 1996, 2001, 2006 et 2011 dans des conditions controversées. Il a dirigé le pays de manière autocratique et souvent imprévisible. Les remaniements ministériels ont été fréquents, et le président était coutumier de décisions brutales. Les droits de l’Homme y ont été constamment bafoués (détentions arbitraires, disparitions forcées, torture, restrictions de la liberté d’expression, persécution des homosexuels).

La Gambie de Jammeh était également un acteur du conflit en Casamance. Son soutien à la rébellion dans cette région du Sénégal a contribué à la perpétuation de la violence armée, tendant la relation avec le Sénégal, dans lequel le pays est enclavé.

En 2016, des manifestations pacifiques demandant une réforme électorale ont été brutalement réprimées par les forces de police. Plusieurs dizaines de manifestants ont été incarcérés, dont deux sont décédés en détention. Les arrestations ont également concerné les rangs du pouvoir.

Face à Jammeh (APRC), deux candidats se sont présentés au scrutin du 1er décembre 2016 : Adama Barrow, candidat soutenu par une coalition de sept partis de l’opposition, et Mama Kandeh, (GDC).

Selon les résultats définitifs proclamés par la commission électorale le 2 décembre 2016, Adama Barrow a été élu avec 43,2% des voix, Yahya Jammeh arrivant deuxième avec 39,6% des voix, le troisième et dernier candidat, Mama Kandeh, étant crédité de 17%.

Yahya Jammeh a reconnu publiquement sa défaite au lendemain de l’élection avant d’annoncer, le 9 décembre, qu’il contestait finalement l’issue du scrutin et demandait son annulation.

Grâce à plusieurs médiations menées par des chefs d’Etat mandatés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) puis des Etats à titre individuels, Jammeh a quitté le pays le 21 janvier 2017. Plusieurs centaines d’hommes de la force de la CEDEAO, l’ECOMIG, demeurent en Gambie pour sécuriser le retour d’Adama Barrow, effectif le 26 janvier.
Suite aux élections législatives du 6 avril 2017, l’UDP dispose de 33 sièges (sur 58) à l’Assemblée nationale, disposant ainsi de la majorité absolue..

Situation économique

La Gambie (11 300 km²), PMA imbriqué dans le territoire sénégalais, couvre une étroite bande de 15 à 25 km de part et d’autre du fleuve éponyme.
Le secteur agricole représente 27,5 % du PIB et emploie 70% de la population active. Le secteur secondaire ne représente que 15,5% du PIB. Le secteur des services représente 57,1 % du PIB, alimenté par les NTIC, notamment la téléphonie mobile. Le tourisme, en majorité britannique et allemand, représente 19% des services et constitue le premier poste de salariés déclarés en Gambie.
Selon le FMI, le déficit public s’est établi en 2016 à 10,2% du PIB et le nouveau gouvernement a dénoncé des détournements massifs de fonds par le régime Jammeh, notamment au niveau des entreprises publiques, qui ont épuisé les recettes de l’Etat et entrainé des chocs budgétaires importants. Les résultats provisoires d’un audit actuellement en cours au sein de l’administration estiment ces détournements à au moins 4% du PIB par an depuis 2014. Cela a renforcé la nécessité de renflouer des fonds d’entreprises publiques par le biais d’emprunts supplémentaires, ce qui a conduit à l’augmentation significative de la dette publique à 120% du PIB en 2016.

Depuis le rétablissement de la stabilité politique, les organismes et partenaires internationaux de développement ont engagé des soutiens substantiels à l’économie gambienne.

Relations avec le Fonds monétaire international

En 2017, la Gambie a sollicité le FMI pour un soutien par deux canaux :

  • Une Facilité rapide de crédit (FRC) de 11,662 M DTS (16,2 M$)
  • Un programme de suivi du Fonds (SMP – Staff Monitoring Program) d’une durée maximale d’un an.

Relations avec la Banque mondiale

La Banque mondiale dispose de 6 projets actifs pour des engagements totaux d’environ 46 M$ concentrés essentiellement dans l’agriculture (16 M$), l’éducation (12 M$) et le soutien au secteur privé (12 M$).

Relations avec l’Union européenne

L’Union Européenne s’est rapidement mobilisée pour soutenir la prise de fonction des nouvelles autorités avec une aide de 225 M€ à l’économie gambienne. Face aux difficultés sous le précédent régime, la programmation d’aide sous 10e FED (2008-2013) avait été largement suspendue et seule une enveloppe initiale de 31 M€ pour 2015-2016 avaient été adoptée dans le cadre du 11e FED (2014-2020) essentiellement axée sur l’agriculture et les transports. L’UE a annoncé 75 M€ d’aide immédiate axée sur l’accès aux infrastructures et aux services sociaux, l’emploi des jeunes, la sécurité alimentaire (dont 11 M€ au titre du fonds fiduciaire d’urgence). Un deuxième train de mesures d’aide d’un montant de 150 M€, qui couvrira des actions à moyen et à long terme en faveur de la population gambienne, est en préparation.

Par ailleurs, un soutien de la Facilité de paix (2 M€) a été accordé par l’UE à la CEDEAO dans le cadre du financement de la MICEGA (Mission de la CEDEAO en Gambie, force de stabilisation de 500 hommes).

Relations avec la Banque africaine de développement

La BAD prévoit également un certain nombre de nouvelles mesures d’appui. Sa priorité est à la réalisation d’un document de stratégie pays intérimaire. Elle prévoit un appui institutionnel de 4,5 M€ (considérant l’appui budgétaire pas encore praticable). Elle contribue également via le SEFA (fonds d’énergie durable pour l’Afrique) à un projet de renforcement du cadre règlementaire en faveur de l’investissement privé dans l’énergie renouvelable. La BAD a à ce jour sept projets actifs nationaux pour des engagements totaux de 40 M$ notamment dans l’agriculture et l’eau/assainissement et elle cofinance un projet phare de pont sur le fleuve Gambie.

Fonds fiduciaire d’urgence (FFU)

La Gambie est actuellement le pays africain avec le plus important taux d’émigration ramené à sa population. En 2016, selon les données de la Commission européenne, 11 893 migrants gambiens sont arrivés en Italie par la mer, ce qui en fait la 5e nationalité en nombre de migrants (et la 12e en termes de demandes d’asile). Deux projets (réintégration 3,9M€, jeunesse 11M€) ont été approuvés en faveur de la Gambie dans le cadre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique.

Politique étrangère

En raison de sa position géographique enclavée, la Gambie dépend étroitement du Sénégal pour sa sécurité et son économie. L’éphémère fédération sénégambienne fondée en 1982 a été dissoute en 1989. Malgré les visites croisées entre les deux chefs d’Etat, les relations bilatérales sont longtemps restées empreintes de méfiance et plusieurs sujets ont provoqué périodiquement des tensions : tarifs des bacs permettant de franchir la rivière Gambie, situation en Casamance, mise en cause des autorités sénégalaises par la Gambie au sujet de leurs liens supposés avec l’opposition gambienne. Le changement politique intervenu en janvier 2017 a transformé les relations entre la Gambie et le Sénégal, qui se sont rapprochés.

Des troupes sénégalaises sont encore présentes en Gambie, dans le cadre de la MICEGA, dont le mandat a été prolongé d’un an par la CEDEAO le 5 juin 2017.
La première visite officielle du Président Barrow a été effectuée au Sénégal, et a donné lieu à la signature de plusieurs accords de coopération (défense, commerce, gestion des ressources forestières, pêche, représentation consulaire), et à la reprise du projet de pont Sénégambien.

La Gambie est membre de l’Organisation de mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) et de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). Elle s’est retirée du Commonwealth en octobre 2013, mais souhaite le rejoindre à nouveau.
La Gambie abrite le siège de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (organe de l’Union africaine chargé de surveiller la mise en œuvre de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples).

Mise à jour : 30.06.17

Informations complémentaires

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