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Présentation du Costa Rica

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Costa Rica
Nature du régime : République démocratique unitaire dotée d’un régime présidentiel
Chef de l’État (et du gouvernement) : Mme Laura Chinchilla

Données géographiques

Superficie : 51 100 km2
Capitale : San José (1,4 M habitants en 2009)
Villes principales : Alajuela, Cartago, Heredia, Liberia, Puerto Limón, Puntarena
Langue officielle : espagnol
Monnaie : Colón costaricien
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 4,8 M d’habitants
Densité : 92 habitants au km2
Croissance démographique : 1,3 % (2011)
Espérance de vie : 79,4 ans (Pnud 2012)
Taux d’alphabétisation : 97 % (Cepal 2012)
Religions : catholiques 76 %, protestants et évangélistes 16 %, autres 5 %, athées 3 %
Indice de développement humain : 62e rang (Pnud 2012)

Données économiques

PIB : 45,1 Mds $ (DG-Trésor 2012)
PIB par habitant : 9 595 $ (DG-Trésor 2012)

Taux de croissance : 5 % (DG-Trésor 2012), prévisions pour 2013 : 4,2 %
Taux de chômage (au sens du BIT) : 7,8 % (Cepal 2012)
Taux d’inflation : 7 % (DG-Trésor 2012)

Solde budgétaire : - 4,6 % en 2012 (DG-Trésor)
Solde commercial (DG-Trésor 2011) : - 6,2 Mds $

Principaux clients : États-Unis (38 %), Amérique centrale (20 %), UE (18 %), Chine (7,7 %)
Principaux fournisseurs : États-Unis (50 %), Amérique centrale (7,2 %), Chine (8,5 %), UE (7 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 6 %
  • industrie : 23 %
  • services : 71 %

Exportations de la France vers le Costa Rica : 40 M€ (2012)
Importations françaises depuis le Costa Rica : 193 M€ (2012)

www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française au Costa Rica : 2 235 inscrits (2013)
Communauté costaricienne en France : 380 inscrits (2012)


Politique intérieure

Les institutions : élu pour 4 ans au suffrage universel, le président de la République est aussi le chef du gouvernement. L’assemblée législative, élue également pour 4 ans au suffrage universel, est composée de 57 députés. La cour suprême de justice, la plus haute institution judiciaire du pays, est composée de 22 juges élus pour 8 ans par l’assemblée législative.

La vie politique : le bilan du second mandat du président Arias (2006-2010) avait été présenté comme globalement positif, dans la mesure où son gouvernement avait maintenu la stabilité politique et économique du pays. Le 7 février 2010, Mme Laura Chinchilla est élue à la tête de l’État dès le premier tour du scrutin présidentiel ; issue du PLN, elle est la première femme présidente du Costa Rica. Son parti n’étant toutefois pas majoritaire à l’assemblée, elle doit conclure des alliances pour faire passer ses réformes.


Situation économique et sociale

Le Costa Rica présente une situation économique enviable en Amérique centrale, où il constitue un pôle de stabilité. Il s’est doté d’un système de protection sociale de haut niveau et a réussi à réduire fortement la pauvreté (le PIB par habitant est le deuxième de la région par ordre d’importance, après le Panama : près de 9 600 $ par an). Le niveau général d’éducation et la qualification de la main d’œuvre costaricienne sont le principal avantage comparatif de ce pays dans la région.

Le Costa Rica affiche un taux de croissance stable depuis trois ans : il atteint 5 % en 2012 et devrait rester supérieur à 4 % en 2013. L’activité est portée par le dynamisme de la demande interne, la vigueur du crédit, ainsi que la bonne tenue de la demande externe. Des zones franches, accueillant des entreprises de télécommunications, d’informatique, des centres d’appel, des laboratoires, des industries pharmaceutiques, ont encouragé les flux d’investissements directs étrangers, faisant du Costa Rica (conjointement avec le Panama), le principal récepteur d’IDE d’Amérique centrale.

Le Costa Rica est également la première destination touristique de l’isthme (2,5 millions de visiteurs, 25 % de la région), la stabilité politique lui ayant permis d’aménager des infrastructures touristiques de qualité. Ce pays a su valoriser ses ressources écologiques : il renferme 6 % de la biodiversité planétaire et 25 % de son territoire est classé en zone protégée.


Politique extérieure

La politique étrangère constitue une des fiertés du Costa Rica, qui revendique un « soft power » dans différents domaines : protection de la planète, paix et désarmement, droits de l’homme. Ce pays poursuit une politique internationale équilibrée autour de plusieurs priorités géographiques :

- l’Amérique centrale : le Costa Rica a présidé le Système d’intégration centraméricain (SICA) au premier semestre 2013. Sa priorité était de lancer un processus de réforme institutionnelle. Le dernier sommet (27 juin) a permis de désigner un nouveau Secrétaire général (le Salvadorien Hugo Martinez), ainsi que de formaliser l’intégration de la République dominicaine comme membre à part entière de l’organisation, ainsi que la mise en place d’un système de présidence tournante sur une base nationale (permettant à chacun des huit États membres de diriger l’un des organes du système) ;

- l’Amérique latine : le Costa Rica assurera la présidence pro tempore de la Communauté des États latino-américains et caraïbes (Celac) en 2014. À court terme, il doit par ailleurs intégrer l’Alliance du Pacifique, un regroupement de pays latino-américains favorables au libre-échange ;

- les États-Unis, principal partenaire économique et qui représente 60 % des investissements étrangers au Costa Rica. La ratification du traité de libre-échange à la fin de l’administration Arias a scellé le renforcement des liens économiques entre les deux pays. Au-delà, cette relation comporte une dimension humaine significative, le Costa Rica accueillant plus de 700 000 touristes américains par an, et plus de 50 000 résidents américains retraités. Le président Obama s’est rendu à San José les 3 et 4 mai 2013 ;

- la Chine, et plus largement l’Asie : le Costa Rica est le seul pays centraméricain à avoir rompu ses relations avec Taïwan pour en établir de nouvelles avec la République populaire de Chine (juin 2007). En cinq ans, la Chine est devenue le deuxième partenaire commercial (2e client, 2e fournisseur) du pays. L’ouverture du Costa Rica vers l’Asie ne se limite pas à la Chine : il vient d’inaugurer une nouvelle ambassade à New Delhi, a fêté ses 70 ans de relations avec le Japon, et la Corée du Sud est le premier investisseur asiatique dans le pays. L’Asie-Pacifique représente plus largement une priorité de la politique extérieure du Costa Rica ;

- l’Union européenne : avec six pays membres représentés à San José, l’UE reste un partenaire de premier plan du Costa Rica à travers l’accord d’association UE-Amérique centrale, en dépit de la fin programmée de l’assistance bilatérale en 2013. Cet accord, signé à Tegucigalpa le 29 juin 2012 et ratifié par l’assemblée législative le 1er juillet, devrait permettre d’accroître les échanges commerciaux entre les deux régions. Son volet commercial est appliqué au Costa Rica depuis le 1er octobre.

Les relations extérieures du Costa Rica sont également marquées, depuis novembre 2010, par le différend frontalier avec le Nicaragua, autour du dragage du Rio San Juan par les autorités nicaraguayennes. Ce fleuve nicaraguayen constitue la limite entre les deux États, frontière dont le tracé fait l’objet d’un contentieux à l’embouchure du fleuve, qui évolue au gré des dépôts d’alluvions. La Cour internationale de justice a rendu une décision le 8 mars 2011 en attendant un jugement définitif sur le fond. À son tour, le Nicaragua a déposé une plainte au tribunal de La Haye pour protester contre la construction au Costa Rica d’une route longeant le fleuve.

Les autorités costariciennes ont dénoncé des incursions nicaraguayennes sur l’Île Calero. Récemment, le président nicaraguayen a annoncé vouloir réclamer le Guanacaste, territoire rattaché au Costa Rica en 1824, et province formellement créée en 1835. La période de détente qui prévalait ces derniers mois entre les deux pays vient d’être interrompue par ces nouveaux incidents.


Mise à jour : 13.12.13

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