Présentation
Données générales
Nom officiel : Brunei Darussalam
Nature du régime : monarchie héréditaire
Chef de l’Etat et du gouvernement : Sultan Haji Hassanal BOLKIAH
Superficie : 5.765 km²
Capitale : Bandar Seri Begawan
Villes principales : Kuala Belait, Tutong, Jerudong
Langue (s) officielle (s) : malais
Langue (s) courante (s) : malais, anglais
Monnaie : dollar brunéien (1 BND $ = 0.65 € au 13/08/12)
Fête nationale : 23 février (fin du protectorat britannique et indépendenace en 1984)
Données démographiques
Population : 406.200 habitants (2011)
Densité : 70h/km²
Croissance démographique : 1.7 %
Espérance de vie à la naissance (2011) : 78 ans
Taux d’alphabétisation : 95,3 %
Religion (s) : islam (74 %), bouddhisme, christianisme
Indice de développement humain : 0,838 (développement humain très élevé, 33ème rang mondial)
(Source : PNUD 2011)
Données économiques
PIB (2011) : 14,2 Mds USD
PIB par habitant : 34 960 USD
Taux de croissance (2011) : 2,2 %
Taux de chômage (au sens du BIT) (2009) : 3,7 %
Taux d’inflation (2011) : 2,0 %
Solde budgétaire (2011) : 4,9 Mds USD
Balance commerciale (2001) : 9,8 Mds USD
Principaux clients : Japon (41 %), Corée du Sud (16 %), Chine (11%), Australie (10 %)
Principaux fournisseurs : Singapour (19%), Union Européenne (11 %), Japon (10 %), Etats-Unis (10 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2011) :
agriculture : 0,7%
industrie (hydrocarbures) : 71,3%
services : 28%
Exportations de la France vers Brunei : 4 M€ (2010)
Importations françaises depuis Brunei : 1 M€ (2010)
(Source : Economist Intelligence Unit, PNUD 2011, FMI, OCDE)
Ambassade de France : Bandar Seri Begawan
Communauté française à Brunei : 182 personnes
Communauté brunéienne en France : 30 personnes
Politique intérieure
Le sultanat du Brunei vit sous le régime de la monarchie absolue. Le sultan, Haji Hassanal Bolkiah, est à la fois chef de l’Etat, Premier ministre, ministre des Finances et ministre de la Défense. L’un de ses frères, le prince Mohamed Bolkiah, détient le portefeuille des Affaires étrangères et du Commerce.
Le sultan est assisté de cinq conseils : le Conseil des ministres, le Conseil des affaires religieuses, le Conseil législatif (rétabli en 2004), le Conseil privé et le Conseil de succession. Le Parlement est suspendu depuis 1962, année de l’abolition de la Constitution. Seul un parti politique, sans réelle activité, est autorisé : le « National Development Party ».
Depuis son indépendance en 1984, le sultanat fait preuve d’une remarquable stabilité politique, puisque le premier remaniement ministériel conséquent a eu lieu en mai 2005. A cette occasion, le prince héritier a été nommé « Senior Minister » au bureau du Premier ministre, et occupe dorénavant la deuxième position au sein du gouvernement.
Situation économique
Le Brunei dispose, après Singapour, du revenu moyen par habitant le plus élevé d’Asie du Sud-Est (PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat de plus de 49 500 USD en 2011). Cette richesse résulte en quasi-totalité des ressources en pétrole et en gaz naturel.
L’exploitation du pétrole et du gaz naturel domine l’économie et assure près de 60 % du PIB, plus de 90 % des exportations et plus de 95 % des recettes budgétaires. Cette ressource est gérée avec prudence (diminution de la production depuis les années 1980 et prospection permanente). Le Brunei est aujourd’hui le 4e exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, qu’il exporte essentiellement vers le Japon (premier client depuis 1973) et la Corée du Sud. L’opérateur historique Shell reste largement dominant (toute la production de pétrole et 75 à 80% de celle du gaz) dans le cadre d’une association à 50% avec l’Etat brunéien). Total, seul autre opérateur, extrait pour sa part environ 10% de la production du pays.
Hors hydrocarbures, le secteur manufacturier, composé de PME dans les domaines du textile, de l’agro-alimentaire ou de la fabrication de meubles, représente moins de 2 % du PIB. Malgré les encouragements officiels, l’agriculture reste négligeable (moins d’1% du PIB). L’exportation du bois est interdite, la mise en valeur des terres est coûteuse, et l’exiguïté du marché intérieur rend la production locale peu rentable.
A long terme, le pays devra choisir entre conserver une économie de rente ou diversifier ses activités. Les gisements d’hydrocarbures actuellement connus seront épuisés vers 2040 ; l’exploration des eaux plus profondes de la Zone Economique Exclusive permettra sans doute de découvrir de nouveaux champs de pétrole ou de gaz mais leur importance reste incertaine.
Il n’est donc pas assuré que, le moment venu, les revenus du Fonds souverain (dont les comptes sont tenus rigoureusement secrets) puissent prendre le relais des rentrées liées à l’extraction. La diversification de l’économie, recherchée avec persévérance par le "Brunei Economic Development Board", supposerait quant à elle, compte tenu de l’étroitesse des débouchés locaux, que des investisseurs étrangers choisissent le sultanat comme site de production et que les Brunéiens soient plus nombreux à préférer les risques du marché international au confort de la fonction publique. Pour l’instant, elle a surtout permis des investissements dans l’aval pétrolier (usine de méthanol à capitaux japonais, projet de raffinerie d’un groupe chinois).
Politique extérieure
Le Brunei entretient des relations privilégiées avec les autres pays de l’ASEAN, dont il est membre, tout particulièrement avec la Malaisie et Singapour. Avec Singapour, les relations sont axées sur la coopération de défense. Le contentieux frontalier maritime qui opposait le Brunei et la Malaisie a donné lieu en 2008 à un accord dont les termes n’ont pas été rendus publics, mais qui reconnaît au sultanat la souveraineté sur les eaux que revendiquait Kuala Lumpur en contrepartie d’un arrangement pour leur exploitation économique conjointe.
Le Brunei a des relations traditionnelles avec la Grande Bretagne, où le sultan se rend chaque année. La Grande-Bretagne stationne 2 000 Gurkhas assurant la sécurité personnelle du sultan ainsi que celle des champs pétrolifères.
Les relations avec la Chine se renforcent ; le sultan a effectué sa quatrième visite officielle en Chine et la visite du président chinois en avril 2005 a marqué une nouvelle étape dans l’approfondissement des relations entre les deux pays.
Le Brunei et les Etats-Unis sont liés depuis novembre 1994 par un accord de défense. Le sultanat cherche ainsi à développer des relations au delà de ses partenaires traditionnels.
Mise à jour : 22.08.12
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