Présentation du Costa Rica

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Costa Rica
Nature du régime : République démocratique unitaire dotée d’un régime présidentiel
Chef de l’État (et du gouvernement) : M. Luis Guillermo SOLIS (depuis le 8 mai 2014)

Données géographiques

Superficie : 51 100 km2
Capitale : San José
Villes principales : Alajuela, Cartago, Heredia, Liberia, Puerto Limón, Puntarena
Langue officielle : Espagnol
Monnaie : Colón costaricien
Fête nationale : 15 septembre

Données démographiques

Population : 4,8 M d’habitants (FMI 2015)
Densité : 92 habitants au km2
Croissance démographique : 1,3 % (2014)
Espérance de vie : 80 ans (Pnud 2015)
Taux d’alphabétisation : 97 % (Cepalc 2012)
Religions : catholiques 76 %, protestants et évangélistes 16 %, autres 5 %
Indice de développement humain : 0.766, 69e rang (Rapport Pnud 2015)

Données économiques

PIB : 58,1 Mds $ (FMI 2016)
PIB par habitant : 11 834 $ (FMI 2016)
Taux de croissance : 3,75 % (FMI 2015)
Taux de chômage : 8,2 % (FMI 2016)
Taux d’inflation : - 0,8 % (FMI 2015)
Solde budgétaire : - 5,1 % (FMI 2016)
Solde commercial : - 5,9 Mds $ (FMI 2015)
Principaux clients (DGT 2015) : Etats-Unis (38 %), UE (18%), Hong Kong (5,6 %)
Principaux fournisseurs (DGT 2015) : Etats-Unis (42 %), Chine (10 %), UE (7,5%) Mexique (7 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale 2013) :

  • agriculture : 5,6 %
  • industrie : 25,2 %
  • services : 69,2 %

Exportations de la France vers le Costa Rica : 60 M€ en 2016 (54 en 2015)
Importations françaises depuis le Costa Rica : 202 M€ en 2016 (229 en 2015)
www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/costa-rica

Composition du gouvernement

Premier vice-président, ministre des Finances : M. Helio Fallas Venegas
Seconde vice-présidente : Mme Ana Helena Chacón
Ministre de la Présidence : M. Sergio Alfaro Salas
Ministre des Relations extérieures et des Cultes : M. Manuel González Sanz
Ministre de la Sécurité publique : M. Gustavo Mata Vega
Ministre de la Justice et de la Paix : Mme Cecilia Sánchez Romero
Ministre de l’Education publique : Mme Sonia Marta Mora Escalante
Ministre des Travaux publics et des Transports : M. Germán Valverde González
Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce : Mme Geannina Dinarte Romero, vice-ministre
Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage : M. Luis Felipe Arauz Cavalline
Ministre de la Santé publique : Mme Karen Mayorga Quiros
Ministre du Travail et de la Securité sociale : Alfredo Hasbun Camacho
Ministre de la Culture et de la Jeunesse : Mme Sylvie Durán Salvatierra
Ministre de Planification nationale et de la Politique économique : Mme Olga Marta Sánchez Oviedo
Ministre de l’Environnement et de l’Energie : M. Edgar Gutiérrez Espeleta
Ministre du Logement et des Etablissements humains : M. Rosendo Pujol
Ministre du Commerce extérieur : M. Alexander Mora Delgado
Ministre des Sciences et de la Technologie : Mme Marcelo Jenkins Coronas
Ministre du Tourisme : M. Mauricio Ventura Aragón
Ministre des Sports : Mme Carolina Mauri Caravaguíaz.
Ministre de la Communication : M. Mauricio Herrera Ulloa
Ministre du Développement humain et Inclusion sociale (IMAS) : M. Emilio Arias
Ministre de la Condition de la Femme : Mme Alejandra Mora Mora

Présence française

Communauté française au Costa Rica : 2 508 inscrits (2015)

Communauté costaricienne en France : 500 inscrits

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les Costariciens ont élu, le 6 avril 2014, Luis Guillermo Solis (PAC, parti anti-corruption, de centre-gauche) à la tête de la République du Costa Rica avec près de 78 % des suffrages. Ancien membre du Parti de la libération nationale (PLN), qu’il avait quitté en 2005, M. Solis avait déjoué les pronostics des sondeurs en remportant par surprise le premier tour des élections avec 30,8 % des voix.

Luis Guillermo Solis est le premier Chef de l’Etat qui ne soit pas issu de l’un des deux partis de centre-droit (PLN et Parti Unité sociale-chrétienne, PUSC), qui se succédaient au pouvoir depuis les années 1960. Ancien diplomate de carrière, historien et universitaire francophile, il a su incarner les espoirs de changements en menant une campagne centrée sur la lutte contre la corruption et la justice sociale.

Situation économique et sociale

Le Costa Rica présente une situation économique enviable en Amérique centrale, dont il a longtemps été le pôle de stabilité. Il s’est doté d’un système de protection sociale de haut niveau et a réussi à réduire fortement la pauvreté (le PIB par habitant est un des plus élevés d’Amérique latine). Le niveau général d’éducation et la qualification de la main d’œuvre costaricienne sont les principaux avantages comparatifs de ce pays dans la région.

Le Costa Rica a connu une croissance de 3,75% en 2016. L’activité costaricienne est portée par le dynamisme de la demande interne, la vigueur du crédit, ainsi que la bonne tenue de la demande externe.
Des zones franches, accueillant des entreprises de télécommunication, d’informatique, des centres d’appel, des laboratoires, des industries pharmaceutiques, ont encouragé les flux d’investissements directs étrangers, faisant du Costa Rica (conjointement avec le Panama), le principal récepteur d’IDE d’Amérique centrale (2,2 Mds USD en 2015 et projection de 2,4 pour 2016). Le Costa Rica représente également la première destination touristique de l’isthme (2,5 millions de visiteurs, 25 % de la région). Ce pays a su valoriser ses ressources écologiques : il renferme 6 % de la biodiversité planétaire et 25 % de son territoire est classé en zone protégée.

Politique étrangère

La politique étrangère constitue une des fiertés du Costa Rica, qui revendique un « soft power » dans trois domaines-clé : protection de la planète, paix et désarmement, droits de l’Homme. Ce pays poursuit une politique internationale équilibrée, et axée autour de plusieurs priorités géographiques :

  • l’Amérique latine : le Costa Rica a assuré en 2014 la présidence pro tempore de la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC). Il étudie la possibilité d’une entrée dans l’Alliance du Pacifique, forum de pays latino-américains favorables au libre-échange.
  • les États-Unis, principal partenaire économique, représente 60% des investissements étrangers au Costa Rica. La ratification du traité de libre-échange à la fin de l’administration Arias a scellé le renforcement des liens économiques entre les deux pays. Au-delà, cette relation comporte une dimension humaine significative, le Costa Rica accueillant plus de 700 000 touristes américains par an, et plus de 50 000 résidents américains retraités.
  • la Chine, et plus largement l’Asie : le Costa Rica a rompu ses relations avec Taïwan pour en établir de nouvelles avec la République populaire de Chine en juin 2007. La Chine est devenue le deuxième partenaire commercial du pays. Le Président Solís s’est déplacé en Chine du 6 au 10 janvier 2015, pour une visite d’Etat et pour inaugurer le Forum Chine-CELAC au titre de la présidence pro-tempore CELAC.

L’ouverture du Costa Rica vers l’Asie est toutefois plus large : le Président Solis a inauguré une nouvelle ambassade à New Delhi, fêté ses 70 ans de relations avec le Japon, et la Corée du Sud est le premier investisseur asiatique dans le pays. L’Asie-Pacifique représente plus largement une priorité de la politique extérieure du Costa Rica.

  • l’Union européenne : avec six pays membres représentés à San José, l’UE reste un partenaire de premier plan du Costa Rica à travers l’accord d’association UE-Amérique centrale. Cet accord, ratifié par l’assemblée costaricienne le 1er juillet 2012, doit permettre d’accroître les échanges commerciaux entre les deux régions. Son volet commercial est appliqué au Costa Rica depuis le 1er octobre 2013.
  • L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) : le Costa Rica est membre observateur de l’OIF depuis novembre 2014 (Sommet de Dakar). Son adhésion doit permettre de consolider la place de notre langue dans le seul pays d’Amérique latine où le français est obligatoire dans l’enseignement secondaire (322 000 apprenants et 1 000 professeurs de français).
  • L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) : une étape majeure a été franchie dans le renforcement des liens que le Costa Rica noue avec l’OCDE. En effet, le jeudi 9 avril 2015, le Conseil de l’OCDE a annoncé sa décision – prise à l’unanimité - d’inviter le Costa Rica à engager le processus d’adhésion à l’organisation.

Fidèle à ses valeurs traditionnelles, le Costa Rica a fait du désarmement au plan international, son combat et sa priorité. Il milite en faveur de l’élimination totale des armes nucléaires et du renforcement du régime de non-prolifération nucléaire.

Mise à jour : 07.09.17

Informations complémentaires

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