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Présentation du Costa Rica

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Costa Rica
Nature du régime : République démocratique unitaire dotée d’un régime présidentiel
Chef de l’État (et du Gouvernement) : M. Luis Guillermo SOLIS (depuis le 8 mai 2014)


Données géographiques

Superficie : 51 100 km2
Capitale : San José (1,4 M habitants en 2009)
Villes principales : Alajuela, Cartago, Heredia, Liberia, Puerto Limón, Puntarena
Langue officielle : Espagnol
Monnaie : Colón costaricien
Fête nationale : 15 septembre


Données démographiques

Population : 4,8 M d’habitants
Densité : 92 habitants au km2
Croissance démographique : 1,3 % (2011)
Espérance de vie : 79,4 ans (Pnud 2012)
Taux d’alphabétisation : 97 % (Cepal 2012)
Religions : catholiques 76 %, protestants et évangélistes 16 %, autres 5 %, athées 3 %
Indice de développement humain : 62e rang (Pnud 2012)


Données économiques

PIB : 48,5 Mds $ (DG-Trésor 2013)
PIB par habitant : 10 166 $ (DG-Trésor 2013)

Taux de croissance : 3,5 % (DG-Trésor 2013)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 7,8 % (Cepal 2012)
Taux d’inflation : 4,7 % (DG-Trésor 2013)

Solde budgétaire : - 5,1 % en 2013 (DG-Trésor)
Solde commercial (DG-Trésor 2013) : - 6,45 Mds $

Principaux clients : Etats-Unis (37,4%), Amérique centrale (18,83%), UE (17,6%), Chine (9,5%)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (49,7%), Amérique centrale (6,8%), Chine (8,9%), UE (7,6%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012) :

  • agriculture : 8 %
  • industrie : 23 %
  • services : 69 %

Exportations de la France vers le Costa Rica : 42,7 M€ (2013)
Importations françaises depuis le Costa Rica : 197 M€ (2013)
www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française au Costa Rica : 2 235 inscrits (2013)
Communauté costaricienne en France : 426 inscrits (2014)


Politique intérieure

Les institutions : élu pour 4 ans au suffrage universel, le président de la République est aussi le chef du gouvernement. L’assemblée législative, élue également pour 4 ans au suffrage universel, est composée de 57 députés. La cour suprême de justice, la plus haute institution judiciaire du pays, est composée de 22 juges élus pour 8 ans par l’assemblée législative.

Bien que le Costa Rica soit considéré comme un pays modèle dans le domaine des droits de l’Homme, la forte influence de l’Église ralentit les progrès dans les domaines des droits sexuels et reproductifs. La Cour interaméricaine des droits de l’Homme a notamment décidé, le 28 novembre 2012, de condamner le Costa Rica pour son interdiction générale de la fécondation in vitro. Le pays connaît également une hausse de la criminalité ces dernières années (quoique dans une moindre mesure que ses voisins du Nord), due essentiellement à la montée du narcotrafic.

Les Costariciens ont élu, le 6 avril 2014, Luis Guillermo Solis (PAC, parti anti-corruption, de centre-gauche) à la tête de la République du Costa Rica avec près de 78 % des suffrages, soit 1,3 million de voix, le plus grand nombre jamais recueilli par un candidat à ce scrutin. Ancien membre du PLN, qu’il a quitté en 2005 considérant que le parti, d’origine sociale-démocrate, avait trahi ses idéaux et adopté un modèle néolibéral sapant les piliers du contrat social costaricien que sont l’éducation et la santé, M. Solis avait déjoué les pronostics des sondeurs en remportant par surprise le premier tour des élections le 2 février dernier avec 30,8 % des voix, devant Johnny Araya (29,6 %), du Parti libération nationale (PLN, droite) de la présidente sortante Laura Chinchilla, et José Maria Villalta, le candidat du Frente amplio (gauche), éliminé, avec 17 %. Entre les deux tours, Johnny Araya a également créé la surprise en décidant de se désister et de mettre fin à sa campagne électorale à la suite de la publication de sondages le donnant très largement perdant lors du second tour.

Les soutiens du PUSC (parti unifié social-chrétien) et du FAP (Frente amplio), s’ils se confirmaient dans la durée, pourraient donner, contre toute attente, une majorité au nouveau président. Basée sur un accord tripartite (PAC/PUSC/FAP), cette « alliance » renouvelée souhaite lancer un programme de travail parlementaire pour les prochains mois, avec plusieurs dossiers prioritaires, dont la création d’une banque de développement, ou l’amélioration du système de Sécurité sociale (efficience de la collecte notamment) et de l’insertion des femmes sur le marché du travail.

Cet embryon de coalition parlementaire demeure bien évidemment très fragile : en cas de vote contraire ou d’abstention d’un ou plusieurs députés du FAP ou du PUSC, la question du recours au soutien des petits partis pourrait être à nouveau posée. Quoiqu’il en soit, cette majorité parlementaire, ajoutée à l’élection d’un Président issu du PAC pour l’Assemblée législative (M. Henry Mora), constitue un succès supplémentaire pour ce jeune parti, et relativise encore plus la force du PLN, qui peine à rebondir depuis sa défaite aux présidentielles.


Situation économique et sociale

Le Costa Rica présente une situation économique enviable en Amérique centrale, où il constitue toujours un pôle de stabilité. Il s’est doté d’un système de protection sociale de haut niveau et a réussi à réduire fortement la pauvreté (le PIB par habitant est un des plus élevés d’Amérique latine : près de 10 166 $ par an). Le niveau général d’éducation et la qualification de la main d’œuvre costaricienne sont le principal avantage comparatif de ce pays dans la région.

Le Costa Rica affiche un taux de croissance en légère baisse depuis 2012 : il atteint 3,5 % en 2013 contre 5 % l’année précédente. L’activité costaricienne est portée par le dynamisme de la demande interne, la vigueur du crédit (50,4 % des adultes disposent d’un compte bancaire contre 27 % au Mexique), ainsi que la bonne tenue de la demande externe. Des zones franches, accueillant des entreprises de télécommunications, d’informatique, des centres d’appel, des laboratoires, des industries pharmaceutiques, ont encouragé les flux d’investissements directs étrangers, faisant du Costa Rica (conjointement avec le Panama), le principal récepteur d’IDE d’Amérique centrale (2 265 MUSD en 2012).

Le Costa Rica représente également la première destination touristique de l’isthme (2,5 millions de visiteurs, 25 % de la région), la stabilité politique lui ayant permis d’aménager des infrastructures touristiques de qualité. Ce pays a su valoriser ses ressources écologiques : il renferme 6 % de la biodiversité planétaire et 25 % de son territoire est classé en zone protégée.


Politique extérieure

La politique étrangère constitue une des fiertés du Costa Rica, qui revendique un « soft power » dans trois domaines-clé : protection de la planète, paix et désarmement, droits de l’Homme. Ce pays poursuit une politique internationale équilibrée autour de plusieurs priorités géographiques :

- l’Amérique centrale : le Costa Rica a présidé le Système d’intégration centraméricain (SICA) au premier semestre 2013. Le sommet du juin 2013 a permis de formaliser l’intégration de la République dominicaine comme membre à part entière de l’organisation, ainsi que la mise en place d’un système de présidence tournante sur une base nationale (permettant à chacun des huit États membres de diriger l’un des organes du système) ;

- l’Amérique latine : le Costa Rica assure en 2014 la présidence pro tempore de la Communauté des États latino-américains et caraïbes (Celac). L’ancienne Présidente Laura Chinchilla avait par ailleurs annoncé sa prochaine entrée dans l’Alliance du Pacifique, forum de pays latino-américains favorables au libre-échange ;

- les États-Unis, principal partenaire économique et qui représente 60 % des investissements étrangers au Costa Rica. La ratification du traité de libre-échange à la fin de l’administration Arias a scellé le renforcement des liens économiques entre les deux pays. Au-delà, cette relation comporte une dimension humaine significative, le Costa Rica accueillant plus de 700 000 touristes américains par an, et plus de 50 000 résidents américains retraités. Le Président Obama s’est rendu à San José les 3 et 4 mai 2013 ;

- la Chine, et plus largement l’Asie : le Costa Rica est le seul pays centraméricain à avoir rompu ses relations avec Taïwan pour en établir de nouvelles avec la République populaire de Chine (juin 2007). En cinq ans, la Chine est devenue le deuxième partenaire commercial (2e client, 2e fournisseur) du pays. L’ouverture du Costa Rica vers l’Asie est toutefois plus large : il vient d’inaugurer une nouvelle ambassade à New Delhi, a fêté ses 70 ans de relations avec le Japon, et la Corée du Sud est le premier investisseur asiatique dans le pays. L’Asie-Pacifique représente plus largement une priorité de la politique extérieure du Costa Rica ;

- l’Union européenne : avec six pays membres représentés à San José, l’UE reste un partenaire de premier plan du Costa Rica à travers l’accord d’association UE-Amérique centrale, en dépit de la fin programmée de l’assistance bilatérale en 2013. Cet accord, signé à Tegucigalpa le 29 juin 2012 et ratifié par l’assemblée costaricienne le 1er juillet, doit permettre d’accroître les échanges commerciaux entre les deux régions. Son volet commercial est appliqué au Costa Rica depuis le 1er octobre 2013.

Les relations extérieures du Costa Rica sont également marquées, depuis novembre 2010, par le différend frontalier avec le Nicaragua en raison du dragage du Rio San Juan par les autorités nicaraguayennes. Ce fleuve nicaraguayen constitue la limite entre les deux États, frontière dont le tracé fait l’objet d’un contentieux à l’embouchure du fleuve, dont la configuration évolue au gré des dépôts d’alluvions. La Cour internationale de justice a rendu une décision le 8 mars 2011 en attendant un jugement définitif sur le fond.

À son tour, le Nicaragua a déposé une plainte au tribunal de La Haye pour protester contre la construction au Costa Rica d’une route longeant le fleuve. Les autorités costariciennes ont dénoncé des incursions nicaraguayennes sur l’Île Calero. Récemment, le Président nicaraguayen a annoncé vouloir réclamer le Guanacaste, territoire rattaché au Costa Rica en 1824, et province formellement créée en 1835. La période de détente qui prévalait ces derniers mois entre les deux pays vient d’être interrompue par ces nouveaux incidents.

Sur la Syrie, le Costa Rica a appelé avec force à l’arrêt des violences, dénoncé les violations flagrantes des droits de l’Homme et les massacres de civils ; il a participé à plusieurs reprises aux réunions du Groupe des amis de la Syrie et voté en faveur des résolutions des Nations unies. Sur le processus de paix israélo-palestinien, le Costa Rica maintient une position équilibrée. Il est favorable à la création d’un État palestinien : il a voté en faveur de l’entrée de la Palestine à l’Unesco et a soutenu l’aspiration palestinienne de devenir un État observateur des Nations unies.

Fidèle à ses valeurs traditionnelles en faveur de la paix (suppression de son armée en 1948) le Costa Rica a fait du désarmement au plan international, son combat et sa priorité. Il considère qu’il a été à l’initiative du Traité sur le Commerce des armes (code de conduite sur le commerce des armes en 1997 et projet de traité costaricien en 2006).

Le Costa Rica milite en faveur de l’élimination totale des armes nucléaires et du renforcement du régime de non-prolifération nucléaire. Dans cet esprit, ce pays centraméricain a condamné à plusieurs reprises les essais nucléaires en Corée du Nord. Sur le programme nucléaire iranien, le Costa Rica est membre du Conseil des Gouverneurs et estime à ce titre que l’Iran continue d’ignorer les injonctions de la communauté internationale et les recommandations de l’AIEA.


Mise à jour : 08.05.14

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