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Présentation

Données générales

Nom officiel : Brunei Darussalam
Nature du régime : monarchie héréditaire
Chef de l’Etat (depuis 1967) et du Gouvernement (Premier ministre depuis 1984) : Sultan Haji Hassanal Bolkiah


Données géographiques

Superficie : 5 765 km²
Capitale : Bandar Seri Begawan
Villes principales : Kuala Belait, Tutong, Jerudong
Langue officielle : malais
Langues courantes : malais, anglais
Monnaie : dollar brunéien, équivalent au dollar singapourien (1 BND = 0.58 EUR au 13.02.2014)
Fête nationale : 23 février (fin du protectorat britannique et indépendance en 1984)


Données démographiques

Population : 400 300 habitants (2012)
Densité : 73hb/km²
Croissance démographique : 1,7 %
Espérance de vie à la naissance : 78,1 ans
Taux d’alphabétisation : 95,2 %
Religions : islam (religion officielle ; 75 %), bouddhisme (8,5 %), christianisme (9,4 %)
Indice de développement humain en 2012 : 0,855 (très élevé, 30e rang mondial)
On estime qu’environ le tiers de la population résidant au Brunei est étrangère.


Données économiques

(2012)

PIB : 16,63 Mds USD
PIB par habitant : 41 500 USD

Taux de croissance : 1,3 %
Taux de chômage (au sens du BIT) : 2,7 %
Taux d’inflation : 0,5 %

Solde budgétaire : 26,4 % du PIB
Balance commerciale : 8 Mds USD (environ 50% du PIB)

Principaux clients : Japon (30,6 %), Indonésie (19,8 %), Corée du Sud (15,1 %), Australie (12,2 %), Etats-Unis (6,7 %)
Principaux fournisseurs : Malaisie (21,6 %), Singapour (17,4 %), Japon (12,8 %), Union européenne (10,8 %), Etats-Unis (9 %)
(chiffres OMC 2011)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 0,7%
  • industrie (hydrocarbures) : 71,3%
  • services : 28%

En 2013

Exportations de la France vers le Brunei : 10,57 M EUR
Importations françaises depuis le Brunei : 1,23 M EUR

Excédent commercial pour la France : 9,3 M EUR
Commerce bilatéral : 11,89 M EUR
Part de marché de la France : 0,08 % (16ème rang mondial)

(Sources : Rapport du PNUD 2013 ; FMI et DGTrésor )

Voir aussi http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Ambassade de France : Bandar Seri Begawan
Communauté française à Brunei : 205 personnes en novembre 2013
Communauté brunéienne en France : 30 personnes environ


Politique intérieure

Le sultanat du Brunei vit sous le régime de la monarchie absolue. Le sultan, Haji Hassanal Bolkiah, est à la fois chef de l’Etat, Premier ministre, ministre des Finances et ministre de la Défense. L’un de ses frères, le prince Mohamed Bolkiah, détient le portefeuille des Affaires étrangères et du Commerce.

Le sultan est assisté de cinq conseils : le Conseil des ministres, le Conseil des affaires religieuses, le Conseil législatif (rétabli en 2004), le Conseil privé et le Conseil de succession. Le Parlement est suspendu depuis 1962, année de l’abolition de la Constitution. Seul un parti politique, sans réelle activité, est autorisé : le « National Development Party ».

Depuis son indépendance en 1984, le sultanat fait preuve d’une remarquable stabilité politique, puisque le premier remaniement ministériel conséquent a eu lieu en mai 2005. A cette occasion, le prince héritier a été nommé « Senior Minister » au bureau du Premier ministre, et occupe dorénavant la deuxième position au sein du gouvernement. Le système du MIB (Malayi Islam Beraya) vise à promouvoir l’identité malaise, musulmane et monarchique du Brunei.


Situation économique

Le Brunei dispose, après Singapour, du revenu moyen par habitant le plus élevé d’Asie du Sud-Est (PIB par habitant de 41 500 USD en 2012). Cette richesse résulte en quasi-totalité des ressources en pétrole et en gaz naturel. L’exploitation du pétrole et du gaz naturel domine l’économie et assure près des 2/3 du PIB, 97 % des exportations et 92 % des recettes budgétaires.

Le Brunei produit aujourd’hui 34,7 M m3/jour de gaz et 159 000 barils/jour de pétrole. L’opérateur historique Shell reste largement dominant (toute la production de pétrole et 75 à 80% de celle du gaz) dans le cadre d’une association à 50% avec l’Etat brunéien). Total, seul autre opérateur, extrait pour sa part environ 8% de la production du pays.

Cette ressource est gérée avec prudence (diminution de la production depuis les années 1980 et prospection permanente). Elle a subi en 2012 les effets de la réduction de la production de pétrole et de gaz, rendue nécessaire par les opérations de maintenance et de modernisation des capacités de production. Dès 2014, la production devrait être en mesure de croître de 10% ce qui pourrait conduire à une croissance du PIB de 6%.

En outre, la croissance devrait s’accélérer avec l’entrée en service, à partir de 2015, des grands projets liés au développement de l’aval pétrolier (raffinage et pétrochimie).

Hors hydrocarbures, le secteur manufacturier, composé de PME dans les domaines du textile, de l’agro-alimentaire ou de la fabrication de meubles, représente moins de 2 % du PIB.

Malgré les encouragements officiels, l’agriculture reste négligeable (moins d’1% du PIB).
L’exportation du bois est interdite, la mise en valeur des terres est coûteuse, et l’exiguïté du marché intérieur rend la production locale peu rentable.

A long terme, le pays devra choisir entre conserver une économie de rente ou diversifier ses activités. Les gisements d’hydrocarbures actuellement connus seront épuisés vers 2040 ; Les compagnies pétrolières sont invitées à explorer l’offshore profond de la zone économique exclusive du Brunei.

Le sultanat cherche à diversifier ses activités vers un développement hors hydrocarbures pour dégager de nouvelles sources de revenus. Les axes de diversification privilégiés par les autorités portent sur le développement des industries agro-alimentaires et pharmaceutique halal, du tourisme et du secteur financier. Le gouvernement souhaite également mettre l’accent sur l’éducation, l’innovation et l’amélioration de la productivité, mais la capacité du sultanat à attirer des investisseurs étrangers reste limitée.

Le Brunei a par ailleurs été retiré de la « liste grise » des pays à risques du GAFI, à l’issue de la réunion plénière de l’organisation du 19 au 21 juin 2013,en conséquence de ses efforts dans le domaine de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

(source DGTrésor)


Politique extérieure

Le Brunei entretient des relations privilégiées avec les autres pays de l’ASEAN, dont il est membre, tout particulièrement avec la Malaisie et Singapour. Avec Singapour, les relations sont axées sur la coopération de défense.

Le contentieux frontalier maritime qui opposait le Brunei et la Malaisie a donné lieu en 2008 à un accord dont les termes n’ont pas été rendus publics, mais qui reconnaît au sultanat la souveraineté sur les eaux que revendiquait Kuala Lumpur en contrepartie d’un arrangement pour leur exploitation économique conjointe.

Le Brunei a des relations traditionnelles avec la Grande Bretagne, où le sultan se rend chaque année. La Grande-Bretagne stationne 2 000 Gurkhas assurant la sécurité personnelle du sultan ainsi que celle des champs pétrolifères.

Les relations avec la Chine se renforcent ; le Sultan a effectué sa quatrième visite officielle en Chine et la visite du président chinois en avril 2005 a marqué une nouvelle étape dans l’approfondissement des relations entre les deux pays. Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, s’est rendu au Brunei en octobre 2013 à l’occasion de la présidence tournante de l’ASEAN, l’Association des nations d’Asie du Sud-Est, que détenait Brunei.

Le Brunei et les Etats-Unis sont liés depuis novembre 1994 par un accord de défense.

Le sultanat cherche ainsi à développer des relations au-delà de ses partenaires traditionnels.

En 2012-2013, le Brunei a assuré pour un an la présidence de l’ASEAN, avant de passer la main à la Birmanie.


Mise à jour : 18.02.14


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